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vendredi 5 février 2016

The Economist et France Culture

The Economist et France Culture furent les piliers de ce blog. Pourquoi ? Parce que la contradiction fait réagir, que la réaction nourrit le blog, et que ces deux médias me semblaient dogmatiques, un à droite, l'autre à gauche, et contraires à ma nature in quiète (en deux mots), autrement dit qui se méfie des certitudes. 

Eh bien, aujourd'hui, j'ai lâché The Economist et je trouve France Culture de mieux en mieux. Pourquoi ? Parce qu'ils ont évolué à l'inverse l'un de l'autre. Le premier en se solidifiant dans son idéologie, en lui sacrifiant une forme de rigueur intellectuelle et d'élégance britannique, le second en menant l'enquête, en s'interrogeant. Et si, finalement, la France avec quelques leçons à donner au monde ? 

samedi 22 août 2015

The Economist résilié

The Economist a joué un grand rôle pour ce blog. Pourtant j'ai résilié mon abonnement. 

Cette résiliation n'a pas été d'ailleurs sans un curieux incident. En juillet, j'ai reçu un mail de The Economist me disant que, comme je l'avais demandé !, mon abonnement était automatiquement renouvelé. Or, j'avais pris grand soin de ne pas cocher l'option du renouvellement automatique. Du coup, je suis allé regarder sur le site du journal ce qui figurait sur mon espace abonné. J'ai découvert alors que je n'avais plus la possibilité de choisir le système de renouvellement, ou même de voir les choix que j'avais faits. J'ai donc envoyé un mail au service compétent pour lui annoncer mon intention de mettre un terme à mon abonnement. Le jour d'après ma volonté était faite. Ce qui est à mettre au crédit de The Economist. 

Pourquoi ai-je quitté The Economist ? Pour une raison paradoxale. En fait, je le lisais parce que nous ne sommes pas d'accord. Depuis 150 ans, au moins, il milite pour le libre échange comme alpha et omega du bonheur humain. Ce qui me semble nous promettre un monde bien triste. Un monde de boutiquiers. Mais un blog se nourrit de contradictions. Ce qui ne me convient plus, c'est que, contrairement à ses principes, The Economist s'est mis à manipuler l'information pour qu'elle aille dans le sens de ses préjugés. Par exemple, il s'est livré à un exercice particulièrement malhonnête intellectuellement en ce qui concerne la France. Autre exemple : M.Poutine. Que The Economist le présente, avec la France et M.Chavez, comme le grand Satan, ne me dérange pas. Mais qu'il ait annoncé, dès que des sanctions ont été décidées contre lui, que sa politique conduit la Russie à la ruine, alors que l'on peut constater que ce n'est pas le cas, est beaucoup plus grave. Qu'on l'aime ou pas, M.Poutine est probablement remarquablement pragmatique et a compris que la Russie était un petit pays qui doit jouer avec plus fort que lui. Et il le fait, me semble-t-il, plutôt habilement. On ne peut pas en dire autant des USA. 

mardi 28 juillet 2015

The Economist est en vente

The Economist est en vente, ai-je lu il y a quelques jours. (Article du Financial Times.) Le groupe Pearson, actionnaire depuis 1957, et qui possède 50% de ses actions, cherche un acquéreur. Il a déjà vendu le Financial Times. 

Selon moi, il n'a probablement pas tort. Car The Economist est sur la pente descendante. Il est victime, en décalé par rapport à la profession, de la révolution numérique. Ses revenus publicitaires disparaissent. Mais le plus intéressant n'est pas là. The Economist a un système qui lui garantit l'indépendance de pensée. Des "trustees" s'assurent qu'il ne subit aucune pression de ses actionnaires. D'où deux remarques :
  1. Ce modèle ne pourrait-il pas être adopté par les journaux français ? 
  2. Ce dispositif rend difficile la vente, puisque l'actionnaire a peu de pouvoir. En outre, il transforme les journalistes en rentiers, opposés à tout changement. Effectivement, le titre subirait une grosse décote : The Economist ferait deux fois les bénéfices du FT mais vaudrait autant.
Et deux idées :
  1. Pourquoi ne pas entrer en bourse ? Le petit porteur n'a aucune velléité de contrôle de l'entreprise. Et ses critères d'investissement sont irrationnels. Love money.
  2. Il y a peut-être du travail pour un activiste. Celui qui parviendrait à entrer dans le groupe, à démonter le système assurant son indépendance d'écriture pourrait faire rapidement une plus-value de 400m£. 

dimanche 17 mai 2015

The Economist : le divorce

D'ordinaire, le dimanche à 13h, je publie quelques commentaires sur le dernier numéro de The Economist. Je ne l'ai pas fait cette fois-ci. Je me demande si je ne vais pas mettre un terme à cette tradition. Pourquoi ? 

Parce que cela me demande, finalement, pas mal de travail. Et que je travaille beaucoup, par ailleurs. D'autant que, du fait des jours fériés, le journal arrive parfois samedi. Je m'interroge donc sur la rentabilité de mon investissement.

The Economist me semble de plus en plus comme un has been. Après quelques décennies triomphales, le temps de l'idéologie qu'il défend depuis 170 ans, le marché, me semble être derrière nous. C'est désormais un réactionnaire. Les forces de transformation de la société sont probablement ailleurs. Et si j'allais, moi aussi, chercher ailleurs,  mon information ? (à suivre.)

dimanche 10 mai 2015

L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer l’homme ?

L’Intelligence artificielle était à la mode au début des années 80. Apparemment, elle reviendrait en force, et ferait peur à des penseurs éminents. Va-t-on remplacer l’homme par la machine ? « Ignorez la menace d’une prise de pouvoir des ordinateurs sur le monde, et vérifiez qu’ils ne sont pas en train de prendre votre emploi. » Il se trouve, justement, que le numérique s’en prend à la banque. C’est Fintech. Curieusement, c’est le régulateur qui est le meilleur allié de l’innovateur. En effet, il considère qu’il n’est pas porteur de risque systémique. S’il y a problème, c’est le prêteur qui paie les pots cassés. Du coup, l’innovateur peut espérer dépecer la banque par appartement. Et ne lui laisser que sa partie réglementée, devenue non rentable. D’où la question : que se passera-t-il en cas de crise ? Si Fintech survit, il aura un avenir. Peut-être au sein d’une banque. (En tout cas, cela semble signifier que le système financier devient beaucoup plus risqué. Ce qui pourrait l’amener à se contracter ?)

La France regroupe ses régions. Cela correspondrait plus à une rationalité stratégique qu’économique (la fusion n’entraînera pas de synergies mais probablement de gros surcoûts). M.Renzi réforme. Il va de succès en succès. Mais, serait-il en train de construire une dictature ? La doctrine économique allemande est l’ordolibéralisme. Le marché doit être encadré par des lois morales, inspirées de la gestion vertueuse d’un foyer. Dangereux ? « Presque partout, Syriza a obtenu le contraire de ce qu’il a promis. Il a juré de mettre un terme à la dépression grecque. La croissance s’est arrêtée. Il a promis d’arrêter les politiques d’austérité en Europe. Il a servi la cause des avocats de la rigueur au-delà des espoirs les plus fous de l’Allemagne. Il a promis de se débarrasser des mauvaises habitudes des partis traditionnels, il semble en fait, s’en être emparé. » Changements au Moyen-Orient. La levée de l’embargo américain sur l’Iran bouscule l’équilibre local. Les pays du Golfe demandent l’aide des USA. Aux USA, ceux qui refusent le mariage pour tous pour raison religieuse font l’objet de mesures de rétorsion de la part de la justice.

Numérique : les gros vont probablement manger les (relativement) petits. L’industrie américaine est touchée par la baisse du dollar. Elle pourrait devoir délocaliser. L’Europe essaie de construire un marché unique du numérique, mais ses dysfonctionnements endémiques devraient tuer ses velléités. Y compris celles qui consistent à s’en prendre aux entreprises américaines. 

Désormais, c’est le client pauvre qui fait, gratuitement, le travail de l’entreprise. Elle a peut-être poussé le bouchon un peu loin. Cela supprime des emplois, et cela la coupe du contact avec le marché qui est nécessaire pour le connaître. L’économie comportementale gagne du terrain. On a trouvé des applications à la manipulation des comportements humains en micro économie. Mais pas encore en macroéconomie. Le rendement des obligations européennes augmente. Ça ne devrait pas durer. Le vieillissement ne produit pas nécessairement la déflation.

On arrive à raccrocher le changement climatique à la météo. Il provoquerait une très nette probabilité d’augmentation « d’événements extrêmes », comme les vagues de chaleur, mais pas les tempêtes. Les canons électriques gagnent la marine : maintenant que le navire est électrifié, on a un moyen économique de bombarder. 

dimanche 3 mai 2015

Albion au bord du précipice ?

L’Angleterre vote le 7 mai. Elle fait pitié. Ses états financiers sont bien plus mauvais que ceux de la France, sa productivité recule. Son grand succès a été de remplacer ses chômeurs par des travailleurs (très) pauvres. Aujourd’hui, c’est le chaos : 5 partis politiques pour un système fondé sur le bipartisme. Et surtout l’émergence d’un nationalisme « régional » (Ecosse, Irlande, Pays de Galle, Angleterre), sans précédent. Mais il faut voter Cameron, même s’il veut sortir de l’Europe, dit The Economist. Sans quoi vous aurez la France !
Justement, partout le peuple s’appauvrit. Cause ou conséquence : flexibilité du travail et entreprises de travail temporaire ? C’est ennuyeux, mais attention à ne pas y toucher, sinon vous aurez la France (et son chômage de masse) ! (Décidément notre pays est à l’honneur.) On notera un curieux graphe que je commenterai dans un prochain billet.

La corruption empêche l'Espagne de se redresser. Une étude a trouvé que « les entreprises les moins productives croissaient plus vite que les autres ». Ce qui compte n’est pas la compétence, mais les copains. Nouvel article sur Margrethe Vestager. La rigueur nordique est lâchée sus aux monopoles. Aux USA, la baisse du prix du pétrole n’a pas stimulé l’économie. Etrange. (Et si la peur de l'avenir poussait à l'épargne ?) M.Netanyahou s’en prend à sa Cour suprême. Conflit entre deux Israël : d’un côté les valeurs universalistes occidentales, de l’autre le nationalisme et la religion. Pour le reste, Israël est en paix. Les Arabes se battent entre eux. Et Israël est copain avec l’Arabie saoudite et l’Egypte. C’est le bon moment pour attaquer le Hezbollah. Afin de profiter de ce qu’il est pris par plusieurs fronts. Et pour l’affaiblir, avant que ses troupes de choc ne reviennent, pleines d’usage et raison, s’occuper de leur voisin. Le président indonésien veut montrer qu’il est un fort. Alors il fait exécuter les trafiquants, et couler les bateaux de nationalités qui ne peuvent le menacer. (En particulier, il se garde bien d’ennuyer la Chine.) Quant à la Chine elle mène à la fois une politique d’agression et de conciliation. C’est ainsi qu’elle colonise la mer de Chine. Son objectif est d’asseoir sa domination régionale.

On parle de désarmement nucléaire. Ça ne semble mener nulle part. Mais, au moins, le contact n’est pas rompu. Programme pour un bombardier américain. Il doit pouvoir détruire n’importe quel pays. Boeing et Lokheed Martin affrontent Northrop. L’activité militaire du camp qui perdra disparaîtra. Pour une fois, la France crée la mode : le droit de vote renforcé pour actionnaire durable semble gagner le monde. Médicaments génériques : les entreprises tentent de se concentrer pour pouvoir augmenter leurs marges. VW remplace son président, par un légèrement plus jeune, de façon à ce qu’il puisse continuer à faire les mêmes erreurs. Détourner la loi constitue une part importante du modèle économique de l’entreprise innovante. Comment acheter des terres à des petits résistants ? La leur payer un prix correct et déplacer vers d’autres terres équivalentes ceux qui ne veulent pas céder. (Le type d’idée qui vous vaut un prix Nobel.)

Innovation. Le drone est utilisé par le malfaiteur. Ce qui crée un marché pour l’anti-drone. Et, pour une fois, la France serait en pointe. Les Chinois, pour leur part, sont en pointe pour créer un homme génétiquement modifié. Vus les premiers résultats obtenus, on est dans l’univers des apprentis sorciers. 

dimanche 26 avril 2015

Immigration en Europe : mort par chaos ?

Enquête sur les boat people de l’Europe. Ils viennent des zones de conflit (Syrie), et de pauvreté (Mali). (Mais peut être pas d’extrême pauvreté, car il faut pas mal d’argent pour faire le voyage.) Leur nombre n’est pas en augmentation significative. S’ils meurent plus, c’est peut-être parce qu’en attaquant les bateaux des passeurs, l’Europe les force à prendre des embarcations de fortune. C’est aussi parce que l’Italie a mis un terme à son programme Mare Nostrum, qui repêchait les embarcations en difficulté. On lui reprochait d’encourager l’immigration. On pense maintenant que ce n’était pas le cas. Il permettait simplement d’éviter des morts. Alors pourquoi ne pas adopter le dispositif qui a permis la prise en charge mondiale des boat people vietnamiens ? Parce que l’Europe donne un tel spectacle de désorganisation lamentable que personne n’a envie de l’aider. (Quant aux Australiens, ils empêchent les boat people d'approcher de leurs côtes. Ils les auraient découragés.)

L’Europe, justement. Portrait en regard de MM.Schäuble et Varoufakis. Chacun ressemble à l’image que donne son pays. M.Schäuble est un invalide digne et droit. M.Varoufakis, un dilettante hypocrite, qui s’occupe fort peu de son ministère des finances, trop occupé à gagner de l’argent sur le circuit des célébrités et à mener la vie de la jet set. La Grèce est proche de la sortie. Les fonds spéculatifs ne croient plus à ses chances. L’impact de son départ, pour l’Europe, serait limité. Ce serait même une bonne opération pour les marchés financiers. Mais elle peut gagner du temps en payant ses salaires avec des reconnaissances de dette.  Quant à la France, son problème est la flexibilité de l’emploi, dit The Economist. Avec un euro inflexible, l’emploi doit s’adapter. Or, la France, contrairement à l’Allemagne, protège l’emploi en place. D’où chômage et précarité. MM.Hollande, Valls et Macron savent ce qu’il faut faire mais ils sont bloqués par la résistance du système (politique ?). Ils font donc du Schröder en sous marin. Ils facilitent les licenciements, notamment en réformant la justice. Et ils réduisent les charges patronales. De manière à ce qu’elle ne puisse pas être détectée, la manœuvre a été divisée en petits morceaux. Mais peut-elle être efficace dans ces conditions ? Et l’Angleterre, ne devrait-elle pas être notre modèle ? Voilà un pays qui a fait de la flexibilité de l’emploi sa loi fondatrice. Eh bien tout va mal, et M.Cameron, qu’interviewe The Economist, s’en fiche. L’Europe tape sur Gazprom. Message : M.Poutine est un tigre de papier. Les USA, depuis la guerre du Vietnam, ont maintenu la paix en Asie. La Chine en a profité pour se développer. Ce qui lui donne les moyens d’éliminer l’influence américaine… Quant au Japon, la protection américaine l’a infantilisé. Aux USA aussi M.Obama essaie de faire passer ses traités de libre échange en douce. Comme en France, son parti n’en veut pas, mais il a l’appui tacite de son opposition. Et il y a des tas de candidats à l’investiture républicaine. Pas que l’on compte être élu, mais parce qu’un coup de pub est toujours bon pour une carrière.

La Chine, Eldorado de la bagnole occidentale, c’est fini. Le marché se contracte. Maintenant surcapacité et guerre des prix. Cela va être fatal aux producteurs locaux. Mais ce n’est pas grave. Ce n’est pas le véhicule, mais le composant qui compte aujourd’hui. Les compagnies aériennes occidentales, c’est fini. Après le low cost, qui va attaquer le long courrier, les « connecteurs » mettent le dernier clou à leur cercueil. Emirates, Etihad, Qatar et Turkish Airlines emploient, comme l’Ouest, la technique de la subvention massive. Mais eux sont riches. Et leurs aéroports, contrairement à ceux de l’Ouest, sont à des emplacements stratégiques.

Il y a une grosse spéculation sur la dette d’entreprise. Cela devrait claquer l’année prochaine en Europe, et un peu plus tard en Amérique. (Attention, M.Drahi ?)

Les sciences du management n’ont plus que de vieux gourous. 

lundi 20 avril 2015

The Economist aime la France

Pour illustrer un article, je tape "The Economist" sur Google Image. Et je découvre les couvertures que The Economist a consacrées à la France :


The Economist annonce une diffusion à 1,5m de personnes. L'élite internationale. Avez-vous la moindre idée de ce que peut coûter à la France un tel matraquage publicitaire ? 

Et, le plus surprenant est que nos élites bavent d'admiration devant The Economist. Enfin quelqu'un qui comprend leur calvaire ? 

(PS. Le Figaro a fait le même exercice que moi. Et il donne une liste plus complète que la mienne.)

dimanche 19 avril 2015

Le capitalisme futur sera familial ?

Les théories économiques sont fausses, dit The Economist. L’avenir est au capitalisme familial. Son poids est énorme. Et ce sera encore mieux demain : les pays émergents ne sont que capitalisme familial. Et si le journal avait trouvé l’avantage décisif du modèle ? La transmission. La famille ne cherche pas à optimiser la valeur actionnaire, elle veut transmettre une belle entreprise à ses petits enfants. Et, surtout, elle transmet une « culture », tout un savoir-faire accumulé au cours des ans (mais aussi tout un réseau relationnel !). Les inégalités ont de beaux jours devant elles.

Effectivement le capitalisme actionnarial semble s'autodétruire. Les grandes entreprises sont devenues des organismes financiers. Leur métier officiel n’est qu’une façade. Ce qui compte pour elles est de faire fructifier leur argent sur les marchés. D’où cercle vicieux. Le mécanisme d’investissement productif est désamorcé, les entreprises font grimper la valeur de leurs actions en les achetant et en fusionnant entre elles. Quant au risque financier, on est parvenu à en protéger les banques. Le financement de l’économie est maintenant entre les mains d’acteurs que l’Etat n’aura pas à protéger. Mais il est bien plus grave qu'avant. La croissance de la Chine faiblit dangereusement. Va-t-on vers un crash ? On parle de construction et d’immobilier, de risque de bulle. On entre dans l’abstraction économique. Apparemment, la croissance chinoise n’a plus un fondement très sain. Il y a beaucoup de raisons d’inquiétude, mais aussi de signes que l’atterrissage est maîtrisé. La popularité de M.Poutine atteint 90%. Le Russe se sent menacé par le reste du monde. Et M.Poutine joue sur sa peur. Mais ne peut-elle pas se retourner contre lui ? Car, ce dont il accuse les Occidentaux n’est rien d’autre que ses propres tactiques… On nous dit beaucoup de mal de l’Europe du Sud, et pourtant la Finlande est en aussi mauvaise santé qu’eux. Et, en plus, elle est un pionnier en termes de vieillissement de la population. Et si elle se transformait en laboratoire de recherche sur la question ? « A mesure que d’autre grands pays vieillissent, ils pourront apprendre de la Finlande – et peut-être acheter quelques-uns des produits et services qu’elle fabrique. » Et justement. Pour cause de vieillissement accéléré ?, l’Allemagne reçoit deux cent mille demandeurs d’asile par an. Ses ressortissants en ont ras la casquette. Au Moyen-Orient, la paix des USA avec l’Iran semble être liée à la chute des prix du pétrole. L’Arabie saoudite fait baisser les cours du pétrole, ce qui affecte la Russie et l’Iran. Mais la Russie arme l’Iran, dont l’influence contre-balance celle des Saoudiens et des milices sunnites. Et les USA, dont les producteurs de gaz de schiste résistent mieux que prévu aux baisses des prix, jouent les arbitres. (Neutralisation de « l’axe du mal » ?)

GE ferme son activité financière. Elle était énorme. Mais elle était devenue un handicap. Ce qui reste est un portefeuille de participations, remanié sans cesse, et sans grande cohérence. L’Europe attaque Google. Mais, le problème de l’Europe en termes de numérique, n’est pas Google. C'est l’absence d’un marché commun. C’est pour cela qu’aucun Google ne peut se développer. Nokia achète Alcatel. Mais s’ils sont aussi mal tous les deux, c’est du fait d’acquisitions ratées… Le cloud computing remplace une activité rentable par une autre qui ne l’est pas ! « En termes météorologiques, les gros utilisateurs d’IT peuvent espérer des ciels bleus (…) les fournisseurs de capacité de calcul en ligne, un ciel couvert, de faible rentabilité (…) et les fabricants traditionnels de logiciel et de matériel, des conditions orageuses ». Les écoles privées anglaises (Eton and co) sont un modèle à suivre. Elles se sont positionnées avec succès sur le marché de l’ultrariche. Elles facturent 30.000£ par élève et par an.

Les politiciens manipulent l’économie pour lui donner une apparence de santé, et se faire réélire. Mais, le phénomène est plus que compensé par l’inquiétude que fait naître l’élection, qui paralyse l’économie. Solution ? Transparence. L’économie n’oscillera pas stupidement si on lui dit la vérité.  

samedi 18 avril 2015

The Economist en difficulté ?

Indices d'une chute de la qualité de The Economist :
  • J'ai noté un fléchissement pendant les vacances, stagiaires ?
  • Petites entourloupes, qui semblent dire que les journalistes en font de plus en plus. Par exemple, il arrive souvent qu'il y ait plusieurs articles sur un même thème. Ou que quelque-chose qui semblait destiné à l'Europe ou à une autre région, se retrouve en partie économie. 
  • Il y a aussi ce site web qui n'arrête pas de me demander de m'identifier. Me prendrait-on pour un voleur de contenu gratuit ? 
  • Plus généralement je juge les articles bien moins bons qu'il y a trente ans, et, pour être honnête, très mécaniques (un paragraphe = une idée + chiffres en appui). Mais je souffre peut-être du mal du vieux schnock. 
Du coup, je me suis demandé s'il n'y avait pas eu restructuration. 

J'ai regardé (rapidement) les rapports annuels du groupe. C'est le cas ! Il demeure très rentable (marge de 17,8%, 59m£ pour un CA de 332m), mais son chiffre d'affaires et sa rentabilité baissent (-30 et -8m£ en 2 ans). Un plan social vigoureux aurait été mené dès 2012, la masse salariale a été nettement réduite (de 118,1m£ à 104,9). 200 personnes auraient été licenciées soit une sur 8 ! Ce qui explique peut-être que la rentabilité du groupe demeure élevée. 

En fait, tout est en baisse : les revenus des souscriptions passent de 177 à 167m£ en 2 ans ; la publicité de 127 à 95m. Révolution numérique si j'en crois ce qui est dit. 

En tout cas, The Economist sait où est le véritable créateur de valeur.
  • Ses employés sont virés en masse. 
  • La qualité de son produit baisse. Et, bien sûr, plus question d'attirer le lecteur par des offres promotionnelles. Le client est là pour payer. Et pas pour donner un avis inconvenant. 
  • Son ancien directeur général touchait un salaire de 1 m£, ce qui est remarquable pour une PME. Et croissance continue des dividendes. Le bénéfice par action est de 174,6p, dont 163,4 est distribué à l'actionnaire... 

dimanche 12 avril 2015

Reprise à l'Ouest

Vacances de Pâques ? Les articles de The Economist sont deux à trois fois plus longs que d’ordinaire. D’ailleurs tout commence par une éruption volcanique en 1815 ! Conclusion : les éruptions sont imprévisibles, peuvent avoir des tas de conséquences imprévues, mais l’humanité est beaucoup plus résiliente aujourd’hui qu’hier.

M.Renzi réforme, rien de neuf là aussi. D’après The Economist, les systèmes clientélistes auraient une sorte de point de bascule politique. « Quand un politicien démontre de manière convaincante qu’il ne fléchira pas, ses anciens ennemis changent souvent de camp. » La radio française et ses « 388 délégués syndicaux » (sur 5000 personnes) sont en grève tournante. Preuve d'efficacité : il y a eu « 622 réunions de comité d’entreprise en 2013 ». La Grèce rend visite à la Russie, mais revient bredouille. La Biélorussie, affectée par la crise ukrainienne, pourrait se tourner vers l’UE. En Angleterre, la dirigeante du parti indépendantiste écossais a une grosse côte de popularité. Elle dit vouloir faire gagner les travaillistes, mais c’est D.Cameron qui pourrait le mieux servir ses intérêts. L’accord sur le nucléaire iranien semble rencontrer moins de résistance que prévu. Mais il suffit que ceux qui s’y opposent en Iran parviennent à gêner les actions de contrôle pour que cela permette à ceux qui s’y opposent aux USA de le faire échouer. C’est de plus en plus chaotique en Iraq, en Syrie et en Lybie. USA. Si Mme Clinton est élue, elle fera la politique, très favorable à l’entreprise, de son mari. Cuba n’est plus en froid avec les USA. « Les entreprises américaines sont impatientes de traverser les détroit de Floride, mais il reste des obstacles. » « Mais le changement, même s’il est lent, ne peut probablement pas être arrêté. » Asie. « Il semble que M.Xi soit guidé par un rêve d’hégémonie régionale, dans lequel des pays comme la Corée du Sud et le Japon dérivent de leur propre volonté de l’orbite stratégique américaine vers celle de la Chine. »

L’énergie renouvelable se développe. En partie grâce à la Chine, très polluée. Il va devenir rentable de produire son électricité. Shell achète BG. Signe des temps. Le gaz est plus porteur que le pétrole. Les grands projets d’exploration ne sont plus d’actualité. Et les baisses de prix ont plus affecté les grandes compagnies que les petits producteurs de gaz de schiste. Bref, les grands fusionnent pour survivre. Mais l’avantage est peut-être aux petits. Le drone grand public a le vent en poupe. DJI, une entreprise chinoise, en vend déjà pour 500m$ par an. L’économie européenne décolle enfin. Ceux qui devraient en profiter sont ceux qui ont rendu flexible leur marché du travail, en particulier l’Allemagne et l’Espagne. Mais pas la France. « La reprise européenne devrait bénéficier aux entreprises et aux pays qui ont utilisé la crise pour devenir moins européens. » En Amérique, aussi, cela devrait repartir durablement. Du fait du départ à la retraite des produits du baby boom, la demande de main d’œuvre pourrait dépasser l’offre d'où augmentation des salaires. Les USA facilitent le « crowdfunding ». Beaucoup de petits investisseurs risquent d’y laisser leur chemise. 

samedi 11 avril 2015

Censuré par The Economist

The Economist a fait de moi un héros. L'égal, au moins, de Voltaire. Un commentaire que je faisais sur un de ses articles a eu l'honneur d'être censuré ! (Je ne m'en serais pas rendu compte, si je n'avais pas reçu un billet m'informant de la décision des censeurs.)

L'histoire est curieuse, car le commentaire semblait bien innocent. L'article portait sur la question de l'efficacité des réunions. Et concluait qu'il fallait les mener en isolant au maximum chaque participant de l'influence des autres... Bref que les réunions marcheraient mieux si ça n'en était pas. Mon commentaire correspondait, en substance, au contenu d'un précédent billet. 

C'est étrange que The Economist, qui se dit le défenseur de la liberté de parole, et qui a, même, reproduit une caricature du Prophète de Charlie Hebdo, soit aussi susceptible à un commentaire portant sur la technique des réunions ! Je trouve cela plus inquiétant que les écoutes de la NSA.  

dimanche 5 avril 2015

Libérez les villes !

En dépit du progrès technique, la créativité est une affaire de troupeau. Plus du monde peut vivre dans une ville, plus cela profite à l’économie. Mais la réglementation a nombre d’effets pervers, notamment spéculatifs, qui empêchent les villes de se développer. Comme d’habitude, les pauvres en sont les premières victimes. « La part croissante du revenu national qui va vers les possesseurs de capital, plutôt que vers les travailleurs, est largement due à une augmentation des paiements aux  propriétaires de logements. » Les « zones économiques spéciales » sont à la mode. Malheureusement, elles donnent rarement les résultats attendus. Alors, on innove. Elles vont bientôt pouvoir faire leurs lois. (« Dumping social » : on n’a encore rien vu ?)

Les Hollandais ont le blues en dépit d’une économie, relativement florissante. Car, comme dans beaucoup d’autres pays, elle profite à peu de gens. Toute petite Bretagne ? Malgré une comptabilité créative, le budget de l’armée anglaise rétrécit rapidement, avec l’influence internationale du pays. Et curieusement, alors que « l’Europe s’est transformée en 40 ans, d’un club français protectionniste et illibéral, en un groupe favorable à la liberté des marchés et des échanges, plus anglo-saxon », grâce à l’action de l’Angleterre, M.Cameron veut la quitter. Le Nigéria élit un nouveau président, dans le calme. Mais, il va devoir compter avec une économie en mauvais état. Elle dépend d’un pétrole dont le prix baisse. Tout le reste est importé… Et si l’Iran devenait notre ami ? Sa production de pétrole a peu de chances de repartir rapidement, mais il a des gisements de gaz qui pourraient être utiles à des Européens en délicatesse avec M.Poutine. Plus inattendu. M.Assad est devenu fort dépendant des Iraniens, et de leurs alliés. Et ceux-ci veulent arrêter les frais. « « Nous allons nous débarrasser de M.Assad à un moment ou un autre », dit un dirigeant du Hezbollah, « je pense que l’Iran attend le bon moment ». » Le sud des USA est resté marqué par son passé confédéré. Par ailleurs, plus les armes tuent, plus les lobbys font voter aux élus des lois favorables aux armes. « L’Iowa envisage une loi qui permettrait aux enfants de moins de 14 ans d’utiliser des révolvers. » Contrairement à sa réputation, le Japon compte beaucoup de pauvres. (Seulement 5 pays de l’OCDE en ont une plus grande proportion.) Comme partout ailleurs, c’est une question de chômage et « d’emplois de mauvaise qualité ». En Grèce, le problème, ce sont les retraites. 17,5% du PIB. On arrête tôt le travail et on est très généreusement payé.

Microsoft a été le pionnier du cloud et du mobile. Mais a échoué pour avoir voulu protéger son monopole Windows. Il a appris de ses erreurs. Maintenant se pose une question : le monde dans lequel il entre est infiniment moins rentable que celui dont il vient... La production d’acier chinoise, qui avait atteint des sommets, entame un déclin. Des moments difficiles se préparent pour une industrie particulièrement peu efficace, qui va devoir se rationaliser ? Baisse des profits des entreprises américaines. Mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale, dont les moteurs, Chine et USA, sont également en ralentissement ? L’art est un investissement. Mais il est hautement spéculatif. Alors, autant aimer ce que l’on achète. Car on risque d’avoir du mal à le vendre.

Une grossesse qui se déroule dans de mauvaises conditions (« infection, malnutrition, stress, pollution de l’air ») produit des hommes diminués. « Une théorie dit que l’adversité durant la grossesse met en marche des gènes qui prédisposent l’enfant à des maladies chroniques. » Aux USA, un organisme privé installe un système sophistiqué de surveillance des fonds marins. Mais sans avoir consulté les scientifiques et les pêcheurs. Cela aurait ralenti le projet. Maintenant on espère qu’il sera utile. 

dimanche 29 mars 2015

Enseignement supérieur : la fabrique du crétin ?

Le modèle américain d’enseignement supérieur, et de massification de celui-ci, a gagné le monde, dit The Economist. Mais, aux USA, il  ne fabrique plus de connaissance, mais de la discrimination. C’est le diplôme qui compte. Parce qu’il est l’unique critère d’embauche utilisé par les entreprises. Ce qui provoque un effondrement de la qualité de l’enseignement et une explosion de son coût. Donc une sélection par l’argent d’une élite très peu éclairée. Quant aux autres, l’éducation qu’ils reçoivent n’est plus digne de ce nom. (La fabrique, massifiée, du crétin ?)

Ailleurs dans le monde, l’Arabie Saoudite et l’Iran se livrent une guerre par pauvres interposés. Au fond, ce qui compte, c’est que l’autre ne prenne pas l’avantage. Résultat : au Moyen-orient et en Afrique, c’est le chaos. (Ce qui arrange tout le monde ?) En France, les partis de gouvernement se réjouissent, mais Mme Le Pen a gagné. L’Ukraine est gouvernée par des oligarques. C’est eux son problème. Pour le moment, ils semblent se disputer. (La Russie a été dans la même situation, mais M.Poutine les a remis à leur place.) Mme Merkel dirige l’Europe. Son plan : une apparence de France forte, pour qu’on n’ait pas l’impression que l’Allemagne est sans contre-poids ; et « une Europe unie, gouvernée par des règles fiscales strictes, en paix avec ses voisins. » (Une Europe triste, mais digne ?)  En Angleterre, rien ne va plus ? M.Cameron pourrait être éliminé par son parti, s’il est réélu. Mais, le plus probable est que l’élection de mai produise un gouvernement minoritaire de gauche, incapable de gouverner. Ce n’est pas ce qu’il faut à la fragile économie anglaise. M.Netanyahou doit se battre contre les Palestiniens et M.Obama. Deux ans à attendre. Traités commerciaux des USA avec l’Asie et l’Europe. L’Amérique veut imposer ses normes au monde, surtout à la Chine. Pour le moment l’affaire tournerait à l’avantage de cette dernière. « Présenter (le traité avec l’Asie) comme une façon de contrer la Chine risque d’ajouter une (humiliation) inutile : cela pourrait faire ressembler (la défaite de la diplomatie américaine à) une victoire chinoise. »

L’industrie d’extraction de charbon connaît un mauvais moment. Il pollue (et pas que par le CO2 : mercure, sulfure, oxydes nitriques), et la Chine réduit sa consommation. Seul espoir : l’Inde. Mais elle veut exploiter ses propres ressources. Le vrai danger : que les milieux financiers n’y croient plus, et privent de financements les entreprises du secteur. Wall Street a produit des entreprises zombies qu’une nouvelle génération de fonds cherche à restructurer. Exemple : Kraft « a fait l’objet de 7 fusions ou cessions depuis 1980 ». Du coup l’entreprise a perdu le nord. C’est « le résultat de l’hyper activité des hommes d’affaire de Wall street ».

Monde numérique. La guerre du moment, c’est l’application de messagerie. Il s’agit, par le biais de "plates-formes", de mettre la main sur les flux de données des particuliers et des entreprises. Et d’asservir ses concurrents. Finalement, le capitalisme asiatique s’ouvre aux pratiques occidentales. Ils n'ont pas pu faire autrement. C'est la loi de la globalisation. Transparence et simplification, entrée d’administrateurs étrangers aux familles dirigeantes, et de quelques activistes.

« La capacité de digérer le lait pourrait expliquer comment l’Europe est devenue riche. » Pour permettre au drone d’éviter l’imprévu, on cherche à lui faire imiter les insectes. (Le plus surprenant est qu’on y parviendrait.)

dimanche 22 mars 2015

Traités internationaux : combat entre modèles de sociétés ?

Et si une guerre des civilisations était en train de se livrer ? Les traités commerciaux mondiaux sont remplacés par des traités régionaux. L’enjeu réel de ces traités est d’y fixer des normes (culturelles ?), et de les imposer à ceux qui n’y ont pas participé. Combat entre modèles de société. A ce jeu, l’Amérique n’aurait pas le dessus. Elle veut marginaliser les Chinois. Elle a refusé d’entrer dans leur banque de financement des travaux d’infrastructure en Asie. Pas de chance, tout le monde s’y rue. L’Amérique est isolée. Idem ?, les USA s’en prennent au président du Venezuela. Effet inverse de celui attendu : son peuple se regroupe derrière lui.


Le modèle qui a dominé le monde se fissure ? La « valeur actionnaire » est remise en cause. On constate que, contrairement à ce que dit ce modèle, l’actionnaire n’a que des droits limités sur l’entreprise, puisqu’il a des responsabilités limitées… L’Amérique augmente ses taux d’intérêts. Augmentation du dollar. Quelles conséquences ? Elles seraient surtout pour les nombreux pays qui ont emprunté en dollars pour profiter de faibles taux. Surtout « l’inconnue est la confiance. Comment la perspective de taux élevés va-t-elle affecter les esprits animaux des investisseurs et des acheteurs immobiliers ? » C’est un « saut dans l’inconnu ». En tout cas, le jeu des banques centrales est dangereux. En faisant des emprunts d’Etat des investissements qui ne comportent plus que des risques, elles pourraient « modifier fondamentalement la nature du marché des obligations – pour toujours ». (Les banques centrales menacent-elles de mettre en faillite les prêteurs ?)

Les principes qui font la pérennité de l’Etat Islamique ont été touchés. Ses revenus pétroliers, détruits par les bombardements, et son réel moteur : un expansionnisme sans freins. Mais les causes qui l’ont fait émerger, elles, n’ont pas été atteintes. Au contraire ? « Les territoires détruits sur lesquels il espérait se construire (…) pourraient bien terminer en plus mauvais état qu’ils n’étaient au départ. »


Vie quotidienne du monde. Les Grecs réclament aux Allemands un dédommagement pour un emprunt forcé fait durant la guerre de 40. L’équivalent de 11md€. Il en a été question, un jour. Mais les temps ont changé. Car les Allemands se voient désormais comme des victimes (de la crise de l’euro). Les pays des Balkans sont asphyxiés par « un mélange de népotisme, de montagnes de taxes, et de freins à l’entreprise ». Leurs citoyens cherchent le salut dans l’immigration. L’Europe veut répondre à la désinformation russe. Faire de la propagande serait contre-productif. Systémique Netanyahou ? Parce qu’il a fait des promesses de campagnes de droite, il va gouverner à gauche. En effet, pour gagner les élections, il s’est mis à peu près tout le monde à dos. Pour réparer la casse, il pourrait demander à M.Herzog de devenir ministre des affaires étrangères. Ce que ce dernier, à qui sa défaite va coûter son poste actuel, accepterait. L’Egypte veut relancer son économie en construisant des gigantesques villes nouvelles, à la Dubaï. Ce n’est pas la première fois que ça a été tenté. Les autres ont raté. Certaines parties des USA sont dans une misère abjecte. Les démocrates ont tenté d’y remédier par des subventions. Ça n’a pas marché. La population va donc voter pour les Républicains, qui vont lui ôter toute aide. L’Italie et la France s’en prennent à leurs notaires. Ils gagnent un peu trop bien leur vie et concourent à renchérir le prix de l’immobilier (1%).

Pourquoi y a-t-il autant d’espèces de coléoptères ? Parce qu’un « sous ordre » semble produire des espèces qui défient la sélection naturelle. Ferez-vous des études universitaires ? Cela dépend avant tout de votre environnement familial à la naissance. La réussite scolaire est une question de liens sociaux, bien plus que de capacités intellectuelles. « Les parents éduqués s’engagent dans un dialogue socratique permanent avec leurs enfants (…) Les parents de la classe ouvrière (…) exigent simplement que leurs enfants leur obéissent. » Les Palestiniens essaient d’utiliser contre Israël les techniques terroristes qu’Israël a employées contre le colonisateur anglais. Mais si l’Angleterre avait fait ce que fait actuellement Israël, Israël n’existerait pas. Bonne nouvelle, pour finir ! Il y a stabilisation des émissions de gaz à effet de serre. Ce qui prouve que lorsque l’on veut, on peut.

dimanche 15 mars 2015

Puissante Asie, faible Occident ?

L’Asie, en tant que Région, a acquis une réelle compétence industrielle. Chaque pays y joue un rôle. La Chine, en particulier, possède un puissant tissu économique, avec une riche sous-traitance. Par ailleurs, elle a été gagnée par la mode des aéroports. Ou, plus exactement, des villes construites autour d’un aéroport. Ces aéroports ont immédiatement la taille d’Heathrow… M.Netanyahou va-t-il être réélu ? Pas totalement sûr. Curieuse personnalité : « ni ses alliés, ni ses ennemis ne croient tout à fait ce qu’il dit ». Mais « nous avons besoin d’un premier ministre qui soit un salaud » pense un conducteur de taxi. Marine Le Pen devient une rock star. Raison de son succès ? « « Quand ils se battent contre le FN » dit Mme Le Pen, avec jubilation, « nous nous battons pour les Français ». » En Russie le KGB et les Tchétchènes, les hommes de main de M.Poutine, s’affrontent. En Europe, il y a deux poids deux mesures. Pour la France, d’une part, et pour les petits pays, de l’autre. En Angleterre, la main d’œuvre est extraordinairement pauvre (et peu productive) : « des 15 membres initiaux de l’UE, seulement la Grèce et le Portugal ont des coûts horaires plus faibles (que l’Angleterre) ». Cela semble en partie dû à l’immigration : « un demi million d’immigrants de plus qu’en 2010 sont employés en Angleterre, ce qui représente à peu près un tiers de la croissance de l’emploi du pays ». Le président égyptien se bat contre les Islamistes et semble vouloir, et avoir le talent pour, s’impliquer dans les affaires africaines. Dans certaines villes américaines, le rôle de la police est de rançonner la population (noire ?) pour combler les trous budgétaires. Dans 30 ans, plus d’un quart de la population des USA sera hispanique. The Economist se réjouit de cet afflux de sang neuf. Cependant, il semble que la transition n’aille pas de soi. Ils sont considérés comme « non blancs » (du coup, les « blancs » seront bientôt en minorité) ; non seulement l’ascenseur social ne semble pas marcher, mais ce serait le contraire qui se passerait : il y a un risque de « sous-classe hispanique » ; et il y a un risque « d’affrontement avec les blancs âgés », car, demain les vieux seront blancs, mais pas les jeunes…

L’esclavage se porte toujours bien. Particulièrement en Inde. Les « supply chains » lui seraient favorables.

MOOCS. On leur trouve d’utiles usages, en appui des cours traditionnels, et aux mêmes prix qu’eux. Notamment pour aider les élèves en difficulté. Mais aussi, c’était prévisible, pour la formation continue, et, à distance. The Economist ne croit pas aux montres d’Apple. D’une manière générale, à moins d’une « killer app », ce type de gadget portable ne devrait avoir un intérêt que pour les entreprises. En revanche, les troubles internationaux poussent les nations à s’armer. C’est bon pour l’industrie de la défense. La carte de visite n’a pas été disruptée par Internet. Pour contrer les menaces de Google, les assureurs vont nous équiper, nous et nos maisons, de capteurs. Et nous surveiller de près. « Les assureurs sont occupés à se transformer en entreprises technologiques. »

La politique monétariste de la BCE fait s’envoler la bourse et s’effondrer l’euro. Les Américains commencent à souffrir. Les inégalités de salaire viendraient du nombre et de la taille grandissants des entreprises. 

dimanche 8 mars 2015

Instabilité du couple et péril nucléaire

Le risque nucléaire était moindre durant la guerre froide qu'aujourd'hui. La raison ? On était alors plus raisonnables que maintenant. La bombe s'est démocratisée et beaucoup de monde se sent floué. « La Chine et la Russie sont mécontents de ce qu’elles perçoivent comme un ordre international basé sur la loi et créé et dominé par l’Ouest. » Le chantage au nucléaire devient acceptable pour gagner quelques avantages. Et aucun système d’avertissement ou de négociation n’existe entre potentiels liquidateurs de l’espèce humaine.

Plus on veut égaliser l’homme et la femme plus ils sont différents. La fille tend à être studieuse et à faire des merveilles à l’école. Le garçon a un comportement de bourrin : soit il est éjecté du système scolaire et termine dans le caniveau soit il gagne des fortunes, car les postes les mieux rémunérés réclament le sacrifice de son humanité. (Et les mathématiques sont pour les bourrins !) Pas facile de constituer des couples dans ces conditions.

Pour le reste, M.Poutine pourrait avoir décidé de faire régner la terreur en Russie. Des bandes de truands exécutent ses opposants. Le plus préoccupant ?, est qu’il pourrait ne pas les maîtriser. Les Russes installés en Estonie s’intégreraient au pays. En Italie, on tente de faire de la RAI, reflet des luttes politiques nationales, une « entreprise normale ». Après une gesticulation coûteuse, la Grèce semble reprendre le chemin du précédent gouvernement. Amnesty International serait en cheville avec un mouvement proche de l’Etat Islamique (Cage). Iran. L’économie souffre. « Plusieurs banques d’Etat seraient au bord de la faillite. » Règne de l’hypocrisie : les forces militaires qui le gardent s’enrichissent dans l'importation, et les groupes américains font de très bonnes affaires par le biais d’intermédiaires. Obamacare a « disrupté » l’économie de la santé et provoqué une forte innovation. Il semble que ce soit bon pour la population, et pour le système de soins, particulièrement inefficace : il consomme 17% du PIB national, et donne des résultats médiocres. Mais les Républicains ne désespèrent toujours pas d’abattre la loi. Républicains qui ont appelé M. Netanyahou afin qu’il critique leur président. Ce qui leur aurait permis de faire oublier leur dernière reculade (concernant une loi sur la légalisation d’immigrés).

Les Google, Apple et Facebook se font bâtir des sièges sociaux grandioses. « Le besoin d’élever un monument au prestige et à la puissance d’un gouvernant existe depuis les origines de l’histoire. » Et marque le début de sa fin.

La stratégie de M.Drahi est « emprunter, acheter, virer ». Même si, en ces temps de taux faibles, il ne manque pas d’investisseurs, son niveau d’endettement commence à être très préoccupant. A ce sujet, l’art est devenu le moyen de placement, de dissimulation ?, des extra riches. Un moyen un peu trop opaque, y compris pour leur propre bien.

Les grands empires bancaires (dont la BNP) passent un mauvais moment. Ils sont devenus beaucoup trop complexes, et réglementés, pour être économiquement performants. Mais aussi pour être démontés… Curieuse histoire de Citigroup, au passage : une banque monstrueuse qui ne semble pouvoir survivre qu’à coups de paris fous, qui se terminent en drames !

Le management par objectif tente un retour. Mais modifié. La définition et le suivi  du respect des objectifs individuels est collectif, et plus ou moins permanent. A nouveau, les effets pervers semblent difficiles à éviter… 

dimanche 1 mars 2015

Le téléphone mobile conquiert la planète...

Demain l’humanité aura dans sa poche un superordinateur. En quoi cela va-t-il changer sa vie ? « Le téléphone est une pièce centrale de l’Internet des choses » : c’est « une télécommande pour presque tout ». Cela va aussi bousculer l’entreprise puisque la plate-forme de choix n’est plus le PC ou Internet, mais l’application mobile. Et peut-être aussi notre sécurité. Les téléphones sont particulièrement mal protégés, et ce sont des espions nés ! (Un exemple : « les gyroscopes qui détectent les mouvements peuvent être utilisés pour enregistrer la parole même quand le micro du téléphone est éteint » !). Curieusement l'omniprésence du téléphone mobile pourrait à la fois rendre impersonnelle l’interaction humaine tout en établissant un lien permanent avec l’humanité. (Société d’individus isolés sous le regard de tous ?)

L’Allemagne devient le leader de l’Europe. Qu’est-ce qui la guide ? Eviter que les crises ne dégénèrent en guerre ; éthique ; défense du système international ; conserver l’unité de l’UE, de l’OTAN et de l’Ouest. Et, comme tactique : abandonner ce qui est perdu, pour « sauver le reste ». Ce qui ne fait pas une stratégie. Et ce qui manque de force de dissuasion. Le nouveau gouvernement grec doit faire avaler à ses électeurs qu’il ne peut faire autrement que mener la même politique que ses prédécesseurs. M.Renzi, as du changement ? Il réformerait le droit social. Et ce pour apporter un peu de protection à sa masse de travailleurs précaires et réduire les protections des travailleurs installés. En espérant que cela donne envie d’embaucher à l’entreprise. Les Espagnols sont prêts à tout pour renouveler leurs partis de gouvernement. Après Podemos, voilà qu’arrive Ciuadadanos. Il proposerait un « programme de réformes pragmatiques ». L’Ukraine est prise entre les tanks russes et le FMI. L’infrastructure du Liban a été détruite par la guerre, et seulement partiellement reconstruite. Qu'il existe des installations critiques pour la vie du pays favorise les comportements mafieux. Des partis politiques aux entrepreneurs.

Renouveau industriel aux USA ? Apparemment seulement. Dans beaucoup d’industries de pointe, le pays ne serait pas compétitif. Une question d’impôts et d’éducation. Au moins. Au Venezuela, la situation économique est catastrophique. Le gouvernement cherche à éviter de perdre les élections en jetant en prison ses opposants. La situation économique du Brésil est préoccupante. Désespérée ? A tel point qu’un mouvement thatchérien émerge.

L’Islam est-elle une religion de violence ? Ceux qui disent le contraire sont discrédités aux yeux du peuple… L’Etat Islamique étant un Etat, il a besoin de femmes.

On croyait vivre « l’âge d’or du gaz ». Pas de chance pour les producteurs. Ce le sera peut-être un jour. Mais pas maintenant. L’offre dépasse la demande. Ce qui devrait poser des difficultés à beaucoup d’entre eux, et à leurs fournisseurs.

Xiaomi, fabriquant chinois de téléphones mobiles, connaît un gros succès. Grâce à une formule gagnante : il réalise ses marges sur les applications mais pas sur les téléphones. Honda a essayé de rattraper ses concurrents. Pour le moment cela lui cause surtout des problèmes de qualité. Ils entraînent le départ de son PDG. HSBC a grandi trop vite. Sa gouvernance n’a pas suivi. Du coup, elle a empilé les petits arrangements avec la légalité. Ce qui lui explose à la figure aujourd’hui. Finmecanica, conglomérat hétéroclite, est restructuré. Autre exemple du vent de réforme qui souffle en Italie. 

Histoire des relations difficiles entre économie et politique. Avant 1918, les riches gouvernent. Peu d’impôts et d’Etat. Puis c’est le suffrage universel, l’Etat intervient, éducation et sécurité sociale. Après guerre, c’est le keynésianisme. L’Etat empile les dettes. Inflation et chômage. Puis c’est le monétarisme et ses banques centrales. Aujourd’hui, les nations sont aux prises avec des forces qui les dépassent. Les hommes politiques sont impuissants. Ce qui est mauvais pour la démocratie. (Je ne suis pas d’accord : ce n’est pas parce qu’on ne peut pas contrôler les forces de la nature, que l’on est impuissant !)

La culture contre l'homme ? La nature a calculé nos cils de façon optimale « pour conserver la cornée humide, et éviter les poussières ». Mais la mode a fait du cil féminin un « signal ». Le faux cil est un crime contre l’humanité. 

dimanche 22 février 2015

Fin du bipartisme anglais ?

Le système politique anglais a été conçu pour être un affrontement entre deux partis. Il y a maintenant 6 partis importants en Angleterre, et les deux principaux sont de moins en moins représentatifs de la société. On se dirigerait vers une représentation proportionnelle.

M.Valls fait passer les lois Macron en force. La France, guidée par ses intérêts de consommatrice, est avec lui. Les Juifs européens vont-ils partir vers Israël ? Ca ne semble pas une tendance forte. S’ils le font ce ne sera pas pour des raisons de sécurité, mais pour pouvoir vivre « une vie ouvertement juive d’une façon qui est de moins en moins possible en Europe ». Le parti de Mme Merkel est faible dans les régions et les Etats. « Personne ne peut dire ce qui va arriver à son parti après son départ. » Début de négociation entre MM.Tsipras et Varoufakis et l’Europe. Ils sont parvenus à se mettre tout le monde à dos.

Pour ennuyer M.Obama, les Républicains pourraient ne pas voter le budget de la sécurité intérieure. En dépit des risques terroristes. Les Kurdes iraquiens semblent s’acheminer vers l’indépendance.

Apple et Google ont peu de chances de « disrupter » les constructeurs automobiles, qui sont beaucoup plus rapides et efficaces qu’eux. Ils feraient mieux de collaborer. Les drones sont réglementés aux USA. C’aurait pu être pire, mais ça gène les projets d’Amazon.

Déflation dans le monde. Raison : partout les travailleurs sont en position de faiblesse. Là où on embauche, le travail est flexible. En Europe, c’est le chômage. « Si ces tentatives échouent (des banques centrales), alors la satisfaction d’avoir une nourriture et une énergie bon marché sera de courte durée et les économies criblées de dettes se trouveront devoir utiliser les gains dus aux  baisses de prix pour tenir à distance leurs créditeurs ». Le prix du pétrole remonte. Mais c’est parce que les clients stockent. Cela ne peut pas durer. Les Saoudiens, qui veulent mettre au pas leurs concurrents, pourraient avoir le dernier mot. L’Egypte essaie de relancer son économie. Mais le pays est fort peu sûr. Les investisseurs son contraints pour trouver des rendements corrects de chercher des placements de plus en plus exotiques. Ils en sont aux marinas et aux stations d’essence. Les banques centrales pratiquent le taux d’intérêt négatif. Cela devrait inciter les banques à prêter. Mais ce n’est pas le cas. Cela fait, essentiellement, chuter les devises nationales. Du coup, l’Europe veut mettre en contact direct l’épargnant et l’entreprise qui a besoin d’argent. Cela semble passer par une uniformisation des normes européennes. 

dimanche 15 février 2015

La Russie veut briser l’Europe

Ce qui se livrerait en Ukraine, ce serait le choc des civilisations. D’un côté, le modèle occidental de la liberté individuelle, de l’autre son antithèse, et son champion, Poutine. Il se bat pour les « valeurs » de la Russie, « la plus importante étant le monopole de l’Etat sur le pouvoir ». « Le rôle joué par l’idéologie communiste a été en grande partie remplacé par celui de l’Eglise orthodoxe, qui, comme l’Etat lui-même, s’est transformé en quelque chose qui ressemble à un monstre. » Il cherche à exporter son « idéologie », « de même que jadis, il exportait le communisme ». Dans cette guerre, la stratégie de M.Poutine est de diviser l’Europe. Pour ce faire, il finance les partis extrémistes (droite et gauche) et les écologistes européens. Dernièrement, il est devenu le financier du Front National. « Il veut exercer une pression sur les maillons faibles de l’Europe pour briser l’unité européenne. » Et l’un de ces maillons faibles est la Hongrie, « Etat illibéral », dépendant du gaz russe. Grande tentation : attaquer un pays balte, à forte minorité russe, mais d’une manière ambiguë, qui n’entraîne pas une interprétation évidente du traité d’entraide de l’OTAN, et donc produise un déchirement de l’alliance.

En Europe, Mme Merkel est assise sur un tas d’or. Elle laisse son pays tomber en ruine. Et l’Europe sombrer dans le cercle vicieux de la dépression. DSK explique que, trop occupé à « sauver le monde », il n’avait pas la tête à vérifier la nature, payante ou non, de ses distractions libertines. Cela va-t-il pousser les Français à se préoccuper de la vie privée de leurs gouvernants ? Et l’armée anglaise est en déshérence « la Grande Bretagne n’a plus une idée très clair d’à quoi servent ses forces armées ». D’ailleurs, elle a disparu de la scène internationale ! La Grèce a subi « un effondrement économique équivalent à celui qu’a connu, de l’autre côté de la Méditerranée, la Lybie ». Son gouvernement est pris entre le Charybde de ses créanciers, et le Scylla de ses alliés de gauche et de droite, sans compter l’espoir renaissant de son peuple.

En Inde, la croissance, pour peu que les chiffres soient fiables, dépasserait celle de la Chine. Par ailleurs, l’amour de l’électorat pour son arrogant nouveau premier ministre semble tiédir. Aux USA, contre toute attente, les pouvoirs militaires du président ne font que croître.

Un moyen d’améliorer l’école des pauvres ? Un programme qui transforme en enseignants, pour deux ans, d’excellents élèves doués d’un tempérament de leader. En revanche, l’Anglais est particulièrement mal enseigné. Cause ? Des enseignants qui ne parlent pas anglais…

Le « crowdfunding » lève 72m$ pour un jeu vidéo. L’industrie de la mode utilise ses défilés comme moyen de communication, permettant de vendre au consommateur électronique final.

La baisse des cours du pétrole a fait boire un bouillon à beaucoup de fonds d’investissement. Ce qui fait des affaires pas chères à récupérer par leurs collègues. L’immobilier a la faveur des investisseurs. Il n’est pas encore spéculatif...

L’innovation serait le fait d’une forme de sélection naturelle agissant sur de petites évolutions aléatoires. Au moins en ce qui concerne le violon. Le système monétaire pose un problème : pour qu’il fonctionne correctement, ce qui semble signifier une forme de monnaie unique, il demande au peuple une « discipline » qu’il est rarement prêt à accepter.