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mercredi 20 avril 2016

Compétitivité et droit du travail

La loi sur la flexibilité du travail va-t-elle rendre la France compétitive ? The persistant myth of the lazy Frenchman explique que notre problème n'est pas là. Le Français est efficace et flexible. Mais il a un handicap : l'euro, qui empêche son économie de s'ajuster. 

Pour moi, le problème est celui de la "compétitivité". Celui qui est compétitif prend du travail à l'autre. Tout se passe comme si Martine Aubry avait eu raison. Il semblerait qu'il y ait désormais un volume constant de travail à réaliser. (Alain Minc semble même penser que ce volume serait en régression.)

samedi 6 février 2016

La guerre du talent fait des victimes

Trop de talent nuirait à la performance d'une équipe ou d'une entreprise. La personne de talent cherche l'exploit personnel, ce qui n'est pas dans l'intérêt du groupe. On a beaucoup parlé de la "guerre du talent". Fin d'une mode ? (L'article.)

Mais qu'entend-on par talent ? L'aptitude à se faire remarquer ? Et si le réel talent était, au contraire, d'être un catalyseur social ? Il n'entre pas dans la réaction, mais, sans lui, elle ne se fait pas ?

samedi 10 mai 2014

Comment faire réussir le Pacte de responsabilité

Intéressant article (référence ci-dessous). Raisonnement :
  • Face à l'apparition des pays émergents, les pays développés se spécialisent par différenciation vers le haut de gamme et la qualité perçue. 
  • Pour ce faire, ils doivent investir. L'entreprise d'Allemagne y est parvenue en réduisant ses coûts par délocalisation en Europe de l'Est. 
  • La France n'ayant rien d'équivalent s'est fait prendre dans une sorte de cercle vicieux. 
  • Du bon usage du Pacte de responsabilité, maintenant. Il résulte de ce qui précède qu'il doit servir à investir dans la conception de produits haut de gamme. Il ne doit pas être distribué aux actionnaires ou avoir l'emploi comme premier objectif.
  • La montée en gamme demande apparemment, une montée en qualification. (Conséquences ? Sur l'éducation, initiale et continue ? Sur la politique du gouvernement, d'aide exclusive aux bas salaires ?...)
(Référence : Florian Mayneris, « Coût et qualité . Le problème de la « compétitivité » de l’économie française », La Vie des idées, 6 mai 2014. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Cout-et-qualite.html)

samedi 22 mars 2014

Sources culturelles de la non compétitivité française

Enquête sur l’entreprise française. Je découvre un phénomène étrange. Elle tend à se figer. Le monde évolue sans qu’elle s’en rende compte. C’est frappant, parce que c’est systématique. C’est vrai pour toutes les entreprises, des minuscules aux monstres internationaux.

Si elles ne sont pas compétitives, ce n’est pas une question de charges sociales, mais de ce qu’elles ne sont pas dans la compétition !

(Cela n’a pas que des conséquences négatives. Paradoxalement. En effet, l’entreprise française étant coupée du marché, elle ne sait pas ce qui a de la valeur pour lui. Du coup elle possède des gisements non exploités.)

Cela me rappelle l’analyse de la France par Tocqueville. Un assemblage de bulles indfépendantes. Cela me rappelle aussi les travaux du sociologue Robert Merton. Il a étudié la bureaucratie. Il conclut à un « détournement de but ». Le bureaucrate s’invente un objectif qui n’est pas celui de l’organisation. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas informé de ce qui se passe à la tête de l’organisation. Sommes-nous des autistes, parce que nous sommes considérés comme des choses ? Nous ne sommes pas supposés comprendre ? Notre éducation cherche à nous imposer une vérité révélée ? Nous nous en méfions, du coup, nous inventons la nôtre ?

mardi 18 mars 2014

Entreprise : le retour du facteur humain ?

Je vois de plus en plus d'articles sur l'importance du leadership. Les employés de l'entreprise seraient-ils en passe de se transformer de facteurs de coût en facteurs de performance ?

Apparemment, on est capable de mesurer la différence de performance entre une entreprise bien managée, et une entreprise mal managée. Et elle est énorme.

Curieusement, il semblerait que l'entreprise ait, chez elle, les talents nécessaires à un bon management. Mais elle s'évertue à ne pas les choisir. Le critère de sélection est technique, mais pas humain. Apparemment, 82% des managers ne seraient pas à leur place...

Des résultats venant d'une très grosse étude...