De plus en plus surprenant. Un précédent billet disait que Google cherche à mettre notre vie dans ses bases de données. Maintenant, on découvre qu'il veut y ajouter notre génome. Il le fait par une de ses filiales 23andMe (dirigée par la femme d'un fondateur de Google). Ainsi il pourra connaître vos caractéristiques, et les vendre. D'ailleurs, pas besoin de donner un échantillon de votre génome (salive) pour être dans la dite base de données. Il peut être reconstitué à partir de ceux de parents.
Quelles sont les motivations des dirigeants de Google ? Celles de certains oligarques russes : ils ne voulaient pas être riches, mais nous écraser de leur supériorité ? Est-ce le jeu de Google : montrer qu'un individu peut surclasser l'espèce humaine ? Qu'attend la société, justement, pour réagir ?
(La vie de Boris Berezovsky.)
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jeudi 12 décembre 2013
lundi 1 avril 2013
Victimes expiatoires, timide puissance indienne et tiédissement climatique
Chypre est un précédent fâcheux, dit The Economist. Outre le fait que l'île est dévastée, le traitement qu'elle a subi est l’annonce que l’épargne n’est plus sûre. C’est aussi un précédent en termes de contrôle des flux financiers au sein d’une union monétaire. Mais il y a pire. « La plus grande menace à la survie de l’euro vient de sauvetages qui provoquent des débats politiques de plus en plus toxiques, à la fois au sud et au nord. » Et s’il était temps que les durs de la zone euro, comme la Finlande, remisent leur haine de l’Europe du sud ? Certes, ils ont connu leurs propres crises et s’en sont sortis, dit The Economist, mais il n’est pas certain qu’ils auraient pu y arriver s’ils s’étaient trouvés dans une union monétaire. En tout cas, les autres paradis financiers européens pourraient avoir des soucis à se faire, le régulateur européen va s’occuper d’eux. D’ailleurs il a commencé à vouloir limiter les rémunérations des financiers. Il s’attaque aujourd’hui aux gestionnaires de hedge funds. C’est irrationnel. Mais il a besoin de victimes.The Economist encourage l’Inde à devenir une grande puissance. C'est-à-dire à s’aligner sur l’Occident. L’Inde n’y voit pas son intérêt.
Le parti travailliste anglais courtise les PME, dont les valeurs et les intérêts sont proches des siens, contrairement à ceux des grandes entreprises. Un modèle à suivre pour le PS français ?
Michael Dell veut prendre le contrôle de son entreprise. Il affronte d’autres capitaines d’industrie. Fascinant spectacle que celui des géants de la finance anglo-saxonne se déchirant pour une entreprise. Que celle-ci, et ses hommes, comptent peu ! Peut-être en a-t-il été de même en Russie, au temps des oligarques ? Produit de la libéralisation des années 90, et du Far West qui l'a suivie, le mathématicien Boris Berezovsky rêvait d'être le grand manipulateur de la société russe. L'individu contre la société, comme chez Shakespeare.
Apparemment, l’industrie du panneau solaire chinoise boit la tasse, Suntech en tête. « Les centaines d’entreprises chinoises du solaire perdent presque toutes de l’argent ». Mais l’Etat ne va pas les laisser sombrer. Et, soudainement, le réchauffement climatique ne devient plus aussi certain qu’on l’a dit. Les modèles, des météorologues comme ceux des financiers, se seraient-ils trompés ?
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