Hébergement de SDF. J’entendais une ministre annoncer la réquisition des
logements vides. Je m'interroge.
Ne s’en
prend-elle pas au droit de propriété ? N’est-ce pas un droit de l’homme ?
Un socialiste n’est-il pas supposé défendre les droits de l’homme ? D’ailleurs,
qu’est-ce qu’un logement vide ? Ne devrait-on pas compter comme vide les
grandes habitations occupées par peu de monde ?
à propos, jadis les églises accueillaient les pauvres, pourquoi
n’est-ce plus le cas ? Pourquoi, plus généralement, les bâtiments publics,
qui sont vastes et qui ne servent que quelques heures par jour ne sont-ils pas
réquisitionnés ? Ce qui m’a rappelé un article de The Economist
qui expliquait que Londres offrait
un toit à ses SDF : pourquoi, diable, le socialiste Paris n’y parvient-il
pas ?
Inefficacité grossière,
dit Julien Damon, si je le comprends bien. Les fonds consacrés à l’hébergement
des SDF croissent. L’Etat, les associations, les villes… les gaspillent par la
désorganisation de leur action.
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| Avec les compliments de la Mairie de Paris |
La puissance publique ne
devrait-elle pas nous protéger, plutôt que de nous accuser de ses impérities ?
Les droits de propriété sont protégés par la loi, la
constitution ou une déclaration des droits. Le cinquième et le quatorzième
amendement de la Constitution des États-Unis, par exemple, protègent
explicitement la propriété privée. On retrouve également cette protection dans
la Déclaration universelle des droits de l'homme, article 17, dans la
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, article XVII, et dans
la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), protocole n°1.