Zilu : « à supposer que le prince de Wei compte sur vous pour l’aider à gouverner, que feriez-vous ? Le maître : « une rectification des noms, sans doute (…) si les noms sont incorrects, on ne peut pas tenir de discours cohérent. Si le langage est incohérent (…) le peuple ne sait plus sur quel pied danser (…) l’homme de bien n’use des noms que s’ils impliquent un discours cohérent, et ne tient de discours que s’il débouche sur la pratique. » (Cheng, Anne, Histoire de la pensée chinoise, Seuil, 2002.)
jeudi 7 février 2013
Mariage pour tous et limites de la démocratie française
mercredi 23 septembre 2009
Histoire de la pensée chinoise
- Dernier paradoxe, alors que leur pensée encourage les Chinois à comprendre le principe des choses, ils semblent totalement incapables de percevoir celui des pensées étrangères : ils ont fait une transformation du Bouddhisme qui n’a pas grand-chose à voir avec l’original (mais qui me semble plutôt un apport au Taoïsme) et j’ai le sentiment qu’il en est de même pour notre pensée (La pensée en Chine / Cheng).
- Comme l’observe Histoire de l'Inde / Keay, les grandes pensées se seraient formalisées aux environs du 5ème siècle avant JC : bouddhiste, chinoise, grecque, hébraïque.
lundi 8 juin 2009
Dépouillement
« Confucius part d’un constat fort simple et à la portée de tous : notre « humanité » n’est pas un donné, elle se construit et se tisse dans les échanges entre les êtres et la recherche d’une harmonie commune. » dit Anne Cheng dans Histoire de la pensée chinoise. Hier soir, je suis allé chercher harmonie et humanité dans l’école élémentaire voisine, où l’on dépouillait les résultats de l’élection européenne.
Il y aurait besoin de beaucoup plus de moments comme celui-là. Nous nous recroquevillons sur nos petits problèmes, notre milieu étroit, nos médiocres idées prémâchées… Compter des bulletins, c’est appartenir à une communauté, c’est revenir aux origines de
Quant aux résultats de l’élection, j’étais trop préoccupé d’ouvrir les enveloppes pour y faire attention. Il me semble que, dans les deux-cents votes confiés à mon groupe, Verts et, surtout, UMP étaient bien au dessus des tendances nationales et parisiennes. PS et MoDem m’ont paru bien bas.
Revenu chez moi j’entends un non élu du MoDem dire que le vote écologiste était un « choix de société », que l’électeur avait voté pour des valeurs universelles et non pour des enjeux locaux, bref qu’il avait été européen. Mais, n’est-ce pas l’arbre qui cache la forêt ? Ce qui a marqué l’élection européenne, au niveau de l’Europe, n’est-ce pas, avant tout, la victoire de partis conservateurs ? Or n’est-ce pas le modèle conservateur qui est en faillite ? Pourquoi est-il récompensé ? Regardons ailleurs, les partis travailliste et démocrate sont des partisans fanatiques du business ; si bien que le mécontentement vis-à-vis de leur politique ne peut se porter que sur encore plus « pro business » et anti solidarité (les conservateurs en Angleterre). Je me demande s’il n’en est pas de même partout en Europe. Convaincue par la campagne de propagande la plus réussie de tous les temps, la gauche a cru que le marché était l’alpha et l’oméga. C’était grâce à lui qu’elle ferait le bien collectif. La recette était mauvaise. Elle a perdu son âme et son rôle historique, qui était la gestion des crises du capitalisme ?
Compléments :
- Sur le rôle du socialisme : SASSOON, Donald, One Hundred Years of Socialism: The West European Left in the Twentieth Century, New Press, 1998.
mercredi 15 avril 2009
La pensée en Chine aujourd’hui
- Le manuel du changement chinois : Le discours de la Tortue.