Libertaire - "Qui n'admet, ne reconnaît aucune limitation de la liberté en matière sociale, politique." (Le Robert.)
Chez nous, quand on pense libertaire, on voit un révolté, qui vit d'expédients, façon Jules Valès. Or, le libertaire moderne est milliardaire. Cela change beaucoup de choses. Parce que, comme tout tyran, il a les moyens de réaliser sa liberté aux dépens de la nôtre. Surtout, il pense que nous lui devons tout. Selon une ligne de pensée extrêmement forte aux USA, lui et une poignée de semblables créent tout ce qu'il y a de bon sur terre. Nous sommes, au mieux, des parasites.
Et si c'était ce libertarisme que l'on appelait, aujourd'hui, libéralisme ?
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samedi 27 juillet 2019
jeudi 25 juillet 2019
Blockchain et bitcoin : qu'est-ce que ça cache ?
Bitcoin, blockchain = compliqué ? Emanation directe du "libertarisme" des milliardaires de la Silicon Valley. La société c'est le mal, l'oppression ; moi (mais pas les autres), le bien. Il faut éliminer la régulation faite par l'homme, et la remplacer par une régulation faite par la machine. Bitcoin et Blockchain, ce n'est pas plus que cela : l'économie auto-régulée. Bitcoin, blockchain = idéologie.
Hegel parlait "d'aliénation", homme opprimé par une abstraction qu'il a créée. Par peur de l'homme, on se donne au Diable ? Plus modestement, la technologie est-elle infaillible ? Outre qu'elle est totalement dépendante d'Internet, la blockchain consomme énormément d'énergie. Récemment l'Iran aurait arrêté des opérateurs nationaux pour cette raison. Le problème du libertaire est qu'il oublie qu'il doit tout à la société. Notre problème est que ces libertaires nous mènent par le bout du nez.
(Origine de la réflexion : une émission de France Culture.)
Hegel parlait "d'aliénation", homme opprimé par une abstraction qu'il a créée. Par peur de l'homme, on se donne au Diable ? Plus modestement, la technologie est-elle infaillible ? Outre qu'elle est totalement dépendante d'Internet, la blockchain consomme énormément d'énergie. Récemment l'Iran aurait arrêté des opérateurs nationaux pour cette raison. Le problème du libertaire est qu'il oublie qu'il doit tout à la société. Notre problème est que ces libertaires nous mènent par le bout du nez.
(Origine de la réflexion : une émission de France Culture.)
mercredi 4 février 2015
Tous libertaires ?
J’entends sans cesse le mot « libertaire ». Michel
Onfray est libertaire. Et il admire Camus. Or, Hannah Arendt
admirait Camus. Elle admirait aussi Clémenceau,
grand nom du radicalisme, radicalisme qui a appliqué pacifiquement les idées de
la Révolution. Elle admirait encore Rosa Luxembourg, et là on en arrive
probablement à un Marxisme non totalitaire. Les Proudhon et les anarchistes
tels qu’Elisée Reclus étaient aussi des libertaires ! Et Foucault et les
postmodernistes, auxquels se rattache la gauche de pouvoir moderne, se disent
libertaires ! Or Foucault est tombé amoureux de Hayek, le pape du
néolibéralisme. Le néolibéralisme, mouvement libertaire ! Il en est de même
des multimilliardaires du numérique. En particulier du patron d’Uber. Comment s’y
retrouver ?
Typologie
Je propose deux critères de sélection.
- L’attitude à l’homme. Suis-je humaniste ? C’est-à-dire, suis-je convaincu que les hommes sont égaux, parce qu’ils partagent une même essence (l’Humanité), ou qu’il y a des inférieurs et des supérieurs, des élus et des damnés ?
- L’attitude à la société. La vois-je comme une force d’oppression, qu’il faut détruire, ou comme une mère qui doit donner à l’individu ce dont il a besoin pour exprimer son potentiel ?
HOMME
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|||
Egal
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Inégal
|
||
SOCIETE
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Destructeur
|
Foucault et le Postmodernisme
Néolibéraux
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Les milliardaires du numérique
Les oligarques.
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Formateur
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Elisée Reclus et les anarchistes français
Camus, Clémenceau et les Radicaux
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Le protestantisme
luthérien
|
|
Nous ne sommes pas
tous libertaires
Alors, tous libertaires ? Il est possible que l’humanité soit à nouveau segmentée en 2. Critère : attitude à la société.
- Est-elle première, supérieure à l’homme, ou, au contraire,
- est-ce un outil que l’Homme doit utiliser pour servir ses intérêts ?
PS. Du bon usage de la case
Peut-on mettre les gens en cases ? Certainement pas. En
fait, tous ces mouvements sont proches. Le protestantisme, en
particulier, semble un paramètre déterminant. Hayek et Elisée Reclus étaient
protestants (Elisée Reclus aurait dû devenir pasteur). Hayek, dans La route vers la servitude exprime des
idées similaires à celles de Reclus, à savoir que la société est faite de gens de
confiance. Ce qui est une idée protestante, à l’œuvre en Allemagne : la
société donne une éducation qui rend l’homme capable de bien se comporter. Mais
ce n’est pas que protestant. Clémenceau et Jaurès pensent de même, d’où les
Hussards noirs français…
Bref, les cases, ça ne marche pas. Mais c’est pratique pour
simplifier un problème !
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