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dimanche 16 janvier 2022

Intelligence d'Android

Android partage la culture du PC : il n'est pas intelligent. 

Selon l'expression de ma mère, "ce n'est ni fait ni à faire". Non seulement c'est laid, mais, contrairement à la logique d'Apple, il n'y a pas de cohérence. Rien n'est correctement fini. Même le français utilisé semble celui d'extra terrestres. Et l'on ne sait jamais bien à qui appartient l'application que l'on utilise et à quoi vont servir les données auxquelles elle demande accès. D'ailleurs, c'est le principe même d'Android : il est proposé gratuitement par Google pour servir ses intérêts. 

Curieux choix : d'un côté du pas cher, moche et dangereux, de l'autre (Apple), du beau et bien fait, mais un très mauvais rapport qualité prix. L'économie de marché produirait-elle nécessairement une société de classes ? 

jeudi 2 septembre 2021

L'invention du marché ?

La mort est une maladie à laquelle on ne consacre pas assez d'investissements, entendait-on il y a quelques temps. 

Le moyen du changement, c'est souvent le sophisme. Par exemple, ce blog cite une idée qu'ont eue des Américains : beaucoup d'entreprises s'étaient engagées à payer une retraite à leurs salariés ; cela était donc une dette, et les dettes se renégocient, en particulier lorsque l'entreprise est en faillite ! Il suffisait donc de mettre des entreprises en faillite pour gagner beaucoup. 

Et s'il en était de même du marché ? Le marché n'est que "défaillances" exploitées par le virtuose. Et si le dit virtuose avait convaincu la société des bénéfices d'un marché libre, et réussi le casse du siècle ?

mercredi 25 août 2021

Le bon arbre est un arbre mort

Un arbre mort vaut plus qu'un arbre vivant, me disait-on. 

Paradoxalement, il en a été de même de Flaubert ou de Baudelaire. 

C'est un des paradoxes du marché. Il donne de la valeur à ce qui est nocif. L'air pur ne vaut rien, l'eau pur ne vaut rien, la terre vierge ne vaut rien, les services que l'on se rend au sein d'une famille ne valent rien, le pétrole ne vaut que par son coût d'extraction... Une entreprise vaut plus cher en pièces que d'un seul tenant, alors qu'elle n'est pas viable en pièces, etc. 

Un des maux les plus dangereux de notre temps, c'est le marché libre. En effet, c'est lui qui fixe la valeur des choses et de la vie. Et il le fait d'une façon perverse. 

Marché et aliénation

L'économie de marché fait-elle notre malheur ? C'est ce que pensent certains. Seulement, la solution qu'ils proposent, plus de marché, ne satisfait pas les autres. Ce qui fait que, bien qu'ils partagent le diagnostic, ils préfèrent ne pas en envisager les conséquences. 

Qu'est-ce qui pourrait rendre toxique le marché ? Il semble avoir un talent fou pour exploiter nos failles. Nous aimons le sucre ? Il nous en fournit à gogo, et nous transforme en obèses. Il s'oppose, d'ailleurs, à toutes les règles sociales. On interdit la drogue ? Voilà qui est bon pour les affaires ! Et c'est probablement cet effet pervers qui le rend si dangereux : et s'il était en train d'exploiter une faille dont nous n'avons pas conscience ? 

Que faire ? L'ennemi du marché semble être le groupe humain, ce que l'on appelle la "société". C'est cela qu'il essaie sans cesse de faire exploser. Si le groupe est uni, il peut imposer au marché ses valeurs. C'est, d'ailleurs, ce que l'on tente de faire en ce qui concerne l'émission du carbone. Autrement dit, le marché n'est pas plus un mal que tel ou tel jeu, le tabac, l'alcool ou les sucreries, ce qui est un mal, c'est de se laisser dominer par lui. 

mardi 1 juin 2021

Le territoire et le marché

On m'a enseigné que le marché était la source de toute création. Il fallait liquider le vieux (par exemple l'industrie textile) pour libérer les moyens qu'il immobilise, afin qu'ils aillent vers le marché, qui les transformerait en innovations. Eh bien, cela pourrait être grossièrement faux. 

Comme le dit Michael Porter, le véritable creuset de l'innovation est le "cluster", c'est-à-dire le territoire. C'est là que, depuis des siècles, tout un écosystème d'acteurs apprend et se transforme et amasse des connaissances. Et c'est l'innovation extérieure et l'évolution de la société qui, loin de le rendre obsolète, est le ferment de la transformation de cet univers créatif. 

Bref, si l'on veut transformer le pays, il faut partir de ses territoires, et chercher à voir s'ils n'ont pas une identité "économique" (des savoir-faire propres), et ce que signifient ces savoir-faire dans le monde actuel. 

C'est le fonds qui manque le moins. Voilà ce qui pourrait être dorénavant la devise de la France. 

vendredi 28 mai 2021

Le marché, idée erronée ?

La céramique est une des plus anciennes inventions de l'humanité. Curieusement, aujourd'hui, elle a des applications de "pointe". Outre le bijou, il y a la greffe, et tout ce qui ressortit aux très hautes températures, qu'elle supporte mieux que tout autre matériau (donc, application aux moteurs d'avion). La céramique a été un des pionniers de l'utilisation de la nouvelle technologie de l'impression 3D. 

Il en est ainsi de l'innovation. Elle est le fruit de l'empilage local de savoir-faire, de leur combinaison, au cours du temps, de la constitution "d'écosystèmes" d'entreprises et de compétences professionnelles... auxquels de nouvelles circonstances donnent de nouvelles applications. 

Et c'est ce qui explique peut-être pourquoi nous allons aussi mal, et pourquoi le Brexit a eu lieu. Il semble qu'une forme de pensée nommée "libérale" ait cru que ce qui était ancien était dépassé, et que l'innovation se faisait par l'opération du saint esprit, quelque part au sein d'un "marché" mondial. En France, en Angleterre et ailleurs, on a donc liquidé les industries traditionnelles, sans comprendre qu'elles avaient le potentiel de renaître. Rien ne les a remplacées. Sinon des déserts économiques pleins de chômeurs mécontents. 

L'erreur est humaine...

vendredi 14 mai 2021

Défaillances du marché

L'économiste parle de "défaillance du marché", comme si c'était une exception. Mais c'est la règle ! Le marché n'est qu'erreurs. Et c'est pour cela que certains l'aiment tant. Parce qu'ils sont passés maîtres dans l'art d'en tirer parti. 

D'où viennent ces défaillances ? De l'irrationalité de la société. Vous pouvez lui faire prendre des vessies pour des lanternes. Et c'est pourquoi l'art du management est un art de la tchatche, du boniment. M.Trump, maintenant honni, en est l'exemple même. Il a longtemps été le plus admiré des plus admirés. Jack Welsh est un Donald Trump qui a bien tourné. 

Une source première de défaillance est la loi sociale. Ce qui est conçu pour faire le bien de la société est un coût par le marché. Par exemple l'Etat. En conséquence, les virtuoses du marché cherchent à nous faire voir la situation avec leurs yeux, de façon à ce que nous démontions ce qui est bon (mais qui est généralement difficile à comprendre) pour nous à leur profit. C'est ce que l'on nomme "libéralisation". Interdit d'interdire. S'il n'y avait pas de feu rouge, ça accélérerait la circulation...

Une autre grande source de défaillance est l'incapacité pour le marché d'évaluer ce qui se passe à l'intérieur d'une entreprise. Tesla est une société relativement ordinaire, qui n'a probablement pas le dixième de la compétence d'un constructeur ordinaire, y compris dans son domaine. Or, elle vaut dix fois le constructeur ordinaire, pour le marché. (Ce qui, au passage, est une prédiction auto-réalisatrice : grâce à sa survalorisation, AOL a acquis Time Warner, en 2001.) Cette défaillance a peut être bien conduit au phénomène "start up" : un savoir-faire valant plus "dehors" que "dedans". Seulement, le savoir-faire se développe mieux dedans que dehors... Car, il a besoin, pour émerger, de moyens et de compétences complémentaires. On les trouve dans une entreprise, pas dans un marché dont la règle est l'affrontement et pas la coopération ! D'où les fonds d'investissement, incubateurs et accélérateurs, qui cherchent à isoler la start up des lois du marché...

Les Lumières espéraient que la raison dominerait un jour le monde. Elle semble encore loin du but...

mercredi 5 mai 2021

Art dévoyé ?

Il semble qu'il n'y ait plus d'art. Pourquoi ? J'aurais bien du mal à définir ce qu'est l'art. Mais ce qui ne me plaît pas semble avoir deux causes : le marché et l'intellectuel. 

Plus précisément ? Par "marché", il faut entendre une sorte de "populisme" : c'est considérer l'être humain comme une "masse animale", ramenée à des instincts aussi bas que possible. Par intellectuel, il faut entendre quelque-chose comme ce qu'est devenu le mot "élite" dans l'esprit de beaucoup de gens : un dévoiement ridicule du sens original du mot. 

Voilà qui rappelle Aristote et son "juste milieu". Et si "l'art" était, comme chez lui, le "juste milieu" entre les deux dérives extrêmes que sont "le marché" et "l'intellectuel" ? On ne serait probablement pas beaucoup plus avancé. 

mardi 16 mars 2021

Médecine de marché

France Culture n'arrête pas de s'interroger sur la déroute de la recherche médicale française. Mais, est-elle surprenante ? C'est le privé qui produit le médicament et il recherche ce qui rapporte le plus, apparemment des traitements de certains cancers, dans le cadre d'une médecine individualisée. Le vaccin intéresse peu, en conséquence.

Les vaccins viennent en grande partie de start up, mais c'est une gigantesque injection de fonds publics qui leur a permis d'accélérer mise au point et production. D'ailleurs, ces start up aussi semblaient avoir pour cible initiale le cancer !

On a dit un temps que le marché était la rationalité ultime. Mais, la recherche en "économie comportementale" observe le contraire : il y a même quelque-chose d'aléatoire dans les choix du marché. 

Certes, il est manipulable, par la spéculation, comme on le voit actuellement avec GameStop, mais la spéculation n'est pas un art exact, et elle donne rarement ce que l'on en attend (GameStop est une spéculation contre des spéculateurs, qui eux-mêmes trouvent qu'il y a quelque-chose de malsain dans un cours boursier !). 

Cette envie permanente de le manipuler, et le profit que l'on peut en tirer, serait-il ce qui le rend imprévisible et extraordinairement dangereux, en particulier pour des nations de second ordre comme la nôtre, dirigées par des apprentis sorciers ?

vendredi 5 mars 2021

Le marché défaille

Conséquence du virus : temps des bilans. Les grands discours sur le "marché" ont été ses victimes. Car qui souffre du virus, sinon ceux qui étaient totalement dépendants du marché, à commencer par les restaurateurs, le tourisme, les spectacles, les "indépendants"... ? Qui s'en tire bien ? Le salarié et le fonctionnaire. 

Galbraith dit que les théories économiques n'ont rien de scientifique. Elles justifient des intérêts. 

Dans l'intérêt de la société, ne serait-il pas utile qu'elles prennent en compte la nécessaire solidarité que nous nous devons les uns aux autres ? 

vendredi 19 février 2021

GameStop

Un temps, j'ai été bombardé de nouvelles de l'affaire "GameStop". 

De quoi s'agit-il ? D'un jeu américain. Faire de l'argent avec de l'argent. La spéculation. Il existe une profession dont le métier est de parier contre un cour de bourse (par exemple celui de Tesla). Cela se fait en vendant à terme des actions que l'on n'a pas. Si le prix baisse, on a gagné. Mais s'il augmente, c'est raté. Et cela, comme souvent, produit un cercle vicieux. Car dès que les prix montent, tous les vendeurs à terme doivent acheter des actions pour pouvoir respecter leur contrat, ce qui fait monter l'action... Si vous voulez gagner beaucoup, il faut donc faire comme les vendeurs à découvert, mais contre eux : acheter des actions contre lesquelles ils ont joué. Si vous êtes assez nombreux à le faire, le cercle vicieux démarre. Ils sont pris à la gorge. 

Comme dans toutes les spéculations, celui qui gagne est celui qui lance le mouvement. Cela attire une foule de gogos, dont les dernières générations se font prendre à revers. Car, il y a toujours un moment où celui qui était au début juge qu'il a assez gagné. Le cercle vicieux part à l'envers. 

Dans ma jeunesse, on m'a dit que les marchés financiers étaient parfaits, et que cela avait été démontré par des prix Nobel... 

jeudi 21 janvier 2021

Juste globalisation

Il y a globalisation et globalisation. Bébé et eau du bain. 

Les épidémies viennent de la globalisation, dit-on. Plutôt, elles sont causées par "une" globalisation. Celle que l'on dénonce depuis bien longtemps, et qui veut que l'on élève des poulets à un endroit, qu'on les congèle à un autre, qu'on les découpe dans un troisième, et qu'on les consomme dans un quatrième, avec des voyages en avion entre étapes. Et cela parce que le monde est guidé par la "valeur" que le "marché" attribue à ce qui fait notre vie. Ce qu'il appelle "arbitrage". Dans cette logique, tout ce qui nous est essentiel, l'eau, l'air, l'équilibre des écosystèmes, l'amitié, le droit du poulet... n'a aucune valeur. 

Cela produit des "externalités négatives", reconnaît l'économie. La bonne gestion financière a pour conséquence des dettes colossales ! Et en termes de vie humaine ? 

Mais la globalisation, la vraie, c'est aussi l'entraide, la paix. Que la Chine permette à ses scientifiques de coopérer avec leurs collègues, et qu'elle ne cherche pas à envahir Taiwan. Et cela, on n'en a jamais eu plus besoin.

vendredi 16 octobre 2020

Toneg

En lisant l'histoire d'Aldebaran Robotics (devenu japonais), j'ai pensé que tout s'est compliqué en 30 ans. 

J'aide des start up. Elles ont un mal fou à trouver des fonds, insuffisants, et à convaincre des clients. Jadis, quand je travaillais pour une multinationale, j'ai réglé des questions beaucoup plus complexes en quelques semaines. Parfois, il a fallu dix ans, voire vingt ans, pour que le projet soit rentable. (Bien après mon départ.) Mais on savait que c'était la règle du jeu. Mieux, le PDG actuel de l'entreprise a commencé sa fulgurante ascension par un projet qui a dû être arrêté !

Lorsque j'étudiais en MBA, on m'a expliqué que les entreprises ne savaient pas gérer leur argent. Il fallait le donner à leurs actionnaires, qui en feraient un usage optimal. Ce faisant on a vidé les entreprises de leur recherche, et celle-ci doit maintenant se faire au moyen de start up. Mais aucune start up ne peut financer une recherche de vingt ans, et s'offrir toutes les équipes que l'on trouve dans une grande entreprise. Bien sûr, l'Etat est devenu généreux, il cherche à corriger les défaillances du marché. Mais en vain ?

Et si la "doctrine du marché" avait "cassé" les conditions nécessaires à l'innovation - celle du "hub" de compétences ? Et si elle avait donné beaucoup d'argent à l'actionnaire, en lui retirant le moyen de le placer ? Explication des taux négatifs ?

mardi 23 juin 2020

Pourquoi la somme sociale est-elle inférieure à ses individus ?

L'action et les déclarations brouillonnes du gouvernement français auraient coûté cher à son économie. Constellium, par exemple, a arrêté ses usines, alors que ses concurrents allemands continuaient à produire. Si bien qu'ils lui ont pris des marchés, à un mauvais moment. Il ne serait pas le seul dans son cas.

Dans un autre registre, certaines grandes entreprises étrangères annonceraient des plans d'économie, parce que c'est "ce que demande le marché".

La société paraît parfois inférieure à la somme de ses composants. Comment l'expliquer ? Cela tient peut-être à sa structure, à son principe d'organisation. L'Etat français est une hiérarchie technocratique dont le chef, pur produit de l'Education nationale, prétend décider pour la nation. Dans le second cas, on a mis au dessus des hommes le "marché", opinion commune façon populisme.

jeudi 16 avril 2020

L'économie politique : l'économie sur des bases neuves

Faire un changement systémique, qu'est-ce que ça signifie ?

Attaquer les principes de notre pensée. Le principe de notre pensée économique est que le marché calcule exactement la valeur de n'importe quoi. Nous devons agir en fonction du prix. Cela explique le grand changement des dernières décennies : la supply chain. Les entreprises sont allées au moins cher. 

Principe alternatif ? Le facteur de production de l'économie politique. Le "facteur de production" est capital créatif et résilience. En agriculture, c'est la terre. Pour l'homme c'est son potentiel de création. C'est la capacité à inventer du pertinent. A la fois du nouveau qui donne du prix à la vie (une nouvelle forme d'art) et de l'essentiel quand nous sommes en danger (des vaccins). Cela demande l'accumulation de savoir-faire et de diversité. C'est le fruit d'une histoire bien employée, d'un terroir bien cultivé. 

Cela amène à la logique du "hub", dont un exemple fameux est la Silicon Valley. Le hub est formidablement créatif, parce que l'on y trouve une "masse critique" de compétences de proximité qui se développent en apprenant les unes des autres et qui créent du sans précédent en se combinant. 

Cela change tout. L'avantage concurrentiel de la grande entreprise, par exemple, devient son tissu de fournisseurs-champions, et ce partout où elle est implantée. Grâce à eux, elle peut inventer de l'unique. La concurrence n'existe plus ! 

L'entrepreneur devient alors un jardinier. Il observe son écosystème, il repère son potentiel, il le stimule pour qu'il lui donne du toujours plus enthousiasmant dont il a besoin pour sa propre création. 

On en revient aux fondations de l'économie, telles que conçues par Jean-Baptiste Say. L'économie ce n'est pas la concurrence, comme on nous l'a répété, mais l'échange du différent. Les petites voitures françaises contre les grosses voitures allemandes, par exemple. C'est la stimulation et l'échange du génie humain.

mardi 17 mars 2020

Bonheur des uns, malheur des autres

Des secteurs de l'économie entiers appellent au secours, Amazon recrute cent mille personnes... Ce qui fait le malheur des uns...

Faillite de la doxa des prix Nobel d'économie, et de l'élite mondiale, que l'on m'a enseignée en MBA : il est ridicule que les entreprises se diversifient pour limiter leurs risques, c'est au marché de le faire, et il le fait bien mieux qu'elles. Démantelez les multinationales, et rendez son argent au "marché" (marché financier = actionnaire).

C'était une justification des grands mouvements de rectructuration des multinationales qui sont en marche depuis plus de trente ans.

Seulement, mes professeurs n'avaient pas envisagé le fait que si un secteur disparaît, le marché n'aura plus rien pour se diversifier... Et que, tout le monde étant interdépendant, la disparition de l'un, c'est la disparition de tous.

Le Financial Times, ce matin :
Businesses demand billions in help to avoid failures
Leisure, transport and retail sectors warn hundreds of thousands of jobs are at risk
Amazon says it will hire 100,000 extra staff 
Ecommerce giant will also raise hourly wages as it tries to keep pace with coronavirus demand 

mercredi 26 février 2020

Comment sélectionner un fournisseur ?

Le client a tous les droits. Alors, il fait des caprices. Ce qui coûte cher au fournisseur. Et, comme ce dernier doit vivre, il fait payer ses caprices au client. Jamais cela n'a été aussi vrai que depuis que nous vivons à l'ère des acheteurs.

Comment choisir un fournisseur, alors ? Le bon fournisseur refuse vos caprices. Cela vous dit qu'il ne vous fera pas payer ceux des autres.

lundi 6 janvier 2020

Jack Kerouac

"A mon âge, on ne lit pas, on relit." Pourquoi pas "Sur la route", de Jack Kerouac ? me suis-je dit. Je devais avoir seize ans quand je l'ai lu pour la première fois. J'en garde un bon souvenir, sans me souvenir de quoi il parlait. Sinon que ça n'avait rien de révolutionnaire.

Cette fois, j'ai été arrêté dès les premières pages. J'ai eu l'impression d'une rédaction de collège.

J'air regardé ce qui était écrit de la vie de Jack Kerouac. Effectivement, le livre n'a pas été édité pour ses vertus littéraires, mais parce qu'il était la voix d'une nouvelle génération. C'était un coup marketing propre à la culture américaine, la véritable "start up nation".

Il en a fallu peu pour que personne n'entende parler de Jack Kerouac ? Et que personne n'explique son succès commercial par le génie de l'auteur ?

lundi 18 novembre 2019

Réforme de l'Etat : du marché au système ?

Le gouvernement Macron promettait de réduire le coût de l'Etat. Or, les services publics sont en ébullition. Et le gouvernement doit payer pour calmer les esprits. (Pour autant, les choses s'améliorent-elles ?)

Et si, comme je le disais dans deux précédents billets, nous étions en face d'une question de conduite du changement ? Ou plutôt d'esprit dans lequel le changement est conduit ?

Depuis, probablement, le décès du général de Gaulle, le mot d'ordre est libéral. On estime que nous vivons dans une économie de marché : réformer les services publics, c'est leur couper les vivres ; ils s'adapteront.

A ce présupposé individualiste, on peut opposer une vision systémique. Les services publics ne sont pas des marchés d'individus rationnels en concurrence parfaite, mais des systèmes, à l'image des systèmes de transport. Et l'évolution d'un système, ça se réfléchit, et ça se planifie.

mercredi 25 septembre 2019

La marina de Cormeilles-en-Parisis

J'ai appris que ma ville avait laissé sa marque dans l'histoire. Construite en 29, sa cimenterie a fourni la ligne Maginot et le mur de l'Atlantique. Aujourd'hui, cette dernière est remplacée par une "marina". Car ce site donne sur la Seine. Le 21 dernier, une séance d'information était organisée, sur les lieux.

Cela m'a fait penser qu'un maire avait les prérogatives d'un roi, de Louis XIV, en particulier. Il décide de grands projets, avec ce que cela signifie de choix esthétiques et de risques financiers. Cette Marina, c'est notre Versailles.

Je ne connais pas le volet financier de l'affaire, sinon que Bouygues est sur le coup, qui n'a pas la réputation d'être un philanthrope (dois-je trembler pour mes impôts ?). Quant à la question de l'esthétique, l'architecte choisi est un spécialiste de la marina. Ce qu'il expliquait de ses idées me semble correspondre à ce que l'on pourrait appeler "majorité silencieuse". Ce n'est pas Jean Nouvel. Même rapport à Venise que celui de Challenger, le siège de Bouygues, à Versailles ?

Son ambition est de faire une ville où l'on sera en vacances. Avec des bateaux de plaisance et des péniches-restaurants.

Curieusement, on n'a pas parlé des transports. La marina est à côté d'une route étroite, prise entre une colline et la Seine. Elle se coince facilement, d'autant, qu'un peu plus loin, elle est régulièrement inondée. La marina est loin des gares. Comment ses habitants vont-ils faire pour aller travailler ? On a parlé de vélo. La marina est sur la voie cycliste qui reliera Paris à Deauville. Alors, vingt kilomètres à vélo, chaque matin et chaque soir, pour aller à Paris ? Mais la piste est-elle assez large pour cela ? A moins que l'on ne fasse comme Lafarge, que l'on emprunte la Seine ?

Des difficultés de l'initiative privée en termes d'aménagement du territoire ? Sauf si l'on est l'Etat, comme Louis XIV ?

(PS. Article sur le sujet. Le projet ne coûterait rien à la ville - mais ce doit être un manque à gagner, puisqu'on supprime une entreprise, et ses impôts. On envisagerait un téléphérique au dessus de la Seine, et des collines.)