jeudi 8 février 2018
Palestinien
L'individualisme est un attrape couillon. Une personne tient son pouvoir de la société, des réseaux qu'il y possède.
(Il y a une tradition anglaise, cependant, qui peut être adaptée à cette situation. Ce que l'on a appelé "Peterloo". Une foule pacifique manifeste, avec hommes, femmes et enfants. Les forces de l'ordre prennent peur. Grand massacre. L'opinion s'en offusque... Mais le Palestinien n'est pas un Anglais.)
dimanche 27 avril 2014
Péril vieux ?
La dernière mode chez les laboratoires pharmaceutiques est de s’échanger des unités. Pour pouvoir se spécialiser. M.Gentskow est un économiste spécialiste des médias. Il a découvert, en particulier, que « le web (…) siphonne des revenus de là où l’attention du lecteur est durable, et les fait croître, là où elle ne l’est pas » et « si plus de journaux avaient fait payer leur contenu en ligne (…) les ventes de papier et leurs revenus seraient plus élevés. »
La réglementation MiFID1 avait pour but d'accroître la concurrence sur les marchés financiers européens. Elle a eu des conséquences imprévues : perte de contrôle d’une partie des échanges. MiFID2 veut les empêcher. « Les conséquences risquent d’être aussi radicales et imprévisibles que celles de son prédécesseur. » Quant aux entreprises américaines : « Une vague d’acquisitions est un signal classique de la fin d’un cycle haussier, un signe que l’ingénierie financière a pris la place d’une croissance des affaires saine. »
dimanche 13 avril 2014
Du bienfait de l'incertitude et du risque
En tout cas, si le risque est bon pour la santé, les pauvres devraient se réjouir :
Le retour de Dickens ? Il y a de plus en plus de travailleurs indépendants. « l’économie pourrait avoir créé un grand réservoir de travailleurs, ressemblant aux « spinsters » du début de l’Angleterre du 19ème siècle, des femmes seules qui étaient payées à la pièce pour tisser du textile chez elles, ou aux dockers qui se massaient aux portes de ports dans l’espoir d’être pris pour une journée de travail. Cela signifierait une économie dans laquelle les salaires sont maintenus bas de manière permanente, et les profits demeurent élevés. » Art de la politique aux USA. Les milliardaires utilisent leur argent pour faire tomber les politiciens adverses ; on est élu de père en fille, histoire de capital de marque. Bouleversement en France. M.Drahi, simple polytechnicien, parvient à défaire les projets de l’establishment. Les entreprises ressortent les vieilles marques. Probablement parce que nous n’avons plus confiance dans les marques actuelles. Technologie de l’information, grave problème de sécurité. « Cet épisode est un nouveau rappel des problèmes de sécurité auxquels les entreprises doivent faire face à mesure que de plus en plus d’activités économiques se font en ligne. »
Les négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens sont mortes. Raison ? « Actuellement, Israël est fort et le mouvement palestinien faible. » Sur le long terme cette faiblesse n’est peut-être pas dans l’intérêt israélien : un Etat mixte sera dominé démographiquement par les Arabes. Le gouvernement sud-africain est massivement corrompu.
lundi 19 août 2013
The Economist contre Internet
lundi 26 novembre 2012
Vieux démons occidentaux, guerre en Palestine et espoir au Mexique
Le Mexique aussi se transforme. Les Chinois devenant chers, les industries qui veulent alimenter les USA s’installent chez lui. D’où croissance forte, arrêt de l’émigration. Mais aussi baisse du taux de fécondité (au dessous de celui des USA, dans dix ans). Malheureusement, le parti gouvernemental serait corrompu.
Théories économiques. Pendant longtemps on nous a enjoints de ne penser qu’aux intérêts de l’actionnaire. Aujourd’hui, on dit que c’est dangereux. Mais, curieusement, The Economist nous demande de continuer sur la même voie, les alternatives ne conduisant à rien de mesurable… De manière plus profonde, peut-être, le journal pense que ce n’est l’indicateur, en lui-même, qui est en faute, mais la façon dont les dirigeants l’ont employé. « Le problème n’est pas que les investisseurs sont des idiots, mais que les dirigeants le croient. »
dimanche 11 novembre 2012
Super Obama et autres histoires
mardi 3 janvier 2012
Changement en Palestine.
jeudi 10 novembre 2011
Méconnaissance géographique
- Défaite en rase campagne de l’Éducation nationale ? Elle ne fait plus son travail qui est de nous armer pour penser ? (La République des instituteurs)
lundi 17 octobre 2011
Échanges Israël Palestine
- Parce que la direction palestinienne pourrait aller de Syrie en Égypte, et que l’Égypte aurait demandé une forme de concession, en échange du déménagement.
- Pour affaiblir le Fatah, qui a demandé à l’ONU de reconnaître un État palestinien.
- Pour faire oublier au peuple israélien son mécontentement.
lundi 26 septembre 2011
État palestinien
mercredi 30 mars 2011
Courroie de transmission syrienne
lundi 28 mars 2011
Moyen-Orient et démocratie
Par exemple, il y existe une grande quantité de pays où des Sunnites dominent des Chiites (cf. Arabie Saoudite). Ce qui permet à l’Iran d’être le Robin des bois de ces derniers.
dimanche 20 février 2011
Israël menacé
Certains médiateurs pensent qu’un environnement moins amical, à la fois dans la région et à l’étranger, est le seul moyen de pousser Israël à donner aux Palestiniens un État digne de ce nom.
mercredi 16 février 2011
Amérique et Moyen-Orient
dimanche 2 janvier 2011
Guerre au Moyen-Orient ?
- Les Palestiniens seraient bien mieux armés que lors de la première et pourraient infliger de très sérieux dommages à la population israélienne.
- Les extrémistes de chaque bord seraient trop forts pour qu’une guerre puisse être évitée sans intervention pacificatrice extérieure.
samedi 16 octobre 2010
Obama et Israël
jeudi 28 janvier 2010
De l’importance d’être Sarkozy
À tort ou à raison, j’ai l’impression que B.Obama pense l’opposition républicaine trop stupide pour s’accorder avec elle. Et, c’est vrai que l’argumentation de celle-ci est affligeante, haïssable. Mais est-ce sa faute ?
Je me demande, si, comme tout parti d’opposition, les Républicains ne cherchent pas, par essai / erreur, ce qui peut déséquilibrer le gouvernement. Ce qu’il tente d’abord est le plus classique, souvent le plus bas (la moralité du président, les peurs les plus grossières de la population, les valeurs fondamentales de l’opposition). En France, le PS n’a pas trouvé la faille de la majorité, ses succès ne sont que de courte durée. Aux USA, les tactiques simplistes ont tout de suite marché. Les Républicains s’y sont donc tenus.
L'échec de sa politique palestinienne me conforte dans cette idée. Le plan de B.Obama a été immédiatement mis KO par Israël. Je ne suis pas sûr que les Israéliens s’attendaient à un succès aussi facile.
Tout cela me fait croire que B.Obama a un colossal point faible : il n’est pas N.Sarkozy, une « bête politique ».
samedi 1 août 2009
Obama dos au mur
« Les quelques prochaines semaines pourraient déterminer le destin de la présidence de Barack Obama » (Crunch time) :
B.Obama a voulu gérer la nation et le monde sans se salir les mains, en se contentant d’orientations vagues et bien pensantes. Mais ça ne marche pas, tous les projets qu’il a lancés menacent d’être des désastres, qui n’améliorent rien mais enfoncent la nation dans le déficit. S’il n’entre pas dans la mêlée, s’il ne mouille pas le maillot, le pire est à craindre. « Il doit descendre de son nuage et se mettre à montrer la voie ». Voilà ce que dit The Economist.
Mais, il n’y a pas que du mauvais : s’il a entre les mains le sort du monde, c’est que les problèmes de ce dernier ne sont pas aussi insolubles que l’on aurait pu le penser.
- Ainsi, à mon grand soulagement, The Economist se redécouvre une veine démocratique et explique à M.Obama comment amener Républicains et Démocrates à s’accorder sur un système de santé qui assure tout le monde (objectif du président) sans ruiner le pays (un souci qui n’est pas que républicain).
- Plus surprenant, il semblerait que la question israélo-palestinienne ne soit pas désespérée. À quelques ajustements près, susceptibles d’être réglés par une négociation intelligente, les deux camps (ou 3, si l'on tient compte de la division Hamas/Fatah) sont d’accord sur des principes qui puissent fonder un arrangement durable. Ce dont ils ont besoin, c’est d’un catalyseur, d’un négociateur déterminé.
M.Obama n’a pas arrêté de nous parler du changement. Ça tombe bien, le monde est dans une situation favorable au changement, il ne lui faut qu’un « leader du changement » compétent, et M.Obama est dans une situation idéale pour occuper cette position.
Compléments :
- Une remarque brillante sur ce qui fait croire que le Moyen-Orient est dans une impasse : « En ce moment, les politiciens des deux côtés se définissent par l’extrémisme de leurs opposants les plus déraisonnables ».
- Ce que j’entends par leader du changement : Mesurer la capacité au changement d’une entreprise.
- Ce blog est d’accord avec The Economist (pour une fois !) : Obama : charme éventé ? B.Obama doit enfin comprendre que s’il veut qu’un changement réussisse, il doit le contrôler (Contrôlez le changement !).
dimanche 18 janvier 2009
Paix en Palestine
- Paix des braves, comme en Irlande : les belligérants s'épuisent et finissent par se rendre compte qu'ils ne peuvent pas venir à bout de l'autre, peut-être à s'estimer. En tout cas à se respecter.
- Les opposants trouvent un projet commun, et comprennent que l'autre leur est utile, leur apporte quelque chose qu'ils ne peuvent obtenir seuls.
Ces mécanismes semblent inhérents à la constitution de groupes humains : Le respect ou la mort ?
vendredi 2 janvier 2009
Israël et la Palestine
Hervé Kabla, qui est en Israël, est perplexe quand aux raisons de l’offensive de l’armée israélienne en cours.
J’avais entendu qu’elle s’expliquait ainsi : l’on s’approchait d’élections et le parti politique qui ne serait pas favorable à la guerre les perdrait certainement. Je m’étais fait quelques vagues réflexions sur les complexités du fonctionnement d’une démocratie.
Hervé estime 1) qu’il n’y a rien de nouveau dans les tirs de roquettes sur Israël, l'explication de l'offensive ; 2) que le parti travailliste, au pouvoir, n’a rien à gagner de cette guerre, puisqu’elle mécontentera son électorat arabe. En outre, l’offensive est à la fois bien préparée (Israël s’est assurée de l’appui de l’Egypte), sans l’être : l’armée israélienne menace d’une attaque au sol, mais ne semble pas avoir le type de troupe nécessaire à ce genre d’opérations. En attendant, elle mobilise ses réservistes.
Difficile de dire quoi que ce soit d’intelligent sur ce conflit…
- Il n’y a pas de guerre des civilisations comme pensait pouvoir l’affirmer le très dangereux Huntington (Mort d’Huntington). Les cultures s’adaptent les unes aux autres. Si on leur en laisse le temps, elles copient ce qui semble réussir ailleurs. Je ne vois pas de raison pour qu’il n’y ait pas de paix au proche orient.
- Mon intuition me faisait regarder avec suspicion Israël. Peut-on, avec raison, utiliser massivement la force contre un ennemi sous équipé ? Cela ne fait-il pas une victime de cet ennemi ? Dans la dernière guerre du Liban, Israël n’a-t-il pas cru, comme l’Amérique de la deuxième guerre d’Irak, que l’on pouvait imposer son modèle du monde par la force ? La population palestinienne ne vit-elle pas dans des conditions effroyables, d’où sa colère ? Je me demande si je ne me suis pas trompé, une fois de plus. Je suis passé à côté de l'essentiel. Eu égard aux règles de notre monde, beaucoup de choses sont compréhensibles, mais une est inadmissible : qu’une culture veuille la mort d’une autre. Je ne pense pas que ce soit le cas d’Israël vis-à-vis de ses voisins. Qu’en est-il de quelques élites dirigeantes palestiniennes et iraniennes ? Tant qu’elles n’auront pas changé d’avis, il sera difficile de faire porter tous les torts aux représailles israéliennes, et d’arriver à une paix. Lorsque l’on veut la mort de quelqu’un, on peut s’attendre à ce qu’il essaie de vous tuer. Ça ne choquait pas nos ancêtres les barbares.
- Il y a un moyen de mettre de l’ordre dans la perplexité d’Hervé Kabla : expliquer l’offensive israélienne comme un bluff. Mais, alors, la menace déterminée de l’usage de la force peut-elle produire un changement d’opinion ? Peut-elle amener les protagonistes à émettre des exigences qui ne soient pas inacceptables par l’autre parti ? Le monde palestinien est-il suffisamment constitué pour que qui que ce soit puisse s’engager pour lui, sans être trahi par telle ou telle faction ? D’ailleurs peut-il y avoir changement de cap sans un intermédiaire qui recueille ce que les uns et les autres ne peuvent pas se dire ? L’Amérique ne pouvant pas jouer ce rôle à court terme, Israël compterait-il sur une Europe qui n’a jamais fait ses preuves dans ce type de situations ?... En tout cas, j’espère que c’est le bon moment pour une médiation…



