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jeudi 21 janvier 2016

Le blog a-t-il un avenir ?

Le blog d'Hervé Kabla a dix ans. Étrangement, j'aurais pu commencer le mien avant le sien. En 2004, mes souvenirs sont-ils bons ?, j'ai rencontré Loïc Le Meur, pionnier du blog. J'ai pensé, ayant publié un livre, et connaissant ma facilité d'écriture, que j'avais de quoi raconter. Je ne suis pas passé à l'action. Pourquoi ? Je l'avais vu alors comme un outil publicitaire, et je ne sais pas me faire de publicité.

On parle aujourd'hui moins du blog. Pour autant un blog a une utilité. En ce qui me concerne, il me permet de réfléchir. Commercialement, ce n'est pas habile. Il me permet aussi de stocker du contenu que je réutilise dans mes livres et dans mes articles. Mon blog est égoïste. Un blog qui ne l'est pas est celui d'Hervé. Il fait réfléchir, mais il n'est pas agressif. Idéal pour moi. Cependant ce n'est pas le bon moyen d'avoir du trafic : pour cela, il faut commenter l'actualité. 

En fait, le trafic n'a pas grand sens pour un blog d'entreprise. Ce qui compte, me semble-t-il, c'est d'attirer des prospects. Et le blog a alors un atout : il propose un contenu qui va être repéré par celui qui cherche, à l'aide d'un moteur de recherche, une solution à un besoin spécifique. Comme je l'explique dans mes cours, depuis au moins vingt ans, ce mode de recherche est extrêmement fréquent en BtoB. 

Le blog est, finalement, un symptôme de la désorganisation actuelle de la société. En effet, pour qu'il soit utile, il faut du contenu et du talent. Malheureusement, ceux qui ont des choses à vendre n'ont pas le talent de blogger, et inversement. Qu'on aime ou que l'on n'aime pas l'économie de marché, on peut se dire que si l'on arrivait à mettre chacun à sa place, elle fonctionnerait certainement beaucoup mieux. 

lundi 4 janvier 2016

Le social selling expliqué à mon boss

Afficher l'image d'origineComment utiliser les réseaux sociaux pour vendre ce que produit votre entreprise ? Voilà le sujet de ce livre. Il est beau, plein de couleurs et de figures. Trop beau pour être honnête ? Va-t-on nous dire que le numérique est l'avenir de l'humanité, encore ? Que celui qui ne l'a pas compris est un dinosaure condamné par Darwin ? Et les auteurs, un dirigeant d'agence et un high flyer de SAP, vont-ils nous vendre leur soupe ?

Eh bien si le numérique a fait un miracle, il est là : non. Et l'écueil a été évité de manière brillante. D'une part par des interviews, généralement très intéressantes, et, d'autre part, par une remarquable analyse du fonctionnement des réseaux sociaux (fin du livre). Une analyse d'autant plus surprenante que l'on apprend des choses même si on pratique ces réseaux. Et même comment relier votre réseau social à votre CRM.

Networker : Master of the Universe
Qu'est-ce que je retiens de tout cela ? Les réseaux sociaux ne sont qu'un canal de vente supplémentaire. De l'amélioration, mais pas de révolution. Ensuite, le réseau de loin le plus utile est Linkedin. C'est, cette fois, une révolution. C'est un retour aux fondamentaux de la vente : la vente comme construction d'un réseau relationnel bâti sur la confiance. 

Car Linkedin n'est pas une question de mode. C'est une question d'intérêt bien compris. En effet, c'est avant tout un réseau RH. On y trouve donc des fiches détaillées sur les hommes et les entreprises. On peut, donc, non seulement identifier des clients potentiels, mais aussi comprendre ce qui les motive. Connaissez-vous une autre source d'informations aussi riche ? De là, il est possible d'établir un contact personnel. S'il y a de l'automatisation, elle est dans la recherche, et, le moins possible, dans le contact : le spam est inefficace. Mais, surtout, la logique réseau force à avancer pas à pas. A aller de relation de confiance en relation de confiance. La patience paie. (Et, la logique de réseau veut aussi que qui se ressemble s'assemble...)

Pas de Big data ou autre intelligence artificielle, ici. Comme le prouvent les témoignages, le réseau social sourit au talent commercial. Il y a probablement de gros gains de productivité à faire pour les meilleurs commerciaux, qui sont bien souvent les dirigeants de PME. Et si le "networker" valait bien plus cher que le "data scientist" ?

(Lachkar, Sylvie, Kabla, Hervé, Le social selling expliqué à mon boss, Kawa, 2015.)

mardi 29 décembre 2015

Les réseaux sociaux ou le côté obscur de la Force ?

Saviez-vous que Linkedin se réservait le droit d'informer qui bon lui semble de ce que vous publiez sur son site ? Voici ce que j'apprends en lisant le dernier livre d'Hervé Kabla. Un algorithme s'occuperait de dire qui va être intéressé par vos idées. 

Facebook ne publie pas les tableaux représentant des femmes dévêtues et les algorithmes de recherche de Google ressortissent à une sombre tambouille. Étrange comme on peut se tromper. Il y a quelques années Christian Huitema écrivait "Et Dieu créa l'Internet". On y lisait qu'Internet, c'était la fin du monopole. Or, c'est exactement le contraire qui s'est passé. Le jeu des réseaux sociaux est de nous enfermer dans des mondes clos, patrouillés par des machines, où ne s'appliquent pas les règles de la démocratie. Star Wars était-il prémonitoire ? Les réseaux sociaux ou le côté obscur de la Force ? 

Les médias traditionnels n'ont aucune raison de se réjouir. Car, il y a belle lurette qu'ils ne nous informent plus de rien. Ils nous disent ce qu'ils jugent être le bien. C'est d'ailleurs de là que peut venir leur rédemption. S'ils parviennent à redevenir des lieux de débat, ils n'auront plus à craindre l'Empire Internet. 

mardi 1 septembre 2015

Comment les livres s'écrivent-ils ?

Vous croyez qu'un livre porte un message ? Qu'il est le résultat d'une longue réflexion, voire d'un projet machiavélique ? Faux. Un livre, c'est le hasard. Le comment et pas le pourquoi. Au mieux, l'inconscient est aux commandes. C'est un exemple de comment procède le changement. On pense que l'on doit faire quelque chose, mais on ne sait pas pourquoi. Voici, pour autant que je m'en souvienne, comment mon dernier livre est sorti de terre. 

Premier épisode. Appel d'Hervé Kabla. Une fois de plus, il est à l'origine d'un bouleversement de ma vie. Il a lu mes articles du JDN, il se demande si je ne voudrais pas écrire pour sa collection. Je ne sais pas dire non. Il se trouve que j'ai un livre en chantier. Un recueil de cas. Prise de contact avec Henri Kaufman, directeur de collection. On se rencontre, on sympathise. Mais, entre-temps, j'ai décidé de ne pas publier mon livre. Je veux pouvoir utiliser son contenu pour mes cours. Henri est déçu. Je lui promets, lâchement, de l'appeler lorsque j'aurai une autre idée. 

Mais cette rencontre m'influence. Depuis quelques temps, je réalise des interviews en vidéo, et je ne suis pas satisfait du résultat. La vidéo est un art à inventer. Or, Henri publie, chaque semaine, une "vidéo du succès". 7 questions en 7 minutes. C'est amusant à regarder, et pourtant instructif. Pourquoi ne ferais-je pas pareil me dis-je ? En y réfléchissant, je me rends compte que depuis longtemps mes formations au changement sont en dix points, justement. Les dix commandements ?

Autre hasard, il se trouve qu'un client m'a demandé une intervention originale. Comme souvent il me fait venir pour animer son séminaire de management annuel. Il pensait faire appel à un philosophe. Car cet événement est une occasion, d'ordinaire, de sortir l'organisation de ses préoccupations. Mais, cette fois, il aimerait bien, aussi, aborder le changement qui stresse l'entreprise. Si possible pour en éliminer les déchets toxiques. Alors, j'ai l'idée de faire un cours de systémique, avant d'arriver à ses conséquences pratiques, et à la façon de bien déployer un ERP, le nom du changement en cours... 

Ce n'est pas fini. Depuis que j'écris, je répète que le changement n'est pas une question de règles à suivre, mais d'erreurs à éviter. Or, il se trouve que c'est aussi l'idée de Nassim Taleb, l'auteur de Black Swan et d'Antifragile. Or, en creusant mes dix chapitres, je découvre qu'à l'origine de ces dix questions, il y a des interprétations fautives de dix concepts essentiels ! Étrangement, faire le contraire de ce que l'on pense donne des conseils hyper puissants pour bien faire. 

Je tire de tout cela une présentation en 4 transparents. Je la teste sur une association d'experts du lean. Ils sont médusés. Il se trouve aussi qu'alors je travaille avec la Fondation Condorcet de Francis Mer. Francis Mer vient de publier une note sur l'état du monde. J'ai l'idée d'en faire un "indignez-vous". J'en parle à Henri Kaufman. Mais, je ne peux pas lui présenter ce seul projet. Alors je lui propose de transformer mes transparents en un livre. Il est enthousiasmé ! Et me voilà devoir écrire un livre pour septembre (on est en avril). Où vais-je trouver le temps nécessaire ? 

Mais j'abandonne la Fondation Condorcet et Indignez-vous, et je tombe malade. Deux mois d'inactivité combinés à une surdité partielle, c'est idéal pour écrire. Ce qui pourrait bien avoir empiré le mal. Je rédige donc. Mais, comme je suis fatigué, et un peu groggy, les chapitres sont courts, et j'élimine une dernière partie d'application, lourdement didactique, comme j'en ai le secret. Résultat : un livre léger et qui s'adresse beaucoup moins à l'entreprise qu'à vous et moi, et aux problèmes qui nous pourrissent la vie. C'est peut-être un changement. Jusque-là mon style était anglo-saxon. Serait-il devenu français ? Je l'espère. 

vendredi 24 juillet 2015

Kabla plus fort qu'Amazon ?

Amazon et Hervé Kabla twittent, chacun, un de mes tweets. Qui pensez-vous qui ait le plus gros impact ? (Si j'en crois les chiffres que me donne Google, cependant.)

Et si Hervé avait quelques leçons de transformation numérique à donner à Amazon ? 

jeudi 7 mai 2015

Be Angels ou la vie des pionniers du digital

Myriam Carville et Hervé Kabla dirigent Be Angels, agence de communication digitale. 7 ans, Vingt-six personnes, 40% de croissance en 2014. Le jour de l’interview, ils venaient de signer un contrat avec Arcelor Mittal. Mais ça n’a pas toujours été aussi facile. Leur histoire :

Janvier 2008 : les origines
A l’époque, Hervé est seul. Par le biais d’un intermédiaire, il rencontre des dirigeants de Yoplait. En une heure, ils décident de travailler ensemble. Le service, le prix, tout était bon. Il s’est dit alors que la vie allait être facile.

2008 / 2009 : la traversée du désert
Eh bien non. Pendant deux ans, ce fut le « marasme ». Que de petits projets, qui ne correspondaient pas à « l’ADN » de la société. « Les gens nous écoutaient par curiosité ». Le doute s’installe. « Pourtant d’autres boîtes se développent. » Que fait-on de mal ?
Au fond, l’entrepreneur est un navigateur. Il pensait que la traversée serait facile, mais, quand il prend la mer, « il rencontre des creux de dix mètres. L’équipage veut rentrer au port. » Alors, « il faut persister ». C’est ça la recette du succès.
C’est à ce moment que « Myriam entre en scène ».

Début 2010 : ça démarre
Alors qu’Hervé « faisait de la start up », Myriam attaque les grands comptes. MMA, Orange, puis Allianz sont clients. Le chiffre d’affaires triple en un an !

2012 : « le choc humain »
C’était trop beau. Un déménagement se transforme en tremblement de terre. En trois mois, 6 personnes sur onze partent. Il a révélé que l’équipe « n’était pas stable ». « La relation s’est cassée ». Il y a eu « 6 mois vraiment durs ». « On a dû reconstituer l’équipe. ». Si bien « qu’on ne s’est pas occupé du business ». Et que 2013 n’a servi qu’à retrouver le terrain perdu. Mais l’entreprise a maintenant des bases saines.

Aujourd’hui : « le choc positif »
La situation a changé du tout au tout. L’équipe est soudée, bien dans sa peau. « Ils sont tous super contents d’être là ». Voilà un calme que l’on goûte avec délice après la tempête précédente. 
L’avenir ? « Une croissance interne soutenue ». « On veut se développer. » « Croissance externe ? Etranger ? » Mais comment conserver l’harmonie interne si chèrement acquise ? La réponse au prochain numéro.

Au fait, comment est organisé Be Angels ?
Il y a plusieurs pôles : « le conseil, avant et post vente » ; le « content and community management », qui fournissent le contenu ; « les illustrateurs » ; « les web designers et les développeurs » ; « les chefs de projet » (« nous avons une gestion de projet pour chaque projet », cela a beaucoup contribué à la transformation de l’entreprise) ; 4 commerciaux « key account ».

Et les dirigeants ?
L’entreprise a deux compétences : « la techno et l’émotion ». L’une permet de suivre les évolutions technologiques, « les canaux », l’autre « d’accompagner la marque cliente dans ses évolutions ». Hervé, c’est la « vision stratégique et l’évangélisation ». Myriam, « la clientèle et le management ». Ils sont « un vrai binôme ». « Chacun est au service de l’autre ; chacun respecte la compétence de l’autre ; mais on se challenge. »

Quels enseignements tirer de cette expérience ?
D’une seule voix : « diriger à deux ». Voici ce qui a permis à l’entreprise d’en arriver là où elle est aujourd’hui. « Monter un projet tout seul, tenir dans la durée », « cela doit bouffer tout le reste autour de soi ».
Mais aussi « ne pas chipoter sur les coûts internes ». Au début on a la tentation de l’économie de bouts de chandelles. Erreur. Pour que l’entreprise puisse donner le plein de son potentiel, elle doit sous-traiter ce qui est accessoire à des spécialistes.
« Soigner l’équipe ». « S’inscrire dans la durée. » « Ça se ressent chez le client ; en interne il y a moins de frictions. » Comment ? Par exemple, en associant l’équipe à toutes les décisions (« on fait beaucoup de brainstorming »).
« Ne pas hésiter à se séparer des mauvais éléments. » « Il y a des signaux faibles qui montrent la démotivation. » « Ne pas l’avoir fait nous a coûté beaucoup de clients. »
« La spécialisation sectorielle est un grand plus. » « Quand on a dix assureurs, il est facile d’avoir le onzième. »
« Parler au client bénéfices, lui montrer la valeur ajoutée qu’on lui apporte ».
« Avoir du culot. » « Sortir du train-train », ne pas avoir peur « d’aller proposer du business » à des entreprises.
« Faire des partenariats ». La taille d’une entreprise limite le type de missions qu’elle peut saisir. Un partenariat permet, à tous les partenaires, de déplacer cette limite.
« Le business est local. » S’installer au milieu de clients potentiels… 

mardi 16 décembre 2014

Wikipedia vaut-il plus que l'Etat ?

Donnez à Wikipedia autant que Wikipedia vous a donné dit Hervé Kabla. Ce qui m'a plongé dans de profondes réflexions. 

Un peu concernant Wikipedia.
  • Je ne lui ai rien demandé, pourquoi devrais-je le payer ? 
  • Qu'est-ce que j'en retire de vraiment utile ? (Des illustrations pour mon blog !) N'a-t-il pas adopté la politique du vendeur de drogue : il commence par donner, puis exige de l'argent ? D'ailleurs, ne me fait-il pas perdre du temps, en créant une tentation de perdre mon temps à laquelle j'ai du mal à résister ? Ne devrais-je pas lui demander de me payer ?
  • Piquer sans rien donner, n'est-ce pas l'esprit d'Internet ? Wikipedia ne vit-il pas en parasite ? Il a détruit des emplois. Peut-être même un savoir-faire que l'on sera incapable de remplacer : celui des encyclopédistes. Demain le savoir concis des dictionnaires sera réservé aux très riches, à cause de Wikipedia. Et il s'est nourri de la bonne volonté de ses rédacteurs, en profitant du salaire qu'ils recevaient, par ailleurs, d'activités honnêtes. 
Exercice de mauvais esprit ? 

Mais c'est surtout à l'Etat que m'a fait penser l'idée d'Hervé. Pourquoi nous comportons-nous en "contribuables" à qui l'Etat devrait tout ? Pourquoi ne voulons-nous pas lui rendre ce qu'il nous a donné ? Parce que, comme pour Wikipedia, il nous est arrivé sans que nous le demandions ? Ou parce que nous sommes imprégnés de l'esprit de Wikipedia ? 

dimanche 7 décembre 2014

Mathématiques pour ordinateurs

Mon enquête sur big data m'a fait recroiser le chemin de la "programmation linéaire". Ce qui m'a rappelé ma lointaine jeunesse. Et les constatations que j'avais faites à l'époque où je m'occupais d'algorithmes pour Dassault Systèmes. 

Comme tout ce qui est théorique, la programmation linéaire pose beaucoup de problèmes. En particulier, elle fait appel à des heuristiques. J'ai constaté qu'avec les ordinateurs, il fallait être "bestial". 
  • Il n'y a pas de cas général, que des cas particuliers. Appliquer la formule du livre de cours ou de l'article scientifique ne marche pas. (C'est l'équivalent du copier / coller d'Hervé Kabla.) Il faut tirer parti des particularités de la réalité. Il faut refuser le diktat des livres. 
  • Une formule mathématique ne signifie rien. Et cela pose de gros problèmes : comment savoir si la solution trouvée (forcément approximative) est "suffisamment" proche de la bonne solution ? Pour s'en tirer, il faut en revenir à la réalité. Alors, les écarts deviennent des distances, et l'on peut savoir si l'on respecte ou non les "tolérances". Surtout, on a souvent une idée assez bonne d'où chercher le point de départ de l'itération qui permettra d'atteindre son objectif rapidement. Pour cela, d'ailleurs, on peut utiliser des méthodes bestiales, comme les dichotomies, qui sont lentes, mais qui convergent à tous les coups. (Ce qui n'est pas le cas des algorithmes les plus sophistiqués.)
  • Et, il paie d'être encore plus bestial. En combinant l'intuition humaine et la puissance du calculateur, on n'a même pas besoin d'algorithmes sophistiqués. Si la zone à explorer est suffisamment petite, on peut en faire un maillage fin, et calculer la valeur de chaque nœud.
L'homme ne doit pas se laisser faire par l'ordinateur !


2001 A Space Odyssey Style B.jpg

dimanche 11 mai 2014

France multiple

Hervé Kabla publie des images de leboncoin.fr, un site d'annonces gratuites. Ce doit être drôle. Mais j'en suis triste et même affligé. Ne serait-ce que du fait de l'orthographe des annonces, phonétique. (D'autant plus inquiétant que mon orthographe vacille avec l'âge et l'ordinateur). Faillite de l'enseignement ? Ou y a-t-il des personnes qui sont inaptes à l'enseignement ?

Mais peut-être ai-je tort ? Est-ce si important que cela d'écrire correctement ? N'y a-t-il pas d'autres formes de société que la mienne ?...

dimanche 24 novembre 2013

La communication digitale expliquée à mon boss

« Curation », « buzz » et influence, que penser de Google+ ?,  encore, et toujours, comment mesurer le « ROI » des médias sociaux ?... On trouve dans ce livre tout ce qu’il faut savoir sur les tendances nouvelles et leur vocabulaire. (KABLA, Hervé, GOURVENNEC, Yann, La communication digitale expliquée à mon boss, Kawa, 2013.)

Le travail d’Hervé Kabla est fascinant. Depuis quelques années, il étudie, quasiment en temps réel, le progrès du « numérique » ou « digital », et ses transformations incessantes. Chaque livre examine ce que cette vague d'innovation a de nouveau. On y trouve les opinions de ses acteurs les plus remarquables. Je ne connais pas d’autre transformation comparable qui ait eu un tel historiographe.

Il y a un coup de génie là dessous. Si Hervé peut aller aussi vite, c’est parce qu’il fait du « co développement ». Non seulement il coédite ses livres, mais ceux-ci sont un recueil d’articles d’experts. Ils profitent donc d’une sorte de recherche « en parallèle ». Et le rôle d’Hervé peut se limiter (mais il faut du talent pour cela) à repérer l’émergence de tendances et de leaders de ces tendances. (Je crois que cette idée de codéveloppement a un grand avenir. Elle est le contrepoison aux tactiques des services achats, diviser pour régner, et standardiser = mort de la créativité. Mais c’est une autre histoire.)

Ce qui m’a peut-être le plus surpris, c’est la dédicace d’Hervé. Je suis « le Jourdain du digital ».  Et s’il avait raison ? ai-je fini  par me demander. Le dispositif que j’ai adopté est en accord avec ses idées. Comme il le dit, non seulement le blog n’est pas mort, mais il joue un rôle central dans une communication numérique. Le mien stocke mes réactions aux événements qui m’assaillent. Ses billets alimentent automatiquement Facebook et Twitter. Et un peu moins automatiquement Google+ et plusieurs groupes de linkedin. Surtout, ils servent de base à mes articles et à mes livres. Qu’est-ce que cela m’apporte ? Un plaisir purement intellectuel. Et tout ce plaisir vient d’une forme de discipline. Un exemple : l’écriture d’un article. Un article doit être court, frappant, évident. Il doit apporter du neuf, voire du révolutionnaire, sans susciter le rejet. Attention à ne pas rajouter au stress ambiant ! Extraordinaire exercice d’humilité. Mais contrainte créative, qui condamne la paresse. Idem pour la réalisation d’une vidéo. En un temps court (idéalement moins d’une minute), elle doit faire passer un message décisif.

Tout ceci montre peut-être l’attitude qu’il faut avoir vis-à-vis d’une innovation. Il ne faut ni la refuser, de toute manière elle est là pour rester, ni l’adopter sans réflexion. Il faut expérimenter. Se tromper pour réussir. Cela demande du temps. Mais il ne faut pas avoir peur d’être lent. Car, je constate que le « progrès » l’est aussi.  

jeudi 31 octobre 2013

Bénéfices de Twitter

Je me suis mis à Twitter. Une nouvelle fois Hervé Kabla en est la cause. J’ai lu dans un de ses livres qu’il était possible d’expédier automatiquement à Twitter les annonces de la parution des billets de mon blog. Autre motivation : donner un coup de pouce aux gens sympathiques.

Pour être honnête, tout ceci n’a pas grand intérêt car très peu de gens tweetent en France. Et, moi-même, je n’ai pas le temps de le faire.

Mais il y a quelque chose que je trouve vraiment bien. C’est de recevoir un message court de quelques institutions (principalement journaux) bien choisies. Je vois ainsi des informations intéressantes, en quelque sorte hors actualité, à côté desquelles je passerais sinon.

mardi 6 août 2013

Comment changer Polytechnique ?

Hervé Kabla et Serge Delwasse veulent transformer Polytechnique. L’un aimerait que l’on y apprenne un peu mieux à gérer une entreprise, l’autre qu’elle devienne la World Business School, qui propulse ses élèves au sommet du monde. Mais ne faudrait-il pas se demander pourquoi avant de dire comment ? Quelques observations, pour commencer :
  • On me parle d’entreprises où il faut être X-Mines pour avoir un poste de management (y compris DSI !). Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne semble pas donner aux dîtes entreprises un avantage flagrant. L’Etat juge même prudent de les protéger de la concurrence.
  • Je lis un livre qui affirme que notre élite est persuadée que nos grandes entreprises sont excellentes. Ceux qui les fréquentent de l’intérieur ne sont pas d’accord. Notre élite semble totalement coupée de la réalité.
  • Récemment, je me suis penché sur les grands noms des mathématiques françaises. Tous ou presque avaient été majors de Polytechnique ou de Normale Sup. Hier, les polytechniciens construisaient des ponts et des phares, et inventaient des canons.
La force de Polytechnique est d’avoir été une école d’ingénieurs d’élite. C'est-à-dire de gens capables d’appliquer le meilleur de la science à des problèmes pratiques concrets et nouveaux. Le polytechnicien, comme le normalien d’antan, travaillait de ses mains. Il méritait ses promotions par son labeur. Il est devenu un noble d’ancien régime. Ce ne sont plus ses réalisations qui comptent, mais sa naissance (i.e. son entrée ou sa sortie de Polytechnique, selon son rang de classement).
Polytechnique doit-il devenir MIT ? Pas tout à fait. Car Polytechnique a une autre spécificité : elle n’est pas liée à l’intérêt privé, mais à l’intérêt général. Le privé construit désormais des ponts et des canons. Mais il ne sait qu’exploiter ce qui a été trouvé ailleurs. Or, le monde est face à des problèmes de survie extrêmement complexes. N'auraient-ils pas besoin d’ingénieurs non marchands ?

samedi 27 juillet 2013

Egosurfing

Egosurfing = taper son nom sur Google. Grâce à Hervé Kabla, je découvre ce terme. Et ce nouvel usage. Et quelqu'un qui a profité de ce phénomène social.

Mais n'y aurait-il pas plus sérieux à en tirer ? Avis aux entrepreneurs ? (Mais c'est probablement une simple variante de la fameuse eréputation, et de tout ce que l'on essaie de faire avec.)

vendredi 12 juillet 2013

Le mystère des réseaux sociaux

Comment fait-on pour travailler et avoir envie d'utiliser les réseaux sociaux ? C’est une question que je me pose régulièrement. Ce que je leur reproche le plus est de me forcer à rester devant un écran. Ils me coupent de la vie, de la nature et des rapports humains.

Je leur ai fait quelques concessions. Je publie un blog. Mais c’est une autre façon de mener la réflexion qui est la mienne depuis toujours. Et je me suis abonné à des alertes.

D’autres semblent plus à l’aise que moi avec ce système. Hervé Kabla, pour commencer. Mais il en a fait son métier. Les Anglo-Saxons aussi, apparemment. Y aurait-il quelque-chose de culturel là dedans ? Une émanation de la culture des affaires ou du marché, où tout est dans l’échange, où la primeur de l’information vaut cher ? Une culture de l’information, pas du travail ? 

samedi 15 juin 2013

Tout savoir sur médias sociaux et B2B

Médias sociaux et entreprise : l'histoire d'un changement provoqué par une innovation. Et qui se fait par tâtonnements, comme toujours.  Un remarquable choix de témoignages sur la pratique des réseaux sociaux par l'entreprise. On y découvre que la problématique de "l'eréputation" soulève des problèmes extrêmement complexes, et que l'on ne peut pas tout dire sur Internet ; que le community manager est à la fois essentiel et à inventer (pas de formation) ; qu'il existe des logiciels qui démasquent ceux qui sont venus voir votre site et ce qu'ils ont regardé ; que le blog joue un rôle très important dans la communication de l'entreprise à ses clients entreprises, mais qu'il doit être rationnellement conçu pour cette mission (ce qui n'est pas le cas du mien !), etc.

Rien de très simple ici. Bien maîtriser les réseaux sociaux demande certainement beaucoup de travail, de pratique, de professionnalisme et aussi de talent. Investissement lourd, qui me paraît en outre demander une réflexion stratégique de haut niveau. (Avantage à la grande entreprise ?) Le jeu en vaut-il la chandelle ? J'ai tendance à penser que, dans des contextes favorables, les réseaux sociaux peuvent révéler des personnes exceptionnellement douées pour les utiliser (cf. l'exemple d'Hervé Bloch). Il me semble aussi que dans certains domaines, leur usage est obligatoire. Il correspond aux attentes du marché. Pour le reste, c'est moins certain.

vendredi 17 mai 2013

Les mystères de Google Alertes

Hervé Kabla m’a suggéré d’utiliser Google Alertes pour suivre ce qui se disait sur moi. Curieusement, « Christophe Faurie » a connu une lente décroissance. Puis plus rien. Pourtant, je découvre de temps à autres que je suis cité. Pourquoi Google ne s’en rend-il pas compte ?

Par curiosité, je me suis mis à suivre « Faurie ». Surprise. Les Faurie auxquels s’intéresse Google Alertes sont tous américains !

La France n’existerait-elle pas pour Google ? Ou Google a-t-il décidé de liquider progressivement la fonction Alertes, l’Amérique étant la dernière à sombrer ?  

samedi 16 mars 2013

Google et le service public


Annonce de la disparition de Google Reader. Je suis interloqué. Google a renoncé à iGoogle il y a peu. Je pensais que Reader était un asile sûr. Le professeur Kabla ne l’avait-il pas dit ? J’ai attendu de savoir ce qu’en pensait ce leader d’opinion, pour m’en faire une.

Il confirme la nouvelle. Si je comprends bien, elle tiendrait à la lecture que fait Google de l’évolution des usages. Pas clair. Ces usages ne me concernent pas.

L’éminent Hervé conseille Feedly. J’ai obtempéré. Le transfert Reader Feedly est immédiat. (Mais j'ai perdu des liens.) Et Feedly est bien plus beau de Reader.

Cette histoire m’a fait penser au pont de l’Ile de Ré. Quant on a appris qu’il avait été construit par le propriétaire de TF1, on a craint qu’il soit coupé par une pub. Il y a encore quelques temps, on entendait partout que le service public allait être remplacé par l’entreprise privée. On y gagnerait honnêteté, efficacité, innovation. Et si l’attitude de Google était représentative d’un monde géré par l’intérêt individuel ? Et si, du jour au lendemain, ce dont dépend notre vie était supprimé pour quelque raison obscure ? 

vendredi 13 juillet 2012

Les médias sociaux peuvent-ils révolutionner la communication de la nouvelle entreprise ?


Le cas. Je monte mon entreprise, suis-je concerné pas les médias sociaux ? Si oui, comment dois-je m’y prendre pour en tirer parti, sachant que je suis au four et au moulin ?...

Internet n’est qu’un média, mais c’est un média extrêmement puissant pour diffuser de nouvelles idées, et c’est surtout le média du pauvre. Donc, oui, il est important de s’en préoccuper rapidement.

3 choses à ne pas rater : un site web ouvert (présentant des « fonctionnalités sociales ») ; fédérer son « écosystème » au moyen des médias sociaux professionnels (linkedIn…) ; construire un plan de « marketing en ligne » : analyser comment les différents médias sociaux peuvent accélérer le développement de la société. Très simplement : des vidéos de démonstration de produits ou d’interviews sont un moyen extrêmement puissant de faire savoir ce que l’on a de nouveau à dire.

De même qu’il a un comptable, le dirigeant doit se faire accompagner par une agence spécialisée. Et ce pour la conception et la mise en œuvre de son plan de communication. Prix ? de l’ordre de 6 à 15.000€/an (pour une petite entreprise).

vendredi 6 juillet 2012

Les médias sociaux peuvent-ils révolutionner les modes de management des consultants ?


Le cas. La mode de management fait la fortune du consultant. Mode de management ? Un nouveau type de mission de conseil, qui se répand comme une traînée de poudre, parce qu’elle répond à un besoin fort de beaucoup d’entreprises.

Si Internet n’est qu’un média parmi d’autres, bien utilisé, il donne quand même un sacré coup de pouce à la diffusion de nouvelles idées. Rare cas de cordonnier bien chaussé !, Hervé Kabla prend pour exemple le livre qu’il a coordonné pour l’association Media Aces des professionnels des médias sociaux. Plus de vingt mille téléchargements !

Conseils ? Utiliser l’exemple de clients qui veulent ringardiser leur concurrence (cf. Free), viser des relais d’opinion, donner beaucoup (mais pas trop !). Un service particulièrement adapté au consultant et à ses modes : Slideshare, site de partage de présentations. 

vendredi 29 juin 2012

Les médias sociaux peuvent-ils révolutionner ma communication ?


Le cas. Soit un individu. Que peut-il dire sur Internet ? Que doit-il ne pas dire ? Quelles sont les conséquences d’une prise de parole ? Devons-nous avoir une stratégie de publication sur Internet ?...

Au fond, pour bien utiliser Internet, il faut être responsable au sens de la loi française. C'est-à-dire assumer les conséquences de ses actes.

Attention aux traces ! Tout ce que l’on y publie peut être retrouvé par Google. (Facebook fournit un espace, un peu, protégé.) Les risques ? Multiples et subtils : paraître puéril (le pire ?), diffamation involontaire, révéler ses absences à un cambrioleur, etc.

Mais il y a aussi du positif - tout aussi subtil. Internet nous permet de dire du bien de celui dont on en pense le plus : soi. C’est un moyen unique d’expression de son narcissisme. Mais ce narcissisme, s’il est exprimé intelligemment, peut avoir le même effet que la communication d’une entreprise : il fait de nous une marque, « moi 2.0 ». Pour cela, tout tient à la « manière de le dire ». Ce n’est pas tant le fond qui compte, que sa « capacité à se mettre en valeur ». Nous pouvons tous être séduisants !