lundi 27 juin 2016

Evidence based management

J'ai découvert récemment "l'evidence based management". Ce n'est pourtant pas récent. Un principe est à son origine. Nous décidons en fonction de notre intuition. Or celle-ci est généralement fausse. Il faut adopter une démarche scientifique et rechercher ce qui "marche" et ce qui "ne marche pas". Nos décisions doivent être établies à partir de faits.
(...) you can begin to nurture an evidence-based approach immediately by doing a few simple things that reflect the proper mind-set. If you ask for evidence of efficacy every time a change is proposed, people will sit up and take notice. If you take the time to parse the logic behind that evidence, people will become more disciplined in their own thinking. If you treat the organization like an unfinished prototype and encourage trial programs, pilot studies, and experimentation—and reward learning from these activities, even when something new fails—your organization will begin to develop its own evidence base. And if you keep learning while acting on the best knowledge you have and expect your people to do the same—if you have what has been called “the attitude of wisdom”—then your company can profit from evidence-based management as you benefit from “enlightened trial and error” and the learning that occurs as a consequence. (Article de la Harvard Business Review.)
Quel est le bénéfice d'EBMnt ? Eviter de faire des erreurs connues.

(Cela me semble un retour au pragmatisme de James et Dewey.)

dimanche 26 juin 2016

Feel bad movy

Feel good movy. Voici une expression que j'entends de plus en plus. C'est une réaction. Les films jusqu'ici, étaient des feel bad movies. Feel bad ? Moralisateurs. 

Sujet pour bac de philo. L'art est-il moral ? Pour moi, l'art, c'est, par définition, ce qui n'est pas raison. C'est étonnement et incompréhension, parfois horreur. C'est inexprimable par la raison. Neither good nor bad, autrement dit.

Affrontement Angleterre Europe

Sous la pression des nationalismes, l'Europe pourrait voler en morceaux. Il serait donc logique qu'elle fasse de l'Angleterre un exemple.

Et l'Angleterre pourrait avoir des raisons de faire éclater l'Europe. Et elle pourrait compter sur de puissants alliés. En lisant la presse internationale, je suis frappé de ce qu'elle reprend beaucoup des arguments économiques des pro Brexit. On ne se rend pas compte chez nous à quel point nous semblons incompétents, empotés, impuissants. 

La raison de cette effroyable image de marque vient, probablement, de ce que nous ne nous défendons pas. On peut taper sur l'Europe, sans qu'elle réagisse. Une des raisons pour lesquelles les nationalistes européens de tous bords n'en peuvent plus de subir des insultes à répétition ?
Investors could find bargains in areas like British stocks, especially those who feel Britain will ultimately emerge stronger after being unshackled from a project that has been unable to deal with Europe’s most pressing problems in recent years, like the refugee crisis and debt issues. (Forbes)
(Curieusement, on cite "la crise des réfugiés" comme la marque de notre ridicule. Sans penser que c'est justement l'immigration qui est à l'origine du Brexit. Et que l'Europe n'est peut être ni la principale cause des crises du Moyen-Orient, ni le refuge le plus évident vers lequel ses populations auraient dû se diriger.)

samedi 25 juin 2016

Brexit : enfin de l'action ?

Depuis longtemps, le monde n'allait pas bien. La situation se dégradait doucement. Morne plaine. Grâce aux Anglais, rien ne va plus. Voilà ce que je me suis dit hier matin. Enfin de l'action ?

L'Europe au bord du gouffre ? Nos dirigeants politiques vont-ils, à leur habitude, faire un grand pas en avant ?

Brexit et suicide

On me dit que le Brexit est un suicide. Mais les suicides sont rationnels. Ce que l'on lisait depuis longtemps, c'est qu'une partie de la population anglaise voulait se faire entendre, et n'y parvenait pas. Dans ces conditions, la seule façon d'être crédible est de mettre ses menaces à exécution. Quitte à sombrer. 

Maintenant, l'UE doit mettre ses menaces à exécution. Quitte à sombrer.

vendredi 24 juin 2016

Figures de style

Qu'est-ce qu'une figure de style ? C'est faire une entorse au bon usage pour véhiculer un sens nouveau, absent de la langue telle qu'elle se pratique. De ce fait, dès que la figure de style en devient une (est répertoriée), elle n'en est plus une. En tout cas, cela signifie que l'esprit est plus important que la forme. "Licence poétique" (reconnaissance qu'il existence un sens qui dépasse celui que peut véhiculer le langage codifié) plus approprié que "figure de style" (normalisée) ?

Livre.

Angleterre et Europe

L'identité de l'Angleterre se serait-elle construite contre l'Europe ? C'est ce que l'on a pu se demander en écoutant les débats du Brexit. En Angleterre, l'Europe, c'est le mal.

L'Angleterre n'a pas fait le deuil de son passé colonial, durant lequel elle semait le chaos en Europe et conquérait le monde (aussi par le chaos). C'est peut-être une des dernières nations à qui l'histoire n'ait pas appris l'humilité. 

(C'est aussi une nation divisée, entre cultivés et incultes. La lutte des classes lui est culturelle ?)

jeudi 23 juin 2016

Qu'est-ce qui ne va pas, chez Orange

Il y a quelques temps il y a eu un débat, sur ce blog. Qu'est-ce qui rend effroyable le service client d'Orange ? 

En fait, j'ai travaillé il y a vingt ans sur ce sujet. A l'époque où je faisais des études de marché. On se demandait alors pourquoi France Télécom suscitait un mécontentement aussi élevé. La réponse était : une organisation kafkaïenne. Cela ne tenait d'ailleurs pas à France Télécom. La réponse était la même concernant les assureurs et leur gestion des sinistres. Kafka est un produit de la bureaucratie.

C'est à cette époque que j'ai participé aux premiers changements de France télécom. Je suis parti de l'intérieur, et ai découvert les raisons du chaos : la mission des personnels avait changé, et ils n'étaient pas formés pour la mener à bien. Une fois les choses mises en ordre, l'entreprise savait se transformer vite et bien. 

Curieusement sa direction, qui avait choisi initialement ce moyen d'agir, de l'intérieur, s'est mise soudainement à vouloir imposer sa volonté.

Changement : fin ou moyen ?

L'idée fixe du moment, c'est la croissance. La relation client doit être faite par des machines, les mandarines sont élevées aux produits toxiques... Tout cela, c'est le "principe d'innovation" : il faut souffrir pour croitre. Car il n'y a que la croissance qui puisse nous sauver. 

Et si l'on partait de la société que l'on veut construire, avant de se demander comment y parvenir ?

mercredi 22 juin 2016

En Angleterre, la justice s'achète

J'entendais dire, par la BBC, qu'en Angleterre, dans le cas du divorce, vous pouviez louer un juge. Cela vous coûte cher, mais vous permet de ne pas perdre de temps avec la justice britannique. 

Que penser de cette nouvelle tendance ? Pour mieux protéger les gens on a créé des lois inapplicables ? Si bien que la justice n'est plus accessible qu'aux riches ?