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dimanche 9 mars 2014

Monde sans pilote ?

Qui se préoccupe des conséquences qu’a le développement technologique actuel ? D'où tire-t-il son mandat ? me suis-je demandé en lisant la chronique technologique de The Economist. On y voit une chercheuse qui manipule des virus pour créer des microprocesseurs ; des tissus conducteurs qui peuvent rendre intelligents les vêtements, et légers et flexibles les conducteurs ; l’impression de tissus organiques (des équivalents organes nous sont promis pour demain). Plus généralement, la mode est à la copie du vivant : on veut faire gagner en vitesse les ordinateurs, en utilisant toutes les idées possibles, dont le câblage du cerveau ; on conçoit des objets volants sur le modèle de la méduse ; on cherche à communiquer par des processus chimiques (cf. les odeurs). Plus conventionnellement, les énergies renouvelables posent le problème de leur imprévisibilité. On aurait trouvé un moyen de les stocker en masse et bon marché (« batterie de flux ») ; et à faire transporter des quantités supplémentaires d’électricité par les lignes existantes (en passant de l’alternatif au continu). Finalement, le transport maritime se fera sans équipage. Un nouveau fléau apparaît : le pirate informatique.  Les catapultes électriques vont lancer les avions, civils et militaires.

Illusions perdues ? Pays émergents, bulle spéculative éclatée ? Les entreprises occidentales y ont investi des sommes colossales (3000md$ en 15 ans). Le retour sur investissement est faible. Le repli se fait plus ou moins en bon ordre. Fin du miracle africain ? On découvre que la croissance démographique africaine est beaucoup plus élevée que prévu (2,7md de personnes en 2050). Ce qui l’empêcherait de sortir de la pauvreté. Bulle de la prostate. On s’était enthousiasmé un peu vite pour les vertus du dépistage.

Rien ne change. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, l’emploi et la masse salariale de l’administration augmente, en particulier en Allemagne et en France. Scandales bancaires. A chaque fois qu’un truquage est découvert, un autre est inventé. Après le Libor, on parle des taux de change et du cours de l’or. « La force du dollar vient de ce qu’il maintient sa valeur vis-à-vis d’une dette en dollars ». Le monde a besoin du dollar, ce dont l’Amérique continuera à profiter honteusement.

Ukraine. Enchevêtrement invraisemblable. Pays en faillite, lutte entre puissances nauséabondes. Occidentaux divisés. L’Est de l’Europe a peur, M.Obama en veut à ces ringards d'Européens de le détourner de ses véritables intérêts. Le FMI à la rescousse ? Avec la perspective que « l’argent du contribuable occidental serve à rembourser M.Poutine ou les fonds d’investissement qui ont acheté la dette à haut rendement ukrainienne ». M.Poutine ne chercherait pas à annexer la Crimée, mais à donner un nouveau souffle à sa présidence, en montrant sa force. Mais, à long terme, mauvaise affaire pour la Russie. L’UE va chercher à s’affranchir de sa dépendance à l’énergie russe, arme de M.Poutine ; les pays de l’est de l’UE sont effrayés et reconstituent l’OTAN ; l’Ukraine se tourne de plus en plus vers l’Ouest. Une fois de plus, Mme Merkel détient les clés du problème ? Elle ne veut pas d’une crise avec la Russie. C’est un partenaire de l’Allemagne et elle croit aux vertus de la patience et de la démocratie.

M.Hollande veut restructurer son gouvernement. Tout est possible. En Allemagne, on diminue l’âge de la retraite. Les Anglais ont confiance en leurs espions. Les Japonais relancent leurs centrales nucléaires. Le programme économique de leur gouvernement en a besoin. En Thaïlande, l’opposition s’est découragée, mais la justice pourrait être fatale à la présidente. Chypre aurait mieux pris le choc consécutif à son sauvetage financier que prévu. Son économie est résiliente du fait du tourisme des riches Russes et de ce qu’elle a pris la place du Liban comme « centre d’affaire de l’est de la Méditerranée ». Mais ce n’est pas brillant.

Aux USA, l’énergie solaire deviendrait rentable sans subventions. Aidée par des batteries révolutionnaires, un nouveau mode de production « distribuée » verrait le jour : chez l’utilisateur. Ce qui menacerait le modèle de production centralisé actuel (et les services qu’il rend). « Deux tiers des sinistres supplémentaires seront dus aux incitations à la construction dans des zones dangereuses. » C’est parce que l’on est assuré que l’on s’installe dans des zones à risque et que l’on est victime de catastrophes naturelles. (Variante, chez les assureurs des subprimes ?)

Le secret du renouveau de Lego ? Il est vu par les parents comme le contrepoison à l’abrutissement par Internet.

Les économistes inventent « l’homme concurrentiel ». Sa volonté d’ascension créerait la croissance et irriguerait l’économie. Hier, il était bloqué par la monarchie, aujourd’hui, il l'est par la dette.

Réchauffement climatique. Il aurait connu une pause momentanée. Mais les mécanismes qui le sous-tendent sont puissants. Grâce à lui on découvre de nouveaux méga virus, jusque-là congelés. 

mercredi 10 avril 2013

Pauvres Allemands, riches Chypriotes, ou les illusions de l'euro

Les Grecs, les Chypriotes et les Espagnols sont ils (beaucoup) plus riches que les Allemands ? Depuis quelques temps on parle d’une étude qui le montrerait.

A y regarder de plus près, on découvre que ce qui fait la fortune du sud, c’est une bulle immobilière spéculative. Et que les Chypriotes dépensent 30% de leurs revenus en alimentation contre 15,6% pour les Allemands. Autrement dit, ce que nous valons en euros n’a aucune signification.

L’étude révèle aussi de fortes inégalités en Allemagne même. Serait-ce pour cela que ce pays est aussi hargneux ? Son apparente prospérité masque la souffrance d'une partie de son peuple ?

Doit-on lire ces chiffres comme la démonstration qu’une économie construite sur les lois du marché n’est qu’un miroir aux alouettes, et que les réformes allemandes ne sont pas une solution, mais un problème ?

lundi 1 avril 2013

Victimes expiatoires, timide puissance indienne et tiédissement climatique

Chypre est un précédent fâcheux, dit The Economist. Outre le fait que l'île est dévastée, le traitement qu'elle a subi est l’annonce que l’épargne n’est plus sûre. C’est aussi un précédent en termes de contrôle des flux financiers au sein d’une union monétaire. Mais il y a pire. « La plus grande menace à la survie de l’euro vient de sauvetages qui provoquent des débats politiques de plus en plus toxiques, à la fois au sud et au nord. » Et s’il était temps que les durs de la zone euro, comme la Finlande, remisent leur haine de l’Europe du sud ? Certes, ils ont connu leurs propres crises et s’en sont sortis, dit The Economist, mais il n’est pas certain qu’ils auraient pu y arriver s’ils s’étaient trouvés dans une union monétaire. En tout cas, les autres paradis financiers européens pourraient avoir des soucis à se faire, le régulateur européen va s’occuper d’eux. D’ailleurs il a commencé à vouloir limiter les rémunérations des financiers. Il s’attaque aujourd’hui aux gestionnaires de hedge funds. C’est irrationnel. Mais il a besoin de victimes.

The Economist encourage l’Inde à devenir une grande puissance. C'est-à-dire à s’aligner sur l’Occident. L’Inde n’y voit pas son intérêt.

Le parti travailliste anglais courtise les PME, dont les valeurs et les intérêts sont proches des siens, contrairement à ceux des grandes entreprises. Un modèle à suivre pour le PS français ?

Michael Dell veut prendre le contrôle de son entreprise. Il affronte d’autres capitaines d’industrie. Fascinant spectacle que celui des géants de la finance anglo-saxonne se déchirant pour une entreprise. Que celle-ci, et ses hommes, comptent peu ! Peut-être en a-t-il été de même en Russie, au temps des oligarques ? Produit de la libéralisation des années 90, et du Far West qui l'a suivie, le mathématicien Boris Berezovsky rêvait d'être le grand manipulateur de la société russe. L'individu contre la société, comme chez Shakespeare.

Apparemment, l’industrie du panneau solaire chinoise boit la tasse, Suntech en tête. « Les centaines d’entreprises chinoises du solaire perdent presque toutes de l’argent ». Mais l’Etat ne va pas les laisser sombrer. Et, soudainement, le réchauffement climatique ne devient plus aussi certain qu’on l’a dit. Les modèles, des météorologues comme ceux des financiers, se seraient-ils trompés ?

dimanche 31 mars 2013

Domino chypriote et zone euro

On parle de Chypre sans trop savoir de quoi il s’agit. Voici ce qu’en dit l’ancien gouverneur de sa banque centrale.

Apparemment, le pays n’a rien de plus condamnable que d’autres paradis fiscaux, Luxembourg ou Pays bas. Sa situation était même fort saine. Mais, il a été victime d'une succession de phénomènes surprenants. Tout d’abord un gouvernement communiste. Non seulement, il était l’ennemi de tout ajustement, mais il s’est mis à dépenser inconsidérément. Ensuite, une série d’événements qui ont eu des conséquences imprévues. Pour commencer, le fait que l’Europe ait décidé que les Etats pouvaient faire défaut. Du coup, les banques qui portaient leur dette se sont trouvées avec des actifs à risque. Puis, il y a eu la crise grecque. Mais, là encore, elle ne demandait que de modestes ajustements. Qui n'ont pas été faits. Or, les doutes montaient. Et la finance n’est que question de confiance. Du jour au lendemain, quasiment, ce qui semblait sûr a senti le soufre. Finalement, la crise est devenue inévitable. Chypre s’attendait au sort de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal (ce qui explique pourquoi elle a autant tardé ?). Elle n’avait pas prévu d’être prise dans les élections allemandes.
Baie de Khrysokhou

Résultat ? Les déposants vont fuir les systèmes bancaires les plus faibles de la zone euro. C'est elle qui pourrait être la victime de la crise. Les réformateurs étrangers se sont tirés dans les pieds.

J’en tire un curieux sentiment. Dans la situation actuelle, il semble que tout ce qui puisse aller mal doive aller mal. La zone euro semble être dans un curieux cercle vicieux. Lorsqu’un politique prend une décision, on peut être certain qu’elle va être désastreuse. 

mardi 26 mars 2013

Chypre et la gloire des politiques

Il est devenu d’usage de critiquer les hommes politiques. Cela me semble injuste et dangereux.

L’homme politique est un être curieux. Jouisseur qui vit dans l’instant, il ne prépare pas, il ne travaille pas. Mais il est extraordinaire dans la crise. Je l’appelle un « survivant », parce qu’il n’est jamais aussi génial que lorsque sa vie est en danger. D’ailleurs, il est shooté à la crise.

J’ai toujours pensé qu’il est mieux de prévenir que de guérir. Mais pouvons-nous prévenir ? J’ai lu beaucoup de critiques de la gestion de la crise Chypriote. Que nous ont proposé les dits critiques, avant la crise ? Rien. Et, si, en dépit de leurs vices, nos politiques et leurs pratiques de pompiers étaient le plus efficace ?

Et si ces mêmes critiques étaient les  incendiaires de Chypre ? Car n’est-ce pas les économistes qui nous ont encouragés à élargir l’UE, pour en faire un champ de libre échange ? Qui nous ont poussés à liquider les contrôles qui nuisent à la fluidité de l’économie ? (Et qui, d’ailleurs, persévèrent dans ce conseil.) Et s’ils étaient les ennemis de notre modèle occidental ? Car, par leur attaque des hommes politiques, ils ridiculisent la démocratie. Or, qu’ont-ils à nous offrir en échange, le tout marché ne fonctionnant manifestement pas ? Une dictature ?
Robert, Hubert - Incendie à Rome -

lundi 25 mars 2013

Chypre, Alibaba et cigarette électronique

Cette semaine, la crise chypriote fait bouillir The Economist. C’est souvent le cas dès qu’il est question de la zone euro. Quant à moi, je crois que l'affaire est particulièrement compliquée, et que l’on ne peut la régler que de la façon dont l’Europe procède actuellement : par essais et erreurs, coups de théâtre et de bluff. Le journal veut aussi que la cigarette électronique se répande partout. Une décision qui me paraît mériter mieux qu’un raisonnement expéditif. (Au passage, j’ai appris que la nicotine et la caféine étaient des poisons antiparasites…)

Alibaba, gigantesque plate-forme électronique chinoise, devrait conquérir le monde et devenir l’entreprise qui vaut le plus cher, dit encore The Economist. Si le gouvernement chinois ne prend ombrage de la concurrence que la société fait, notamment dans les services financiers, aux entreprises d’Etat. Ailleurs dans le monde, l’influence chinoise semble plutôt pacifique. Le pays est surtout guidé par ses besoins intérieurs, et résiste assez peu, finalement, aux exigences des pays qui sont ses fournisseurs. En Russie, Gazprom est l’instrument politique de Vladimir Poutine, ce qui en a fait un monstre inefficace. The Economist le pousse à se réformer. Pour sa part, la politique internationale de Barack Obama essaie d’en appeler à la raison, plutôt que de brandir la menace. Jouer sur la responsabilité des gens est plus efficace que d’en faire des assistés (de sa puissance militaire, dans ce cas), disent mes livres. The Economist en doute. La présidente argentine aurait cherché à discréditer le pape. S’étant rendu compte que ce n’est pas dans son intérêt, elle veut maintenant en faire un ami. « Si (la société) considère la presse comme tellement importante que la liberté d’expression doit être protégée à tout prix, alors elle doit éviter la régulation de l’Etat comme la peste ». La liberté de la presse anglaise est menacée. Les scandales provoqués par la presse de caniveau du groupe Murdoch ont conduit les parlementaires anglais (qui ont sauté sur l’occasion ?) à décider de la contrôler.

Rien ne va plus dans le domaine de la distribution électronique. On expérimente pour trouver le bon équilibre entre boutique réelle et virtuelle. Il va y avoir des morts ?

Un livre sur les frères Emmanuel, réussites américaines. Où l’on voit que c’est votre environnement familial qui forme votre caractère. Et décide si vous serez un seigneur. Ou un esclave ?

dimanche 24 mars 2013

Chypre et la stratégie du coucou

On discute beaucoup de chiffres et de l’incompétence des Européens à résoudre sa crise. Mais elle est telle que seule la critique est aisée. Pourquoi les critiques d’aujourd’hui, d’ailleurs, n’ont pas signalé plus tôt la catastrophe imminente ? (Des banques surdimensionnées, qui rémunéraient les comptes de dépôts à des taux colossaux ?)

Je me demande si ces dernières décennies n’ont pas vu le monde se livrer à une sorte de stratégie du coucou. On a voulu croire au père Noël. Partout on a couronné des charlatans, qui, comme Enron, prétendaient faire des miracles. On les a crus. Une fois en place, ils ont rendu impossible la vie de ceux qui étaient utiles à la société, quand ils ne les ont pas jetés hors du nid. 

lundi 18 mars 2013

Chypre domino fatal à la zone euro ?

Et si Chypre était le domino fatal à l’euro ? se demande l’économiste Charles Wyplosz. Les banques de Chypre sont en faillite. Le plan de sauvetage qu’elle adopte taxe les dépôts. Un précédent qui semble dire que l’épargnant n’est pas protégé, et qu’il ferait bien de retirer ses économies d’Europe. Faisant ainsi s’effondrer notre système bancaire. (The Economist approuve.)

La presse continentale pense, plutôt, que le risque est faible car l'argent est sale. On n'en voulait pas à l'épargnant honnête, seulement au Russe. Chypre ou le règlement de compte ? Le plus surprenant est que les affaires de l’Europe semblent menées avec un grand arbitraire. Ou de la logique des élections allemandes.

(Une remarque curieuse de Paul Krugman : toutes les îles européennes ont été victimes d’un système bancaire hypertrophié (à l’exception de l’Angleterre ?).)

Economie américaine : contre mauvaise fortune bon coeur?

The Economist cherche-t-il à se rassurer ? Veut-il nous montrer que sa maison-témoin, les USA, est increvable ? Un rapport montre que, si le gouvernement fédéral est bloqué, les Etats se débrouillent, et l’entrepreneur innove. Mais la santé américaine paraît bien relative. Et pas vraiment le fait d’un mouvement de fond. L’Amérique a l’intelligence d’avoir évité la rigueur européenne. Pour le reste, sa croissance semble surtout portée par le gaz de schiste. Comme en Afrique, autre raison de se réjouir pour The Economist, la croissance mondiale semble bien peu innovante ?

La clé de la survie de l’UE pourrait être de rapidement remettre sa population au travail. Sinon, elle risque de faire l’unanimité contre elle. Quant à Chypre, en faillite pour avoir prêté à l’oligarque russe, The Economist pense que le mécanisme de stabilité bancaire doit sauver ses banques, sans mouiller son gouvernement. Les autres solutions n’ont que des inconvénients. Malheureusement, ce sont elles qui ont les faveurs européennes.
En Angleterre, la famille traditionnelle ne survit que chez les riches, et les immigrés. Ailleurs, elle a explosé. Apparemment, ça ne poserait pas de problème aux enfants.

Moment périlleux pour la Chine ? Rejouerait-elle la scène de l’Ancien régime et de la Révolution ? Aurait-elle besoin de réformes qui pourraient avoir l’effet de celles de Louis XVI ? En tout cas, la politique de l’enfant unique chancellerait.
En Iran, on donne dans le trafic de voitures. L’inflation galopante en ferait une valeur refuge. Pas brillant, mais cela ne donne pas l’image d’un régime totalitaire.

Un livre sur la situation irakienne. La succession de mesures prises par l’Occident, pour transformer l’Irak en démocratie, l’a enfoncé, à chaque fois plus fortement, dans le chaos et la division. La constitution donnée par l’Amérique aurait été une sorte de bouquet final. L’intérêt individuel est devenu roi. Curieusement, le premier ministre actuel est parvenu à tromper tout le monde, et à s'assurer un pouvoir stable.

L’Inde va-t-elle être un géant de l’Internet mobile ? « Le gouvernement est un obstacle. »
L’ascenseur aurait le vent en poupe. De plus en plus de villes et d’immeubles. Et surtout les revenus récurrents de la maintenance. Oligopole et grosses marges. Cela va-t-il attirer de nouveaux entrants ?

The Economist enjoint le nouveau pape de délocaliser son organisation managériale. La dirigeante de Facebook viserait une carrière politique. Sur les traces d’Obama.

Apparemment la science aurait trouvé de nouveaux moyens de recherche. D’abord, il semble que l’on puisse faire des modèles réduits des grandes questions cosmologiques, à commencer par le comportement des trous noirs. Ensuite, l’espace, du fait de l’espacement entre les molécules qui s’y trouvent, permettrait de voir des réactions chimiques difficiles à apercevoir chez nous. 

lundi 25 février 2013

Chaos au Moyen-Orient, paix en Europe, Chine en guerre, et reflux de l’individualisme ?

Politique. The Economist aimerait que M.Obama s’intéresse enfin à la Syrie. Somalie, en puissance, elle se transforme en chaos. Tout le monde se bat avec tout le monde, y compris entre opposants. Le terreau et fertile pour le Jihadisme. Demain, une guerre qui s’étend au Liban, à Israël, à l’Iraq, à la Jordanie… ?
Chypre subit une crise de la dette. Mais elle serait peut-être riche en pétrole. Cela pourrait lui permettre de payer ses dettes. Mais transporter le pétrole est compliqué et demande des investissements coûteux. Et si le plus simple était de passer par la Turquie ? Et s’il y avait là une raison de se réconcilier, pour les populations de l’Ile ? Quant à la Turquie, l’Europe semble d’un seul coup la trouver sympathique. Et si Kurdes et Turcs se réconciliaient pour devenir Européens ?
Quant à la Chine, son armée aurait organisé des bataillons de pirates informatiques qui alimentent son industrie avec le savoir-faire occidental. Politique d’intérêt national.

L’Europe veut taxer les transactions financières. The Economist n’est pas d’accord. Idem pour les bonus des banquiers : ils vont augmenter leurs salaires ! En revanche, l’Europe serait favorable aux intérêts du Whisky écossais. Elle le protège, abat les barrières douanières à l’étranger, et lui ouvre les marchés européens (La France est le plus gros consommateur mondial).

Vers une nouvelle vague de fusions / acquisitions ? « Beaucoup de patrons s’attendent maintenant à une faible croissance des pays développés. Ils pensent qu’ils ont tiré tout ce qui était possible des réductions de coûts. Une grosse acquisition est le meilleur moyen d’améliorer les affaires, pensent certains. » The Economist rappelle « les études biannuelles de KPMG n’ont jamais trouvé plus de 34% d’acquisitions rentables ».

Santé publique. Certains Etats américains légalisent la drogue. Cela permet de contrôler sa consommation. C’est l’occasion d’une expérimentation. (Une bonne idée pour réduire les déficits du pays ?) L’activité spatiale de la NASA ne sert plus à rien, sinon à engraisser quelques lobbies industriels. Et si on lui avait trouvé une activité honnête : surveiller et détruire les météorites qui nous menacent ?
Dans la rubrique, l’individualisme d’antan a du plomb dans l’aile, on essaie de modéliser la façon dont « les sociétés changent leur esprit collectif ». Pour cela, on veut utiliser le « big data » craché de toutes parts. On découvre aussi les bénéfices des virus et que « beaucoup de créatures (y compris les humains) ne sont pas auto-suffisantes mais dépendent de la symbiose ». En équipant les plantes de certains virus, on pourrait leur donner des propriétés utiles (par exemple résistance à la sécheresse). 

mercredi 30 janvier 2013

L’Européen tondu par ses gouvernants ?

Lundi matin France Culture parlait de l’Europe. J’en ai retenu qu’en 2004 10 pays y étaient arrivés d’un coup. 100m de personnes en plus. Ce qui a fait tomber le PIB par habitant de l'UE de 11%. Et entrer parmi nous la corruption, et la guerre. Grâce à Chypre nous sommes en conflit avec la Turquie.

Ce qui intéressait ces pays était l’OTAN, l’autre nom de l’Amérique. L’UE était un « tiroir caisse ». Un dû. Comme le montre la Hongrie, qui respecte bien peu des valeurs fondatrices de l’Europe, tout en encaissant 2% de son PIB en aides européennes. Les Anglais ont gagné. Ils ont fait de l’Europe une zone de libre échange.

Curieusement nos gouvernants nous ont déclaré que « rien n’allait changer ». Si bien que tout ceci s’est déroulé sans le moindre débat démocratique.

Bref, nous nous sommes fait tondre. Qu’est-ce qui a pu pousser nos dirigeants à accepter un tel marché de dupes, me suis-je demandé ? Y avaient-ils un avantage ?

Je n’ai pas trouvé de solution. Quelques pistes seulement. L’entrée dans l’euro des pays de l’est a permis une fameuse bulle spéculative, qui a failli mettre notre système bancaire à genoux. Elle a dû enrichir pas mal de monde, et faire quelques carrières. Il y a eu aussi pas mal de délocalisations. Elles ont permis des améliorations de rentabilité, sans gains de productivité, sans fatigue. Pas besoin de délocaliser, d’ailleurs, pour comprimer nos salaires. La menace suffisait. Finalement, l’Europe de l’est est traditionnellement l’espace vital allemand.