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mardi 29 juin 2021

Faut-il voter pour voter ?

Quelle abstention ! Démocratie en danger ? 

Quels sont les enjeux de cette élection ? Pour commencer, en dehors des sortants, il n'y avait que des inconnus. Même le FN ne fait plus le spectacle, depuis qu'il recrute des mercenaires venus de partis traditionnels. Ensuite, une nouvelle équipe régionale aurait-elle fait mieux que l'ancienne ? En tout cas, dans la grande tradition française, elle serait, par principe, repartie de zéro, sans même prendre la peine de tirer de conclusions de l'expérience passée. On a évité un changement.

Vous voulez que l'on vote ? Donnez-nous envie de nous déplacer ? dit le Français ?

lundi 21 juin 2021

Le biais de confirmation remporte les élections ?

Plus facile d'interpréter que de prévoir ! Que penser des dernières élections ? Peu de votants, cela semblait prévisible. Effet covid ?  Quant aux résultats, la surprise semble le relatif faible score du FN (tout de même souvent second). 

Pour le reste, ceux qui ont gagné sont ceux qui dirigeaient, et qui ont fait leur travail pendant l'épidémie. C'est ainsi que mon homme politique local, fort peu charismatique par ailleurs, obtient à chaque élection des scores dignes d'une république soviétique. L'idéologie perdante des élections ?

Paradoxalement, bon pour M.Macron ? Lui aussi était aux commandes pendant l'épidémie. Mauvaise affaire pour les partis traditionnels ? "Biais de confirmation" : il doit maintenant y avoir une bonne dizaine de personnes qui se sentent appelées par la France pour la gouverner ?

vendredi 11 juin 2021

L'invention du centre

Article d'analyse des régionales. "L’analyse de l’offre électorale pour ce premier tour des régionales confirme trois points : (1) la perte de centralité du PS à gauche, maintenant concurrencé par EELV ; (2) l’émergence d’un pôle centriste gouvernemental ; (3) le maintien d’un affrontement à droite entre l’alliance LR-UDI et le RN".

M.Macron est-il le représentant de la mondialisation heureuse, comme on le lit, ou a-t-il fait renaître "le centre" ? Doit-on y voir la réapparition d'une caractéristique nationale propre, qu'elle se soit appelée radicalisme ou gaullisme ? Quant au RN, il semble un amalgame nouveau. Le camp des mécontents ?

dimanche 6 juin 2021

Election et virus

L'autre jour, je regardais le taux de participation à des élections partielles. Il oscillait entre 18 et 25%, si mes souvenirs sont bons. Peut-on parler de démocratie dans ces conditions ? Effet virus ? 

Sera-ce l'opinion des vaccinés qui va faire les prochaines élections ?

lundi 14 décembre 2015

Le nationalisme a tout de même gagné

Le nationalisme a-t-il perdu les élections ? Quand il est français, oui, mais, pas quand il est corse ! Les nationalistes sont premiers en Corse (35,6%). Le FN, significativement ?, y fait un faible score (9%).

Que penser de cette curieuse nouvelle, qui semble laisser tout le monde indifférent ? Quel est le programme des nationalistes corses ? Article des Echos :
Notre démarche, qui va bien au-delà des nationalistes, est de montrer que ce pays est bien davantage qu’une simple circonscription administrative mais une nation.
Plus précis : 
  • "Renaissance économique." Cela ressemble fort à de l'autarcie : "maîtriser les transports, donner la priorité à l’agriculture, à la pêche et au tourisme de qualité, tendre vers l’autonomie énergétique et investir dans la recherche et l’innovation". 
  • "Sur un plan plus dogmatique, ils revendiquent la « corsisation des emplois », la préférence corse aux emplois à compétences égales."
Est-il significativement moins "diabolique" que celui du FN ?...

(PS. Un chroniqueur de France Culture, le 15 décembre matin, a fait une véritable déclaration d'amour au dirigeant nationaliste : à y perdre son latin ?)

Le FN progresse

Le Front National me semble encore avoir progressé. Et pourtant, il a quasiment tout ce qui a un pouvoir d'influence contre lui. Qu'est-ce que cela signifie ? Ses électeurs sont-ils porteurs du mal, comme l'affirment nos élites dirigeantes, ou des êtres humains ? Jusqu'à quand une partie de la population peut-elle être privée de voix ? Jusqu'à ce qu'elle soit la majorité ? Je me demande si nous ne ferions pas bien de sortir de l'idéologie et du prêt à penser, pour, simplement, écouter ce qui se passe. 

Je m'interroge. Est-ce que cette forme d'incommunicabilité ne vient pas d'une "fracture sociale" qui se serait encore accrue depuis J.Chirac ?

Dans cette histoire, il y a quelque chose d'extrêmement préoccupant. Les procédés de nos gouvernants sont de moins en moins démocratiques. Peut-être devraient-ils réfléchir à deux fois, avant de scier la branche sur laquelle ils sont assis ? Si nos politiques ne croient pas à la démocratie, qui y croira ? Peut-être devraient-ils se dire qu'elle doit avoir, si l'on cherche bien, les moyens de résoudre tous les problèmes ?

(PS. J'ai lu après avoir écrit ce billet que le FN avait eu 6,6m de votants.)

mercredi 9 décembre 2015

FN révélateur d'un besoin de changement ?

France Culture s'interroge sur les raisons des succès électoraux du FN. Voici comment je modélise ce que j'entends :

Thème
Le problème
La solution FN
Autre solution
Intégration
Société en jachère, désœuvrée, no future, guerre de tous contre tous, d'où constitution de communautés en conflit.
Rejet Islam / immigration
Une société « normale », où chacun a une place, un rôle, un emploi... (La mission de l’Education Nationale était traditionnellement d’assurer cette intégration.)
Europe
Impose le modèle social ci-dessus, qui cause le désordre. Impose l’intérêt de lobbys.
Rejet de l’Europe
Utiliser l’Europe pour promouvoir les intérêts de ses constituants.

C’est un rejet du « libéralisme » entendu au sens de « laisser-faire ». Définition de gauche : la société opprime l’individu, elle ne doit plus rien lui imposer. Définition de droite : chacun pour soi, logique du marché qui veut la concurrence.

C’est aussi une inversion du mouvement du changement. Après avoir été imposé du haut vers le bas, le bas veut se faire entendre.

La transition est périlleuse. En effet le haut, « les intérêts spéciaux », risque de prendre peur. Or, il a un formidable pouvoir de nuisance.
  • Les forces de la pensée (intellectuels, presse) diabolisent tout ce qui ne dit pas comme elles, faisant ainsi le jeu des extrêmes en empêchant la recherche de politiques durables. 
  • La finance est internationale, et elle abat les contrevenants.  
Mais tout ce monde n’est pas idiot. Il peut comprendre, comme il l’a déjà fait par le passé, qu’il vaut mieux lâcher un peu, voire ce qui n'a aucune valeur pour lui, que tout perdre, en jouant à l’apprenti sorcier. 

mardi 8 décembre 2015

Rejet d'Europe

Pourquoi en veut-on tant à l'Europe, partout en Europe ? Stéphane Rozès disait hier qu'on lui reprochait "l'illusion" d'avoir cru que l'on pouvait fusionner, en force, les peuples européens soit par "l'économie", soit par la "gouvernance", la technocratie. Sans compter que ces politiques seraient perçues comme servant les intérêts de "minorités agissantes". D'où réaction : refus de la "contrainte extérieure", désir d'un destin national, surtout ?, d'une "volonté politique". 

Nicolas Sarkozy et François Hollande auraient parfaitement compris la nature du malaise du pays. Mais ils auraient été incapables de se faire entendre par l'Europe. Marine Le Pen aurait donc un sacré vent en poupe : loin de représenter une clique de moutons fachos, elle serait porteuse d'un projet largement partagé. Jeanne d'Arc ?

(Cela signifierait aussi que l'argumentation actuelle du gouvernement ne viserait pas tant à montrer que le programme du FN est dangereux qu'à justifier sa propre impuissance. Cela rendrait même contre-productif l'argumentation du Medef et de certains titres régionaux selon laquelle un vote FN rendrait la France infréquentable par les investisseurs étrangers : c'est donner raison à l'argument de l'impuissance politique et des "minorités agissantes".)

FN et élections régionales

Pour une fois les sondages ont marché. Ce qui dit peut-être que le FN repose maintenant sur du solide. Là où il n'y a pas eu de changement : il semble que ce soit, encore une fois, plus l'opposition qui ait été sanctionnée que le gouvernement. 

Où cela nous mène-t-il ? La situation a tout d'un blocage systémique. 

J'ai jeté un bref coup d’œil aux réseaux sociaux. J'ai vu une caricature de moutons envisageant de voter pour le loup, afin de faire réfléchir le berger et un tweet de Jean Quatremer disant qu'il y avait "30% de fachos en France". Voilà la façon dont le Français considère le Français : soit comme un facho, soit comme un mouton, de préférence les deux ? Quant au berger, va-t-il vouloir entendre un mouton facho, ou lui donner ce qu'il paraît demander : un loup ? En outre, n'est-il pas une illusion de croire que la sanction fait réfléchir le politique ? Un homme politique est un survivant, du fait même de la sélection naturelle qui l'a porté au pouvoir. Plus il est en difficulté, plus il s'accroche ?

Un tel cercle vicieux peut-il avoir un terme ? Si un des partis de gouvernement, ému par ses revers électoraux, remplace son leader par quelqu'un qui ne considère pas les Français comme des moutons fachos ? 

lundi 15 mars 2010

Élections régionales (fin)

Avant d’aller voter, j’ai lu les dépliants des candidats. Comparaison UMP / PS :

Découverte. Les régions sont riches (4,5md de budget dit l’UMP) et ont une impressionnante capacité d’intervention (le PS parle d’investir un md€ pour la santé), y compris en appui de l’économie (le PS veut investir dans des PME, l’UMP annonce un « plan de relance »). Tout cela aurait dû donner un débat passionnant : pour une fois, il est question de sujets qui nous concernent tous les jours (par exemple la ligne 13 du métro, repérée par PS et UMP). Pourquoi n’a-t-on rien entendu ?

L’UMP semble proposer pas mal de choses en commun avec le PS, mais plus vague, plus brouillon, moins de chiffres, tentation de jouer sur la crainte (vidéo protection) ? Surtout une brochette d’extraterrestres, des « people » parachutés de ministères ou de secrétariats d’État (qu’ils occupent pour une raison difficile à saisir).

Je me suis demandé si l’UMP avait parié sur la communication, plutôt que sur le fond.

Compléments :

  • Un de mes anciens collègues, qui vit aujourd’hui à Montpellier, m’a dit que l’immense force de Georges Frêche était de croire en sa région, d’avoir de grands projets pour elle.
  • Je ne suis pas sûr que le poids des régions soit pris en compte dans le fonctionnement du pays. Quid du bon usage, et du contrôle démocratique, de leurs ressources énormes ? De l’articulation des actions nationales et régionales ?...

dimanche 14 mars 2010

Élections régionales (suite)

Un complément à mon billet précédent :

Le résultat des régionales serait aussi une question d’hommes. Ceux du PS sont forts en région, faibles nationalement. C’est le contraire pour l’UMP.

Il y aurait en outre une question de tactique, M.Fillon se serait habilement placé dans la roue de M.Sarkozy, qui essuierait la bourrasque.

Le temps court du mandat présidentiel combiné avec ce que l'on a appelé "l'hyperprésidence" exposent davantage le président de la République. Celui-ci, d'ailleurs, n'est plus protégé comme il l'était traditionnellement sous la Ve République par le premier ministre. On assiste à une quasi-inversion : le président est au premier plan de la gestion de multiples dossiers, et c'est lui qui cristallise les mouvements d'humeur, alors que le premier ministre est davantage épargné. S'y ajoute le fait que le mode d'exercice de la fonction par Nicolas Sarkozy peut provoquer un trouble qui n'est pas essentiel mais qui peut brouiller les repères de certains électeurs de droite.

Il reste que l’électeur chercherait une « troisième » voie, hors des partis actuels. (Mais comment y parvenir : ceux-ci semblent sourds à l’appel, et vouloir tuer toute velléité de concurrence ?)

Élections régionales

On annonce que l’électorat va sanctionner le gouvernement. Raison : chômage fort, supérieur à ce qu’il est ailleurs. Malgré une plutôt bonne résistance à la crise.

Alors pourquoi n’a-t-on pas parlé de chômage lors de ces élections ? C’est surtout de discrimination qu’il me semble avoir été question. Un moyen de noyer le poisson ?

En tout cas, voilà qui contredit M.Huchon. Le peuple ne demande pas plus de démocratie locale, mais, au contraire, un État fort. À tel point que la « sanction », un conseil régional de gauche, est sans conséquence !

Mais, donc, pourquoi avoir constitué des régions ? Était-ce pour le bien de la nation, ou pour trouver un petit boulot à des hommes politiques en surnombre ? à creuser.

Compléments :

vendredi 12 mars 2010

Le PS contre l’État ?

Déclaration de Jean-Paul Huchon, à l’occasion des élections régionales. Je n'ai rien compris. Je suis incapable de raccorder ses mots à quelque chose de concret. Quelles en seront les conséquences ? Bien, pas bien ? En tout cas un bout de la déclaration était totalement inattendu :

il me semble que face à un Etat jacobin, centralisateur, autoritaire et qui veut imposer en Ile-de-France les recettes que Nicolas Sarkozy applique à la France, il fallait un président expérimenté, rompu au dialogue avec l'Etat, capable de lui résister et surtout, capable de rassembler autour de lui non seulement toute la gauche, mais l'ensemble des élus qui croient que la décentralisation, la proximité, la démocratie locale sont des valeurs modernes, des valeurs d'avenir.

J’en étais resté à l’État jacobin. Qui l’a liquidé ? Quand ? Avons-nous été consultés ? Par quoi est-il remplacé ? Par une « démocratie locale » ? Sans plus d’explications (c’est moderne !? qui le dit ?), ça me semble léger, voire inquiétant. Surtout lorsque l’on y ajoute cette vision du « dialogue avec l’État » : « capable de lui résister ». Ni Dieu ni maître, l'anarchie vaincra ?

dimanche 7 mars 2010

Faut-il voter?

Voyant arriver les élections régionales, je me suis demandé comment faire un choix rationnel. Voici où j’en suis de ma réflexion :

  • Quoi qu’il arrive, le choix politique en France se fera probablement entre un matamore ridicule et un groupe de Tartuffes qui se haïssent (Silvio Berlusconi). Ça ne tient pas aux hommes, certainement délicieux vus de près, mais à la nature de notre société. C’est un « fait social » au sens de Durkheim.
  • Gauche, droite même résultat. Ils sont victimes d’une sorte de fatalité qui fait que la France évolue indépendamment de qui nous dirige (La France en mutation).
  • Ce n’est pas pour autant qu’il faut se désintéresser de la politique. Nos gouvernants ont en tête des idées qui vont à contre courant de nos intérêts et de nos valeurs (N.Sarkozy dernier des libéraux?, Qu’est-ce qui pousse le PS ?). S’ils pensaient être légitimes, ils les appliqueraient. Nous sommes un nécessaire contre-pouvoir.
  • Ce n’est pas pour autant que le pays est paralysé. Nos gouvernants sont incapables de réflexion à long terme. Le mieux qu’ils puissent faire c’est le « coup médiatique », en espérant nous faire confondre lard et cochon (Bricolage industriel). Que nous n’ayons aucune confiance en eux nous force à prendre notre sort en main, à réfléchir. Une fois que la société aura une idée de ce qui est bon pour elle, elle saura l’imposer à ses dirigeants.
  • Finalement, je soupçonne qu’il est préférable, au moins dans l’état de maturité actuel de notre société, d’avoir un gouvernement en qui nous n’avons pas confiance. Ainsi nous sommes forcés de le contrôler, donc de penser. Car, aussi dévoué qu’il soit, l’homme ne peut pas diriger seul une nation. C'est trop compliqué.

L’inefficacité du système serait donc sa qualité : elle empêche toute décision insuffisamment réfléchie.

dimanche 28 février 2010

Georges Frêche

Comme Louis XVIII, je m’informe sur la France dans la presse anglaise.

J’y apprends que l’offensive du PS contre Georges Frêche fait un flop : 6 à 31 (% d’intentions de vote).

La raison en serait un réflexe « anti-parisianiste », le rejet par l’électeur régional du diktat de l’élite du PS, donneuse de leçons et « bien pensante ».

Y aurait-il deux socialismes ? Un socialisme régional, apprécié des électeurs ; un socialisme national qui ne l'est pas ?

mercredi 10 février 2010

La régionalisation de la France

LE GALÈS, Patrick, Les deux moteurs de la décentralisation, concurrences politiques et restructuration de l’État jacobin, in La France en mutation, 1980 – 2005, Presses de la fondation nationale des Sciences politiques, 2006. Difficile de savoir quoi penser de la régionalisation française :

C’est un mouvement paradoxal. On pourrait le croire issu d’une pensée libérale, visant à dissoudre l’organisation bien propre de l’État jacobin pour donner le pouvoir à l’individu. Or, commencé dans les années 60, il a été majoritairement porté par la gauche, et il a conduit à un alourdissement préoccupant du poids public. Car, si, ailleurs dans le monde, il y a eu « décentralisation de la pénurie », probablement du fait du poids politique de leurs élus, les collectivités locales ont obtenu les moyens de leurs nouvelles responsabilités. Aujourd’hui elles représentent « plus de 70% de l’investissement public ». Curieusement, la dislocation n’a pas signifié victoire du libéralisme : les pouvoirs locaux semblent être des mini  États providence cherchant à s’arroger les prérogatives de l’État. Avec peut-être l’émergence (préoccupante) « d’oligarchies » public-privé. L’État aurait été repoussé à un rôle de stratégie et de contrôle, surtout financier (le ministère des finances est un gagnant de la régionalisation). Cependant les structures traditionnelles (commune, département, Sénat) ont résisté, ce qui ne clarifie pas le paysage.

Commentaires

J’en suis réduit aux questions :
  • La régionalisation aurait-elle été l’expression des ambitions des potentats locaux, désireux de se constituer une République personnelle ? Reflète-t-elle un besoin de la population ?
  • La régionalisation semble avoir augmenté le poids des dépenses publiques. Mais ces dépenses sont devenues difficilement contrôlables, du fait de leur dispersion. Ce système délocalisé est-il efficient, n’aurait-on pas de synergies à réaliser en recentralisant un peu la France ?
  • N’y a-t-il pas risque de déséquilibre entre acteurs locaux, les plus forts accroissant sans arrêt leur avantage au détriment des plus démunis ?
À creuser.

jeudi 14 janvier 2010

PC ramollo

Interview du numéro deux du PC ce matin par France Culture.

On parle des élections régionales en région parisienne. Probablement n’étais-je pas bien attentif, je n’ai retenu de la discussion que deux choses. Qu’il y avait de la place à la gauche du PS et une grande idée de réforme : fusionner les zones 1 et 2 du métro.

Se souvient-on encore du PC d’après guerre ? Et comment expliquer une telle modération ? La France est inquiète, elle est mécontente des partis de gouvernement qui ne l’écoutent pas, or, ils se rejoignent dans leur approbation aveugle d'une version d'un modèle libéral, qui, de l’aveu même des experts, connaît des vices de forme fatals (billet précédent). N’y avait-il pas une extraordinaire faille à utiliser ? N’y avait-il pas de quoi construire un discours anticapitaliste tonitruant, accompagné d'un peu de mauvaise foi et de quelques solutions de facilité (nationalisation ?), qui aurait donné un exutoire bienvenu au vote protestataire ?