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samedi 15 juin 2013

Tout savoir sur médias sociaux et B2B

Médias sociaux et entreprise : l'histoire d'un changement provoqué par une innovation. Et qui se fait par tâtonnements, comme toujours.  Un remarquable choix de témoignages sur la pratique des réseaux sociaux par l'entreprise. On y découvre que la problématique de "l'eréputation" soulève des problèmes extrêmement complexes, et que l'on ne peut pas tout dire sur Internet ; que le community manager est à la fois essentiel et à inventer (pas de formation) ; qu'il existe des logiciels qui démasquent ceux qui sont venus voir votre site et ce qu'ils ont regardé ; que le blog joue un rôle très important dans la communication de l'entreprise à ses clients entreprises, mais qu'il doit être rationnellement conçu pour cette mission (ce qui n'est pas le cas du mien !), etc.

Rien de très simple ici. Bien maîtriser les réseaux sociaux demande certainement beaucoup de travail, de pratique, de professionnalisme et aussi de talent. Investissement lourd, qui me paraît en outre demander une réflexion stratégique de haut niveau. (Avantage à la grande entreprise ?) Le jeu en vaut-il la chandelle ? J'ai tendance à penser que, dans des contextes favorables, les réseaux sociaux peuvent révéler des personnes exceptionnellement douées pour les utiliser (cf. l'exemple d'Hervé Bloch). Il me semble aussi que dans certains domaines, leur usage est obligatoire. Il correspond aux attentes du marché. Pour le reste, c'est moins certain.

vendredi 3 décembre 2010

Donatien Laurent

Hier, j’entends des bribes des recherches de Donatien Laurent, ethnologue de la Bretagne, chez France culture.

Les chants bretons retiendraient avec précision de très anciens événements. Raison : s’il y a oubli du chanteur, il est corrigé par l’assistance.

Ceci rejoint-il une remarque de Michel Villey sur le droit romain ? Les règles de droit se sont multipliées à partir du moment où elles ont été écrites…

L’écrit serait-il favorable au changement ? (On a tellement bonne conscience d’avoir écrit, qu’on peut oublier ce que l'on a écrit et inventer autre chose ? Nous pensons que l'écrit est miraculeusement respecté ?) Un monde de l’oral aurait-il eu une meilleure mémoire ? Non seulement les histoires doivent être apprises par tous, ce qui limite les pertes, mais, pour la même raison, le sens des mots doit se maintenir ? Non évoluer à grande vitesse comme il le fait maintenant - à tel point que l’on peine à comprendre un texte qui a quelques siècles ?

Compléments :
  • VILLEY, Michel, Le droit romain, Que sais-je, 2005.