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lundi 6 juin 2022

Pauvre Ouïgour

Pauvre Ouïgour. Un petit peuple, sur un grand territoire riche en ressources naturelles. La Chine veut l'assimiler, par le camp de rééducation, et l'intimidation. Et il n'a pas d'amis : sa religion est jugée non orthodoxe par les pays musulmans. Surtout, prendre sa défense n'est pas dans leur intérêt économique. 

Voilà ce à quoi me faisait penser Concordance des temps, de France Culture. 

Pourquoi l'Occident s'y intéresse-t-il, maintenant, d'ailleurs ? Une question d'intérêts, aussi ?

Mais, en dépit de son hypocrisie, l'Occident aurait-il une vertu ? Défendre les nations opprimées n'est pas une idée que partagent beaucoup de cultures...

mardi 28 décembre 2021

Amis et droits de l'homme

On parle d'un "boycott de la Chine", pour cause de droits de l'homme. 

Pourquoi maintenant, alors que l'affaire ne semble pas nouvelle ? Mais aussi, comme on l'a vu lors de l'histoire des sous-marins australiens, ce type d'action n'est-elle pas, avant tout, un attrape-nigaud pour "alliés" des USA ? 

Il est possible, comme on le voit dans les procès aux USA et comme l'a illustré M.Trump que, dans la culture américaine, l'intérêt individuel soit intimement associé à la notion de "bien". Comme au Moyen-âge, le jugement de Dieu récompense le gagnant, qui écrit l'histoire, par ailleurs. 

Mais, si l'on n'est pas américain, on peut adopter un autre point de vue. Peut-être estimer que les droits de l'homme sont trop importants pour être associés à ses intérêts, et qu'il n'y a pas que les moyens qu'utilisent les Américains ne sont pas les plus efficaces pour les faire respecter...

mercredi 3 mars 2021

Juger la justice

M.Sarkozy se plaint de la justice. J'écoutais une émission sur le sujet, qui me faisait penser qu'il est difficile de juger la justice, simplement parce que nous ne sommes pas placés dans de bonnes conditions. En particulier, nous n'avons qu'une partie des éléments du dossier, ou, pire, nous ne connaissons pas les procédures judiciaires. Dans ces conditions, il est facile de nous faire croire telle ou telle thèse, il suffit de jouer sur notre "bon sens". 

A l'époque où le monde politique se résumait à gauche et droite, on entendait que la justice était favorable à la gauche. C'est possible, mais, en tout cas, elle suit des procédures. M.Sarkozy peut encore faire appel, puis, si ça ne lui plaît pas, aller en cassation, et, comme il l'a dit, faire appel à la cour européenne des droits de l'homme.

Si elle déjugeait la France, cela signifierait probablement qu'une preuve de corruption est nulle si elle est obtenue par certains types d'écoutes téléphoniques. Devrait-il s'en réjouir ? 

mercredi 27 janvier 2021

Droits de l'homme pour un monde durable

La première revendication des séparatistes anglais fut de s'extraire de la cour de justice européenne des droits de l'homme. Voilà qui est étrange pour une nation occidentale, et, probablement, même, pour celle qui est à l'origine du concept. Nouvelle perfidie d'Albion ? 

Années 90. Ce qui frappait les entrepreneurs qui allaient en Chine, c'était les conditions de travail des indigènes. On m'a dit à cette époque que ce qui faisait l'intérêt économique de ce peuple n'était pas le bas coût du travail, mais le fait que la vie ne comptant pas, il ne fallait pas la protéger. Ce qui, pour une fonderie, changeait beaucoup de choses. 

Et si le véritable moteur de la globalisation avait été de fuir la contrainte des droits de l'homme ? Paradoxal : on n'a jamais parlé autant de droits de l'homme que ces 30 dernières années !

Et si notre virus venait de là ? Il ne faut pas demander à des humains rejetés par la société de respecter la nature ? Et si un monde durable commençait par les droits de l'homme ? Indignez-vous ?

jeudi 27 août 2020

Masque liberticide

Le masque est "liberticide" a-t-on entendu dire. Mais apparemment, peu de gens le pensent. Ce qui est dommage, c'est que type de question amène à des affrontements, et pas à : qu'est-ce que la liberté ?

Le masque liberticide définit la liberté comme l'absence de contrainte. "Interdit d'interdire." C'est la liberté négative.

Mais ma liberté s'arrête où commence celle de l'autre. Et l'autre ne veut peut-être pas être contaminé. (Dans l'hypothèse où le masque est efficace.) L'absence totale de contrainte est difficile à réaliser.

Et il y a un autre type de liberté. La génération de mes parents, par exemple, estimait que l'accès à l'éducation était un moyen de se libérer. De même la fameuse pyramide de Maslow explique que l'homme ne peut pas devenir ce qu'il doit devenir sans l'aide extérieure. Dans ce modèle, la liberté ultime c'est la possibilité de devenir soi. C'est une forme de contrainte qui nous apporte une autre forme de liberté.

On aurait pu aussi se poser, alors, la question de l'intérêt d'utiliser de grands mots. Car, à la base de tout cela, il y a que l'on est gêné par le masque. Peut-être y a-t-il d'autres moyens de réduire ce désagrément que d'en appeler aux droits de l'homme ?

mardi 9 juin 2020

L'hypocrisie, vertu du dirigeant ?

Les mutinationales combattent le racisme aux USA et soutiennent le PC chinois à Hong Kong, dit le Financial Times.

Un dirigeant doit-il être hypocrite ?
The twisted logic of backing both George Floyd and Xi Jinping 
Double standards abound but bosses have recognised they must look like they care

jeudi 9 janvier 2020

"Droits de l'hommisme" expliqués ?

Comme moi, France Culture s'interrogeait sur le curieux succès de l'expression "droit de l'hommisme". Création du FN, elle est maintenant employée par un grand nombre de gens "respectables". Débat entre personnes de convictions divergentes. Quelques remarques m'ont frappées :
  • "Droit" est entré dans le vocabulaire de la revendication. Autrement dit, lorsque l'on revendique quelque chose, on formule sa demande sous la forme d'un "droit". En conséquence, si l'on peut qualifier n'importe quoi de droit, les "droits de l'homme" ne sont plus que banalité insignifiante. 
  • "Universels". Les droits de l'homme sont universels, disait un intervenant. Toutes les nations les ont signés. En conséquence, si l'on peut argumenter que quelque chose ressortit aux "droits de l'homme", tout le monde doit l'appliquer sans discuter. 
  • "Genre". La question du genre serait au coeur du sujet. La théorie du genre conduit à une redéfinition de l'organisation de la société. C'est donc un changement social, qui ne dit pas son nom, et qui ne peut pas être imposé sans discussion (d'autant qu'en allant contre la différenciation naturelle des sexes, il n'a pas que des avantages).
  • "Politique". Justement, les sociétés ne parviennent plus à se gouverner, parce qu'elles ne parviennent plus à concevoir un projet politique, global. Les "droits de l'homme" ne sont pas suffisants pour organiser une société. Surtout, en insistant essentiellement sur la dimension individuelle de l'existence, ils empêchent l'homme de se préoccuper de sa dimension sociale. 
L'animateur parlait aussi de "perte d'enthousiasme". Les droits de l'homme ne font plus vibrer personne.

Ce qu'il en ressort est que, dans la confusion qui résulte d'un emploi excessif de l'argument des droits de l'homme, on ne sait plus à quoi ils correspondent. Ce n'est peut être pas tant un problème d'enthousiasme que d'indignation...

mardi 31 décembre 2019

Carlos Ghosn et les droits de l'homme

Opportunément, Carlos Ghosn nous rappelle qu'il a été un homme de l'année.
M.Ghosn explique son évasion par le fait que le Japon ne respecte pas les droits de l'homme. Les défenseurs des droits de l'homme auraient-ils dû prendre fait et cause pour lui ? A un moment où l'on reparle de l'affaire d'un autre polytechnicien, Alfred Dreyfus, aurait-il fallu se demander si M.Ghosn était un nouveau Dreyfus ?

Peut-on critiquer le Japon, en termes de droits de l'homme ? Mais on peut bien critiquer l'Europe, au moins aussi démocratique, puisqu'elle a une Cour des droits de l'homme, ce qui signifie qu'elle peut commettre des abus. Donc, soit il n'y avait rien à reprocher au Japon, soit les droits de l'homme sont une question de sympathie, et M.Ghosn, qui se présentait comme un surhomme, et s'était peu fait d'amis, n'en suscite pas beaucoup. En tous cas, maintenant, il a clairement violé les lois. Il s'est assigné à résidence au Liban.

Finalement, cela pose la question des droits de l'homme. Comme le dit Joan Williams dans White working class, à force d'utiliser l'argument des droits de l'homme à tort et à travers, on ne sait plus ce qu'ils signifient. On ne s'enflamme plus pour les droits de l'homme. Projet pour 2020 : se demander ce que sont, réellement, les droits de l'homme, et ce que l'on doit être prêt à faire pour les défendre ? Réinventer les droits de l'homme ?

vendredi 27 décembre 2019

Droits de l'hommisme expliqués

Hubert Védrine parlait de "droits de l'hommisme" pendant une émission de France Culture. J'ai senti l'animatrice interloquée. N'est-ce pas un vocable d'extrême-droite ? M.Vedrine ne fut-il pas un collaborateur de M.Mitterrand, n'est-il pas un homme de gauche ?

Qu'entend-on pas cette expression extrêmement mal sonnante ? Utiliser l'argument des "droits de l'homme" pour imposer ses idées, sans qu'on puisse les discuter ? Or,
La liberté d'expression est définie par la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 qui dispose que « tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. ». 
La liberé d'expression est aussi définie et protégée par l'article 10 de la Convention euriopéenne des droits de l'homme, elle constitue l'un des fondements essentiels d'une société démocratique. (Commission nationale consultative des droits de l'homme.)
Les droits de l'homme contre les droits de l'homme ?

jeudi 7 novembre 2019

Bien, mal et droits de l'homme

Aussi bien à gauche qu'à l'extrême droite, il semble qu'il y ait une même vision de l'homme. Il est bon ou mauvais. Comment réformer celui qui est mauvais, sinon en l'éliminant ? Il serait bien que ces gens se posent cette question.

Peut-on parler d'humanisme et de droits de l'homme, dans ces conditions ?

vendredi 2 août 2019

Condition humaine

Dans Scenes of clerical life, on entraperçoit le petit peuple des campagnes anglaises, au début du 19ème siècle. Ce sont des tisserands et des mineurs. On les voit peu, mais ils semblent à peine humains. L'accident pour le père, et c'est la misère abjecte pour sa famille. En outre, l'extraction du charbon commence à faire de la verte campagne anglaise un spectacle sinistre.

Bien sûr, le petit peuple ne voyait pas les choses comme cela. Il avait certainement sa fierté. Et c'est probablement en jouant sur elle qu'on le maintenait en esclavage. D'ailleurs, comme il est dit dans Martin Eden, il n'est pas sûr que les pauvres n'aient pas vécu une vie plus intense et humaine que celle des riches. Mais il n'en demeure pas moins qu'il est étrange que l'homme puisse avoir un tel mépris pour l'homme.

jeudi 18 avril 2019

Qu'est-ce que la pauvreté ?

La pauvreté est définie comme un écart à la médiane. Imaginons que vous soyez sur un îlot de milliardaires. Si la médiane se situe à 30 milliards, celui qui en possède 15 est un pauvre !

Mais est-ce cela la pauvreté ? Et si l'on cherchait du côté de chez Maslow ? Maslow disait que, pour que l'homme devienne ce qu'il a le potentiel d'être (métaphore de l'arbre), il a besoin de conditions favorables. Et si la pauvreté c'était ne pas disposer de ces conditions ? Par exemple, ne pas avoir accès à une école, à une justice, à un service de santé, à une nourriture... corrects ? Et si la pauvreté était une question de "droits de l'homme" et pas d'argent ?

mardi 3 avril 2018

La fin de la Corée du nord ?

La culture du sud arrive au nord. Le début de la fin de la Corée du nord ? Car la culture étrangère est la plus perfide des influences. Cela vous détruit un pays en un rien de temps.

Etrangement, aucun militant des droits de l'homme ne semblait se préoccuper de la Corée du nord. M.Trump aura réussi l'inconcevable ? D'ailleurs, l'Arabie saoudite est en train de plier. La Russie, la Syrie et l'Egypte n'ont qu'à bien se tenir ?

Intéressante histoire coréenne. C'est Xi Jinping qui aurait acculé la Corée du nord en lui coupant les vivres. Comme quoi l'effet Trump est plus subtil qu'on ne le croit ?

lundi 10 juillet 2017

Je pense donc je suis

Je pense donc je suis, disaient des manifestants en réaction au terrorisme récent. C'est ce que rappelait hier France Culture. 

Détournement de la pensée de Descartes ? Pour lui, ce qui prouve notre existence, c'est notre faculté de penser. Terrorisme ou pas, tout le monde pense. Donc tout le monde est. Le manifestant, lui, estime que pour "penser", il faut pouvoir s'exprimer. Le terroriste veut nous couper la parole. Mais le terroriste n'est pas loin de penser comme le manifestant. Ce qu'il lui reproche, c'est son fameux "universalisme". Il est en guerre contre une pensée qu'on lui impose. 

Morale ? On a peut-être bien besoin de s'exprimer en public, pour penser, et pour vivre. Mais, justement, cette pensée ne se construit pas sur la recherche d'absolu, d'universaux, mais par débat. Elle a besoin de tout le monde.

(Ou, s'il y a recherche d'universaux, ce sont des universaux relatifs au groupe humain qui débat. Des universaux qui expriment, principalement, que nous sommes tous des hommes, également respectables.)

lundi 1 février 2016

France autoritaire ?

Jean Quatremer dit que l'UE est très ennuyée de la "dérive autoritaire de la France". Ce n'est peut-être pas tellement l'attitude de notre pays qui l'inquiète que ce qui se passe en Pologne ou en Hongrie. Mais comment frotter les oreilles de ces nations et laisser-faire la France ? L'UE est impuissante. 

C'est étrange. Un gouvernement français, socialiste de surcroît, vecteur du retour de l'autoritarisme ?

dimanche 27 décembre 2015

Le problème que pose la déchéance de nationalité

Voici ce qu'écrit Stefan Zweig, l'apatride, avant son suicide. (Le monde d'hier.) Lui qui s'était cru citoyen du monde. 

"Quelque chose de mon identité naturelle et de mon moi primitif et essentiel demeura à jamais détruit () j'ai aujourd'hui constamment le sentiment que je devrais témoigner une reconnaissance particulière à chaque aspiration d'air que je soustrais à un peuple étranger.

Et, un peu avant : "rien ne rend plus sensible le formidable recul qu'a marqué le monde depuis la première guerre mondiale que les restrictions apportées à la liberté de mouvement des hommes et généralement à leurs droits () Ce ne fut qu'après guerre que le nationalisme se mit à bouleverser le monde, et le premier phénomène visible qui s'en manifesta fut cette épidémie morale de notre société, la xénophobie : la haine ou, tout au moins, la crainte de l'étranger."

On ne peut plus être apatride aujourd'hui. Pourquoi ? Peut-être parce que c'est le sort qu'Hitler a réservé aux Juifs. Et qu'on a estimé qu'un homme puisse priver un autre homme d'une partie de son être constituait un crime contre l'Humanité. 
Three years prior to the 1951 Refugee Convention, the Universal Declaration on Human Rights (UDHR) was adopted. this provides both for a right to asylum (article 14) and a right to nationality (article 15). The UDHR also expressly prohibited arbitrary deprivation of nationality, something which had affected many of the war-time refugees (Wikipedia)
Et si jouer avec la question de la nationalité demandait plus qu'un claquement de doigts présidentiels ?

(Remarques complémentaires :
  • M.Valls semble croire que les "grandes valeurs" sont vides de sens... 
  • Il s'agirait d'une manœuvre politicienne, qui aurait explosé au visage du gouvernement : il espérait que le conseil d'Etat refuserait la mesure.
  • Curieusement, lorsque j'entends  la radio parler des antécédents de la mesure, elle évoque Pétain, mais pas Hitler, pas plus qu'elle ne parle de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui a jugé qu'elle devait régler la question en urgence.)

mardi 22 septembre 2015

Egalité de traitement

Des employés marocains de la SNCF demandent à leur employeur 400.000€ en dédommagement d'un traitement inégalitaire. Parce qu'ils étaient marocains leur salaire était inférieur à celui des Français. Hier matin, France Culture justifiait cette revendication au nom du principe : "même travail, même paie". 

Principe intéressant. Pourquoi ne l'appliquons-nous pas systématiquement ? Par exemple, je rencontre beaucoup de pigistes excellents, pourquoi ne sont-ils pas autant payés que des journalistes, en titre ? Pourtant ils font un travail qui me semble au moins équivalent, voire bien meilleur ? On en revient à un débat qui est aussi vieux qu'Adam Smith ou Marx : pourquoi y a-t-il de telles disparités parmi les rémunérations de l'effort humain ? 

Y aurait-il des sous-hommes ? Les Américains répondent oui. C'est la théorie du "créateur de valeur". Tout ce que nous possédons est dû, non à Dieu, mais à quelques êtres d'exception. Quant au reste de l'humanité, il vit à leur crochet. Rien ne peut justifier son existence. 

mardi 27 janvier 2015

La liberté de parole disruptée ?

La liberté de parole. Tout le monde en parle en ce moment. Et si Internet l’avait « disruptée » ?, me suis-je demandé.
  • Les leaders d’opinion du web ont un intérêt économique à la « digitalisation » du monde, puisque c'est avec elle qu'ils gagnent leur argent. Imaginons que celle-ci tende, sans contrôle, au totalitarisme. Que feront-ils pour l’empêcher ?
  • Sur Internet, la notoriété s'achète, il est facile d’étouffer les voix discordantes.
  • La censure n’est plus dans les mains de l’Etat, supposé représenter le peuple, mais dans celles d’acteurs privés, comme Facebook et  Google, supposés défendre leurs propres intérêts.
  • Mes élèves craignent de plus en plus de s’exprimer sur Internet, même sur un blog privé. En entreprise, les échanges de mails sont surveillés, et les réseaux sociaux ne contiennent que des banalités. (Ce qui est regrettable, car un réseau social permet d’aider plusieurs changements en parallèle, et à distance.)
  • Les médias traditionnels ont été torpillés.
Une fois de plus, après la destruction il va falloir sérieusement réfléchir à la création.  

lundi 12 janvier 2015

Confusion

Vendredi matin, j'entendais dire que les écoles avaient observé une minute de silence à la mémoire des victimes de l'attentat de Charlie Hebdo. Certains élèves n'avaient pas voulu s'y joindre, au motif que l'on ne disait rien des milliers de morts de Syrie et d'ailleurs. 

N'est-il pas effectivement difficile de s'y retrouver ? Lorsque certains caricaturent Mahomet, on parle de "liberté de parole". Mais lorsque le FN reproche aux musulmans de prier dans la rue, on parle de racisme. Qu'aurait-on dit si la critique de l'Islam de Charlie étaient venues du FN ?

France Culture interrogeait un "philosophe". Il expliquait que l'on assistait à la lutte entre "Eros" et "Thanatos". D'un côté Gavroche et Rabelais, une tradition française de la révolte, de l'autre les éternelles forces du mal. Hier elles étaient en haut, des riches et du pouvoir. Maintenant, elles viennent d'en bas, des pauvres.

Mais que fait Eros quand il est attaqué par Thanatos ? Comme Gavroche ? Il va chercher des cartouches pour que les forces du bien puissent tuer celles du mal ? Eros devient Thanatos, mais avec dispense du Pape ? (Autrement dit de Foucault ?) 

Cela ne signifie-t-il pas aussi que les droits de l'homme deviennent relatifs ? Il y a certains hommes qui le sont moins que d'autres ?

N'est-il pas possible de construire une société dans laquelle l'homme est en paix avec lui-même ? N'est-ce pas ce qui a été en partie réussi par la génération d'après guerre ? Et son succès, même partiel, ne vient-il pas d'avoir su recréer les conditions d'une vie descente pour tous ?

dimanche 14 décembre 2014

USA : mort aux sous-hommes

Si vous êtes Américain et que vous trouvez que la tête de quelqu’un ne vous revient pas, vous pouvez lui faire subir le traitement qu’il vous semble bon. Les drones de M.Obama, d’ailleurs, montrent l’exemple.

Les 4 grands cabinets d’audit internationaux ne servent pas à grand-chose. Et ce pour la bonne raison qu’ils s’auto-contrôlent : « la profession (…) a mis la barre au plus bas : en fait, les auditeurs se contentent de dire si les états financiers respectent les normes comptables – ce qui fait qu’il est impossible qu’ils puissent mal faire leur travail ». Une solution originale : que les assureurs assurent les entreprises contre les risques comptables ; ce qui les contraindrait à pousser les auditeurs à devenir compétents. Peut-être n’en aura-t-on pas besoin. A l’exception de Google, les grandes entreprises découvrent qu’il est bon de ne rien cacher au marché. « la franchise (…) fait augmenter le prix des actions en signalant que le management s’en prend aux risques cachés ». En tout cas, les constructeurs automobiles allemands et français sont parvenus à faire croire qu’ils respectaient les normes européennes d’émission. Ce qui est de plus en plus faux. (L’écart entre ce qu’ils disent et la réalité approcherait 50%.)

Elections à haut risque en Grèce. Le support des Russes à M.Poutine pourrait faiblir à mesure que les sanctions occidentales affectent leur train de vie. La Mafia a infiltré le nord de l’Italie et sa classe politique. C’est l’Allemagne qui est l’obstacle aux négociations de libre échange entre l’Europe et les USA. Curieusement, les nationalistes écossais auraient repris du poil de la bête. Ce serait devenu le 3ème parti anglais. Ici comme ailleurs, l’électeur est à la recherche d’idéaux qui remettent un peu de couleur dans sa vie. En Chine, la propagande du PC passe au numérique.

Depuis qu’il n’y a plus de chômage aux USA, leur banque centrale veut combattre une inflation qui n’existe pas. Ce qui semble malencontreux. En Europe, M.Draghi voudrait expédier rapidement sa politique monétaire, de façon à pouvoir prendre la présidence de l’Italie. 

Conclusion. Chute du prix du pétrole, changement de politique monétaire américaine, possible crise grecque et retour de celle de la zone euro, fragilité chinoise… attention risque d’explosion

Grâce aux fameuses supply chains, et à la suppression des barrières douanières, les échanges mondiaux ont connu un extraordinaire développement. Avec des résultats surprenants : « des 2md$ d’exportations d’iPhone par la Chine, seulement 73m$ de leur valeur a été ajoutée en Chine, contre 108m aux USA et 670m au Japon ». Le mouvement se serait arrêté. Mais peut-être a-t-il changé de nature. Du commerce de pièces détachées il est passé à celui de l’immatériel ? 

La Chine est devenue le pays le plus innovant au monde, depuis que son gouvernement en a décidé ainsi. Tentative de « disruption » de la banque : des start up mettent en relation emprunteur et prêteur. Et on découvre que, sans garantie, on réduit les coûts de transaction. Mais à quoi servent donc les banques ?

L’Organisation Mondiale de la Santé, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Plus de budget, plus de personnel. Dommage, elle est utile.

Geoengineering (génie climatique ?). Pour le moment seul Bill Gates veut financer des expériences en grandeur nature. Quant aux sacs plastics, ils ont colonisé les océans. Et, surtout, ils se dissolvent en particules qu’absorbent les êtres vivants et les sédiments. « Personne ne sait vraiment où ils vont. »