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jeudi 14 novembre 2013

Christiane Taubira

Hier, j'ai entendu parler France Culture des insultes faites à Mme Taubira. L'indignation était mesurée. Je n'ai pas eu l'impression qu'elle était épidermique. Et donc que les droits de l'homme représentent beaucoup plus qu'un concept un peu abstrait pour notre élite de gauche.

Je ne suis pas sûr, pourtant, que le pays n'aurait pas pu se retrouver dans cette indignation. Ce qui aurait permis d'isoler une frange extrémiste probablement très minoritaire. Il me semble que c'est comme cela que le Tea Party américain a été remis à sa place. A l'envers, ne pas réagir peut avoir un curieux effet. Faire croire que la minorité est majoritaire. Et lui donner le pouvoir.

dimanche 17 février 2013

Réforme de la justice

Il y a quelques temps j’ai entendu un morceau d’interview de Mme Taubira. Apparemment, elle s’attaque à la question de la récidive. Elle ne pense pas que la prison soit un bon moyen de l’éviter.

La prison a deux rôles, prévenir le crime, et remettre le criminel dans le droit chemin. Curieusement, ces deux objectifs sont contradictoires. Pour prévenir le crime la prison doit être vue comme une punition, mais la punition ne corrige pas. Au contraire, la prison, surtout lorsqu’elle est surpeuplée, tend à être l’école du crime. C’est une question de socialisation : l’homme ressemble à ceux qui l’entourent. La prison est une société dont la règle est le crime. En outre, qui aimerait qu’on lui dise qu’il est porteur du mal ?

Le crime est l’incapacité à respecter les règles de la société. Par conséquent, on peut l’éviter soit en modifiant ces règles, soit en plaçant le criminel, non pathologique, dans un environnement qui l’aide à apprendre comment les suivre (ce qui sous-entend qu'il n'est pas une bonne idée de le lâcher seul dans la nature).

Mme Taubira organise une conférence du consensus qui semble une manipulation. Peut-on éliminer le crime dans une République à qui ses élus ne font pas confiance ?