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jeudi 22 septembre 2022

Le talon de Donald

Un véhicule financier utilisé par M.Trump aurait des difficultés. J'ai pensé que la finance était son talon d'Achille. Et, effectivement, j'ai lu, hier, que la justice de New York l'attaquait pour avoir falsifié ses comptes. Il s'est prétendu plus riche qu'il n'était, ce qui lui valait des avantages. 

Règlement de compte politique usant de la méthode qui a réussi avec Al Capone ? En tous cas, on ne prête qu'aux riches...

dimanche 11 septembre 2022

Chaos américain

Le propre de notre époque, c'est que rien ne va plus. Et les USA sont un puissant facteur d'incertitude. 

Ce qui est consternant est que la bêtise paie. Les Républicains les plus malsains ont le vent en poupe. Mais, paradoxe, en annulant le droit à l'avortement, ils ont perdu leur meilleur moyen de mobiliser l'électeur.  "Il apparaît donc désormais que les affrontements des prochaines années porteront moins sur les prises de position des démocrates que sur des options républicaines qui semblent de plus en plus difficiles à défendre face à une opinion hostile ou sceptique."

Seulement, le découpage électoral favorise le Républicain extrémiste, au détriment de la majorité raisonnable. "La question qui se pose désormais est de savoir si ce système bancal où une minorité impose ses critères socioculturels à un pays en pleine mutation peut subsister longtemps." (Article.)

En fait, cette situation explosive ne l'est peut-être pas autant qu'il y paraît. La constitution américaine a été conçue pour donner peu de pouvoir à l'Etat fédéral, d'abord. Et, ensuite, les Américains sont pragmatiques, et comprennent vite où se trouve leur intérêt... En outre, l'irrationalité de l'électeur vient aussi de critères très rationnels : il est en situation difficile. 

jeudi 7 juillet 2022

Jaws

Jaws, c'est "les dents de la mer". Un feuilleton de BBC4 à partir du texte original. 

Le chef de la police d'une l'île, lieu de villégiature à la haute société de l'Est, doit affronter un monstre. Eternel thème puritain de la lutte du bien contre le mal ? 

Le "bon", c'est le policier. Un policier élu, comme il est d'usage aux USA. C'est le héros américain de beaucoup de films. Humilité, sens du devoir, courage. Il ne lutte pas uniquement contre le monstre ("the fish"), mais surtout, contre les puissances de l'argent, qui le menacent de le licencier s'il ferme la plage, et, contre les Bobo de l'Est qui préfèrent la nature à l'homme, et qui méprisent ce plouc. 

Aujourd'hui ce même homme serait qualifié de "déplorable" par Mme Clinton, et voterait, probablement, Trump. Ce que révèle Jaws est que la façon de raconter les histoires change. 

mercredi 11 mai 2022

Droit à l'avortement

L'avortement ne serait plus un droit, pour la Cour suprême américaine. On l'entend dire depuis quelques temps. 

Jamais le féminisme n'a été aussi puissant et aussi agressif. Et voilà ce qu'il gagne : un recul d'un demi siècle. 

Les outrances de certains ont produit un mouvement de rejet violent, qui a mis au pouvoir M.Trump, qui a changé la composition de la Cour suprême... ?

Grand théorème de systémique et de changement : quand on cherche l'absolu, on obtient son contraire. Enantiodromie. Pourquoi ne l'enseigne-t-on pas à l'école ? 

(A méditer par tous les anti racistes, écologistes et militants d'autres causes "socialement avancées" ?)

vendredi 7 janvier 2022

La prochaine épidémie s'appellera Trump ?

Donald Trump sera le prochain président des États Unis, disait la BBC. Il semble difficile d'envisager une autre hypothèse. 

La raison en est que les démocrates sont extraordinairement divisés, et, surtout, constitués de repoussoirs, y compris pour leur propre électorat, comme leur extrême-gauche, ou le groupe des milliardaires du numérique. Pire, c'est devenu un parti d'urbains, que le découpage électoral défavorise. C'est pourquoi ils tendent à avoir une majorité de voix, mais pas la présidence. 

Alors, en ces temps où la grippe aviaire vient s'ajouter au coronavirus, faut-il considérer les USA comme un nouveau risque d'épidémie ? Et s'attendre à des crises d'irrationalité, qui mettent l'avenir de l'humanité en péril ? L'humanité est-elle devenue un système instable ? 

mercredi 3 novembre 2021

Trump président !

M.Trump a de grandes chances d'être le prochain président des USA disait la BBC ce matin. Curieux, on ne l'entend plus. Serait-il aussi efficace derrière la scène qu'au micro ? 

Le raisonnement serait le suivant : M.Biden ne parvient pas à faire passer ses réformes, en partie du fait de dissensions dans son camp. Or, il n'a qu'une faible majorité à la chambre des représentants. La stratégie des Républicains est de faire appel aux électeurs de M.Trump, sans le nommer. Ce qui semble leur réussir. Aux élections de mi mandat, ils devraient être majoritaires et rendre définitivement impuissant M.Biden. Pendant ce temps, M.Trump a trouvé des moyens habiles de lever des masses d'argent. 

On avait enterré un peu vite M.Trump ? Décidément il semble que, pour une fois, j'ai vu juste. Il suit le scénario de tous les bons films d'Hollywood. L'Américain n'abandonne jamais, et il gagne contre vents et marées. Quitte, s'il le faut, à faire sauter la planète, dirait S.Kubrick. 

vendredi 22 octobre 2021

Eric Zemmour, anglais

La BBC consacrait un reportage à Eric Zemmour. Qu'en retenir ? 

Qu'il est un ami de l'Angleterre, ce qu'il dit en français, et qu'il attire des électeurs bien au delà des frontières du RN : on entendait un sympathisant de M.Macron. 

Quant aux thèses d'Eric Zemmour, qui émergeaient de l'émission, elles rejoignent certainement ce que beaucoup de gens pensent, mais n'ont pas le droit de dire. 

Les études sur la formation des mouvements de foule expliquent qu'ils résultent de la prise de conscience par un groupe de personnes qui se croyaient isolées qu'elles sont, en réalité, nombreuses. C'est peut-être ce qui se passe ici. Et c'est peut-être pour cela que, de plus en plus, les gouvernements occidentaux font du "Trump sans les tweets". 

mardi 19 octobre 2021

Orphelins de Trump

Vengeance posthume de M.Trump ? 

Les audiences des médias américains s'effondrent. Auraient-elles tué la poule aux oeufs d'or ?

(FT : "US TV network ratings dive after prime years of Trump and trauma. Audiences have deserted media groups in droves as the news cycle has eased".) 

jeudi 15 juillet 2021

L'Américain est-il un peu chinois ?

Mes études sur le changement m'ont fait arriver à une constatation inattendue. L'Américain n'est pas le bourrin que l'on dit. Son art du changement n'est pas celui du passage en force. 

Donald Trump illustre cette idée. Il sent une tendance que personne n'a vue (rejet des élites dominantes). Il l'exploite tellement bien, que, quasiment seul, en quelques mois, il sort du néant pour devenir candidat des républicains et vaincre Mme Clinton, en faisant tomber, de quelques voix, des Etats qui semblaient tellement sûrs, tellement teint démocrate dans la masse, qu'il n'y avait pas besoin de les défendre. 

L'art de l'Américain, de Goldman Sachs, autre exemple, c'est de sentir la tendance, la mode. C'est l'art de la spéculation. C'est l'art du navigateur. C'est le Tao chinois. 

Et c'est peut être ce que n'ont pas compris les Chinois. Au fond, ils ont un énorme complexe de supériorité. Ils continuent à croire qu'ils possèdent une culture hors pair, et qu'il leur suffit d'acquérir la technologie occidentale pour redevenir le centre du monde. Mais, il est bien possible qu'ils aient été défaits à leur propre jeu : la systémique. 

dimanche 13 juin 2021

Liberté de parole de D.Trump

Il ne fallait pas couper le tweet de Trump, disait un intellectuel. Une entreprise privée ne peut pas s'en prendre à la liberté de parole, qui est un droit. 

Et si les tweets de M.Trump avaient déclenché une insurrection ? Atteinte à l'ordre public, c'est aussi un principe démocratique.

On est peut être dans une question de responsabilité. L'homme doit agir en fonction de sa conscience. Je coupe ou non le sifflet. Et ensuite, c'est à la justice de juger, à son rythme. Etre responsable, c'est s'exposer à être attaqué par la justice, et, peut-être, à consacrer une partie de sa vie à défendre ses décisions, voire à séjourner en prison. C'est un sacerdoce.

(Quand la bourse s'échauffe, les cotations sont coupées. Cela généralement apaise les esprits...)

lundi 24 mai 2021

Mérite et devoir

On s'interroge aujourd'hui beaucoup sur le "mérite". La critique de "l'élite", qui bat son plein, révèle qu'elle estime qu'elle a du "mérite", pour avoir réussi des études difficiles. En échange de ses mérites, elle a des "droits". Ce que l'on dit moins, mais ce qui est totalement logique, est qu'elle considérait le reste de la population comme "paresseuse". Elle avait donc, tout de même, un devoir, qui était de forcer ces paresseux à se mettre au travail, en leur coupant les aides qui leur permettaient de rester oisifs. (Enquête.) 

La panne de l'économie s'expliquait peut-être ainsi : ces gens ne voulaient pas "traverser la rue" pour aller chercher un travail, dégradant car correspondant à leur mérite réel, jusque-là surestimé par des gouvernements paternalistes. Retour à la réalité, fin de la récréation. Pour l'économiste Thorsten Veblen, les riches étaient la "classe oisive". Pour ces nouveaux riches, la classe oisive était celle des pauvres. 

Il y a eu un temps, que l'on raille aujourd'hui, où "l'homme blanc" avait des "devoirs". Parvenir au sommet de la société (et de l'humanité en ce qui concerne "l'homme blanc") s'accompagnait d'obligations sociales. On parlait aussi de "pauvres méritants". Les électeurs de M.Trump ont préféré cette élite ancienne à la nouvelle. 

Comme quoi le conditionnement social joue un rôle énorme dans notre façon de voir le monde. Ce qui est d'autant plus paradoxal que l'on a vécu un demi siècle d'individualisme effréné, durant lequel on a nié l'existence même de la société !

dimanche 23 mai 2021

On ne joue pas avec l'extrêmisme

Donald Trump ne semble pas vouloir rentrer dans sa boîte. El il conserve énormément de partisans. Il a révélé que la population américaine pouvait être prise d'une haine irrationnelle, qui ne se calme pas facilement. (On dit même que le Parti Républicain devient fasciste.) Heureusement, l'Amérique est un pays riche et puissant. On peut imaginer qu'à coups de milliers de milliards la prospérité reviendra et que les rancoeurs s'éclipseront. 

Mais c'est aussi une leçon. En particulier pour les stratèges politiques. On ne peut pas jouer avec l'extrémisme. Car, le propre de l'extrémisme est l'irrationalité. Il déclenche chez l'homme des forces destructrices insoupçonnables en temps normal. En fait, il se nourrit de la crise, il la provoque. 

lundi 11 janvier 2021

Phénoménologie de M. Trump

La phénoménologie, au sens de Husserl, consiste à rechercher ce qui fait que notre conception de la réalité diffère de ce que nous pouvons observer, sans a priori. La science, par exemple, est construite sur des postulats implicites. Autrement dit, elle n'est pas scientifique. (cf. la "pensée simplifiante" d'Edgar Morin.) 

Le phénomène Trump comme application ? Pour certains, c'est le diable. Mais, si l'on lit ce que la presse américaine et Paris Match disent de lui, depuis 40 ans, on découvre un stéréotype d'entrepreneur américain bien connu, et même d'Américain tout court. Et il s'est comporté à la Maison blanche comme il l'a fait lorsqu'il possédait une compagnie aérienne, ou lorsqu'il organisait des tournois de catch. 

Il n'y a pas grande différence entre M.Trump et ses adversaires. D'ailleurs, le plus gros reproche qu'ils lui ont fait était d'utiliser leurs armes. Ils en ont été offusqués. C'est ainsi que la gauche post moderniste a immédiatement qualifié son discours de "post vérité", autrement dit de post moderniste ! (A une échelle plus modeste, c'est ce qui est arrivé en France. Nicolas Sarkozy a utilisé un théoricien d'extrême droite, qui avait étudié les techniques de gauche.)

Comme je l'écrivais dans un précédent billet, Stanley Kubrick a expliqué dans Docteur Folamour que ce qui fait le succès américain, l'aveuglement et la croyance absolue en soi, est, aussi, la recette "d'Amargeddon". Autrement dit l'erreur est productive, mais elle ne peut pas durer, sans quoi notre histoire pourrait connaître une fin prématurée. 

Tous phénoménologues ? 

Nature humaine

Au moment de l'assaut du Capitole, un journaliste écrivait qu'il révélait que "M.Trump n'était pas la cause, mais le symptôme". Il y a un réservoir de sauvagerie aux USA. Mais est-ce une exception mondiale ? 

Se comporte-t-on avec moins de sauvagerie lorsque, quelque part en Afrique, on enlève des écoles entières  ? Ou, en France, lorsque nos paysans mettent à sac une usine ou une préfecture, et nos Gilets jaunes les Champs Elysées ? Il y a tellement de sauvagerie dans le monde, d'ailleurs, que l'on n'en parle plus. Toute notre histoire n'a été qu'une suite de mises à sac. Et la sauvagerie se limite-t-elle au sac ? Je raconte dans un de mes billets l'interview d'un trader allemand, qui explique que sa profession a découvert qu'elle pouvait mettre en faillite pays après pays, comme des dominos, et le monde entier, finalement ; et qu'il se sentait, de ce fait, "maître du monde". Voilà un gendre idéal, aisé et bien éduqué, pionnier des "options", un application sophistiquée des mathématiques à la finance, qui a valu quelques prix Nobel. Combien de vies de telles admirables personnes ruinent-elles ? Et quelles en sont les conséquences ? Des sacs de Capitole ?...

Enseignement ? L'humanité a un potentiel suicidaire. Il se révèle dans certaines circonstances. Il serait bien d'en prendre conscience, de les étudier, et d'éviter de les produire.

(Ce qui était probablement le projet qu'Emile Durkheim avait pour la sociologie...)

jeudi 7 janvier 2021

Coup d'Etat aux USA ?

"Coup d'Etat" disaient des tweets de la presse américaine, hier. Les supporters de M.Trump ont pris le Capitole d'assaut. 

Tout cela semble très américain, paradoxalement. 

  • C'est le scénario de Dr Folamour : l'Américain n'abandonne jamais. C'est probablement une variante du protestantisme : si vous réussissez, c'est que Dieu vous a élu. 
  • Le plus curieux est peut-être que M.Trump pense effectivement qu'on lui a volé son élection. La psychologie de l'escroquerie dit que l'on ne peut pas être un bon escroc si l'on ne croit pas ce que l'on dit. Même phénomène ? 
  • D'ailleurs n'est-ce pas le cas des enfants lorsqu'ils jouent ? Ils veulent gagner à tout prix. M.Trump, et les Américains en général, seraient-ils, par certains côtés, de grands enfants ?  

mardi 29 décembre 2020

2020 : post post vérité ?

Trump ? Ça fait du bien quand ça s'arrête ! On ne pouvait pas lire Le Monde ou écouter France Culture sans entendre parler de M.Trump. Cela a même calmé le coronavirus américain. 

Peu avant l'élection américaine, un journaliste de France Culture demandait à l'éditeur en chef (je crois) de Courrier International, pourquoi sa revue de presse américaine ne parlait que de journaux anti Trump, alors que près de 50% des électeurs allaient voter Trump ! Réponse : il n'y en a pas. 

Une moitié d'une population sans voix : bug de notre société ? Pour beaucoup dans ce que l'on appelle le "populisme" ?...

Explication anthropologique ? La presse et, plus généralement, nos dirigeants ont une culture à part, avec une vision du monde qui lui est propre ?

Comment résoudre cette question ? C'est ce qu'a tenté la culture scientifique ? Le sens de l'affaire Dreyfus ? Le colonel Picard était anti sémite et militaire, et promis à une belle carrière, mais il reconnaissait que le capitaine Dreyfus était innocent. Au dessus du bien et du mal, il y a la vérité, pense cette culture ?

La grandeur et la décadence de M.Trump remettront-elles, silencieusement, cette idée au goût du jour ?

mercredi 25 novembre 2020

Obamacare

Qui se souvient de l'Obamacare ? Un système d'assurance santé universelle. Quasiment, la seule réforme de M.Obama. Son action a été paralysée, ensuite, par une mauvaise foi, qui frise le génie, des Républicains et sa propre intransigeance. 

Cette réforme a provoqué une violente indignation. Mais, lorsque M.Trump a voulu la démanteler, il ne l'a pas pu : beaucoup trop de gens y tenaient. 

Mais pourquoi M.Obama a-t-il usé sa crédibilité pour une réforme qui n'était pas demandée ?

"Obamacare", n'est peut être pas Obama + Healthcare. "Care" est la doctrine d'extrême gauche de la compassion. Elle s'oppose au "développement personnel" du "self made man", valeur constitutive de l'Amérique. Accepter le "Care" c'est renoncer au rêve. Obamacare équivalent des 35h de Mme Aubry, ou passage de "l'union libre" au "mariage pour tous" ? 

Comme on le dit parfois aux USA, M.Trump a-t-il été le fils de M.Obama ? Obama-idéologue a produit une réaction de même nature ? Obama-hybris, Trump-némésis, Biden, catharsis ?

lundi 9 novembre 2020

Amérique post Trump

Un billet a fait surgir l'hypothèse, inattendue, d'une Amérique blanche, millénariste, qui livre sa dernière bataille avant d'être submergée par les majorités colorées. Seule possibilité ?

Et si, contrairement à ce que j'ai dit précédemment, la composition de la Cour suprême représentait l'avenir de l'Amérique ? Une Amérique qui renaissait d'un rejet réflexe des excès de l'extrême gauche intellectuelle ? 

Ce serait un retour aux valeurs traditionnelles, notamment religieuses, partagées par tous les composants de la population. La gauche pourrait se fracturer : le libertarisme, autre valeur américaine forte, rejetant le puritanisme ("cancel culture"). Les intellectuels redeviendraient une minorité contestataire, irresponsable. 

Ainsi, tout rentrerait dans l'ordre ? Hybris, Nemesis, Catharsis ?

dimanche 8 novembre 2020

Chaos américain

Les élections américaines sont-elles risibles ? Ou, simplement, américaines ?

Les observateurs avaient annoncé, depuis plusieurs mois, ce qui se passe. 

Surtout : nous sommes abreuvés de films américains. Ce qu'ils racontent c'est Trump contre Biden ! Comment peut-on être surpris ? L'Américain, le vrai, n'abandonne jamais. Il est stimulé par l'adversité. La vérité, la loi, cela ne compte pas. Elles sont faites par les forts. Parce que ceux qui ont le dernier mot sont les justes. 

Ce blog cite une anecdote racontée par un correspondant de la BBC. Tempête de neige à New York, les lignes électriques lâchent. Personne ne s'en émeut. Le correspondant peste : pays de sauvages ! Ses voisins dégagent la neige pour aller prendre un pot en ville.

(Un Russe, qui participait à l'émission Affaires étrangères de France Culture, disait que certains de ses concitoyens trouvaient que c'était beau une démocratie.)

Démocrates américains : no future ?

De France, on ne voit que l'affrontement de Biden et de Trump. Mais, s'il gagne les élections, le parti démocrate pourrait bien avoir perdu la guerre. (Article.) 

En Amérique, les Etats et les assemblées sont puissantes. Or, ici, le triomphe annoncé des démocrates n'a pas eu lieu. Biden, comme Obama, risque d'avoir du mal à gouverner ? (Mais, peut-être sera-t-il moins intransigeant que son prédécesseur ?) Toujours est-il que les mesures que les démocrates voulaient prendre pour contrer l'influence de la Cour suprême ne sont plus possibles. Le virage conservateur risque d'être fort et durable. (Mais peut-être pas totalement contre nature, comme je l'ai dit, à tort ?)

Le problème du parti démocrate ? L'emprise des urbains diplômés et riches, paradoxalement l'extrême gauche. Leurs valeurs et intérêts s'opposent à ceux à la fois de la majorité des blancs, mais aussi des latinos, catholiques (et peut-être d'une partie des noirs). Paradoxalement, en gagnant la bataille de la communication, l'intellectuel a créé des "identités dominées", religieuses ou économiques, qui, avec les grandes fortunes de l'économie traditionnelle, fournisseurs d'emplois aux classes moyennes, donnent aux Républicains une majorité. 

Mon billet sur la compagnie aérienne de Trump aurait-il été prescient ? M.Trump a eu une bonne intuition, mais il n'a pas su l'exploiter ? Il aura fait le sale boulot pour d'autres ?