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mardi 13 septembre 2022

C'est l'idéologie qui fait le clown

Alcatel ou la chronique d'une mort annoncée. Un ami s'y trouvait et me racontait, à chaque fois que l'on se voyait, le progrès du déclin, et ses efforts pour que ses dirigeants ne le précipitent pas par une nouvelle bêtise. Il les appelait "les clowns". 

Le "fabless" d'Alcatel n'est pas propre à son dirigeant, il illustre la vision "post moderniste" de la France que son gouvernement s'applique à réaliser, avec une détermination remarquable. Notre pays serait-il dirigé par des "clowns" ? 

Qu'est-ce que cela signifie ? Le Français attend tout de l'Etat. Il a tort. Certains parlent de "Grand soir". Ils croient qu'une idéologie peut en remplacer une autre. Or, c'est l'idéologie qui fait le clown.

Le Français doit tout attendre de lui-même. 

Responsabilité, Solidarité, Exemplarité, dit Dominique DELMAS. 

lundi 5 septembre 2022

Et si l'on se passait de l'Etat ?

J'ai non seulement toujours tort, mais je suis aussi hautement influençable. 

Je travaille sur le financement de l'innovation. L'Etat fait beaucoup de chose pour l'aider, malheureusement on me dit, et je constate, que l'aide ne va "qu'au plus visible". On me parle aussi de ce qui se fait en Allemagne, en Suisse et ailleurs : les banques locales y ont un rôle critique. Elles sont au coeur des tissus économiques des territoires. Non seulement, elles investissent vite et bien, mais, surtout, elles ont une compétence technique, qui leur donne les moyens d'assister le dirigeant, de le pousser à donner son meilleur. 

Comment adapter ces modèles à notre pays, me dis-je ? Jusqu'à ce que je m'intéresse à la Vendée, et que l'on me parle d'entrepreneurs de zones d'activité, qui détectent, par le bouche à oreille, des projets prometteurs et les font profiter de "financement participatif". Or, c'est bien plus malin que le système étatique ou l'allemand. Non seulement l'entrepreneur lève de l'argent, mais il trouve beaucoup plus important : l'expérience de "pairs". Et ceux-ci peuvent faire fructifier leurs ressources. En outre, c'est la réinvention des "noyaux durs" de M.Balladur : ce type d'entreprise est très difficile à saisir par le court-termisme du marché. 

(Quant à l'Etat, il conserve un rôle important, même en Vendée : il construit des routes.)

lundi 29 août 2022

Et si on oubliait l'Etat ?

Le mal de la France, c'est l'Etat ! Plus j'interviewe de monde, plus je m'en convainc. On me décrit, par le détail, sa risible inefficacité, on en appelle à la réforme. 

Et l'erreur est là. Car, en attendant la réforme, qui ne fera, comme les précédentes, qu'empirer les choses, on ne fait rien ! 

Or, on peut agir. 

  • Mes interviews le confirment. Exemple récent de la Vendée. Un nouvel entrepreneur ne trouve pas de fonds. Des dirigeants locaux ont entendu parler de lui, ils ont fait du "financement participatif". Et quoi de mieux que des investisseurs qui ont une longue expérience de l'entreprise, quand vous entrez dans le métier ? Vous ne les trouverez ni dans une banque, ni à la BPI !
  • Mieux. L'Etat se lamente sur le manque de trésorerie de nos PME, qui les empêche de se tirer du cercle vicieux de la "guerre des prix". C'est faux. Les PME ont des gisements de trésorerie dont elles n'ont pas conscience. Ce qui leur manque réellement, c'est un "cerveau collectif", qui permette à la fois de les identifier et de trouver les projets qui permettraient de les utiliser. 

samedi 21 mai 2022

Aliénation ?

La coopérative a éradiqué le paysan, lit-on dans La forteresse agricole. Inattendu. Je pensais que la coopérative avait été, au contraire, un succès du monde paysan. D'ailleurs, n'est-ce pas une idée de Proudhon ? 

En fait, le phénomène a quelque-chose d'évident. Les coopératives sont dirigées par des salariés. Ceux-ci se sont convaincus d'une certaine vision du progrès. Elle rendait obsolète le paysan. 

Ce phénomène est bien connu dans l'entreprise. 

Et s'il avait touché le pays dans son intégralité ? Et si nos gouvernements successifs avaient adopté une vision de l'avenir (peut-être même que nous approuvons, parce que nous n'en voyons pas les conséquences) incompatible avec l'existence de leurs électeurs ? Et si cela expliquait l'état du pays ? 

(En particulier, le grand nombre de personnes "en recherche de sens".) 

samedi 14 mai 2022

Jacobin désertificateur ?

Une émission parlant de la Corse (France Culture) disait que l'Etat lui avait fait subir de mauvais traitements. Par exemple, en lui réservant quasi exclusivement le retour des Pieds noirs. Cela expliquerait son malaise. 

Cela m'a rappelé des interviews que j'ai faites de Basques et de Bretons. Même discours : dans les années 90, ils ont perçu le risque d'une désertification. L'Etat les transformait en zones touristiques. Ils se sont accrochés, avec succès, à leur économie. 

Au fond, me suis-je dit, la bombe est peut-être un aveu de faiblesse. Si la Corse avait su s'unir pour défendre son économie, elle n'aurait pas été réduite au plastic. 

Ce qui m'a aussi fait me demander s'il n'y avait pas quelque-chose de juste dans la pensée 68 concernant l'Etat jacobin. N'y a-t-il pas, quelque-part dans ses principes, un vice qui l'amène à transformer la campagne en désert, ou, peut-être, en réserve ? 

dimanche 27 mars 2022

Soutien à l'économie : mais qui va payer la note ?

Qui va payer la note ? C'est bien d'éviter aux entreprises la faillite, mais qui va payer les dettes que nous avons accumulées ? Voilà la question que pose un groupe de dirigeants.

Dans un billet ancien, je disais qu'un économiste m’a rappelé que la méthode de soutien à l'entreprise que nous avons utilisée a été employée par les Allemands en 2008, alors que N.Sarkozy a laissé « faire le marché ». Nous : économie qui se contracte, chômage ; eux : « rebond ».

Prenons l'exemple d'une entreprise de "l'événementiel" que "j'accompagne" dans le cadre de mon action associative. L'aide du gouvernement lui a permis non seulement de ne pas déposer le bilan, mais surtout de se réinventer. Son modèle économique initial, location de matériel, valait zéro. Elle a découvert qu'elle avait un autre métier : la logistique. Elle est entrée sur ce marché. Les affaires que dégage un entrepôt comme les siens valent plusieurs millions d’euros, pour un investisseur. Et, en plus, rien n'empêche d'ajouter entrepôt à entrepôt. Ce qui était impossible avec son métier initial. 

Pas mal. 

Ce n’est pas tout : si elle a pu saisir cette opportunité, c’est que, en masse, le commerce est devenu électronique. C’est un tsunami. Cela signifie non seulement marketing digital mais aussi explosion des besoins de logistique. 

Si cet exemple n’est pas une exception, s’il y a réinvention de l’économie française, si nos PME, de zéro, se mettent à valoir « quelque chose », elles produiront des bénéfices, et elles emploieront des chômeurs et cela nourrira les impôts, et éliminera les dépenses d’assistance sociale, et cela remboursera les dettes. Et l’Etat aura bien joué. 

mercredi 9 mars 2022

Mal français : le sens des réalités ?

Et si le mal de notre pays, c'était son gouvernement ? 

La logique qu'il suit, depuis toujours, semble la suivante. Il veut résoudre instantanément tous les problèmes du moment. Transition climatique, Education nationale, terrorisme au Mali, intégration, pauvreté, culture... Mais il n'a pas les moyens pour. Alors, petite entourloupe pour faire "comme si". Si bien que tout rate, et que les fonds investis sont perdus. On avait peu, on a encore moins. Et le problème a empiré.

Et si tout n'était qu'une question de priorités ? On ne commence une réforme que lorsque l'on a réussi la précédente ? Et on part de la réforme la plus importante ? 

C'est comme cela qu'un de mes interviewés redresse les entreprises. D'ailleurs, quand il en prend les commandes, il les trouve dans l'état de la France... Et il nomme sa démarche : "garder le sens des réalités"...

(Il n'a pas présenté sa candidature à l'élection présidentielle.)

dimanche 6 mars 2022

Méfie-toi de l'Etat quand il fait des cadeaux ?

Le CRTE (contrat de relance et de transition écologique), c'est  la relance par en bas. Les intercommunalités décident de projets locaux et en négocient les moyens avec l'Etat. Le changement planifié ? La fin du jacobinisme ?

"Le CRTE, un paquet sans cadeau" répond : attrape nigaud. En réalité, ce serait un moyen déguisé de faire faire à la collectivité locale ce qu'a décidé l’Etat, mais avec moins de moyens qu’auparavant. Mais, avec, en plus, le handicap nouveau d'un cadre dysfonctionnel hérité des dernières réformes : c'est l'intercommunalité qui décide, alors que c'est la commune qui connaît et subit la réalité, et doit appliquer les décisions d'en haut. 

Curieusement, on retrouve quasi exactement le mécanisme décrit pour les EHPAD dans un précédent billet. L'Etat jacobin impécunieux décide en fonction de la dernière mode (environnement, relance...), sans faire aucun choix, c'est génétique ? Mais ne veut pas assumer le coût de ses décisions ? Pour cela, il invente un dispositif supposé abuser le bon peuple, et lui faire réaliser des exploits, contre sa volonté. 

Peut être serait-il temps qu'il comprenne que ce qui est bon pour l'Ukraine est bon pour la France ? La défiance mine une nation. Le jour où notre gouvernement sera convaincu que l'entourloupe est interdite, il fera enfin travailler le cerveau qui lui vaut le titre "d'élite" et le pays entamera son redressement ? 

samedi 5 mars 2022

EHPAD

Un ami se demandait comment un EHPAD de Neuilly pouvait-il être touché par un scandal. Les familles concernées devaient avoir des moyens d'action. 

Un article sur le sujet semble dire que les EHPAD souffrent à la fois d'un système de surveillance dysfonctionnel, partagé entre ARS et départements, et de financements insuffisants. 

La question que cela pose est : n'est-ce pas le principe de notre Etat qui est dysfonctionnel ? Il est obsédé par la diminution de ses coûts. Pour cela il a multiplié les réformes. Elles ont pour caractéristique une réduction de financements associée à un montage d'une structure de contrôle en "usine à gaz", et appel au privé, supposé être efficace par nature. Résultat : accidents et crises violentes. L'Etat se met alors, brutalement, à déverser l'argent public. 

Une autre question concerne la société dans son ensemble, et, peut-être, Neuilly en particulier : comment se fait-il que l'on ne se préoccupe pas du sort des personnes âgées ?

vendredi 10 septembre 2021

Réformer l'Etat : impossible n'est pas français

Autour de moi, on en veut à M.Macron de ne pas faire maigrir l'administration. Mais comment licencier des fonctionnaires ?

En fait, l'Etat a connu une transformation curieuse. Ses réformes "libérales" ont consisté à liquider les couches de l'administration qui aidaient les citoyens et les entreprises, pour les remplacer par des donneurs d'ordres. L'administration ressemble à une pyramide inversée, des chefs et pas d'exécutants, me disait un haut fonctionnaire. Pire, la loi NOTRe, qui a créé de grandes régions, les a faites sur le modèle de l'Etat. Il n'y a plus un Etat, mais 14, maintenant. Et le millier d'intercommunalités leur emboîtent le pas. Mal français.

Il n'est pas impossible que la société civile ait commencé à réagir. Il n'est donc peut être pas judicieux de regonfler les anciennes couches utiles de l'Etat. Mais le reste ? 

Solution simple, sans licenciement : reconfigurer l'Etat pour l'efficacité. Et payer le personnels inutiles à ne rien faire. Une forme de chômage, mais illimité. Bien sûr, rien n'empêche de concevoir des programmes de reconversion volontaire de ces personnels. Par exemple, pour ceux qui le peuvent, l'enseignement (plus la classe est petite mieux on apprend), ou des formes de "mécénat de compétence".

lundi 30 août 2021

L'ère des associations ?

Petit débit Internet ? Opérateurs ne sont pas intéressés ? Une coopérative a monté un réseau radio et pense même poser de la fibre. Créer un opérateur serait-il plus simple qu'on ne le dit ? (Article.)

Et si beaucoup de problèmes avaient de telles solutions ? Et si les gros monstres qui prétendent devoir leur efficacité à leur taille n'étaient finalement pas du tout efficaces ? A un moment où le pays constate sa "perte de souveraineté" et le coût croissant de ses services publics, associons-nous ? 

lundi 23 août 2021

Etat jardinier

Augustin de Romanet a parlé d'un "Etat stratège", et plus "instituteur" comme actuellement. 

Je me demande si "Etat jardinier" ne serait pas mieux. Comme dans les théories d'Isaac Getz concernant "l'entreprise libérée".

Le jardinier fait avec ce qu'il a. Il ne rêve pas d'Amérique. Tout son art est d'encourager ce dont il sent le potentiel. Il n'a aucun pouvoir. Pour réussir, il doit comprendre la plante, et savoir l'encourager. Et être conscient que ça ne marche pas à tous les coups. 

Le jardinage s'apprend, ou, du moins, les talents se cultivent. Par le compagnonnage et par la pratique. 

dimanche 15 août 2021

Incurable France ?

Max Weber disait, en substance, que la seule personne incompétente dans un Etat était celle qui le dirigeait. 

Le principe de la démocratie est de donner le pouvoir à quelqu'un comme vous et moi. Dans la pratique, le mécanisme électoral fait qu'il s'agit d'un politique, ou d'un inspecteur des finances. Ce qui est encore pire. 

Or, cet incompétent se comporte comme s'il était omniscient, et décide de notre vie. 

Comment éviter cet effet pervers ? Que les compétents administrent le pays ? C'est à dire que la population se gouverne elle-même. C'est le modèle de la "gestion des communs" d'Elinor Ostrom.

Elinor Ostrom tire son analyse d'observations. Pourquoi ne cherchons-nous pas à les imiter ? 

Peut-être parce que la situation actuelle nous va bien. Nous attendons tout du président, tout en sachant qu'il ne peut rien. Ce qui nous permet de critiquer son incompétence. Et donc de nous donner l'impression d'agir, sans n'avoir rien à faire ?

mercredi 12 mai 2021

Le préfet, hirondelle de la réforme de l'Etat ?

On annonce la suppression du corps des préfets. Un article décode la nouvelle.

"Chaque corps instaure une hiérarchie sociale en son sein. Les préfets forment une barrière douanière qui protège de l’extérieur." Les corps administratifs sont des corporations, ils ont leur vie propre, c'est cela qui est en jeu. Apparemment il est maintenant prévu qu'une carrière administrative se fasse en passant de corps en corps. Les préfets ne sont qu'un exemple parmi d'autres. 

Va-t-on utiliser une technique que l'on attribuait aux Japonais, dans ma jeunesse : ils faisaient passer un employé par toutes les fonctions de l'entreprise, de façon à ce qu'il la connaisse et acquiert le sens de l'équipe ? 

Si c'est le cas, l'Etat pourrait donner des leçons à l'entreprise... 

(En tout cas, je constate que la politique du gouvernement est toujours aussi illisible pour le commun des mortels.)

mercredi 24 février 2021

La triste et édifiante histoire du haut fonctionnaire ?

L'histoire récente de la France, c'est la création, après guerre, de champions nationaux. Ils sont dirigés par des hauts fonctionnaires, généralement des membres du corps le plus prestigieux de polytechnique (les Mines). La France a le monopole de l'intelligence, il faut en profiter ! Ces gens en arrivent à penser que, pour faire l'intérêt du pays, ils doivent faire celui de leur entreprise. Elle devient une multinationale comme les autres. Parce qu'ils ne sont pas très habiles à ce jeu ? ils sont remplacés par des énarques, eux mêmes remplacés, de plus en plus (Air France, Sanofi) ?, par des étrangers. D'ailleurs, il est fréquent que ces "champions" finissent acquis par d'autres (Alcatel, Arcelor, Lafarge). Exit le haut fonctionnaire. 

Notre élite fut-elle l'idiot utile d'un jeu qui la dépassait ? Quelle leçon, autre que d'humilité, en tirer ?

mardi 23 février 2021

Mauvaise santé

Dans ma jeunesse, on avait l'impression que notre santé était entre de bonnes mains. Nous étions le pays de Pasteur. Qu'est-il arrivé ? Voici ce que je retiens de deux études : l'une sur le secteur de la santé en général, et l'autre sur Sanofi, en particulier :

  • "Quand j’ai commencé ma carrière, jeune chercheur venant de Belgique, j’ai été ébloui par la science française, notamment au CNRS. Malheureusement, je dois dire qu’au fil des décennies, les moyens n’ont cessé de s’éroder et la bureaucratie de fleurir." L'appareil administratif s'est nourri sur la bête ? (On réduit le nombre de soldats pour avoir plus de généraux ?) Et ce par un effet Tour de Babel de création d'agences qui tirent chacune de son côté. Paradoxe d'une politique dite "libérale" ?
  • Sanofi, "champion" français, parti d'Elf Aquitaine (!), a été construit, de bric et de broc, par acquisitions. Lancée sur fonds français, la société est maintenant aux mains d'investisseurs étrangers. Elle a suivi la mode qui consiste à acheter sa recherche en acquérant des start up. Comme le disait un précédent billet, personne n'a vu que cette mode faisait le jeu des USA, car plus propices au financement des start up. La start up française, elle, n'a pas les moyens de se financer. (A moins de partir aux USA.) Le champion qui devait "tirer" la recherche française l'a abandonnée ! Il ne reste qu'un désert ?
  • Doit on s'en consoler ? Sanofi n'est plus français, mais on n'a peut être pas perdu grand chose, car il est peu malin : il a raté les "bonnes" start up. (Est-ce pour éviter qu'ils ne le sanctionnent, qu'il verse de gros dividendes à ses actionnaires ?) 
  • Quant aux médicaments de tous les jours, ils ont été délocalisés, parce qu'ils rapportent peu. Ils nous arrivent par des chaînes d'approvisionnement dont la seule raison d'être est le coût. Ce qui les rend incompréhensibles, et sensibles aux aléas, comme on l'a vu. Le souci de l'administration est de réduire le prix des médicaments, ce qui ne fait qu'accélérer le phénomène. 
Qu'en conclure ? 
  • Tout cela n'est pas le résultat des "lois du marché", mais d'une politique industrielle délibérée ? Toute notre politique industrielle a donné le même résultat ? Ce qui devait créer les conditions de compétitivités du pays, comme pour les coopératives agricoles, s'est retourné contre ceux qu'il devait servir (le citoyen, et les intérêts de la nation). 
  • Les hauts fonctionnaires qui dirigent notre administration et nos entreprises ont joué les moutons de Panurge, en appliquant les idées reçues du moment. (Ou les oligarques russes ?) 
  • Grande faille de notre processus démocratique. 
Que faire ? On part de loin. Un des articles dit que l'on ne pourra pas s'en tirer seul. Il faut l'aide de l'Europe. En tout cas, cela pose la question du "champion national". Mais aussi celle de l'intervention de l'Etat, redoutable apprenti sorcier. Mais comment revivifier notre économie sans lui ? 

vendredi 8 janvier 2021

Vaccinés par McKinsey

Hier, je lisais que le gouvernement avait pris McKinsey pour le conseiller quant à la logistique de la vaccination. Mauvaise publicité pour McKinsey, disait l'article. 

Ce qui pose surtout beaucoup de questions. En effet, notre Etat a traditionnellement était un champion de la logistique, en particulier en ce qui concerne la vaccination. Dans un autre domaine, la transition à l'euro a été impeccable. Et, à moins qu'elle ait été démantelée pour cause de réforme financière, l'agence de la Biomédecine est extrêmement efficace. C'est elle qui gère les greffes, elle est informée de la disponibilité d'organes à greffer quasiment en temps réel, et organise ensuite la convocation de la personne qui doit subir la greffe, son opération, et le transport de l'organe parfois d'un bout de la France à l'autre, au plus vite, et en employant des techniques de planification étonnantes (qui font parfois appel à la Garde républicaine pour dégager la route !). 

Que nous arrive-t-il ? L'Etat est devenu incompétent ? Le gouvernement copie la multinationale : il monte une organisation de consultants en parallèle d'une structure qu'il ne sait pas diriger ?... 

mardi 5 janvier 2021

Ne gâchons pas une crise

Vaccination. La France ridicule. Logistique et administration ne feraient-elles pas bon ménage ? 

Paradoxe : cela va-t-il réconcilier le Français avec le vaccin ? Quand il s'agit de se moquer de notre si hautain Etat, grand donneur de leçons, toutes les raisons sont bonnes ? 

En tout cas, c'est l'occasion pour le dit Etat de faire preuve d'intelligence. Il a là un superbe exemple de son dysfonctionnement. Il y a gros à parier que, s'il cherchait à le comprendre, il en apprendrait beaucoup sur la façon d'améliorer, radicalement, son efficacité. 

vendredi 11 décembre 2020

L'entreprise prend le pouvoir ?

Ailleurs qu'en France, les Chambres de commerce sont une émanation d'un bassin économique. C'est un bien public. Les entreprises cotisent pour créer une structure qui va leur apporter ce qui leur manque : un aéroport, une université... 

En France la Chambre de commerce est une émanation de l'Etat. Mieux, récemment, elle a été restructurée sur le modèle de l'Etat.

Il est possible que les choses soient en passe de changer. Dans ce que l'on appelle les "territoires", on juge que le modèle jacobin a fait son temps. L'idée qui émerge est une gestion de l'infrastructure d'aide à l'entreprise, par un groupe constitué des entreprises, des représentants de la population, et des services de l'administration. (Interview.)

mardi 24 novembre 2020

Etat nounou

Débat entre deux entrepreneurs : l'un se plaint du poids des charges, l'autre lui fait remarquer que l'Etat vient à son secours, alors qu'ailleurs le coronavirus cause la faillite de ses homologues. Le coût des soins de réanimation est de dix à quinze mille euros par jour et par patient. Il est pris en charge par la sécurité sociale. 

N'est-il pas regrettable que l'on ne discute pas plus souvent de ces sujets ?