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vendredi 7 mai 2021

Chaos en Inde

Inquiétante Inde, si j'en crois l'émission de Christine Okrent, de la semaine dernière. 

La nouvelle "vague" de coronavirus s'est déclarée sans crier gare. Le gouvernement, par ailleurs vraiment très populiste, a choisi de l'ignorer superbement. Dans tous les cas, l'économie qui avait déjà beaucoup souffert, pourrait se porter bien plus mal. Ce qui est terrible pour un pays où vivent autant de pauvres... 

Plus ou moins, tout le monde espère que l'épidémie va finir par s'arrêter, et que tout va recommencer comme avant. Mais, pourtant, l'équilibre mondial paraît extrêmement précaire. Il semble bien que l'on ait dansé sans s'en rendre compte sur un volcan, épidémique et populiste, entre autres. Et qu'il serait bien de ne pas recommencer... 

jeudi 21 mars 2019

A house for Mr Biswas de V.S.Naipaul

Sir V.S.Naipaul. Grand écrivain anglais. Prix Nobel. Un de ses romans les plus célèbres. C'est le roman de son père.

Le roman se passe dans la communauté indienne de Trinidad. Mr Biswas naît dans une famille extrêmement pauvre. Il perd son père, alors qu'il n'est qu'un enfant. Sa vie sera promiscuité et misère. Son rêve : avoir sa maison. Ce qui le sauve, c'est son mauvais caractère. Il ne s'avoue jamais vaincu, même par plus fort que lui, il n'est jamais inférieur, il ne plie jamais l'échine. Au fond, c'est un libertaire.

C'est un brahmane. Cela ne veut pas dire grand chose hors de l'Inde. Mais cela lui vaut d'être un peu éduqué. Et c'est probablement quelqu'un d'intelligent. Un tournant de sa vie surviendra lorsqu'il est embauché, alors que jusque-là il peignait de la publicité pour des commerces, comme reporter par un des titres de l'ile. Mais c'est aussi ce contre quoi il lutte qui le sauve. Il se marie, par mégarde, avec une fille d'une famille nombreuse. Cette famille joue le rôle d'assurance pour ses membres. Qu'ils travaillent ou non, elle les habille et les nourrit. Ils vivent les uns sur les autres, dans le bruit, les disputes et les fêtes.

Ces familles indiennes sont industrieuses et entreprenantes. Elles investissent aussi considérablement dans l'éducation de leurs enfants, qui ont droit, mêmes pauvres, à des cours particuliers intenses. Les plus brillants partent à l'étranger poursuivre leurs études (V.S.Naipaul va à Oxford).

C'est aussi l'histoire du monde. La prospérité d'après guerre, l'ascenseur social de l'éducation supérieure, qui se "massifie", la dislocation de la famille et le triomphe de l'individualisme.  C'est peut être ce que signifie la maison de M. Biswas.

mercredi 28 février 2018

Corruption en Inde

Il est difficile de concevoir le niveau que la corruption a atteint en Inde. Il ne s'agit même plus d'acheter les principaux gouvernants. On ne distingue plus gouvernants et hommes d'affaire. Ils font les lois qui leur conviennent. Il y aurait toujours eu des liens étroits entre l'Etat et l'entreprise. Mais ce serait la libéralisation des années 90 qui aurait transformé l'ampleur du phénomène. Les enjeux étaient tels, l'Etat vendait ses services, que les grands moyens ont été employés.

Le plus surprenant est que la société n'ait pas totalement sombré. Une partie de la population, de l'administration, de la justice... résiste. Et ce au péril de sa vie. (Article.)

Mystère de la nature humaine ? La médiocrité la plus abjecte côtoie le désintérêt le plus noble. Peut-être aussi qu'une société est construite sur quelques principes acceptés de tous. Et ce seraient eux qui assureraient sa résilience ?

dimanche 15 février 2015

La Russie veut briser l’Europe

Ce qui se livrerait en Ukraine, ce serait le choc des civilisations. D’un côté, le modèle occidental de la liberté individuelle, de l’autre son antithèse, et son champion, Poutine. Il se bat pour les « valeurs » de la Russie, « la plus importante étant le monopole de l’Etat sur le pouvoir ». « Le rôle joué par l’idéologie communiste a été en grande partie remplacé par celui de l’Eglise orthodoxe, qui, comme l’Etat lui-même, s’est transformé en quelque chose qui ressemble à un monstre. » Il cherche à exporter son « idéologie », « de même que jadis, il exportait le communisme ». Dans cette guerre, la stratégie de M.Poutine est de diviser l’Europe. Pour ce faire, il finance les partis extrémistes (droite et gauche) et les écologistes européens. Dernièrement, il est devenu le financier du Front National. « Il veut exercer une pression sur les maillons faibles de l’Europe pour briser l’unité européenne. » Et l’un de ces maillons faibles est la Hongrie, « Etat illibéral », dépendant du gaz russe. Grande tentation : attaquer un pays balte, à forte minorité russe, mais d’une manière ambiguë, qui n’entraîne pas une interprétation évidente du traité d’entraide de l’OTAN, et donc produise un déchirement de l’alliance.

En Europe, Mme Merkel est assise sur un tas d’or. Elle laisse son pays tomber en ruine. Et l’Europe sombrer dans le cercle vicieux de la dépression. DSK explique que, trop occupé à « sauver le monde », il n’avait pas la tête à vérifier la nature, payante ou non, de ses distractions libertines. Cela va-t-il pousser les Français à se préoccuper de la vie privée de leurs gouvernants ? Et l’armée anglaise est en déshérence « la Grande Bretagne n’a plus une idée très clair d’à quoi servent ses forces armées ». D’ailleurs, elle a disparu de la scène internationale ! La Grèce a subi « un effondrement économique équivalent à celui qu’a connu, de l’autre côté de la Méditerranée, la Lybie ». Son gouvernement est pris entre le Charybde de ses créanciers, et le Scylla de ses alliés de gauche et de droite, sans compter l’espoir renaissant de son peuple.

En Inde, la croissance, pour peu que les chiffres soient fiables, dépasserait celle de la Chine. Par ailleurs, l’amour de l’électorat pour son arrogant nouveau premier ministre semble tiédir. Aux USA, contre toute attente, les pouvoirs militaires du président ne font que croître.

Un moyen d’améliorer l’école des pauvres ? Un programme qui transforme en enseignants, pour deux ans, d’excellents élèves doués d’un tempérament de leader. En revanche, l’Anglais est particulièrement mal enseigné. Cause ? Des enseignants qui ne parlent pas anglais…

Le « crowdfunding » lève 72m$ pour un jeu vidéo. L’industrie de la mode utilise ses défilés comme moyen de communication, permettant de vendre au consommateur électronique final.

La baisse des cours du pétrole a fait boire un bouillon à beaucoup de fonds d’investissement. Ce qui fait des affaires pas chères à récupérer par leurs collègues. L’immobilier a la faveur des investisseurs. Il n’est pas encore spéculatif...

L’innovation serait le fait d’une forme de sélection naturelle agissant sur de petites évolutions aléatoires. Au moins en ce qui concerne le violon. Le système monétaire pose un problème : pour qu’il fonctionne correctement, ce qui semble signifier une forme de monnaie unique, il demande au peuple une « discipline » qu’il est rarement prêt à accepter. 

dimanche 24 août 2014

Blues chinois

Que veut la Chine ? Apparemment retrouver son rayonnement d'antan. Or, elle ne parvient guère mieux qu’à occuper un rang honorable dans l’ordre anonyme du monde occidental. Et ce au prix de tensions internes et externes qui ne semblent pouvoir se résoudre que par le renoncement définitif au rêve Chinois. Pour le moment elle soumet les entreprises étrangères à des humiliations. A moins qu’il ne s’agisse d’une imitation maladroite de l’exemple américain.

La Russie semble dans une situation identique. Pas de stratégie, notamment en Ukraine. Que la volonté de compter aux yeux du monde. Désir ruineux. Car, elle ne se fait pas tant des alliés qu’elle les achète. (CF. son union eurasienne.) La Serbie essaie de jouer sur deux tableaux : Russie et UE. Le Kosovo semble déterminant dans sa politique.

Mystérieuse Afrique. Croissance démographique explosive. Comment cela va-t-il se terminer ? En tout cas, pour faire des affaires sur le continent, il faut partir du Nigeria. Rien n'y fonctionne, mais on y achète. Pour y pénétrer, il faut adapter l’offre à ce que le pays peut acheter, et construire un système de distribution sur la confiance, quasiment homme à homme.

Inde et Modi. Le début de mandature de M.Modi le montre plus nationaliste que prosélyte éclairé des vertus du marché. Et l’Inde, nouveau riche, humilie l’Angleterre, nouveau pauvre.

USA. Evénements de Ferguson. Ville qui est passée de blanc à noir, sans que ses institutions s’adaptent. Surtout, dans un pays où tout le monde est armé, la police est nerveuse. La bavure est un fait social. Autres usages locaux : on élit les juges. Les avocats paient leur campagne. Et les juges ont de la sympathie pour les intérêts de ceux qui les ont élus. Amende de 17md$ pour Bank of America. Coup de pub plutôt que réalité. Etat Islamique. Si on le leur demande gentiment, les USA vont bombarder les bases de l’Etat Islamique, qui sont sur le territoire syrien. En Libye, on ne sait plus d’où viennent les bombardements.

Au Canada, on transporte de plus en plus de pétrole par train. La sécurité est à la traîne. 47 personnes ont été incinérées dans un accident. Les banques polonaises se portent bien. Elles doivent en partie leur succès à des innovations qui tiennent à ce qu’elles se sont construites de zéro, sur un marché vierge.

Les USA ont été les pionniers de la massification de l’enseignement. Le système universitaire étant en faillite, on redécouvre l’utilité de la formation professionnelle. Il s’agit d’acquérir des compétences, tout au long de sa vie, par un enseignement modulaire, fondé sur la pratique. Internet pourrait être utile. Mais pas décisif.

La globalisation pourrait accroître les inégalités des pays émergents parce qu’elle romprait la relation employés qualifiés / peu qualifiés. Elle emploierait les premiers et laisserait pour compte les seconds.

On a retrouvé le réchauffement climatique manquant. La chaleur serait piégée entre 300 et 1500m dans l’Atlantique. Conséquences ? Le monde se reboise un peu. Ce serait plus un effet de la réglementation que du marché. Les phoques pourraient avoir transmis la tuberculose aux premières populations américaines. 

mercredi 2 juillet 2014

Nature du capitalisme indien

Il y a quelques temps The Economist appelait le capitalisme indien à se réformer. Il devait abandonner sa structure familiale et adopter celle de la multinationale occidentale.

Si je comprends bien ce que dit Claude Markovits, si le capitalisme indien a cet aspect, ce n'est pas uniquement du fait d'usages désuets, c'est surtout par adaptation aux conditions dans lesquelles il a dû évoluer.

L'Inde a toujours été un pays de réseaux et de familles. En particuliers, depuis le Moyen âge, de réseaux marchands. Et ces réseaux s'adaptent au capitalisme, en se l'appropriant. Mais l'action du colonisateur britannique n'a fait qu'encourager ce phénomène. En effet, la période coloniale laisse l'Inde avec une économie fragile. Sans intervention de l'Etat, aucun développement possible. Surtout, les banque britanniques ne financent pas les entreprises indigènes. Ce qui les contraint à faire appel à leurs réseaux relationnels (parenté, caste, région).

Autrement dit, il semble difficile d'abandonner un système aussi ancien, et qui a donné d'aussi bons résultats. D'autant qu'il semble bien adapté aux coups de Trafalgar. Ce qui n'est peut-être pas le cas de la multinationale occidentale, et de ses actionnaires que le vent emporte...

Ces idées viennent de : Jules Naudet, « Aux sources du capitalisme indien. Un entretien avec Claude Markovits », La Vie des idées, 13 juin 2014. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Aux-sources-du-capitalisme-indien.html

dimanche 1 juin 2014

L'Europe veut des hommes d'action ?

The Economist fait un bilan des résultats des européennes. Ce qui me frappe n’est pas tant la victoire des extrémismes que la défaite des partis d’opposition (Espagne, France, Angleterre, Danemark, Italie…). En particulier ceux qui, comme Cameron, ont pris ces élections au sérieux, et se sont battus, ont obtenu un meilleur score que prévu. Renzi est l’exemple type. L’électeur semble avoir condamné la « politique normale », au sens de Hollande. Celle dans laquelle l’opposition attend que la majorité soit éjectée par l’opinion pour prendre sa place. L’électeur veut des gens qui agissent ? Ras le bol des penseurs ? Et l’UE ? The Economist lui prédit une pagaille belge. Une sorte d’inimitié consensuelle paralysante. Les perdants du scrutin ? Le fédéralisme, le libre échangisme, et les USA.

Le problème est le même partout ? Le penseur Obama définit sa doctrine de politique étrangère. Non intervention militaire dans les affaires du monde. En particulier, que les troupes américaines se dégagent d’Afghanistan avant la fin de son mandat prime toute autre considération. Cependant, il forme des rebelles syriens. Il demeure pragmatique. En Inde, le féodalisme du parti du congrès laisse la place à M.Modi l’homme d’action. Manager, qui prend les problèmes à bras le corps.

Thaïlande. L’armée prend le pouvoir pour remettre politique et économie en ordre. Malheureusement, elle est incapable de diriger un pays moderne… Philippines. Le compétent Aquino, transition entre un gouvernement de familles et une démocratie normale ? Mali. La France semble aux prises avec un gouvernement de fantoches, qui justifie sa présence en torpillant le processus de stabilisation du pays. Ce qui lui a explosé à la figure. (Qu’allions nous faire dans cette galère ?)

Economie asiatique : changement vital ? Elle est portée par des conglomérats monstrueux. Ils sont possédés par l’Etat ou par des familles. Ils ont eu la vie belle jusque-là. C’est fini. Tensions diplomatiques : la Chine fait peur à ses voisins ; les salaires croissent ; la population vieillit ; les taux d’intérêt vont augmenter ; les banques chinoises et indiennes accumulent des prêts douteux ; ces conglomérats sont peu innovants, en partie du fait de la culture hiérarchique de l’Asie, peu présents dans la nouvelle économie ; et ils vont devoir affronter la multinationale occidentale… Que faire ? Ne plus se limiter aux marchés asiatiques, s’ouvrir au capital privé, adopter la structure de la multinationale occidentale, leur dit The Economist. (Maintenant que vous avez mis le doigt dans l’engrenage du marché, vous devez adopter notre culture ?)

Le Club Med et les vacances tout compris sont à nouveau en vogue. Tendance mondiale et développement du marché asiatique. C’est aussi le cas du gaz liquéfié. Le monde se couvre de terminaux et de pipes. Il remplace des énergies plus polluantes.

Le monde vieillit. Les gouvernements veulent relancer la natalité. Pourtant, il suffirait d’améliorer l’éducation pour que le problème disparaisse. Cependant le pouvoir est dans le nombre. Au Japon, la question est critique. 43m en 2110 ? On en vient à des mesures désespérées : on envisage l’immigration… Le salaire minimum revient en force. Il s’agit d’éviter que le peuple ne se révolte contre le spectacle de l’enrichissement d’une minorité.

Sciences. L’évolution a renforcé le cerveau de l’homme au détriment de ses muscles. 

dimanche 25 mai 2014

L’Inde a besoin d’un as du changement ?

L’Inde élit M.Modi. Un autocrate. Elle a voté pour le développement économique et a éjecté le clientélisme féodal du Parti du Congrès. M.Modi doit transformer l’Inde en usine du monde, alors que le « pays a oublié, purement et simplement, comment travailler ». Et qu’il semble un enchevêtrement invraisemblable. (Changement compliqué ?) En mer de Chine, les pays de la Région semblent impuissants face au bon plaisir du monstre chinois. Coup militaire en Thaïlande. Raison : mettre un terme au blocage actuel ? Ou intervenir avant qu’un prince héritier faible ne prenne le pouvoir ? L’Arabie saoudite investit à la maison.

L’UE parle un anglais corrompu par le français (une façon de faire fuir l’Angleterre ?). Elections européennes. En Italie, lutte entre M.Grillo et M.Renzi et ses réformes. La République Tchèque est anti-européenne. Le PS français semble être le parti de gouvernement dont la situation, eu égard à ces élections, est la plus difficile. L’armée est un élément central de la politique russe. Elle doit lui permettre d’intervenir dans son voisinage, de tenir en respect ses minorités, et de la défendre de la Chine – mission de ses missiles nucléaires. Chine avec laquelle elle tente de s’entendre pour faire pièce aux sanctions de l’Ouest. La Lybie est divisée entre islamistes et anti-islamistes. Devant la chienlit actuelle, le second camp est tenté par un coup. Avec l'assentiment de l’Algérie et de l’Egypte. D’où guerre civile ?

Les entreprises chinoises déposent beaucoup de brevets. Lenovo est le champion du PC. Il pense assurer son développement grâce à l’innovation. Il semble surtout un champion de l’exécution efficace de stratégies industrielles. Aux USA (seulement ?), Télécom et TV fusionnent, pour disposer d’offres globales. Les journaux sont toujours au milieu du gué numérique. Le journaliste doit s’imprégner des nouveaux usages du marché. Big data dans l’agroalimentaire. Les données que possèdent l’industrie lui permettent de dire à l’agriculteur quoi, quand et où planter (« prescription planting »). Mais l’agriculteur se méfie. Il a peur d’être le dindon de la farce. Les banques européennes (Crédit Suisse, bientôt BNP) ont maille à partir avec la justice américaine. Ses jugements semblent marqués par l'incohérence. (Pragmatisme, c'est-à dire, coup par coup ?) Pour faire plaisir à leurs actionnaires, les laboratoires pharmaceutiques ont liquidé leur recherche. Ils doivent maintenant trouver des fournisseurs de nouvelles molécules.  

Pour défendre les ordinateurs des pirates, deux versions d’un même programme ne doivent pas se ressembler. Il suffit pour cela de le demander aux compilateurs. On cherche à produire à simuler le système nerveux d’un ver. 

dimanche 6 avril 2014

Le monde : entre nationalismes et rodéo financier

L’Inde serait aux prises avec la passion du lucre, et l’individualisme. Les castes, c’est fini, ou presque. Ainsi que la politique clientéliste du Congrès. Et c’est un nationaliste qui a un millier de morts sur la conscience qui lui promet le paradis. En serait-il de même en Turquie ? M. Erdoggan a apporté le confort à la Turquie. Elle le réélit. La Hongrie maintient au pouvoir un petit Poutine ? En Chine sa campagne anti corruption permet au gouvernement d’éliminer de puissants adversaires politiques. Au Québec, le Parti Québécois semble avoir perdu les élections pour avoir voulu parler d’indépendance. Les nouvelles générations n’y sont plus favorables. Fin de la chasse à la baleine au Japon. Tradition en déclin, et coûteuse. 

Italie. Pour financer sa politique, M.Renzi vend les participations de l’Etat. L’Europe espère le salut du commerce. Plus exactement de négociations de partenariat avec l’Amérique et la Chine. Mais cela ne risque-t-il pas de la disloquer ? (Certains ayant infiniment plus à gagner que d’autres dans l’affaire.) Elle devrait comprendre qu’elle ferait bien de remettre en fonctionnement son moteur économique. Car, elle vacille au bord de la déflation. La surévaluation de l’euro, en particulier, lui coûtant cher. BCE, au secours ? Les banques centrales sont devenues les banquiers, permanents, des gouvernements. Et si nous nous en mordions les doigts ? « Du fait de ce dispositif les responsables politiques ont moins qu’avant à rendre des comptes ; en stimulant les prix des actions, que possèdent principalement les riches, cela pourrait bien avoir conduit à l’augmentation des inégalités, sans que c'ait été approuvé par un vote. Peut-être que dans dix ou vingt ans, on verra les événements récents comme le moment où le monde a franchi un cap. » En tout cas, la politique actuelle des banques centrale pousse les investisseurs vers les « frontières », des pays qui ne sont ni développés ni émergents. Pas bon pour la santé de ces derniers ? Et les pays émergents à emprunter à l’étranger, ce qui leur a été fatal lors de la crise de 97.

Aux USA, certains diplômes sont de mauvais investissements. Entre 15% (université sans but lucratif) et 22% (à but lucratif) des étudiants sont incapables de repayer leurs emprunts dans les 3 ans qui suivent le début des remboursements. Heureusement, les cours en ligne arrivent. En outre, l’Amérique, pays des libertés, donne l’asile éducatif à une famille allemande. Elle ne voulait pas d'une éducation publique pour ses enfants.

Petrobas, compagnie pétrolière brésilienne. Où l'on voit, une fois de plus, politique et économie ne font pas bon ménage. GM doit rappeler un grand nombre de voitures, après quelques morts. Quelque chose a cloché dans ses dispositifs de suivi après vente. Aux USA, des investisseurs veulent utiliser les technologies de l’information pour réinventer l’assurance, et la médecine. Arrivée du smartphone bon marché. Samsung serait menacé. D’où la recherche de nouveaux marchés (montres, bracelets électroniques, voitures). Les entreprises chinoises achètent des PME allemandes. Pas pour les démanteler, mais pour acquérir prestige et expérience. Les Allemands sont enchantés : « les Chinois pourraient être la solution aux problèmes de succession que rencontrent beaucoup d’entreprises du Mittelstand ». Les cultivateurs de roses du Kenya font face à des pressions contradictoires. Leurs clients occidentaux veulent à la fois des baisses de prix et la RSE. « En concentrant plus de pouvoir entre les mains de géants de l’agroalimentaire, la demande de l’Ouest que les entreprises soient de bons citoyens a des résultats que n’attendait pas la gauche. En même temps, elle surprend beaucoup de gens de droite : loin de tuer les entreprises, elle les encourage à devenir plus productives et innovantes. »

Réchauffement climatique, changement des scientifiques. « Le nouveau rapport (…) voit le climat comme un problème parmi beaucoup d’autres, dont les conséquences sont souvent conditionnées par les interactions avec ces autres problèmes. Et la bonne politique tente de réduire la charge, de s’adapter au changement, plutôt que de chercher à l’arrêter. » 

dimanche 16 mars 2014

Anthropologie de l'économie de marché

Ukraine. Allemagne, Japon, Chine, Inde, pays de l’orbite soviétique… les nations réagissent à l’annexion de la Crimée par la Russie en fonction de leurs intérêts. Liens économiques avec la Russie d’un côté, crainte d’un précédent de l’autre. La Russie, l’Inde et la Chine, en particulier, ne vont-elles pas annexer des contrées au motif qu’elles y ont quelque droit ancien ? En tout cas, la Russie inquiète. Ce qui, en économie de marché, n’est jamais bon pour la santé d’un pays.

Inde. La libéralisation économique des années 90, combinée à un effondrement de l’éthique de l’élite administrative, a fait le lit de la corruption. Elle semble le principe même du pays. Elle est le sang de la politique, notamment. The Economist pense qu’elle peut être combattue. Phénomène général ? L’oligarque ne se serait jamais aussi bien porté, partout dans le monde. De plus en plus de riches sont des « rentiers ». Ils exploitent des monopoles, protégés de la concurrence.

La commission européenne doit désormais avoir un président élu. Mme Merkel semble vouloir imposer son choix. C’est ça la démocratie. Toujours est-il que M.Miliband désirerait ramener l’Angleterre dans l’UE. La Bavière, un modèle pour le Québec, le Catalogne, l’Ecosse et autre Pays basque ? Son jeu est d’utiliser suffisamment son pouvoir de nuisance pour faire respecter son identité, mais pas assez pour disloquer le gouvernement. Aux USA, le nombre de familles possédant une arme baisserait (35% des foyers), mais le nombre d’armes par personne augmenterait. L’armée chinoise : des apprentis sorciers suréquipés. Inquiétant ? La Chine adopte-t-elle des mesures favorables aux consommateurs ou défavorables aux entreprises étrangères ?

Téléphonie mobile. Heure de la (re)concentration ? Partout, passage de 4 à 3 opérateurs ? « La vague de concentration en Europe est aussi le résultat de la convergence des services mobiles et fixes, du haut débit et de la télévision. » Les entreprises de service (Sodexo, par exemple) élargissent leur offre par croissance externe. A chaque fois pour se retrouver dans des « marchés encombrés ». Et si elles innovaient ? Shutterstock permet de vendre ses photos. « L’ultime secret du succès de TED n’est pas sa quête du changement radical, mais sa capacité à réinventer la religion ancienne pour l’ère numérique. »

Le puissant fonds de pension japonais (1500md$) est encouragé à abandonner sa gestion prudente pour favoriser la politique de M.Abe. Aux USA, un milliardaire utilise son argent et sa capacité d’influence politique pour abattre une entreprise. Par ailleurs, on y paie très cher ceux qui dénoncent les malversations de leurs employeurs. La Chine libéralise son secteur bancaire.

Bitcoin, quel avenir ? Vu son instabilité, il est préférable qu’il ne remplace pas les monnaies traditionnelles. En revanche le mécanisme d’échange sans intermédiaire qui est sa caractéristique pourrait avoir des applications utiles.

Science. Nouvelle discipline : contrôler la recherche scientifique. Elle est devenue étonnamment peu fiable. Pourquoi pouvons-nous être drogués aux jeux de hasard ? Parce que certains de nos cerveaux sont presque aussi excités par un quasi succès que par un succès réel… 

dimanche 15 décembre 2013

2014 : rien ne va plus ?

En lisant The Economist, je me demandais si 2014 ne pouvait pas voir quelques bouleversements sérieux. Et si l’Inde élisait un homme dangereux ? « Un populiste avec un passé inquiétant et un bon bilan économique. » Le rodéo politique italien se poursuit. Je me demande s’il ne reproduit pas notre troisième République. En tout cas, on semble vouloir s’acheminer, comme chez nous, vers le bipartisme. (Ce qui me semble une idée antidémocratique.) Aux USA, Républicains et Démocrates se sont enfin entendus sur un budget fédéral. Apparemment en jouant sur les mots pour masquer leurs concessions réciproques. Le libéralisme allemand serait en berne, il ne correspond pas à une tradition du pays. Le président turc s’en prend aux forces religieuses modérées. L’Ukraine est toujours aussi incertaine, le peuple (une minorité occidentalisée ?) est dans la rue, mais, pour le reste, cela semble une bataille entre oligarques. Étrange Thaïlande : d’un côté, un parti, représentant le petit peuple, a le pouvoir de gagner les élections, d’un autre, l’opposition a la force de renverser le gouvernement. En Syrie, le démantèlement du stock d’armes chimiques serait un succès, mais la sortie des dites armes dépend de la capacité de M.Assad à dégager des routes, et à gagner des guerres… Finalement, Israël est « désorienté ». « les jeunes Israëliens ont oublié le projet commun des pionniers (…) idem pour les entrepreneurs qui ont fait des fortunes dans les glaces et l’électronique. » Le nouveau dictateur nord coréen fait regretter son père. 

Le peuple chinois ne veut pas des OGM, mais son gouvernement a décidé qu’ils étaient bons pour lui. Résultat de la crise ? Brutalement des négociations de libre échange se dégèlent. Le « Doha round » de l’OMC d’un côté (démarré en 2001), Europe Mercosur de l’autre. Curieusement, les entreprises utiliseraient un prix (coût) du carbone dans leurs calculs d’investissements. Et il serait beaucoup plus élevé que celui des marchés - qui, par ailleurs n'arrivent pas à se mettre en route. (L’entreprise meilleure pour notre santé que la démocratie ? Ou que le marché ?) Tom Enders veut faire d’EADS une entreprise normale, qui ne suit que son intérêt et pas celui des gouvernements qui l’ont financée. Et les dits gouvernements vont le laisser faire. Gaz de schiste et USA, phénomène curieux. Le pays n’est pas capable d’écouler le type de pétrole produit (le marché n’est pas équipé pour l’exploiter), du coup son prix baisse, ce qui menace sa production… Pourquoi les fusions et acquisitions échouent-elles ? Parce qu’elles échappent à la rationalité. Il faut gagner à tout prix.

Science. La nouvelle science de l’épigénétique montre que l’alimentation du père peut avoir une conséquence sur la constitution de l’enfant. Les journaux scientifiques appliquent d’autres critères de sélection que ceux de la qualité de la recherche. Mais, d’une manière générale, l’homme, qu’il soit ordinaire, scientifique ou autre, n’est pas rationnel, il tend à « interpréter les artefacts d’une certaine façon ». Et les requins pourraient savoir ce qu'ils font quand ils attaquent l'homme. 

dimanche 20 octobre 2013

La rigueur scientifique, dernière victime en date des théories libérales

Pourquoi la science déraille-t-elle ? se demande The Economist. La plupart des publications scientifiques ne résistent pas au réexamen. Apparemment, c’est le résultat de la culture du management par objectif, et de son corollaire : la publication à tout prix. (Nouvelle conséquence imprévue des théories libérales ?)

La popularité de M.Hollande sombre. Mais l’estime nationale lui est indifférente. Il croit aux « cycles historiques ». Pas besoin d’agir, les choses s’arrangeront d’elles-mêmes. L’Irlande rembourse ses dettes mais se retrouve fauchée. L’Italie masque ses subventions à Alitalia. L’Allemagne se détourne de l’Eglise Catholique. (Qui est une sorte de service public avec ses propres sources de revenus.) En Russie, M.Navalny, candidat de The Economist, se révèle plus nationaliste que M.Poutine. En Inde, les milieux d’affaires s’enflamment pour un nationaliste qui sent le soufre. (Il n’y a pas que le peuple qui aime les extrêmes ?) L’Angleterre tend les bras aux banques chinoises. Elle leur permet d’ouvrir chez elles des succursales plutôt que des filiales. Histoire de leur éviter la réglementation anglaise (et européenne ?). L’Europe cherche à stopper le flot de subventions qui partent vers les petits aéroports. Et qui sont reversées aux compagnies à bas coût. Beaucoup de ces aéroports pourraient fermer. 

Rien de nouveau en Iran, toujours aussi amical vis-à-vis des USA, et en Egypte, toujours décidée à retourner à l’ancien régime. Les rebelles syriens s’en prennent aux journalistes. Ce qui est bien pour l’image de M.Assad. Mexique sans foi ni loi ? Plus de 100.000 enlèvements. L’Etat ne fait rien. Le président du Venezuela se comporte de plus en plus en dictateur (fou ?). Aux USA, guerre de tranchée entre Républicains et Démocrates. Ces derniers ont repoussé l’offensive des premiers. Mais le front n’a pas bougé. Cependant, les élus républicains ne sont pas tous des demeurés. The Economist a déniché deux exceptions à la règle. Le gouvernement japonais veut durcir ses lois concernant la divulgation de secrets d’Etat. Mais cela va contre la culture nationale. Le Vietnam ressemble à la Chine, en plus glauque. Va-t-il réformer son capitalisme d’Etat ? En Birmanie, le parti de Mme Suu Kyi pourrait prendre le pouvoir, mais y est totalement impréparé. Au Brésil le gouvernement semble avoir vécu de la planche à billet. « La dette publique croit. Les banques prennent une part grandissante du marché du crédit. Et le gouvernement tord les règles comptables pour cacher tout ceci. » Comment cela va-t-il se terminer ?

Décidément, il n’y a pas de limite à la spéculation. Ce coup ci, elle porte sur les dettes d’entreprise. Les marchés sont ils imprévisibles ? M.Fama dit oui, M.Shiller, non. On leur donne le Nobel.

Les taxis, dernier secteur en date à être attaqué par Internet. Applications mobiles permettant de les appeler. Qu’est-ce que ça va donner ? Le câble USB deviendrait un système d’alimentation universel. Ce qui remettrait en piste le courant continu, en ce qui concerne l’alimentation de la maison et du bureau. L’avantage viendrait de ce que le câble transporte aussi des données. Cela en fait l’allié naturel des « smart grids ». Avec tout ce que cela signifie d’économie.

Afin d’essayer de retrouver un peu du talent de M.Jobs, Apple recrute des gens qui ont du goût.

Comment résoudre les problèmes du monde ? L’Oxford Martin Commission en appelle, en quelque sorte, aux organisations de bonne volonté. L’idée est de sortir de la paralysie des Etats pour constituer des coalitions d’institutions privées et publiques. Et d'attaquer sans attendre les questions importantes. 

Science. Il se pourrait qu’il n’y ait pas eu plusieurs types d’humains primitifs. Mais un seul, hautement variable. Une technique pour combattre le sida. Faire éclater le virus, dont le principe serait d’être sous pression. 

lundi 19 août 2013

The Economist contre Internet

Qu'arrive-t-il à The Economist ? La semaine dernière il reconnaissait qu’avoir donné le pouvoir aux hommes d’affaires était une erreur. Cette semaine, trois articles s’en prennent à Internet.
On y lit que l’usage de Facebook cause la déprime chez les adolescents : chacun n’y parlant que de ses triomphes cela renvoie le lecteur à sa médiocrité. (« L’émotion la plus fréquemment suscitée par l’usage de Facebook est l’envie. ») La relation directe, au moins, nous met en face des hommes tels qu’ils sont. On y lit aussi qu’Internet produit stress et désorganisation, avec pour premières victimes les créatifs. Tout d’abord parce que le traitement des mails prendrait un quart de la journée, en moyenne. Mais surtout parce que l’homme vit en permanence son travail. Bref, on pensait utiliser Internet au service de l’homme, et c’est le contraire qui s’est produit. « Il y a certainement des raisons d’en faire beaucoup moins – de rationner les emails, de réduire le nombre de réunions, de se débarrasser de quelques dirigeants excessivement zélés. Depuis quelques temps s’impliquer dans son travail a un retour sur investissement négatif. Il est temps d’essayer une stratégie bien plus radicale : prendre du recul. » Mais ce serait surtout en dehors de l'entreprise que la perte de productivité produite par Internet serait la plus violente. Internet a remplacé l’emploi fixe traditionnel, par un emploi précaire, peu productif. « Les auto-entrepreneurs (40% de la création d’emploi en Angleterre) travaillent plus longtemps – 6 % de plus que les employés – mais leurs revenus horaires moyens sont moins de la moitié de ceux des employés. » Internet a aussi « transformé certaines branches de l’économie – la vente de détail, la musique et l’édition, par exemple -, en grande partie en détruisant des modèles économiques existants. » « Internet, par opposition (à l’usine), semble atomiser la force de travail. En donnant un plus grand contrôle au possesseur de capital, il pourrait expliquer pourquoi les profits aux USA sont au plus haut depuis l’après guerre. »

Pour le reste, pas grand-chose de neuf. L’Egypte semble partie pour un scénario algérien. Que ce soit du côté des frères musulmans ou de celui de l’armée, l’affrontement stimule, en quelque sorte, les forces du mal. Des composants extrêmement dangereux, masqués jusque-là, s’affirment et s’affrontent. Inde / Pakistan. L’économie pousse les deux pays à s’entendre. Mais c’est tout. L’avenir ? Peut-être des « décennies de troubles – « une série de crises ponctuées par l’apathie » ». En attendant, l’Inde construit une marine de guerre moderne avec porte-avion, et sous-marins nucléaires. Israël modifierait sa politique d’implantation. De la Cisjordanie, elle irait vers le Néguev. Mais, une fois de plus, c’est au détriment des populations locales (Bédouins). Israël, par ailleurs, relâche une poignée de prisonniers, en signe de bonne volonté. Ce qui n’est pas suffisant pour les Palestiniens, pour qui les prisons israéliennes ont quelque-chose d’un rite de passage (« 750.000 Palestiniens sont passés par les prisons israéliennes (depuis 1967) » « 5071 Palestiniens seraient derrière les barreaux, pour des actes de violence ou de subversion à motivation politique. »). Pour sa part, l’Amérique, est le premier incarcérateur mondial, loin devant la Chine. « Un Américain sur 107 était derrière les barreaux, en 2011 – le taux le plus élevé au monde – et un sur 34 était sous « surveillance correctionnelle » (soit sous les verrous, soit sous probation, soit en liberté conditionnelle). Un noir a 3,6 fois plus de chances d’aller en prison en Amérique qu’en Afrique du Sud, en 1993, juste avant la fin de l’Apartheid. » Mais le pays a décidé de se réformer. « Le coût élevé de la prison a attiré l’attention à la fois de la gauche et de la droite. » La vertueuse Suède pourrait passer à gauche. Le parti au gouvernement est pris entre une montée du chômage (8%) et un mouvement anti immigration.

L’industrie des médias commencerait à profiter d’Internet. Les revenus passeraient de « produits physiques » au numérique, téléchargement et streaming, de la vente à la location. (Remarque : aux USA, les livres électroniques représenteraient 30% des ventes totales.) Aussi, l’industrie sortirait de ses activités traditionnelles. « Les journaux entrent dans de nouveaux métiers tels que le marketing et les conférences. » Quant aux fonds activistes ils en ont après les entreprises de haute technologie, comme Apple. Pourquoi ? Parce qu’elles sont remplies d’un argent qu’elles ne savent pas utiliser. Et qu’elles ont du mal à changer assez rapidement (cf. Microsoft). Qui a tué par le glaive… ? L’Europe cherche à développer le fret ferroviaire. Pour cela, il s’agit d’aménager des « corridors » aux travers de l’Europe. Mais cela coûte cher, demande des collaborations entre Etats, et, de toute manière, le rail est moins flexible que la route. En tout cas, il semblerait que ce marché doive-t-être dominé par les chemins de fer allemands. Pour sa part, un entrepreneur américain envisagerait de construire des trains sous vides.

Et les groupes d’oiseaux n’entreraient pas en collision en se posant, parce que, grâce à leur capacité à repérer le champ magnétique, ils adoptent tous le même angle d’atterrissage. 

lundi 12 août 2013

Chine et écologie, délocalisation indienne et la politique ne doit pas être laissée à l'homme d'affaires...

Une fois de plus la Chine change. Elle s’en prend à sa pollution. Ce n’est pas facile d’autant que pour la population cela demeure une préoccupation secondaire. Mais « ses leaders comprennent le défi du changement climatique mieux que leurs prédécesseurs et peut-être mieux que leurs équivalents internationaux. Ils sont bons pour passer à l’action dans les situations d'urgence. Parce que le pays arrive après les autres, il devrait pouvoir apprendre de leurs erreurs (…) La Chine a un marché intérieur énorme, des capitaux peu chers et des déserts ensoleillés et ventés, un environnement idéal pour bâtir un système qui n’émette pas de carbone. »

La fin des illusions ? « Plutôt que d’utiliser ses compétences d’homme d’affaires pour relancer l’économie italienne, M.Berlusconi a utilisé ses compétences politiques pour protéger ses intérêts d’homme d’affaires. » Faillite du partenariat public-privé. Partout dans le monde cela a été la même chose. On espérait qu’avec des hommes d’affaires au gouvernement, l’économie irait mieux qu’avec des hommes politiques. C’est le contraire qui s’est passé. Fin d’une ère en Israël ? L’armée de citoyens céderait la place à une armée de métier de haute technologie. Adaptation à la dislocation des pays voisins, mais aussi aux aspirations de la population. Barak Obama ferme ses ambassades au Moyen-Orient et en Afrique du nord. Contrairement à ce qu’il croyait, Al Qaeda n’est pas en recul. Au contraire, le chaos régional est favorable à son expansion. L’économie syrienne est en apnée. On se dirige vers une économie de subsistance dominée par des seigneurs de guerre. Fin d’une ère en Italie ? Berlusconi semble avoir été affecté par sa dernière condamnation. Il n'aurait pas de remplaçant à la tête de son parti. Avenir national incertain. (Recomposition de l’Italie politique en vue ?) En tout cas, l’Industrie italienne, jadis puissante, est dans un cercle vicieux. Plus ses entreprises se délocalisent, plus elles tendent à former des sous-traitants étrangers, plus le pays perd en compétence, plus le chômage monte, et plus le marché se rétrécit. La Grèce, le Portugal et l’Irlande vont avoir besoin de la solidarité de la zone euro. On attend l’élection de Mme Merkel pour le dire. « 52% des Anglais ont du mal à joindre les deux bouts. » En Angleterre, il y a de la place pour les gros salaires et pour les très bas. Les qualifications intermédiaires souffrent (apparemment 40% de la population). L’Etat aurait masqué le phénomène par le crédit d’impôt. Et cette population serait surendettée. (Miracle thatchérien ?) L’Inde étant un pays où apparemment rien n’est facile, les hommes d’affaires délocalisent ce qui est compliqué à réaliser ou mal fait en Inde vers d’autres pays (Doubaï, Singapour, l’Ile Maurice, le Sri Lanka, l’Angleterre et même la France).

Achat du Washington Post par Jeff Bezos. L’affaire pourrait réussir. Les journaux sont devenus très bon marché (un dixième de leur prix d'antan). Ils doivent réinventer leur modèle économique. Plus question de compter sur la publicité. Les revenus doivent venir des consommateurs. Et M.Bezos a montré qu’il savait les comprendre. Mais, pour qu’un journal comme le Washington Post continue à faire trembler les hommes politiques. Il doit attirer à lui un lectorat important. Il doit convenir à beaucoup de goûts.

Google Chrome a dépassé Explorer. Fin d'une ère ?

Start up. Une nouvelle activité voit le jour : les entreprises envisagent de monter des contre-attaques contre les pirates informatiques. Il y a aussi un marché de stimulation de l’intellect vieillissant inspiré par les dernières découvertes en neurosciences. Et on est maintenant capable d’utiliser du papier pour imprimer en 3D. Ce qui donne des résultats aussi durs que le bois.

La consommation de poisson explose. Elle est tirée par les pays émergents. Les quantités issues de la pêche sont constantes. La pisciculture est en plein développement.

Attention, l’inactivité est dangereuse. Pour bien se porter, il faudrait maintenir une activité de « basse intensité » (marcher, travailler debout, par exemple). Enfin, on étudie en laboratoire les mutations des virus. Cela permet de se préparer aux éventuels dangers que peuvent présenter leurs évolutions.  

lundi 13 mai 2013

Nouvelle semaine de crise

The Economist s’intéresse aux banques d’investissement. Les belles années de la profession semblent derrière elle. Quelques banques américaines sont sorties victorieuses de la crise. (Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour le contribuable américain qui devra sauver ces monstres de la faillite.) Comme d’habitude, les européennes ont pris un bouillon. (Y aurait-il quelque-chose que l’Europe n’a pas compris dans les règles du jeu de l’économie mondiale ?) En particulier les banques françaises semblent sous-valorisées. Toujours est-il que les class actions gagnent l’Europe.

La productivité mondiale devrait baisser avec le vieillissement de sa population. A court terme, l’Europe va particulièrement mal, mais toutes les économies sont plutôt en recul. Cela pourrait s’améliorer un peu l’année prochaine. (Parce que ça ne peut pas être pire ?) Mais pas à long terme. D’après l’économiste en chef de HSBC, les gouvernements ont compensé le manque de croissance par des expédients. Situation malsaine, difficile à réformer sans susciter nationalisme ou révoltes populaires. (Question : les systèmes sociaux qu’apparemment l’on ne peut plus se payer, n’ont-ils pas été utilisés pour masquer aux pauvres qu’ils vivaient à crédit alors que les riches s’enrichissaient ? Les dits pauvres ne seraient-ils pas quelque-peu les dindons de la farce ?) Pas d'avenir pour l’OMC ? La mode serait maintenant à des négociations bloc à bloc.

Les Indiens ne paraissent pas beaucoup se préoccuper de l’emploi des masses de jeunes qui vont arriver sur le marché du travail. L’Inde est un pays difficile à faire évoluer.

Barack Obama a une majorité du pays pour lui, mais pas ses élus. Le découpage électoral les protège de l’opinion publique nationale. M.Obama se demande comment utiliser ses techniques de campagne pour les ébranler. Par ailleurs, on se demande quel va être l’impact de ses lois sur la santé, sur une industrie qui emploiera en 2020 « un travailleur américain sur 7, sans compter les entreprises auxiliaires, telles que les sociétés informatiques ou les cabinets de conseil spécialisés ». L’Amérique veut se concilier les économies asiatiques. Mais sa politique militaire semble hésitante et contreproductive. « La Chine est inquiète, mais les alliés de l’Amérique ne sont pas rassurés. » En tout cas, les relations américano-coréennes sont excellentes.

Le président du parlement européen désirerait que ce parlement élise le président de l’Europe. Ce pourrait être lui. Ou cela pourrait servir sa carrière en Allemagne, si je comprends bien. Allemagne où les manœuvres politiques sont toujours aussi compliquées à suivre (dernier épisode : les Verts sont en faveur d’une redistribution vigoureuse) et l’issue des prochaines élections, incertaine.

En Lybie, les milices semblent gouverner le pays.

Les revenus des 3 grands cabinets de conseil en stratégie ont cru fortement l’an dernier (17,3% pour Bain). Leur métier a évolué. « Ils tirent maintenant la plus grande part de leurs revenus de la mise en œuvre d’idées, de l’amélioration des processus internes de leurs clients, et d’autres missions non considérées traditionnellement comme du conseil en stratégie ». Si bien que les 4 grands cabinets d’audits essaient de les concurrencer, en achetant d’autres cabinets de conseil en stratégie. Windows 8 va mal. Décidément Microsoft semble incapable de sortir du marché du PC. Une start up lance un appareil qui photographie tout ce que vous voyez. Et il existe des systèmes d’évaluation des navires marchands. Apparemment, les fonds d’investissements s’intéresseraient au marché de l’occase navale.

Le dioxyde de carbone n’arrête pas de s’accumuler dans l’atmosphère. Personne ne s’en préoccupe. 

lundi 1 avril 2013

Victimes expiatoires, timide puissance indienne et tiédissement climatique

Chypre est un précédent fâcheux, dit The Economist. Outre le fait que l'île est dévastée, le traitement qu'elle a subi est l’annonce que l’épargne n’est plus sûre. C’est aussi un précédent en termes de contrôle des flux financiers au sein d’une union monétaire. Mais il y a pire. « La plus grande menace à la survie de l’euro vient de sauvetages qui provoquent des débats politiques de plus en plus toxiques, à la fois au sud et au nord. » Et s’il était temps que les durs de la zone euro, comme la Finlande, remisent leur haine de l’Europe du sud ? Certes, ils ont connu leurs propres crises et s’en sont sortis, dit The Economist, mais il n’est pas certain qu’ils auraient pu y arriver s’ils s’étaient trouvés dans une union monétaire. En tout cas, les autres paradis financiers européens pourraient avoir des soucis à se faire, le régulateur européen va s’occuper d’eux. D’ailleurs il a commencé à vouloir limiter les rémunérations des financiers. Il s’attaque aujourd’hui aux gestionnaires de hedge funds. C’est irrationnel. Mais il a besoin de victimes.

The Economist encourage l’Inde à devenir une grande puissance. C'est-à-dire à s’aligner sur l’Occident. L’Inde n’y voit pas son intérêt.

Le parti travailliste anglais courtise les PME, dont les valeurs et les intérêts sont proches des siens, contrairement à ceux des grandes entreprises. Un modèle à suivre pour le PS français ?

Michael Dell veut prendre le contrôle de son entreprise. Il affronte d’autres capitaines d’industrie. Fascinant spectacle que celui des géants de la finance anglo-saxonne se déchirant pour une entreprise. Que celle-ci, et ses hommes, comptent peu ! Peut-être en a-t-il été de même en Russie, au temps des oligarques ? Produit de la libéralisation des années 90, et du Far West qui l'a suivie, le mathématicien Boris Berezovsky rêvait d'être le grand manipulateur de la société russe. L'individu contre la société, comme chez Shakespeare.

Apparemment, l’industrie du panneau solaire chinoise boit la tasse, Suntech en tête. « Les centaines d’entreprises chinoises du solaire perdent presque toutes de l’argent ». Mais l’Etat ne va pas les laisser sombrer. Et, soudainement, le réchauffement climatique ne devient plus aussi certain qu’on l’a dit. Les modèles, des météorologues comme ceux des financiers, se seraient-ils trompés ?

lundi 18 mars 2013

Economie américaine : contre mauvaise fortune bon coeur?

The Economist cherche-t-il à se rassurer ? Veut-il nous montrer que sa maison-témoin, les USA, est increvable ? Un rapport montre que, si le gouvernement fédéral est bloqué, les Etats se débrouillent, et l’entrepreneur innove. Mais la santé américaine paraît bien relative. Et pas vraiment le fait d’un mouvement de fond. L’Amérique a l’intelligence d’avoir évité la rigueur européenne. Pour le reste, sa croissance semble surtout portée par le gaz de schiste. Comme en Afrique, autre raison de se réjouir pour The Economist, la croissance mondiale semble bien peu innovante ?

La clé de la survie de l’UE pourrait être de rapidement remettre sa population au travail. Sinon, elle risque de faire l’unanimité contre elle. Quant à Chypre, en faillite pour avoir prêté à l’oligarque russe, The Economist pense que le mécanisme de stabilité bancaire doit sauver ses banques, sans mouiller son gouvernement. Les autres solutions n’ont que des inconvénients. Malheureusement, ce sont elles qui ont les faveurs européennes.
En Angleterre, la famille traditionnelle ne survit que chez les riches, et les immigrés. Ailleurs, elle a explosé. Apparemment, ça ne poserait pas de problème aux enfants.

Moment périlleux pour la Chine ? Rejouerait-elle la scène de l’Ancien régime et de la Révolution ? Aurait-elle besoin de réformes qui pourraient avoir l’effet de celles de Louis XVI ? En tout cas, la politique de l’enfant unique chancellerait.
En Iran, on donne dans le trafic de voitures. L’inflation galopante en ferait une valeur refuge. Pas brillant, mais cela ne donne pas l’image d’un régime totalitaire.

Un livre sur la situation irakienne. La succession de mesures prises par l’Occident, pour transformer l’Irak en démocratie, l’a enfoncé, à chaque fois plus fortement, dans le chaos et la division. La constitution donnée par l’Amérique aurait été une sorte de bouquet final. L’intérêt individuel est devenu roi. Curieusement, le premier ministre actuel est parvenu à tromper tout le monde, et à s'assurer un pouvoir stable.

L’Inde va-t-elle être un géant de l’Internet mobile ? « Le gouvernement est un obstacle. »
L’ascenseur aurait le vent en poupe. De plus en plus de villes et d’immeubles. Et surtout les revenus récurrents de la maintenance. Oligopole et grosses marges. Cela va-t-il attirer de nouveaux entrants ?

The Economist enjoint le nouveau pape de délocaliser son organisation managériale. La dirigeante de Facebook viserait une carrière politique. Sur les traces d’Obama.

Apparemment la science aurait trouvé de nouveaux moyens de recherche. D’abord, il semble que l’on puisse faire des modèles réduits des grandes questions cosmologiques, à commencer par le comportement des trous noirs. Ensuite, l’espace, du fait de l’espacement entre les molécules qui s’y trouvent, permettrait de voir des réactions chimiques difficiles à apercevoir chez nous. 

samedi 5 janvier 2013

Inde, viol et changement

Un effroyable viol secoue l’Inde. La réaction qu’il suscite serait-il un révélateur des transformations du pays ?

Le viol serait pratique courante en Inde, parce que la femme y est peu considérée. Mais aussi parce que l’évolution du pays fait qu’elle est maintenant amenée à sortir de chez elle, et que des masses de jeunes hommes à la recherche d’emplois sont jetés en ville. Et l’on manifeste aujourd’hui, parce que la victime est une étudiante, et qu’une classe moyenne a émergé, et qu’elle a les moyens de défendre ses intérêts.

Le statut de la femme va se transformer en Inde, probablement. La femme étant le pivot de l’édifice social, les bouleversements ne font que commencer. Peut-être serait-il une bonne idée de les anticiper, plutôt que de punir ceux qui les subissent ? 

jeudi 3 janvier 2013

L'espèce humaine et ses mystères...

Numéro spécial de The Economist, qui se penche sur quelques questions curieuses :
  • L’Enfer. D’où vient-il, qu’est-il devenu ? L’enfer semble avoir été conçu pour des dieux. Avant d’être étendu à une espèce humaine qui ne trouve jamais de vengeance assez cruelle pour ses semblables. Puis de devenir individuel et intérieur. L’enfer serait-il l’expression culturelle de la haine de l’autre ?
  • Le Saint Empire Romain Germanique, a été l’UE avant l’UE. Avec quasiment tous les problèmes et les solutions trouvés par l’UE. On y était apparemment heureux. Pourquoi s’est-il disloqué ? Du fait de la montée des nationalismes (notamment de la Prusse). Peut-on en tirer un enseignement en ce qui nous concerne ?
  • Pourquoi des gens participent-ils à des courses de plus de deux cents km sous une chaleur suffocante ? Mystère de la construction de la motivation qui fournit un sens à notre existence.
  • Pourquoi les peuples s’égorgent-ils pour des questions obscures  de théologie ? Peut-être parce que leurs conséquences ne le sont pas. Si, par exemple, un homme peut être porteur de l’énergie divine, l’édifice social peut être mis en cause.
  • Bidonville au Kenya. Un million d’habitants. Tous entrepreneurs. Tout y est payant, on y est anonyme, et on y travaille nuit et jour. Mais c’est encore mieux qu’à la campagne… Miracle du capitalisme triomphant ?
  • A la Nouvelle Orléans, l’apartheid semble toujours de mise. Comme le montre ses défilés de Mardi gras.
  • Curieusement, les guerres d’Amérique du sud n’ont pas fait beaucoup de bruit. Pourtant, certaines ont été particulièrement sauvages. L’une d’entre-elles a failli rayer le Paraguay de la carte (1870).
  • Les îlots que se disputent la Chine et le Japon. A qui appartiennent-ils ? Leur sort dépendra probablement plus d’un rapport de force que d’une illusoire rationalité.
  • Magna de la presse japonaise (Matsutaro Shoriki). Journal, télévision, il a tout dominé. Il a même fait du base ball un sport national, et du Japon une puissance nucléaire. Ambition personnelle, nationalisme, volonté de modernisation en marche forcée… Réaction du Japon à sa rencontre avec l’Ouest ?
  • La Chine serait-elle devenue démocratique, si elle n’avait pas assassiné le président qu’elle s’était donné, en 1913 ? Je soupçonne qu’il est difficile pour un seul homme de transformer une culture…
  • Spéculation dans les années 1820, en Angleterre. Comme d’habitude, il y a de l’argent, mais pas de placement juteux. Ce fut le temps de grands escrocs. Dont un qui a inventé un pays. J’en retiens surtout que les bons escrocs croient ce qu’ils racontent, et tendent à profiter de liens de confiance sociaux. On n’arnaque bien que les siens ?
  • Pourquoi l’Inde ne parvient pas à construire l’infrastructure de transport dont aurait besoin son développement ? Pas uniquement pour des raisons de corruption. Mais parce que tout y est infiniment compliqué. Finalement, beaucoup de gens y ont énormément de pouvoir de nuisance. L’Inde aurait besoin des techniques dont parlent mes livres. A la puissance 10 !
  • J’ai appris que Gatsby le magnifique de Scott Fitzgerald était inspiré du Grand Meaulnes (Le Great de Great Gatsby étant une traduction du Grand de Grand Meaulnes).
Quant à la vie du monde :
  • The Economist vote Manuel Valls, réincarnation de Nicolas Sarkozy.
  • Les frères musulmans égyptiens mobilisent de moins en moins d’électeurs et vont devoir faire face à une crise économique. Leurs jours seraient-ils comptés ?
  • L’université américaine, en crise, innove. Elle tenterait de réinventer l’éducation à coup de nouvelles technologies (Massive Open Online Courses). L’université française, qui cherche désespérément à imiter le (précédent) modèle américain, aurait-elle une nouvelle guerre de retard ?
  • La globalisation serait en recul.
  • Et la main a été conçue pour nous donner des poings. Il s’est trouvé que c’était aussi pratique pour tenir des instruments. 

lundi 3 décembre 2012

Sciences po infiltré, Mal américain, et indien, et création des espèces


Richard Descoings était en passe de transformer Sciences Po en plaque tournante de l’enseignement international. The Economist regrette que ses successeurs veuillent que l’école retrouve sa mission initiale. Alors, Richard Descoings, mieux que Philby ? Le centre névralgique du modèle français aux mains d'une taupe anglo-saxonne ? De la redoutable efficacité du soft power américain ? Mais, avant de réformer notre école ne serait-il pas judicieux de s'interroger sur le modèle qu'on lui a choisi ? Car  l’Université américaine va mal. Le coût de son enseignement a explosé, sa qualité a baissé, ses élèves, qui pour une part significative sortent sans diplôme, sont surendettés, parfois en faillite (pour plus de 30% d’entre eux, dans le cas de 200 universités). Il va falloir penser au gain de productivité. Cours en ligne, et achat à la carte, un module par ci, un autre par là.

Bataille entre Google, Amazon, Apple et Facebook. Chacun veut entrer sur le terrain de l’autre, et protéger son territoire. En fait, attention au régulateur. Mais toute l’Amérique n’est pas aussi combative. L’inventeur des drones, israélien, juge l’industrie américaine de la défense comme von Braun, en son temps. A savoir, des entreprises incompétentes, parasitées par l’intérêt personnel qui voit l’innovation comme un danger. A ce sujet, l’impression 3D va-t-elle être tuée par la peur de la copie ? Heureusement, les réformes de la santé d’Obama créeraient un appel d’air pour les start ups. (Une politique du durable ne pourrait-elle pas avoir le même effet ? me suis-je demandé.)

La France menace de nationaliser Florange, qui n’est pas rentable. Retour à l’ère Mitterrand ? Plutôt artifice de négociation. En tout cas, les grandes entreprises indiennes, conglomérats gigantesques et hétéroclites, vont mal. En particulier Mittal. Certes, elles ne sont pas poussées par le profit (« notre objectif est la construction d’une nation, l’emploi et l’acquisition de compétences »), mais leur manque de rentabilité ne peut que paralyser leur développement. Elles n’ont donc plus les moyens d’investir en Inde. Ce qui est mauvais pour le  pays.

Le FMI, à contre-emploi, aide le Grec enseveli sous les dettes. La banque d’Angleterre recrute son nouveau directeur dans ses colonies. En Egypte, la situation se tend. D’un côté des islamistes qui se donnent des pouvoirs dictatoriaux, de l’autre une coalition d’opposants bien plus décidés et puissants qu’on ne l’aurait attendu. En Syrie, l’opposition gagne du terrain. « Militairement, il y a eu de grands progrès (…) mais nous appréhendons tous ce qui viendra après ». Mais, qu’ils n’attendent pas de secours de M.Obama. Seule l’Amérique l’intéresse.

Comment recruter un dirigeant ? « Éviter les gens de l’extérieur, si les choses vont bien ». Sinon, le mieux est de recruter un ancien membre de la société qui a réussi ailleurs, ou, à défaut, d’acclimater un extérieur pendant quelques temps avant de lui donner le pouvoir.

Les virus seraient-ils à l’origine des espèces ? Certains d’entre eux s’insèrent dans des parties de l’ADN, négligées par la science jusqu’ici. Elles agiraient sur les caractéristiques de l’individu.