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dimanche 14 juin 2009

Le banquier pavoise

The Economist n’en croit pas ses yeux. « à l’exception de la défense et de l’espace, il est difficile de penser à une industrie plus dépendante de l’état » que les banques, et pourtant ses dirigeants défient, grossièrement, le gouvernement Obama.

L’histoire du « coup de poignard dans le dos » de l’armée allemande, après la guerre de 14, se rejoue. Les grands banquiers braillent qu’ils n’ont jamais été en crise et que le gouvernement les a forcés à accepter son aide. Et ils tournent en dérision sa stupidité.

Grand classique du changement : on ne fait pas un changement contre la volonté de ceux qui doivent le mettre en œuvre. Pour la banque américaine, deux techniques étaient recommandées :

  1. laisser les banquiers dans la situation dans laquelle ils s'étaient mis, jusqu’à ce qu’ils appellent au secours (anxiété de survie) ;
  2. les éliminer (c’est la méthode Bagehot).

Plus préoccupant, pour le fonctionnement du monde, si les banquiers narguent Obama et son équipe, c'est qu'ils donnent l’image de la faiblesse.

Compléments :

  • Le perspicace Delors avait prévu l'attitude des banquiers.
  • Les banquiers jouent même du sophisme pour montrer leur permanente excellente santé.
  • Il n’y a guère que sur la France et leur population qu’Obama et les siens osent taper.

samedi 15 novembre 2008

GM : nationalisation ?

Auto bailout backers offer to cut $25 billion size explique que les démocrates veulent sauver General Motors. Les républicains, eux, laissent sombrer.

Pas de chance, Barak Obama démissionne, les sénateurs démocrates sont à 50 contre 49. Heureusement, quelques sénateurs républicains ont des usines GM sur leurs terres.

On voit que l’Américain devient un spécialiste de la nationalisation : un prêt (25md ? on débat du montant) semble devoir être accompagné de garanties : prise de participation, de façon à ce que si l’affaire est redressée le contribuable rentre dans ses fonds. Les parlementaires américains vont-ils faire subir la méthode Bagehot à GM ? (Comment faire payer le banquier ?)

En tout cas, je leur suggérerais de demander à la nouvelle équipe dirigeante un plan d’action crédible. C’est une des bonnes pratiques des affaires : ne mettre de l’argent que dans un bon business plan.

Par ailleurs, l’article montre que GM avait réduit de 43,5% ses effectifs aux USA entre 2005 et 2008. À croire que les syndicats américains ne sont pas aussi redoutables que le dit The Economist (Le syndicat, mal américain). Il n'aurait probablement pas fallu beaucoup de temps à GM pour ne plus compter que des dirigeants américains. Mais alors quel état aurait sauvé GM ?