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jeudi 16 avril 2020

Inflation et régulation

Un monde divisé entre une couche de sa population qui connaît une inflation accélérée (économie irréelle) et une autre dont l'inflation est nulle (économie réelle) peut-il survivre ? Suite. A défaut d'une solution, une amorce d'idée :

Il me semble qu'il faut partir des risques de ce modèle, et de ce que nous avons vécu. 
  • L'économie irréelle veut essorer l'économie réelle (ce qu'elle fait depuis 50 ans). Si elle réussit, cela produit une révolte. 
  • L'économie réelle ponctionne l'économie irréelle : plus besoin de travailler, le riche va payer ! Il n'y a plus d'activité. Peut-être un départ d'inflation (réelle) ? 
  • L'économie irréelle aurait un rôle : réguler la monnaie. La monnaie n'a pas le sens qu'on lui donne ordinairement. Elle n'a aucune "valeur". Son rôle est de permettre les échanges. Or, elle a ses "maladies" : ceux qui sont placés aux goulots d'étranglement des échanges en profitent, ce qui a pour conséquence des crises. La création de l'économie irréelle serait un moyen de rendre inoffensif l'instinct de cette population. 
(On notera, une curieuse alternative à ce modèle : une économie sans argent à la Proudhon : la monnaie d'échange, si j'ai bien compris, est notre contribution au bien collectif.)

samedi 20 avril 2019

Le socialisme c'est la redistribution ?

Dans un débat sur l'impôt, quelqu'un, qui se présentait comme "philosophe", expliquait que notre système politique était socialiste, sans le dire. L'impôt, c'était le vol. La redistribution était contre nature.

Idée intéressante. Il y a un évident manque de proportion entre ce que l'on gagne, et l'effort que l'on fait, voire la contribution que l'on apporte à la société. Même dans le domaine de l'entreprise, un petit patron est un quasi smicard, alors que le salaire d'un PDG salarié représente le chiffre d'affaires de dizaines de PME. D'ailleurs, il y a très peu d'entrepreneurs qui réussissent. Et lorsqu'ils arrivent à quelque-chose, c'est souvent la seconde génération (les Arnaud et les Pinault) qui deviennent très riches, ou leurs héritiers, qui ne sont que des rentiers. Il faudrait aussi se demander si le crime ne paie pas.

Le mécanisme de répartition monétaire étant déréglé, il semble donc dans notre intérêt collectif que l'on mette en place un système de redistribution, qui le corrige. Et ce que l'on se place sur le plan de la justice ou de l'efficacité (des gens très utiles sont peut-être en train de crever de faim, ou n'ont pas les moyens d'exprimer leur talent).

vendredi 20 février 2015

La monnaie comme bien commun ?

En termes d'économie et de finance, je n'y connais rien. Et pourtant, à force de lire sur le sujet, j'en viens à l'idée que l'étalon or avait du bon, et que c'est aussi le cas de l'euro. Seulement, pour maintenir une monnaie stable, il faut que toutes les économies mondiales s'adaptent les unes aux autres. Ce qui est difficile. La démocratie, en donnant le pouvoir au peuple, s'y opposerait, dit-on. Pour ma part, je me demande si le problème à résoudre n'est pas surtout celui de la façon dont on fait de la politique. Il est si tentant pour un homme politique de s'acheter l'amour du peuple en compromettant l'avenir de la nation... 

Au fond, tout est une question de conduite du changement. Chaque Etat doit s'ajuster en permanence afin de s'assurer qu'il ne va pas sortir de piste. Et il doit le faire d'une façon "juste", c'est-à-dire en veillant à ce que tout l'effort d'ajustement ne repose pas sur les épaules de quelques-uns. Sans quoi cela se traduit, effectivement, par une révolte. Démocratique ou non. 

D'où la question de savoir si les travaux de ma chère Elinor Ostrom ne pourraient pas s'appliquer. Ne pourrait-on pas considérer la monnaie, ou le système monétaire, ou la stabilité monétaire, comme un "bien commun" ?