mercredi 14 novembre 2018

Expropriation et Diesel

On annonce que la Région Parisienne va interdire à de vieux véhicules de rouler. Question de Diesel et de pollution.

Ce qu'il y a de curieux dans cette affaire, c'est qu'il s'agit d'une expropriation. Mais il n'y a pas de dédommagement des personnes concernées. C'est d'autant plus surprenant que, vu la vétusté de leur matériel, on peut estimer qu'elles ne sont pas très riches, or l'Etat aide les nécessiteux, d'ordinaire. Sales pauvres ?

Prospère Amérique

Au moins économiquement, l'Amérique semble étonnamment prospère. Plus de chômage, et des salaires qui montent, qui montent... M.Trump a fait ce qu'aucune banque centrale n'avait réussi : relancer l'inflation ?

Populisme ? Mais, cela nous rappelle que les démocraties ne profitent pas toujours au peuple. Paradoxalement, elles semblent offrir peu de freins aux appétits des oligarques. Le principe de la démocratie est la vertu, disait Montesquieu. Quand on l'oublie, on ouvre la porte au populisme ?

mardi 13 novembre 2018

L'évolution du conseil

Nous avons évalué des algorithmes de deep learning (entendre : la pointe de la recherche), me disait un consultant, qui m'avait précisé, auparavant, qu'il était un ancien du CNRS. Etrange, jadis un consultant m'aurait parlé des enjeux de société, autrement dit de stratégie. Les consultants modernes sont devenus des boutiquiers, des distributeurs de logiciels, en particulier. Ils ont préféré le moyen à la fin. Peut-être est-ce comme cela que l'on fait des affaires.

L'aube de la Renaissance ?

"Les besoins élèvent les choses simplement données au rang de valeurs." (Emmanuel Levinas, parlant de l'économie, dans Humanisme de l'autre homme.)

Autrement dit, dans notre monde, tout est ramené à la matière, au "produit" (au sens marchand du terme). Tout ce qui fait le beau de la vie a disparu. L'or est changé en plomb.

A l'envers, on peut imaginer que la joie de vivre est à portée de la main... La Renaissance, après les ténèbres ?

lundi 12 novembre 2018

Vive les journaux

Depuis que tout est numérique, je ne suis plus informé. Je m'y perds dans tout ce bruit. Je me suis abonné à plusieurs sites d'information, mais j'efface systématiquement les mails qu'ils m'envoient. Je n'en peu plus de tout ce courier.

L'idéal, c'est le papier. Un bon journal concentre à peu près tout ce qu'il faut savoir. Ce que ne peut faire ni le journal télé ou radio, trop court, ni l'information Internet, trop dispersée.

Pourquoi ne suis-je abonné à aucun journal ? Du fait de l'influence écologiste : cela me fait mal au coeur de jeter autant de papier. (Je n'ai pas ces scrupules avec les emballages.)

Bref, pour le moment la destruction d'Internet est surtout destructive.

Le coût de l'IA

En fin quelqu'un que l'Intelligence artificielle rend heureux ! Un responsable de production, dont elle fait la planification.

Mais, minute. L'exercice se faisait très bien jadis, par des techniques de bon sens (qualité, lean...). D'autant que l'on est dans l'aéronautique et que, contrairement à l'automobile, il est facile de prédire la demande. Se ferait-il que, parce que l'entreprise est équipée d'lA, on la met à toutes sauces. Quand vous avez un marteau... ?

Pour beaucoup d'entreprises l'investissement dans l'IA est un acte de foi. Le jugement de Dieu sera indirect. Si l'IA est réellement utile, l'entreprise sera prospère. Si ce n'est qu'un moyen coûteux de faire du simple, elle sera éliminée par la sélection naturelle.

dimanche 11 novembre 2018

De quoi l'intelligence artificielle est-elle le nom ?

A quoi reconnaît-on un mythe ? C'est une histoire que tout le monde croit, mais qui n'a pas de fondement.

Considérons l'Intelligence Artificielle. Qu'en dit-on ? "Comme le métier à tisser", c'est la nouvelle révolution industrielle. Comme pour le métier à tisser, il y a ceux qui sont éclairés et ceux qui sont dans les ténèbres.

Est-ce juste ? Le monde s'est transformé radicalement après guerre, mais le progrès a été approuvé avec enthousiasme par la population. Et ce parce qu'il promettait, et tenait, beaucoup. Les champs se sont même déversés dans les usines.

Et si le changement était d'un autre ordre ? L'après guerre a vu le succès de la technocratie. Et si c'était cette technocratie (ou cet esprit technocratique) qui n'était plus à sa place ? Et si c'était elle qui ne parvenait pas à trouver les idées créatives dont se nourrit une entreprise ? Et si, justement, le technocrate, homme de moyens et non de fins, était aussi celui qui croyait aux mythes ?

Tour de Babel

Je comprends de moins en moins les gens. J'ai longtemps dit que ce n'était pas possible. J'utilisais d'ailleurs la question de l'incompréhension, pour faire un exercice qui avait un gros succès : le paradoxe.

M'étais-je trompé ? Ne serait-ce pas une question d'individualisme ? On encourage les enfants à développer leur personnalité. Si bien qu'ils s'isolent du monde ? Ils développent une logique qui leur est propre ? Ou plus de logique du tout : la logique n'étant nécessaire qu'à la vie en société ?

samedi 10 novembre 2018

Division durable

Au fond Donald Trump est l'idéal américain. La gauche ne jure que par le mal et il l'incarne. Et le reste de l'Amérique le trouve utile à ses intérêts. C'est ainsi que j'interprète ce que j'entends de ce qui se passe dans ce pays.

Bref, M.Trump est solidement installé. (D'ailleurs on n'entend plus parler de ses tweets. On s'y est habitué ?)

Le pouvoir des marges

Il suffit d'un terroriste potentiel pour que toute la population soit arrosée de rayons X, fasse des heures de queues à des portiques, perde un temps fou à attendre que l'on démine des sacs en papier suspects. Quelques chauffards, et les voitures s'équipent de quantités de systèmes de sécurité, coûteux et alourdissants. (Ce qui d'ailleurs encourage les chauffards.) Etc. C'est fou ce que les marginaux ont de pouvoir sur nos vies.

Peut-être est-ce le paradoxe d'une société individualiste ? Lorsque le lien social est fort, la nocivité individuelle est atténuée, et la caméra de surveillance et la police sont inutiles ?