A l'origine en tchèque... j'ai eu la curiosité de regarder ma liste de tweets. (Ou plutôt la liste de tweets qu'émet ce blog.) J'ai eu la surprise de voir que l'un était suivi de "à l'origine en tchèque", et l'autre "à l'origine en roumain". Comment Twitter peut-il confondre un texte en français avec un texte en tchèque ou en roumain ? (A moins qu'il y ait un sens caché à "origine" ?)
Deux erreurs sur une cinquantaine de tweets, c'est beaucoup. On parle continuellement d'Intelligence Artificielle, et de son pouvoir de transformation du monde et de remplacement de l'homme. Ne serait-il pas utile de se pencher sur les faits ? (Et de les expliquer ?)
dimanche 4 mars 2018
Guerre commerciale
Pourquoi ne pas viser les intérêts de M.Trump ? Ne pas suivre l'exemple des sanctions américaines contre la Russie, qui touchent des individus influents, plutôt que le peuple ? Voilà ce que je pensais en écoutant parler de la guerre commerciale de M.Trump.
En fait, il semblerait que l'Europe ait eu la même idée que moi. Mais elle ne cherche pas à atteindre M.Trump, mais des éléphants de son parti. Ou peut-être, pire que tout, elle vise l'égo de M.Trump. Vous ne comptez pas assez pour que l'on vous sanctionne ?
(Ce que dit Politico : "The targets, cited by Jean-Claude Juncker in Hamburg late Friday, are in line with earlier countermeasure lists, which focused on goods from politically sensitive Republican-run states. Harley-Davidson motorbikes are from Wisconsin and bourbon is produced in Kentucky, the home state of Senate majority leader Mitch McConnell. The EU also stands ready to sue Washington at the WTO.")
En fait, il semblerait que l'Europe ait eu la même idée que moi. Mais elle ne cherche pas à atteindre M.Trump, mais des éléphants de son parti. Ou peut-être, pire que tout, elle vise l'égo de M.Trump. Vous ne comptez pas assez pour que l'on vous sanctionne ?
(Ce que dit Politico : "The targets, cited by Jean-Claude Juncker in Hamburg late Friday, are in line with earlier countermeasure lists, which focused on goods from politically sensitive Republican-run states. Harley-Davidson motorbikes are from Wisconsin and bourbon is produced in Kentucky, the home state of Senate majority leader Mitch McConnell. The EU also stands ready to sue Washington at the WTO.")
samedi 3 mars 2018
Vie non commutative
Cela pourrait s'appeler le théorème de Clint Eastwood. Tirer d'abord et réfléchir ensuite, et son inverse, ne donnent pas le même résultat.
Cette propriété est la "non commutativité". La multiplication est commutative. Cinq fois deux égale deux fois cinq. Il en est de même de tout ce que l'on étudie dans un cours de maths. Or, la vie n'est pas commutative. Et c'est pour cela que l'histoire ne peut pas se remonter à l'envers, contrairement à ce que nous disent les physiques classique ou relativiste. La physique quantique est non commutative : l'observateur a une influence sur l'expérience. Ce qui fait qu'elle est probablement plus fondamentale que les autres théories.
L'homme ordinaire ne devrait pas sous-estimer ces considérations. Je soupçonne que le totalitarisme est "commutatif". Il résulte d'une forme de pensée qui nie la complexité du monde. La commutativité explique aussi peut-être pourquoi penser que l'IA peut remplacer l'homme est gravement stupide. La machine est commutative, contrairement à la vie. Morale : le pouvoir semble aller aux esprits commutatifs, aux machines. Justement aux gens qu'affronte Clint Eastwood.
(Venu de la "conversation scientifique" d'Alain Connes, inventeur de la géométrie non commutative, et d'Etienne Klein, chez France Culture.)
Cette propriété est la "non commutativité". La multiplication est commutative. Cinq fois deux égale deux fois cinq. Il en est de même de tout ce que l'on étudie dans un cours de maths. Or, la vie n'est pas commutative. Et c'est pour cela que l'histoire ne peut pas se remonter à l'envers, contrairement à ce que nous disent les physiques classique ou relativiste. La physique quantique est non commutative : l'observateur a une influence sur l'expérience. Ce qui fait qu'elle est probablement plus fondamentale que les autres théories.
L'homme ordinaire ne devrait pas sous-estimer ces considérations. Je soupçonne que le totalitarisme est "commutatif". Il résulte d'une forme de pensée qui nie la complexité du monde. La commutativité explique aussi peut-être pourquoi penser que l'IA peut remplacer l'homme est gravement stupide. La machine est commutative, contrairement à la vie. Morale : le pouvoir semble aller aux esprits commutatifs, aux machines. Justement aux gens qu'affronte Clint Eastwood.
(Venu de la "conversation scientifique" d'Alain Connes, inventeur de la géométrie non commutative, et d'Etienne Klein, chez France Culture.)
Statut et faits
Le Monde militait pour Trump, ai-je dit. Son article sur le statut des cheminots permet de comprendre pourquoi M.Trump parle de "faits alternatifs". Voilà un article qui annonce l'explication du statut des cheminots. On s'attendrait à des règles, à un texte qui ressemble au code du travail, un statut, quoi. Or, on nous parle de salaires et de vacances, le tout moyenné sur 170.000 personnes. Or, c'est le Monde qui est intelligent, pas nous. Comment se fait-il qu'il ne sache pas ce que signifie le mot "statut" ?
Un statut, ce n'est pas une moyenne. C'est une constitution, une "structure" au sens de Lévi-Strauss. Je ne connais pas la SNCF. Mais je suis intervenu pour d'autres sociétés "à statut". Et ce justement parce que le dit statut bloquait un changement. Il faisait que chaque employé était un cas particulier. Si bien que les personnels de la RH devaient avoir en tête chacun de ces cas. Et qu'aucun système d'information n'était capable de les remplacer. (Qui a parlé d'Intelligence Artificielle ?)
Comment cela s'expliquait-il ? Je vois trois facteurs. L'ancienneté de l'entreprise, pour commencer. (Dans un cas, j'ai retrouvé des traces quasiment du temps des diligences !) Ensuite une puissante organisation syndicale. Enfin une faible pression à la performance, et un management inexistant. (Ou un management qui demandait aux syndicats de faire son travail ?) Ces cas se présentent dans les services publics, et le contribuable est bon prince. Etrangement, il semblerait que l'organisation de l'Etat soit le dernier refuge de l'Ancien régime. Fait alternatif ?
Un statut, ce n'est pas une moyenne. C'est une constitution, une "structure" au sens de Lévi-Strauss. Je ne connais pas la SNCF. Mais je suis intervenu pour d'autres sociétés "à statut". Et ce justement parce que le dit statut bloquait un changement. Il faisait que chaque employé était un cas particulier. Si bien que les personnels de la RH devaient avoir en tête chacun de ces cas. Et qu'aucun système d'information n'était capable de les remplacer. (Qui a parlé d'Intelligence Artificielle ?)
Comment cela s'expliquait-il ? Je vois trois facteurs. L'ancienneté de l'entreprise, pour commencer. (Dans un cas, j'ai retrouvé des traces quasiment du temps des diligences !) Ensuite une puissante organisation syndicale. Enfin une faible pression à la performance, et un management inexistant. (Ou un management qui demandait aux syndicats de faire son travail ?) Ces cas se présentent dans les services publics, et le contribuable est bon prince. Etrangement, il semblerait que l'organisation de l'Etat soit le dernier refuge de l'Ancien régime. Fait alternatif ?
vendredi 2 mars 2018
Avenir de la société
"La réaction d’une organisation hiérarchique à une
complexification de son environnement a fait l’objet de simulations informatiques (voir
Six Degrees: The Science of a Connected Age, de Duncan J. Watts) :
l’organisation se transforme en un réseau, dont les nœuds gagnent en autonomie
(le sommet de la hiérarchie étant incapable de traiter seul l’information qui
arrive à l’organisation). Ce réseau devient remarquablement résistant à l’aléa
(donc au Changement), et développe des mécanismes, dissimulés, qui permettent
de le transformer « sans effort »". Voilà ce que j'écris dans un de mes livres.
Je me suis demandé si ce n'est pas ce qui serait en train d'arriver à la société. Après une phase technocratique d'après guerre, ne se recombinerait-elle pas par la base ? L'homme, engrenage, n'apprendrait-il pas l'autonomie ? Un nouveau type de lien social apparaîtrait-il ?
Je me suis demandé si ce n'est pas ce qui serait en train d'arriver à la société. Après une phase technocratique d'après guerre, ne se recombinerait-elle pas par la base ? L'homme, engrenage, n'apprendrait-il pas l'autonomie ? Un nouveau type de lien social apparaîtrait-il ?
Proposition
Amazon a fait, un temps, ma recherche. C'était à l'époque où il n'était pas installé en France. Il me faisait des suggestions étonnantes. Je lui dois de grandes découvertes. Or, ça s'est arrêté. Aujourd'hui, il me propose du spécialement inintéressant. Ses suggestions me font perdre du temps.
Curieusement, il en a été de même de YouTube. Je ne suis pas un gros utilisateur. Mais, à un moment, j'ai eu besoin de distraction, je l'ai beaucoup regardé. Et, là encore, les suggestions étaient surprenantes. Brutalement, du jour au lendemain, je ne sais pourquoi, il n'y plus eu que du spécialement inintéressant. Et que dire de Linkedin ?
A l'heure de l'Intelligence artificielle triomphante, c'est incompréhensible. Comment peut-il y avoir une dégradation, radicale, de la performance des systèmes de suggestion ? Je suis peut-être un cas isolé. Mais je soupçonne que le mieux est l'ennemi du bien. C'est parce qu'ils cherchent à forcer la vente que ces systèmes tendent à brutaliser le client.
Curieusement, il en a été de même de YouTube. Je ne suis pas un gros utilisateur. Mais, à un moment, j'ai eu besoin de distraction, je l'ai beaucoup regardé. Et, là encore, les suggestions étaient surprenantes. Brutalement, du jour au lendemain, je ne sais pourquoi, il n'y plus eu que du spécialement inintéressant. Et que dire de Linkedin ?
A l'heure de l'Intelligence artificielle triomphante, c'est incompréhensible. Comment peut-il y avoir une dégradation, radicale, de la performance des systèmes de suggestion ? Je suis peut-être un cas isolé. Mais je soupçonne que le mieux est l'ennemi du bien. C'est parce qu'ils cherchent à forcer la vente que ces systèmes tendent à brutaliser le client.
Statuts et statistiques
Comment bien employer les statistiques ? Mon billet sur l'usage qu'en fait le Monde pour traiter du débat sur le statut des cheminots pose cette question. Que sont les statistiques ? "Ensemble des techniques d'interprétation mathématique appliquées à des phénomènes pour lesquels une étude exhaustive de tous les facteurs est impossible" (Le Robert.) Que fait Le Monde ? La moyenne de toutes les données qui concernent les employés de la SNCF. Et il les compare à la moyenne française. C'est comme si la météo vous annonçait la température moyenne qu'il fait sur terre !
Le principe des statistiques est d'agréger ce qui se ressemble, et d'éloigner ce qui est différent. C'est la segmentation. On répartit le problème en morceaux. Peut-être, pour la SNCF, employés administratifs, conducteurs, informaticiens... Mais, généralement, les segmentations donnent des résultats plus subtils que cela. Et après ? L'évolution du découpage, lui-même, est intéressante. La population de la SNCF a dû beaucoup changer en peu d'années. Peut-être la SNCF ressemble-t-elle de moins en moins à une société de transport ? (Carlson Wagon-lits est devenu un éditeur de logiciel...) Aussi, on peut segmenter la SNCF au sein de la population française. S'il y a des segments propres à la SNCF, ils indiquent un métier qui lui est propre. Sinon qu'est-ce que cela signifie que tel type de métier de la SNCF soit avec tels autres métiers hors SNCF ? On peut, encore, avoir deux types de paramètres : des paramètres pour la segmentation, et d'autres pour la description.
Les statistiques permettent de comprendre en simplifiant. Une fois que l'on a compris, on peut agir. Mais il n'y a là-dedans rien de mécanique. On mène une enquête, on multiplie les techniques de statistiques, pour éclairer la question sous divers angles, et on décide en son âme et conscience. C'est pourquoi les statistiques sont trop importantes pour être laissées aux statisticiens, et aux journalistes.
Le principe des statistiques est d'agréger ce qui se ressemble, et d'éloigner ce qui est différent. C'est la segmentation. On répartit le problème en morceaux. Peut-être, pour la SNCF, employés administratifs, conducteurs, informaticiens... Mais, généralement, les segmentations donnent des résultats plus subtils que cela. Et après ? L'évolution du découpage, lui-même, est intéressante. La population de la SNCF a dû beaucoup changer en peu d'années. Peut-être la SNCF ressemble-t-elle de moins en moins à une société de transport ? (Carlson Wagon-lits est devenu un éditeur de logiciel...) Aussi, on peut segmenter la SNCF au sein de la population française. S'il y a des segments propres à la SNCF, ils indiquent un métier qui lui est propre. Sinon qu'est-ce que cela signifie que tel type de métier de la SNCF soit avec tels autres métiers hors SNCF ? On peut, encore, avoir deux types de paramètres : des paramètres pour la segmentation, et d'autres pour la description.
Les statistiques permettent de comprendre en simplifiant. Une fois que l'on a compris, on peut agir. Mais il n'y a là-dedans rien de mécanique. On mène une enquête, on multiplie les techniques de statistiques, pour éclairer la question sous divers angles, et on décide en son âme et conscience. C'est pourquoi les statistiques sont trop importantes pour être laissées aux statisticiens, et aux journalistes.
jeudi 1 mars 2018
ONG et gouvernements
Il y aurait 5 grandes ONG qui seraient aux prises avec des scandales. France Culture disait cela ce matin. Il semblerait aussi que les ONG anglo-saxonnes soient fortement financées par leur Etat d'origine (contrairement à MSF, par exemple).
Cela n'apporterait-il pas des munitions à M.Poutine, qui les voit comme des agents de propagande de l'ennemi ?
Cela n'apporterait-il pas des munitions à M.Poutine, qui les voit comme des agents de propagande de l'ennemi ?
Pouvoir des ONG
La BBC cherche les causes du scandale qui secoue OXFAM. "Pouvoir". Du fait de ses moyens, cette ONG (et beaucoup d'autres) a un pouvoir immense sur les populations qu'elle secourt. Et le pouvoir absolu corrompt absolument.
J'entends beaucoup ce mot, "pouvoir", ces derniers temps. Le principe de l'ONG : volonté de puissance ? Serait-ce pour cela qu'elle voit partout un excès de pouvoir ?
J'entends beaucoup ce mot, "pouvoir", ces derniers temps. Le principe de l'ONG : volonté de puissance ? Serait-ce pour cela qu'elle voit partout un excès de pouvoir ?
Statuts de la SNCF
Le Monde fait paraître un article sur les statuts de la SNCF. C'est l'objet d'un projet gouvernemental. On y voit qu'il s'agit du statut de "cheminot". On y dit que le cheminot a un emploi à vie, qu'il est un peu mieux payé que la moyenne des Français ; qu'il travaille un jour de moins ; qu'il récupère en RTT le temps qu'il fait au delà des 35h ; qu'il prenait sa retraite à 52 ans, mais ce n'est plus le cas ; qu'il profitait de transports SNCF gratuits ; et de logements à tarifs réduits. Pourquoi fait-on autant de bruit pour si peu ?
L'article dit encore qu'il y a "90% de cheminots" à la SNCF. Mais la SNCF, ce ne sont pas que des gens qui travaillent sur les voies... Il y a aussi beaucoup d'employés de bureaux (dont une de mes voisines d'un temps). Ensuite, on explique que ce statut, qui ne semble pas exister, est une contre partie des conditions de vies difficiles. Mais certaines catégories de personnels n'ont elles pas des systèmes de récupération d'heures dont l'article ne parle pas (les conducteurs, par exemple) ? Ensuite, ne serait-il pas juste de comparer des choses comparables ? Par exemple le régime des conducteurs de trains et celui des transporteurs routiers ? Les personnels d'entretien des voix avec ceux du BTP ?...
Bref, tous ces chiffres sont probablement justes, mais pas le titre de l'article "statut des cheminots : de quoi parle-t-on ?". Peut-être est-ce une leçon quant à ce que l'on appelle "statistique", en mathématiques, et "faits alternatifs", aux USA ?
L'article dit encore qu'il y a "90% de cheminots" à la SNCF. Mais la SNCF, ce ne sont pas que des gens qui travaillent sur les voies... Il y a aussi beaucoup d'employés de bureaux (dont une de mes voisines d'un temps). Ensuite, on explique que ce statut, qui ne semble pas exister, est une contre partie des conditions de vies difficiles. Mais certaines catégories de personnels n'ont elles pas des systèmes de récupération d'heures dont l'article ne parle pas (les conducteurs, par exemple) ? Ensuite, ne serait-il pas juste de comparer des choses comparables ? Par exemple le régime des conducteurs de trains et celui des transporteurs routiers ? Les personnels d'entretien des voix avec ceux du BTP ?...
Bref, tous ces chiffres sont probablement justes, mais pas le titre de l'article "statut des cheminots : de quoi parle-t-on ?". Peut-être est-ce une leçon quant à ce que l'on appelle "statistique", en mathématiques, et "faits alternatifs", aux USA ?
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