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jeudi 6 juillet 2017

GPA

Hier, France Info interrogeait une personne qui produisait un enfant pour d'autres. Elle expliquait qu'elle avait fait un prix un peu au dessous de celui du marché, à 40.000€, et qu'elle avait appris ce qu'il fallait faire sur Youtube. Pour le reste, elle ne s'attacherait pas à l'enfant qui n'était pas le sien. Il est possible qu'elle ne s'arrête pas à cet essai. 

Exemple de transformation numérique ? Comme quoi la résistance au changement n'est pas où on le croit ?

Cela m'a aussi fait penser à des amis. Ils ont procédé à deux adoptions ordinaires. Et ils se demandent toujours quel a été l'impact de la vie avant adoption sur le comportement actuel de leurs enfants. Il se trouve aussi que, parmi leurs parents, il existe une personne née sous X et que cela trouble beaucoup. Curieux, que l'on se pose aussi peu la question de sa responsabilité dans la création d'un être humain. 

lundi 28 décembre 2015

2015 : le partage

Parmi les mots de 2015, il y a partage. Economie du partage. Ce terme a pris une connotation inattendue. Contrairement à l'après guerre en "expansion", où l'on voyait son sort s'améliorer, et où l'on disait à ses enfants qu'ils vivraient mieux que soi, la croissance stagne. Depuis 50 ans, la société semble se miter : certains connaissent le déclassement, d'autres s'enrichissent, parfois massivement. "Partage" signifie maintenant se battre pour les mêmes ressources. Le partage se fait par la force. 

N'est-ce pas ce que montre déjà "l'économie du partage" ? Lorsque la ressource est rare et que Airbnb ou Uber font jouer l'offre et la demande, seuls les riches peuvent avoir un taxi ou un logement ?

Quid de l'avenir ? Scénario Athénien ? Quelques oligarques, une masse laborieuse et des esclaves ? Scénario victorien, pas très différent du précédent ? Ou, au contraire, gestion des "ressources partagées" en mode "bien commun", comme on le fait des ressources rares ? Forme de communisme ? Ou encore redémarrage d'une croissance non destructrice ? Economie de la connaissance, qui croit quand on la partage ?...

(Martine Aubry aurait-elle vu juste ? Mais en voulant nous imposer ses idées par la force, elle a échoué ? Dommage qu'elle n'ait pas lu Kurt Lewin ou cru en la démocratie ?) 

samedi 14 février 2015

La connaissance meurt si elle n'est pas partagée

Pour augmenter ses connaissances, il faut les partager ! Ce n'est pas la connaissance qui est le pouvoir, mais l'information. L'information, elle, se perd lorsqu'on la donne. C'est le contraire pour la connaissance. Voici, en substance, ce que me dit Jean-Louis Ermine, grand nom de la gestion de la connaissance.

Révélation. Tout le développement humain n'est qu'accroissement de connaissances, me semble-t-il. En conséquence, plus l'humanité partage ses connaissances, plus elle se développe !

Mais que veut dire partage ? Tout le secret du développement pourrait bien être là. En fait, il me semble que ce partage demande un travail, et que c'est ce travail qui est réellement la source de la création. Premières idées :
  • Il faut identifier une connaissance qui est tacite
  • Il faut la mettre dans une forme qui va parler à l'autre, et qu'il saura utiliser sans avoir à trop se casser la tête. 
  • Faire ce travail va donner des idées d'application de ces connaissances. Ce qui va pousser à expérimenter, donc à développer de nouvelles connaissances... 

jeudi 12 février 2015

Economie du partage : avis de changement violent ?

Il est curieux que l’on ne s’intéresse pas aux conséquences de l’économie du partage. 

Qu'est-ce ? C’est partager ce que l’on a. Par exemple son logement. La particularité de cette économie, c’est la plate-forme Internet. C'est un marché électronique qui permet de faire l’échange. Celui qui la possède s’enrichit colossalement. Car, la plate-forme coûte peu et la caractéristique d’Internet tend à être le monopole.

Conséquences ? Cela fait des échanges économiques nouveaux : croissance. Mais c’est aussi une meilleure utilisation des actifs. Exemple : le cloud computing. Ce n'est pas qu'une simple délocalisation des ordinateurs, cela pourrait provoquer celle des DSI elles-mêmes. Et ce pour des raisons de compétence, de capacité d'adaptation à une technologie en évolution permanente, et non de coûts. Avis de changement violent ?

Prenons un autre exemple. Imaginons que l’on partage nos voitures. Cela pourrait faire tomber la production automobile. Or, comme l’industrie fonctionne aux limites de l’équilibre, une petite baisse peut la mettre en grosse difficulté. Donc créer une grosse crise. Et faire plonger l'économie dans un cercle vicieux, car tout est lié. Tous chômeurs. Et l'industrie automobile, se contracte et perd ses compétences. Demain, il n'y aura plus rien à partager ?

L’économie du partage pose un double problème.
  • Celui du changement incontrôlé. 
  • Celui de l'objectif du changement. Partager, plutôt que créer, c'est la misère. C'est minable. 

dimanche 27 avril 2014

Péril vieux ?

« le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans devrait doubler d’ici 25 ans ». Conséquences du vieillissement mondial ? « un ensemble de forces réduisant l’investissement et augmentant l’épargne, sans action politique les contrebalançant, fait que l’impact du vieillissement (conduit à un monde) de croissance faible (…), un trop plein d’épargne et de très bas taux d’intérêt. Ce sera un monde dans lequel le vieillissement renforce les changements de répartition de revenus que les nouvelles technologies ont provoqués : les vieux qualifiés gagnent beaucoup, les peu qualifiés de tous âges vivent difficilement. Les non qualifiés et les sans emplois s’en tirent particulièrement mal, ne parvenant jamais à acquérir les compétences qui leur permettraient de devenir de vieux travailleurs productifs ».

Mme Merkel crée un salaire minimum, réduit l’âge de la retraite, encadre les loyers. The Economist regrette M.Schröder. Et M.Blair. Certes, il n’avait pas fait que du bien. Et, il a gagné 60m£ en collaborant avec des régimes peu reluisants ou à qui il avait accordé des faveurs lorsqu’il gouvernait. Mais, en ce temps, la politique anglaise avait une autre mine. A l’Est de l’Europe, les communautés russophones sont autant de pions dans le jeu de M.Poutine. Mais les populations locales voient avant tout leur intérêt matériel. Italie. La Ndrangheta aurait-elle une direction invisible ? Corruption à Bruxelles ? « Les normes éthiques concernant le lobbying sont souvent moins rigoureuses à Bruxelles qu’à Washington. » Les factions palestiniennes pourraient s’unir. Pour une fois elles y ont un réel intérêt. Et The Economist croit à leur succès. Au Yemen, « à chaque fois qu’un drone tue des civils Al Qaeda devient plus fort (…) mais la dernière vague d’attaques laisse penser que cette politique va continuer de plus belle. »

USA. Il devient trop coûteux d’exécuter les condamnés à mort. Les beaux jours de la peine capitale seraient finis. Et on redécouvre James Madison. « La solution de Madison était une république vaste et diverse, dans laquelle les partis et les intérêts se contrebalancent, réduisant le risque qu’une minorité s’unisse pour se liguer contre les autres. »

En Thaïlande, « on est au-delà de la logique et de la raison, c’est devenu une question de foi ». Le pays sombre dans le chaos ? A moins que la famille gouvernante actuelle ne laisse la place à quelqu’un d’autre de son camp. Grève massive en Chine. L’ouvrier sachant son avenir menacé par des pays à bas coûts veut une retraite. Quant aux très riches et aux cadres supérieurs ils sont tentés de passer à l’Ouest. Ils gagnent beaucoup d’argent, ont un travail passionnant, mais leurs conditions de vie sont détestables. La monnaie chinoise peut-elle devenir monnaie de réserve ? Non, car il est dans l’intérêt du pays de contrôler son cours.

L’économie du partage croît et affronte la justice. Comme d’habitude avec Internet, elle attaque à la marge les entreprises en place. C’est suffisant pour menacer leur survie. Mais aussi, elle court-circuite les taxes, les assurances et autres règles que s’est donnée la société.

La dernière mode chez les laboratoires pharmaceutiques est de s’échanger des unités. Pour pouvoir se spécialiser. M.Gentskow est un économiste spécialiste des médias. Il a découvert, en particulier, que « le web (…) siphonne des revenus de là où l’attention du lecteur est durable, et les fait croître, là où elle ne l’est pas » et « si plus de journaux avaient fait payer leur contenu en ligne (…) les ventes de papier et leurs revenus seraient plus élevés. »

La réglementation MiFID1 avait pour but d'accroître la concurrence sur les marchés financiers européens. Elle a eu des conséquences imprévues : perte de contrôle d’une partie des échanges. MiFID2 veut les empêcher. « Les conséquences risquent d’être aussi radicales et imprévisibles que celles de son prédécesseur. » Quant aux entreprises américaines : « Une vague d’acquisitions est un signal classique de la fin d’un cycle haussier, un signe que l’ingénierie financière a pris la place d’une croissance des affaires saine. » 

L’avenir de la centrale nucléaire serait en mer. On y trouve toute l’eau dont elle a besoin. (Et il n’y a pas de voisins ?)