Affichage des articles dont le libellé est Champion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Champion. Afficher tous les articles

mardi 27 juillet 2021

Changer sans changer

Temps de bilan. Eniantrodromie. Nos gouvernants, certains d'être les forces du bien, dictent leur loi au peuple. C'est le cas de l'UE. Et l'appareil politique de la France a été restructuré pour une "globalisation", contraire à ses valeurs, et maintenant en panne. D'où super régions, intercommunalités géantes et autres machins dysfonctionnels, qui provoquent une abstention massive. Quant à ses "champions nationaux", qui devaient tirer le tissu industriel, emmenés par leurs hauts fonctionnaires parachutés de l'Etat, ils ont fait cavalier seul, et sont maintenant plus étrangers à nos intérêts que les étrangers. D'où déficit béant de notre commerce extérieur. Quand à l'UE n'est-elle pas transformée en passoire par les intérêts commerciaux de l'Allemagne, alors que le reste du monde est férocement protectionniste ?

Guillotine ? Il n'y a rien de plus dangereux que le changement. Après 50 ans de réformes, nous sommes payés pour le savoir. Et si l'on se réappropriait, par le bas, tous ces dispositifs ? Et si les sous-traitants français recolonisaient nos "champions" (après tout leurs hauts fonctionnaires - PDG sont encore sensibles à notre pouvoir de nuisance) ? Et si la démocratie reprenait la main sur les structures politiques ? Et si l'on convainquait l'Allemagne qu'un aussi puissant pays a d'autres options que de faire allégeance à la Chine ?...

dimanche 26 mai 2019

Le retour du champion national

Les Chinois (et accessoirement les Russes) ont gagné, le libéralisme a du plomb dans l'aile. Il n'est plus question que de champions nationaux, et d'indépendance (voir interview de Bruno Lemaire).

C'est une réaction à la montée du "populisme", qui n'a peut-être pas que du mauvais. Cela lui vole un de ses thèmes de campagne tout en lui coupant l'herbe sous le pied : un champion ne peut qu'être européen : une nation européenne est trop petite pour lui offrir un marché comparable à celui de la Chine ou des USA. Mais l'UE va-t-elle renoncer à son obsession de la concurrence ? Et va-t-elle parvenir à transcender ses intérêts nationaux mesquins ?

Dommage que ces idées n'aient pas fait plus de bruit lors de la campagne des européennes ?

vendredi 30 avril 2010

Albert Saporta et Louis Champion

J’ai parlé avec les dirigeants de Stallergènes des conditions du changement. Contrairement à ce que disent beaucoup de consultants, la crise est peu propice au changement. Plus exactement, si elle facilite le changement, elle produit un mauvais changement, bâclé et mal réfléchi, peu propice à faire une entreprise durable.

Pour pouvoir changer en période « euphorique », il faut avoir acquis une « légitimité ». Alors, ceux dont dépend le changement vont accepter de suivre vos idées. Et pour acquérir cette légitimité, il faut, auparavant, avoir fait ce qui était important pour eux. (C'est parce que MM.Saporta et Champion avaient redressé Stallergènes qu'ils ont pu convaincre son actionnaire qu'il fallait s'engager dans la très ambitieuse transformation qui a fait de Stallergènes un des deux leaders mondiaux du traitement de l'allergie.)

Dans la formulation du changement, il faut faire preuve de « prudence », se donner un objectif certes ambitieux mais qui ne demande pas de prendre un risque insensé.

Pourquoi Stallergènes a-t-il deux dirigeants ? « C’est beaucoup plus facile de faire des choses courageuses quand on est deux » ; plus inattendu, bénéfice premier : « capacité d’écoute ».

Compléments :
  • L’importance de la légitimité se retrouve dans l’analyse de Ronald Berger-Lefébure.
  • Quant à l’importance d’être deux, je généraliserai cette idée en disant qu’avant d’affronter un changement, il faut correctement dimensionner ses moyens « d’animation ». Question : est-ce par manque de capacité de conduite du changement que les PME française ne se développent pas ?