dimanche 23 novembre 2014

Lutte (désespérée) entre M.Poutine et les forces du marché ?

La Russie serait dans une mauvaise passe. Ses capitaux la fuient. Libérez les forces du marché ! dit The Economist à M.Poutine. Mais, il semble vouloir empêcher l’aliénation de son pays par le dit marché. Pour le contrôler il utilise une clique de copains. Ils sont inefficaces et corrompus. On ne peut rien contre le marché ? Rendez-vous, vous êtes cerné ?

Les sénateurs américains voudraient priver la Russie de SWIFT, le système d’échange interbancaire. Arme extrêmement efficace. Mais The Economist craint qu’en montrant trop ouvertement qu’il est aux mains des forces du bien, celles du mal, Chine et autres émergents ainsi que mafieux et terroristes, n’utilisent d’autres voies. Elles deviendraient alors incontrôlables et inespionnables.

Au sujet de la corruption. Elle toucherait le Portugal. Comme beaucoup d’autres pays en difficulté, il vendrait sa citoyenneté en échange d’investissement dans l’économie locale. Cela conduirait naturellement à la malversation. Vous voulez une augmentation de salaire ? Offrez-vous un consultant spécialisé dans la paie. Uber est un digne représentant des nouvelles sociétés technologiques : tous les coups sont permis pour réussir. Maintenant, il cherche à intimider les journalistes qui ne disent pas de bien de lui. (Demain, il placera un contrat sur leur tête ?) Mais le marché vote avec son argent. L’esprit Silicon Valley a de beaux jours devant lui.

« Plus d’un tiers des sociétés minières et d’exploration sont canadiennes ». Mais leur comportement à l’étranger suscite des mécontentements, ternissant l’image du pays. Son gouvernement est leur ami, parviendra-t-il à les ramener à la vertu ?

En Allemagne, l’heure n’est toujours pas à la dépense. En France, M.Sarkozy refait surface. Mais il a perdu beaucoup de supporters. Mme Mogherini, remplaçante de Mme Ashton, se révèle une femme à poigne. L’Etat Islamique se ferait plus d’ennemis que d’amis. Aux USA, la dépendance à l’héroïne se répandrait. Ce serait les traitements médicaux qui créeraient l’habitude. Le fléau ne touchant plus uniquement les pauvres, le gouvernement va réagir. Après de multiples revers, les transports en communs s’implanteraient au sud des USA. Cela permettrait aux pauvres d’avoir accès à l’emploi. Les institutions tendent à avoir des couleurs politiques. Goldman Sachs est massivement républicain et Harvard massivement démocrate. M.Obama lance un défi aux Républicains, qui le haïssent. Il décide de légaliser 5m d’immigrés illégaux. (Démocratie bloquée = pouvoir dictatorial ?)

L’avenir de l’Amérique latine est sombre. Elle aurait dû profiter de son boom économique pour investir et construire une capacité de production propre. Elle ne l’a pas fait. Maintenant, il est peut-être trop tard. Mais sa population s’est habituée à une vie facile… M.Abe procède à une élection anticipée. Apparemment pour reprendre en main son propre parti, qui résiste au changement, et avoir les moyens de réformer le pays. La Chine a du mal avec ses étudiants. Elle les expédie à l’étranger, mais ils ne reviennent pas. Ou vieux, leur capacité productive derrière eux. Par ailleurs, sa banque centrale imprime beaucoup d’argent, pour relancer l’économie. Mais sans le dire. Les banques centrales, devenues toutes puissantes, ne sont pas plus clairvoyantes que le reste de la population. Comment éviter le panurgisme ?

Les Entreprises polonaises s’étendent à l’étranger. Mais elles sont petites et manquent de recherche et développement pour pouvoir encore avoir beaucoup d’ambitions. Les grandes entreprises montent des fonds d’investissement. Ce qui leur permet d’absorber leurs concurrents potentiels. Les banques devant être prudentes, elles ne prêtent plus. De nouveaux acteurs apparaissent, les fonds mutuels, qui pourraient prendre la partie risquée des emprunts d’entreprise.
La fin de la carte SIM ? C’est ce qu’envisage Apple, depuis quelques temps. Cela permettrait de choisir son opérateur en temps réel. Cela permettrait à Apple de les écrémer et de les remplacer par son monopole. (Décidément, nous vivons à l’heure des trusts ?) Le paiement par terminal mobile semble avoir le vent en poupe. Tout le monde s’y met. La rentabilité de la chose ne paraît pas encore évidente. Les fournisseurs de services aux compagnies pétrolières se concentrent. La baisse du prix du pétrole devrait les affecter. Mais, à long terme, la complexité croissante de l'exploitation pétrolière pourrait leur être favorable. (Sans compter que moins on est nombreux, mieux on peut s'entendre pour rançonner son marché.)

Et si la stagnation mondiale venait du manque de jeunes ? « L’effort simultané de tant de pays de constituer des réserves pour les retraites, combiné à un faible investissement, une baisse de la croissance potentielle, l’austérité fiscale, l’accumulation de cash par les entreprises et l’inégalité (qui laisse une part croissante du revenu national entre les mains des riches, gros épargnants) déprime le taux d’intérêt  qui permet l’équilibre entre investissement et épargne. » Il faudrait mettre les retraités au travail. Il se trouve aussi qu’il arrive un moment où le retraité brûle la chandelle par les deux bouts. Ce qui est bon pour l’économie.

Médecine. On cherche à utiliser les anticorps, en appui aux antibiotiques défaillants, dans la lutte contre les bactéries. 

Origine des malheurs d’AREVA

La semaine dernière, j’entendais parler d’une valse de dirigeants d’Areva. Du coup, j’ai cherché quelques articles sur la question. (Référence principale : un article de Challenges.)

L’entreprise a l’air dans de mauvais draps. Au bord de la faillite ? La gestion de Mme Lauvergeon serait critiquée. Deux choses me surprennent.
  1. Les chantiers finlandais et de Flamanville semblent totalement incontrôlés. Cela me rappelle mes débuts dans l’informatique : quand un projet dérape, c’est qu’il est aux mains d’un amateur…
  2. La perte de contrat des Emirats Arabes face à une entreprise « qui n’avait jamais construit de centrale ». C’est étrange : le nucléaire est supposé être dangereux, qui prendrait un tel risque ? Si Danone se mettait à construire des avions y monterions-nous ? (Il faut dire qu’à l’heure du marché roi tout le monde peut faire n’importe quoi.)
M.Varin, nouveau président d'Areva, parle de filiale de défaisance, afin de se débarrasser des projets compromis.

J’en suis arrivé à me demander s’il n’y avait pas un double phénomène en jeu. D’abord, une politique d’EPR qui ne correspond pas aux attentes d’un marché que l’on ne connaît pas. Deuxièmement, une organisation ressemblant à celle de l’Etat français. Autrement dit de grands seigneurs à l'esprit abstrait qui décident sans connaître la réalité du métier. Et des opérationnels qui essaient de se débrouiller, sans moyens et sans organisation, par leur capacité à l’exploit. Jusqu’ici, quand cela ne marchait pas, on demandait une rallonge à l’Etat. Mais, l’EPR était peut-être beaucoup trop complexe pour procéder de cette façon, et le client n’est plus un Etat aux poches profondes. A creuser.

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"VOA Markosian - Chernobyl02" by VOA Photo / D. Markosian - D. Markosian: One Day in the Life of Chernobyl, VOA News, photo gallery.. Licensed under Public domain via Wikimedia Commons.

samedi 22 novembre 2014

Et si la NSA avait tué Big Data ?

Une idée que l'on entend beaucoup dans certains milieux est qu'Internet serait la voix du Marché, donc de la société. Est-ce vraiment le cas ? 

Lorsque je faisais des études de marché, on expliquait qu'il fallait se méfier des sondages autoadministrés (ceux à qui ne répondent que des volontaires), et qu'un échantillon devait être significatif. 

Rencontre-t-on sur Internet des échantillons significatifs ou sommes-nous en auto-administré ? Et si, surtout, Internet était victime du phénomène FN (les sondés n'osent pas dire qu'ils votent pour le FN) ? Depuis que je vois certains de mes élèves user de pseudonymes ou se méfier du blog (privé) que nous utilisons en cours, c'est la question que je me pose. Et si la NSA avait tué Big Data ?

(En tout cas, Internet n'a pas tué les sciences sociales. Internet est créé et manipulé par des hommes. Comprendre le comportement des êtres humains passe encore par les techniques d'enquête traditionnelles en anthropologie ou en sociologie.)

Le trust Google démembré par l'Europe ?

Le parlement européen envisage une loi antitrust. Le moteur de recherche doit être séparé des autres activités de Google. Deux choses me frappent dans cette affaire :

Tout d'abord, ce qu'elle révèle des jeux de pouvoir au sein des instances gouvernantes de l'UE. Elle est dominée par l'Allemagne. Et l'Allemagne défend ses intérêts :
German centre-right and centre-left politicians are the dominant force in the legislature and German corporate champions, from media groups to telecoms, are among the most vocal of Google’s critics. (Article du FT.)
Ensuite, Google est effectivement un trust. Comme hier Standard Oil, Google cherche à mettre la main sur le "numérique". C'est-à-dire sur toute l'information qui est produite sur nous. Retour aux années 20 ? Aux mêmes causes, les mêmes effets ? 

Et s'il fallait réinventer la science ?

La science aurait été le moteur de la transformation de l'Occident. Pas le capitalisme. Voici une idée originale de John Dewey. Et s'il avait raison, qu'est-ce qui en résulterait ?

Aujourd'hui, la science est aux mains de l'entreprise. Elle la fait, ou elle la finance. Economie par ci, Médecine par là, ou encore recherche spatiale ou OGM. Or, nous avons peur de l'entreprise, parce que nous savons que sa motivation est son intérêt, pas le nôtre. Et si c'était cette méfiance qui bloquait la science et donc le progrès ? Principe de précaution ? Et s'il fallait refaire de la science une chose publique, pour relancer une économie dont le métier est de répartir, éventuellement d'industrialiser, mais pas de créer ?

Tableau Louis Pasteur.jpg

« Tableau Louis Pasteur » par Albert Edelfeltpaintingiant.com. Sous licence Public domain via Wikimedia Commons.

vendredi 21 novembre 2014

Mélenchon et Robespierre

M.Mélenchon dit du bien de Robespierre.

Je me demande plutôt si Robespierre n'illustre pas un des vices de l'intellectuel. A savoir confondre la "canaille" avec le peuple. Par canaille, j'entends une poignée d'excités, qu'il faudrait calmer et non encourager. Je me demande aussi si cette alliance excité - théoricien n'est pas responsable de ce qu'une violence totalement déplacée est parvenue à se maintenir comme mode d'expression politique légitime. La Terreur, sœur jumelle de l'abstraction ?

Autorité et banalité du mal

Banalité du mal et autorité, deux thèmes de l’œuvre d’Hannah Arendt. Mon interprétation :
  • La banalité du mal est la paresse intellectuelle. C’est suivre la pente du moindre effort plutôt que de se réinventer pour assurer la continuation du modèle constitutif de l’identité d’une société. (Changer pour ne pas changer.)
  • Ne pas céder à la banalité du mal, c’est changer pour ne pas changer.
  • Cette question est liée à la notion d’autorité. L’autorité est le principe qui gouverne la société, sa constitution. En attaquant l’autorité, on détruit la société. Problème : ce principe est généralement ignoré. Il demande une enquête pour être identifié. D'où sa fragilité.
Application. Notre constitution est bâtie sur le principe de la liberté dans le respect des lois. Le libéralisme moderne s'exprime de deux façons : déréglementation, à droite, ou interdit d'interdire, à gauche. Autrement dit, son principe est que l'homme n'a pas de devoirs, il n'a que des droits. Il y a donc contradiction. 

Annexe : une observation de mon premier livre :
Ce livre contient beaucoup d’exemples. En les examinant on peut remarquer que deux solutions aux problèmes identifiés étaient possibles, tout aussi logiques l’une que l’autre :
La solution initialement proposée
La solution finalement trouvée
Elle s’appuie sur une argumentation apparemment imparable


Elle s’oppose en tout point à la « solution initialement proposée ».
Surtout, c’est souvent une solution qui n’a que des avantages et l’on peut se demander pourquoi on ne l’a pas vue plus tôt.
(…) Cette « double logique » est donc une manifestation d’un phénomène déjà noté à plusieurs reprises : l’homme, l’organisation, essaient de « plier » la réalité à leur logique interne, en vertu d’une « loi » de minimisation de l’effort intellectuel.

jeudi 20 novembre 2014

Antoine Roullier, entreprise familiale et succession

L’entreprise familiale est plus durable qu’une autre forme d’entreprise, disait The Economist. Aux dysfonctionnements familiaux près.

Et si Antoine Roullier avait trouvé la solution à ce problème ? Spécialiste de fusions acquisitions, grandes et petites, il a été DGA d’une banque d’affaires, il s’intéresse depuis toujours aux problèmes familiaux. Il est intarissable sur la question !

De l’entrepreneuriat à la rente…
Petit à petit, génération après génération, il se passe ce que Robert Merton appelle un « détournement de but ». La famille grandit et se subdivise, des sous groupes se forment... L’intérêt particulier, l’accumulation de rancœurs… terrassent l’intérêt général. La famille oublie ce que signifie gérer une entreprise. Elle obéit à des rites. On fait quelque chose parce qu’on l’a toujours fait. Par exemple, un « oncle » prend la tête de l’entreprise, et  la développe avec succès, alors qu’il n’a pas la majorité. On ne dit rien, on le respecte, mais on lui en veut. On ne le soutiendra pas quand il sera en difficulté…

Manque de résilience, routine, l’aléa est fatal à la famille. Décès d’un dirigeant, par exemple. Ou plus banal : l’héritier qui joue, et perd, sa fortune. Il y a aussi le retournement de conjoncture : l’Etat supprime les subventions du secteur. Alors se révèle le délabrement de l’édifice. Dirigeant qui doit son succès à la chance (la dite subvention) et qui n’est pas le mieux placé (ni le mieux conseillé) pour prendre des mesures de rupture qui sont nécessaires. Ou encore, pour acheter des maisons ou des voitures aux héritiers, on a vendu des actions ; on n’a plus de minorité de blocage ! Eh puis, il y a les haines, accumulées. Elles se déchainent sur le vaincu. Alors qu’il faudrait l’aider ! Souvent, les héritiers manquent cruellement de culture financière. Pas formés à leurs responsabilités, leurs réflexes sont dangereux. Ils ont des conséquences dramatiques. Pour couronner le tout, les conseillers de confiance, notaires, experts comptables, avocats… appliquent les règles de leur métier sans toujours percevoir leurs conséquences. Exemple : le notaire. Que faut-il lors d’une succession ? Qu’un nouveau leader émerge. Qu’il régénère le projet familial. Or, que demande-t-on à un notaire ? Une division égalitaire de l’héritage. Ce qui débouche souvent sur une paralysie du pouvoir. On peut être équitable sans égalitarisme !

De l’émotion à la raison, du face-à-face au cote-à-cote
Toute la technique d’Antoine Roullier semble être celle de la négociation : de l’émotion à la raison, du face-à-face au cote-à-cote. (Getting to yes, la méthode de Harvard.)

Ce qui rend aussi destructrice la crise familiale, c’est le « déchet toxique ». C'est l’émotion individuelle qui paralyse la raison collective. Antoine Roullier est psychologue avant d’être financier ou stratège. Il fait émerger les aspirations des uns et des autres, tout autant qu’il découvre les potentialités de l’affaire. Ce qui rend le déchet toxique, c’est que la famille pense faux. Le diagnostic d’Antoine Roullier montre la situation sous un angle nouveau. Le problème apparemment insoluble ne l’est pas. On peut satisfaire l’intérêt collectif, les désirs des uns et des autres, inexprimés jusque-là, et, surtout, leur sens de la justice !

Une fois la crise écartée, priorité : renforcer les solidarités familiales. Une technique : l’association (ou la fondation). Cela n’a que des avantages ! Coup de pub pour l’entreprise (promotion du sport pour un groupe du secteur, par exemple) ; la famille se soude autour d’un projet motivant ; elle apprend les fondamentaux de la gestion. Cette idée a des variantes. Par exemple, une famille gère une société de parkings. Un peu moins bien en termes d’image que l’association. Mais cela lui permet de diversifier ses métiers, d’apprendre.

Et prenez garde aux mines anti-personnel. Exemple : gestion du cash. S’il y en a trop, il faut l’employer, et ce stratégiquement. S’il n’y en a pas assez : danger. Il faut constituer une réserve de liquidités. Sans cela les héritiers en mal d’argent (achat d’appartement…) vendront leurs actions, et affaibliront le contrôle de l’affaire.

Finalement, il faut faire émerger un leader. Ce que j’ai observé dans mes missions serait une règle générale : il est rare que le dit leader soit évident, en état de marche et légitime (une comédienne !). Il faut détecter une volonté et un talent. Et aménager son ascension. L’aider à se former et, souvent, à s’endetter pour acheter les parts d’autres héritiers. Mais aussi prévenir le dépit que suscitera son succès !

Attention à ne pas se faire prendre au piège de la tradition ! Le projet de la nouvelle génération doit s’appuyer sur la réussite entrepreneuriale et familiale pour bâtir du neuf ! Il faut garder en tête que ce qui nous a fait réussir hier nous fera échouer demain. Le monde change, il faut changer notre cadre mental. C’est difficile et douloureux. Et c’est pour cela que l'on a besoin de banquiers-psychologues ! 

Fin de crise : hiver nucléaire ou nouveau départ ?

Une tentative de synthèse de mes lectures, réflexions et publications. Modélisation de l’évolution du monde en quelques tableaux. 



Evolution des principes directeurs de la société / économie
Période
Après guerre
Crise 70
Mur de Berlin
Crise 2007
Caractéristique
Abondance (pour tous)
Pénurie
Abondance (classes dirigeantes)
Pénurie
Principe d’organisation de l’entreprise
Mass production / technocratie
Lean production

Supply chain
?
Principe de « création de valeur »
Innovation technologique
Innovation organisationnelle
« Arbitrage » / exploitation des différentiels de prix

Mise en concurrence par ceux qui possèdent  (« offshoring », « low cost »)
de ceux qui travaillent (ouvriers émergents contre ouvriers développés) – 
?










Remarque : conditions qui ont créé la situation actuelle
« esprit 68 »
  • Tout le monde veut jouir de la vie. Que des droits, plus de devoirs.
  • Conséquence : quand 100% veulent jouir de la vie, 99,99% perdent, parfois tout, 0,01% gagnent massivement. (Glasnost)
Le changement d’environnement concurrentiel de l’entreprise occidentale
Avant
Maintenant
Emergents entrent dans l’économie de marché : extension de la taille du marché.
Consensus de Pékin : votre savoir-faire contre notre main d’œuvre.
Les autres émergents (cigales) fournissent les matières premières
Consommation occidentale stimulée par la dette
Chine (fourmi) se ferme, salaires émergents augmentent, fin de la globalisation (ou plutôt, nouveau type de globalisation).
Faute de croissance globale, les autres émergents s’effondrent.
Marché occidental sinistré (chômage)
Entreprise bureaucratique et incapable d'innover, inadaptée aux circonstances actuelles. (Voir ci-dessous.)

Nous devons changer d'état d'esprit
Croyance
Etat d’esprit de l’individu
Conséquence
Avant :
Avenir prévisible et « fini »

Obtenir la plus grosse part du gâteau
Affrontement / concurrence / chacun pour soi / exploitation du faible par le fort – explosion des inégalités (« 0,01% »)
Entreprise comme système de contrôle et d’exploitation (innovation + production sous-traitées) : bureaucratie taylorienne, coûteuse et inefficace, de type colonial.
Maintenant :
Avenir incertain / danger mais aussi opportunité
Gâteau illimité mais sans entraide, c’est la famine
Pénurie : tirer le maximum des ressources / Danger et incertitude D'où Résilience : solidarité, coopération, écosystème, confiance
Entreprise comme écosystème de confiance = codéveloppement + responsabilisation (Lean)  

Prospective / scénarios
Pas de changement = droits
Changement = devoirs
Le monde décide de continuer dans l'irresponsabilité.
Il demeure entre les mains des banques centrales. Leur action a pour conséquence d’accélérer la dépression (destruction de l’emploi, de l’investissement productif…).

Scénario années 30. Risque de conflit pouvant aller jusqu’à l’hiver atomique, en passant par un moyen-âge dysfonctionnel en instabilité chronique (conflits locaux incessants : Ukip, Etat Islamique...).
Le monde opte pour la responsabilité.
Condition favorable : nécessité est mère de l’innovation : anxiété de survie et Münchhausen.

Comment faire ? (Pour l’entreprise, l’Etat ou l’homme)

Rechercher quelle est sa responsabilité = rôle social = force unique = « mission » (terminologie des universitaires du management). Et paradoxe : quand on comprend ses devoirs, on découvre ses droits ! 
  • Une compétence, ça a de la valeur. Rechercher comment en tirer le mieux parti. Logique d’écosystème.
  • Condition nécessaire : confiance. 1) devenir un partenaire de confiance = définir mécanisme qui permette de s’assurer que l’on est certain de tenir parole (bourse de Londres : my word is my bond) 2) enquête / expérimentation pour trouver des partenaires de confiance / construire une relation de confiance au sein de l’organisation.
  • Condition nécessaire pour le dirigeant : leader pas manager.
  • Lancer le changement : commencer par attaquer son démon.   

mercredi 19 novembre 2014

Tour Triangle : de la résistance au changement en France

La Tour Triangle doit être construite près de chez moi. Cela ne m'avait fait ni chaud ni froid. Car je ne pensais pas avoir mon mot à dire. (Inexcusable passivité.) Or, je constate qu'elle a des opposants, et qu'ils parviendraient à gêner le projet. Comme quoi, beaucoup de choses sont possibles à l'individu décidé. Il ne faut jamais baisser les bras. 


La Tribune a un article sur le sujet. Apparemment NKM serait parvenue à défaire Mme Hidalgo en forçant les députés UMP et écolos à une sorte de vote public. Ce qui en dit long sur nos hommes politiques. En effet, une partie des UMP et écolos prétendait être contre la tour tout en voulant voter pour. Une fois que le vote a été public, il fallait tenir parole. Voilà des comportements à donner en exemple à nos enfants.