Le Financial Times pense que Frédéric Oudéa n'en a plus pour longtemps à la tête de la Société Générale. En effet, en Europe, "il n'y a que Deutsche Bank qui fasse plus mal en termes de performance de l'action".
Voilà qui est nouveau. Jadis, à moins de mettre une entreprise en faillite, un grand patron français n'était jamais remplacé.
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mercredi 20 février 2019
mardi 29 décembre 2015
La banque fait payer le client
La banque va faire payer le compte courant, disait France Culture.
C'est curieux, il me semblait qu'ailleurs les comptes courants étaient rémunérés. Surtout, la raison en serait le coût des services Internet et de la relation client. Encore plus curieux. J'avais cru entendre qu'Internet c'était la destruction créatrice, donc mieux pour moins cher ; et que sans client une banque n'étant pas grand chose, une bonne relation client était un impératif.
Du client roi au client pigeon, tel est le nom du changement ?
mardi 11 août 2015
Professionnalisme des banques
Il y a quelques temps, avec deux autres cabinets, j'ai monté un GIE. Nous avons donc cherché à ouvrir un compte. Le leader du groupe nous propose de choisir entre les banques de son cabinet. Pourquoi pas ? Il est séduit par le dynamisme d'un jeune chargé de compte. Nous le suivons. Mais voilà que celui-ci donne sa démission. Impossible de joindre son chef, qui se désintéresse de notre cas. On se rabat donc sur la seconde banque. On s'inscrit. Surprise, lorsque l'on demande un chéquier, on découvre que l'employé a enregistré "Cabinet Christophe" au lieu de "Cabinet Montparnasse". En fait, ce sont les coordonnées de mon cabinet. Si bien que je reçois les relevés de comptes du GIE...
A une époque où la banque est supposée attirer "les meilleurs", voilà qui est déconcertant. On a là la caricature de la pire des administrations du passé. En outre la banque loin d'être le héros de l'économie de marché dont on nous parle tant semble se foutre de l'entrepreneur. Et si la banque n'avait fait que profiter de sa situation dans l'économie pour nous rançonner ? Et si son discours sur l'excellence n'étant là que pour masquer cette manœuvre ?
mardi 12 mai 2015
Le crépuscule de la finance ?
The Economist semble dire que le régulateur livre la banque en pâture au disrupteur digital. Autrement dit une partie de l'économie est devenue sans foi ni loi, et surtout sans garantie. Raison : elle n'est pas dangereuse puisqu'elle n'est pas systémique.
Ce dont je ne suis pas sûr. Nous sommes systémiques par nature. Nous sommes des moutons de Panurge. S'il y a une crise massive, les Etats seront bien obligés d'intervenir... Mais peut-être moins qu'ils ne le firent. Tant pis pour les faibles.
Fin d'un cycle ? J'ai l'impression que l'une des grandes idées de la fin du 20ème a été que ce qui bloquait la croissance c'était le manque de financement. On a déréglementé à tour de bras. Résultat : bulle spéculative. Aujourd'hui, retour aux sources ? Le secteur financier va se contracter ? Assèchement financier ? L'entreprise va de plus en plus avoir à compter sur ses ressources propres, comme elle le faisait après guerre ?
dimanche 10 mai 2015
L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer l’homme ?
L’Intelligence
artificielle était à la mode au début des années 80. Apparemment, elle
reviendrait en force, et ferait peur à des penseurs éminents. Va-t-on remplacer
l’homme par la machine ? « Ignorez la menace d’une prise de pouvoir des
ordinateurs sur le monde, et vérifiez qu’ils ne sont pas en train de prendre votre
emploi. » Il se trouve, justement, que le numérique s’en prend à la
banque. C’est Fintech. Curieusement,
c’est le régulateur qui est le meilleur allié de l’innovateur. En effet, il
considère qu’il n’est pas porteur de risque systémique. S’il y a problème, c’est
le prêteur qui paie les pots cassés. Du coup, l’innovateur peut espérer dépecer
la banque par appartement. Et ne lui laisser que sa partie réglementée, devenue
non rentable. D’où la question : que se passera-t-il en cas de crise ?
Si Fintech survit, il aura un avenir. Peut-être au sein d’une banque. (En tout
cas, cela semble signifier que le système financier devient beaucoup plus
risqué. Ce qui pourrait l’amener à se contracter ?)
La France regroupe
ses régions. Cela correspondrait plus à une rationalité stratégique qu’économique
(la fusion n’entraînera pas de synergies mais probablement de gros surcoûts). M.Renzi réforme. Il va de succès en
succès. Mais, serait-il en train de construire une dictature ? La doctrine économique allemande est l’ordolibéralisme.
Le marché doit être encadré par des lois morales, inspirées de la gestion
vertueuse d’un foyer. Dangereux ? « Presque
partout, Syriza a obtenu le contraire de
ce qu’il a promis. Il a juré de mettre un terme à la dépression grecque. La
croissance s’est arrêtée. Il a promis d’arrêter les politiques d’austérité en
Europe. Il a servi la cause des avocats de la rigueur au-delà des espoirs les
plus fous de l’Allemagne. Il a promis de se débarrasser des mauvaises habitudes
des partis traditionnels, il semble en fait, s’en être emparé. » Changements au Moyen-Orient. La levée
de l’embargo américain sur l’Iran bouscule l’équilibre local. Les pays du Golfe
demandent l’aide des USA. Aux USA,
ceux qui refusent le mariage pour tous pour raison religieuse font l’objet de
mesures de rétorsion de la part de la justice.
Numérique : les gros vont probablement
manger les (relativement) petits. L’industrie américaine est touchée par la
baisse du dollar. Elle pourrait devoir délocaliser. L’Europe essaie de
construire un marché unique du numérique, mais ses dysfonctionnements
endémiques devraient tuer ses velléités. Y compris celles qui consistent à s’en prendre aux entreprises
américaines.
Désormais, c’est le
client pauvre qui fait, gratuitement, le travail de l’entreprise. Elle a
peut-être poussé le bouchon un peu loin. Cela supprime des emplois, et cela la
coupe du contact avec le marché qui est nécessaire pour le connaître. L’économie comportementale gagne du terrain. On a trouvé des
applications à la manipulation des comportements humains en micro économie. Mais
pas encore en macroéconomie. Le rendement des obligations européennes augmente.
Ça ne devrait pas durer. Le vieillissement ne produit pas nécessairement la
déflation.
On arrive à
raccrocher le changement climatique à la météo. Il provoquerait une très
nette probabilité d’augmentation « d’événements
extrêmes », comme les vagues de chaleur, mais pas les tempêtes. Les
canons électriques gagnent la marine : maintenant que le navire est
électrifié, on a un moyen économique de bombarder.
dimanche 8 mars 2015
Instabilité du couple et péril nucléaire
Le risque nucléaire était moindre durant la guerre
froide qu'aujourd'hui. La raison ? On était alors plus raisonnables que maintenant. La bombe s'est démocratisée et beaucoup de monde se sent floué. « La Chine et la Russie sont mécontents de
ce qu’elles perçoivent comme un ordre international basé sur la loi et créé et
dominé par l’Ouest. » Le chantage au nucléaire devient acceptable pour
gagner quelques avantages. Et aucun système d’avertissement ou de négociation n’existe
entre potentiels liquidateurs de l’espèce humaine.
Plus on veut égaliser l’homme et la femme plus ils sont différents. La fille tend à être studieuse et
à faire des merveilles à l’école. Le garçon a un comportement de bourrin :
soit il est éjecté du système scolaire et termine dans le caniveau soit il
gagne des fortunes, car les postes les mieux rémunérés réclament le sacrifice
de son humanité. (Et les mathématiques sont pour les bourrins !) Pas facile de constituer des couples dans ces conditions.
Pour le reste, M.Poutine pourrait avoir décidé de faire
régner la terreur en Russie. Des bandes de truands exécutent ses opposants. Le
plus préoccupant ?, est qu’il pourrait ne pas les maîtriser. Les Russes
installés en Estonie s’intégreraient au pays. En Italie, on tente de faire de
la RAI, reflet des luttes politiques nationales, une « entreprise
normale ». Après une gesticulation coûteuse, la Grèce semble reprendre le chemin du précédent gouvernement. Amnesty International
serait en cheville avec un mouvement proche de l’Etat Islamique (Cage). Iran. L’économie souffre. « Plusieurs banques d’Etat seraient au bord de la
faillite. » Règne de l’hypocrisie : les forces militaires qui le
gardent s’enrichissent dans l'importation, et les groupes
américains font de très bonnes affaires par le biais d’intermédiaires. Obamacare
a « disrupté » l’économie de la santé et provoqué une forte
innovation. Il semble que ce soit bon pour la population, et pour le système de soins,
particulièrement inefficace : il consomme 17% du PIB national, et donne
des résultats médiocres. Mais les Républicains ne désespèrent toujours pas d’abattre
la loi. Républicains qui ont appelé M. Netanyahou afin qu’il critique leur
président. Ce qui leur aurait permis de faire oublier leur dernière reculade (concernant une loi sur la légalisation d’immigrés).
Les Google, Apple et Facebook se font bâtir des sièges
sociaux grandioses. « Le besoin d’élever un monument au prestige et à la
puissance d’un gouvernant existe depuis les origines de l’histoire. » Et
marque le début de sa fin.
La stratégie de M.Drahi est « emprunter, acheter, virer ».
Même si, en ces temps de taux faibles, il ne manque pas d’investisseurs, son
niveau d’endettement commence à être très préoccupant. A ce sujet, l’art est
devenu le moyen de placement, de dissimulation ?, des extra riches. Un
moyen un peu trop opaque, y compris pour leur propre bien.
Les grands empires bancaires (dont la BNP) passent un
mauvais moment. Ils sont devenus beaucoup trop complexes, et réglementés, pour être économiquement performants. Mais aussi pour être démontés… Curieuse histoire de Citigroup, au
passage : une banque monstrueuse qui ne semble pouvoir survivre qu’à coups
de paris fous, qui se terminent en drames !
Le management par objectif tente un retour. Mais modifié. La définition et le suivi du respect des objectifs individuels est collectif,
et plus ou moins permanent. A nouveau, les effets pervers semblent
difficiles à éviter…
dimanche 1 février 2015
Le monde se tient par la barbichette, et ça pourrait faire boom ?
Cette semaine, monde en équilibre instable entre jeux de
forces particulièrement dangereux. La Grèce,
pour commencer. Le premier ministre grec est pris entre et des marchés et une
BCE qui ne lui laissent quasiment aucune marge de manœuvre, Mme Merkel qui ne
veut pas lui faire de concessions pour ne pas faire de cadeau à la France et à
l’Italie, et une coalition d’idéologues extraordinairement peu expérimentée,
qui va exploser s’il revient sur ses promesses. Il reste l’Europe qui aimerait
bien trouver une autre voie que la rigueur… En tout cas, ce qui semble se jouer
c’est une attaque contre les partis de gouvernement traditionnels. The
Economist pense que cette offensive va discréditer les assaillants. Mais qu’il
faudrait tout de même que les dits partis traditionnels se remettent en cause. Ce
qu’ils ne semblent pas prêts à faire… Plus dangereuse, peut-être est la
situation russe. En Ukraine, M. Poutine
s’est mis dans un guêpier, que ne fait qu’aggraver la baisse des prix du
pétrole, dont il tente de se tirer par une course en avant insensée. « Tout ceci rend la situation même plus
périlleuse que durant la guerre froide. » « La probabilité de conséquences imprévues, y compris l’usage des armes
nucléaires devient de plus en plus possible. »
La monarchie
saoudienne est en équilibre précaire. Une partie de la population
occidentalisée, voulant une plus grande liberté, une autre, fondamentaliste
bornée, des revenus pétroliers en baisse et une politique d’achat de la paix
sociale non durable. (Curieusement, le pays est géré comme une entreprise familiale à la Antoine Roullier.)
Politique d’aide à l’accession
à la propriété, mal du capitalisme ? Elle pousserait l’argent des
banques vers les particuliers, créant ainsi des risques de crises systémiques,
et en priverait les entreprises en développement, plombant l’économie.
Les entreprises du numérique ne touchent plus terre. Elles
veulent changer le monde. Les entreprises traditionnelles, elles, dépriment. La révolution technologique crée le chômage
et détruit la société, pensent-elles. « L’agilité a remplacé la puissance comme
qualité la plus prisée. » Du coup, elles n’investissent plus. L’économie
n’a plus de moteur.
La politique de la
BCE est-elle bonne pour l’économie européenne ? Plutôt non (et même
plutôt mauvaise ?). Elle stimule les exportations, mais les
multinationales sont installées partout et n’en profitent pas. Et la demande
mondiale est faible. Les entreprises cherchent plutôt à se refaire qu’à
investir. Idem pour les banques européennes. Elles sont plus affectées par la
baisse des taux à long terme que par la perspective de nouvelles affaires.
Aux USA, on se
suicide de plus en plus. En cause, la crise, les armes et les guerres (les
anciens combattants ont du mal à revenir à une vie normale). Clint Eastwood
fait un film à la gloire d’un tueur d’élite. Un vrai Américain. La politique
américaine est le terrain d’une corruption exemplaire. Le FMI a besoin de plus
d’argent, mais les USA ne veulent pas le lui donner, et ne veulent pas non plus
être dilués. Pendant ce temps, les émergents fondent un FMI Bis. Le Canada, qui
se croyait un émirat arabe, revient de son amour du pétrole. En Europe, la France
ayant renoncé à défendre ses banques, la possibilité d’une taxe financière
refait surface.
On a cru que la fonte des glaces ferait de l’Arctique un Eldorado. C’est raté, il
demeure difficile d’y naviguer, ou de l’exploiter. Nouvelle victime de la
baisse du prix du pétrole.
Apple ne sait plus
quoi faire de son argent (178md$ d’économies). Il vend de plus en plus d’iPhone,
ses nouveaux gadgets devraient faire un malheur, ainsi que le logiciel et les
services qui viennent s’ajouter à son offre. Quand à McDo, il passerait un
mauvais moment. Un Américain, qui avait fait fortune en Russie, et qui s’en est
fait sortir, s’est attaqué seul à l’Etat russe. Jusqu’ici, il a eu le dessus.
Comme dans les films. Etonnants Américains.
dimanche 7 décembre 2014
Le gaz de schiste produit de la culture américaine
Les Saoudiens ont
décidé de tuer le gaz de schiste dans l’œuf. Ils augmentent leur production
pour faire baisser les prix. Résultat ? Un nettoyage ethnique de la
production actuelle (et des projets d’énergie propre, ainsi que de leurs
copains de l’OPEC qui ne jouent pas le jeu du cartel). Mais les producteurs
américains relèveront la tête à la prochaine hausse, purifiés par la crise. C’est
dans les gènes du pays. Boom du
nucléaire en Chine ? Probablement pas. Les Chinois veulent un champion
national capable d’écraser le monde, mais leurs divisions internes rendent improbable le succès de cette idée. Et une explosion nucléaire pourrait nuire à
la stabilité politique du pays. La nécessité est mère de l’innovation. L’imprévisibilité
de l’énergie propre a provoqué une vague
d’innovations concernant le stockage de l’énergie.
Le retour de Sarkozy,
c’est la reconstitution du trio Sarkozy, Hollande, Le Pen. Marine n’en revient
pas. Elle fait maintenant face à deux zombies discrédités. Chaos à l’Est. Certains tombent, du fait de leurs propres
impérities, chez Poutine (Ukraine, Géorgie et Moldavie ?). D’autres
essaient de s’ancrer à l’Ouest, comme la Lituanie qui adopte l’euro. Mais ça ne
semble guère lui promettre un meilleur avenir : elle a toutes les
caractéristiques de la Grèce avant crise. Le polonais Donald Tusk arrive à la tête
de l’Europe. Au moment où la Pologne
« doit maintenant trouver un nouveau
modèle de croissance basé sur l’innovation et non plus sur une main d’œuvre bon
marché, et que le geyser de l’argent européen s’assèche ».
La guerre contre l’Etat
Islamique ? C’est la « pagaille ».
Armée mexicaine. Seule certitude : ce sont les modérés syriens qui en
prennent plein la figure.
Rick Perry,
prochain candidat des US ?, a appliqué à l’Etat qu’il gouverne la logique
du « low cost ». Politicien
américain, tête de linotte ? L’amélioration des chiffres du pays lui
fait oublier les causes structurelles de déficit. En particulier le cas des anciens combattants. On leur donne des
postes de fonctionnaires, et des pensions royales.
Le monde ne se couvre pas de villes, comme on le dit, mais
de banlieues. Et elles ne sont pas l’enfer
que l’on croit.
Droit et technologie.
Tentative de mise au point d’un droit des robots. Et surtout d’une
réglementation pour drones. Sécurité, résistance des pilotes, risque de
terrorisme… Sans elle, ils sont vissés au sol.
De nouvelles banques
d’investissement apparaissent. Elles sont petites, compétentes et leur
métier est principalement le conseil en fusions acquisitions. Quand aux fonds d’investissement, ils ont des vices
de constitution. Lorsqu’un investissement initial tourne mal, ils jettent l’argent
de leurs investisseurs par les fenêtres dans l’espoir de se refaire.
L’économie comportementale commence à être prise au sérieux.
Elle montre que l’économie classique ne nous fait faire que des bêtises. Forte
résistance au changement en perspective. Car l'économiste domine notre
société. Et il le doit à des modèles mathématiques qui répondent à la
demande des « journalistes et des
politiciens (qui cherchent) des arguments forts et des réponses claires ». Modèles qui lui ont
fait croire qu’il possédait une science exacte et lui ont donné un
sentiment de « supériorité ».
Les Etats installent
des cellules d’innovation et se mettent à expérimenter. La NASA essaie de relancer un semblant de
conquête spatiale. Mais ses fusées sont conçues par le Sénat, pour satisfaire
des lobbys, et coûtent 20 fois plus que ce que fait le privé. Pas d’efficacité
sans un combat qui concentre les esprits. Mais où sont les Soviets d’antan ?
Expérience rayons cosmiques. Elle pourrait permettre de voir d’où ils viennent, et de comprendre le
fonctionnement des trous noirs ! Les animaux ont une culture ! (Mais
pas les hommes, si l’on en croit les néoconservateur et les économistes…)
Mots-clés :
Banque,
Chine,
droit,
drone,
économie,
énergie,
gaz de schiste,
homme politique,
NASA,
nucléaire,
Perry,
Pologne,
Sarkozy,
The Economist,
Tusk,
USA
dimanche 30 novembre 2014
Le monopole c’est bien !
On nous a changé The Economist ? Alors qu’il veut
toujours plus de « compétitivité » pour les Etats, quand il s’agit de
Google, il se rappelle les paroles des grands auteurs classiques : ils ont dit que la
concurrence tuait l’innovation. « La
concurrence (dit Peter Thiel) explique l’échec, pas le succès ; le succès
vient de la fourniture d’un produit sans équivalent, et tend donc naturellement
à créer un monopole ». Certes Google, Amazon et les autres affirment
ouvertement qu’ils veulent conquérir le monde. Mais ce n’est pas grave, parce
que la nature d’Internet est le monopole, que le désirer rend créatif, et qu’aucun
monopole ne tient, surtout chez Internet. (La conclusion de l’article semble,
toutefois, émettre un doute et rappelle que la démocratie c’est, par nature, le
refus des rois, une autre forme de mmonopole.)
L’armée française est
devenue la meilleure amie de l’américaine. Sauf en Europe, où la France ne
compte pas. La Russie divise l’Allemagne
qui retrouve ses divisions de la guerre froide. La droite est pro occidentale,
la gauche pour l’Ostpolitik. Souk ukrainien. Les oligarques se disputent
le pouvoir. La volonté de l’Ouest de faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN ne fait
qu’envenimer ses relations avec la Russie. En Angleterre, la croissance est repartie, mais elle crée des salariés
pauvres, qui ne paient pas d’impôts. La situation financière de l’Etat n’est
pas meilleure que celle de la France. L’Angleterre
ne veut plus que sa sécurité sociale profite aux immigrés. Ce qui pourrait
se retourner contre elle : elle a expédié deux millions de vieux dans des
pays tels que l’Espagne et la France, où ils profitent de la sécurité sociale
locale. Ils sont aussi nombreux, mais ils coûtent beaucoup plus cher aux Etats
que les jeunes immigrés.
Comment 21md€ deviennent 315. M .Junker annonce un
plan de relance, tour de passe-passe.
USA. Ferguson ou le
drame des bas fonds de l’Amérique ? Une police blanche, mal formée et
mal payée, affronte une population noire déclassée, dans un monde surarmé. Et cette
abjecte pauvreté est rançonnée ! « Un rapport (…) a trouvé que la cour municipale de Ferguson – une ville
de 21.135 personnes – a produit 32.975 mandats d’arrêt l’année dernière,
principalement pour infraction au code de la route. Ces amendes étaient la
seconde plus importante source de revenus d’une ville dont le budget est de
20m$. » L’économie américaine
est en plein boom : « le
commerce représente une petite part de l’économie américaine, et les autres malheurs
du monde, en fait, aident le pays, en faisant baisser les taux d’intérêt et le
prix du pétrole ».
Aviation. Le low cost
s’en prend au marché des longs courriers. C’est une histoire de moteurs.
Ils consomment de moins en moins, ce qui permet de baisser les prix et réduit l’avantage
des transporteurs traditionnels. Ce qui leur donnerait encore un peu de répit
serait l’incapacité de Boeing et Airbus de livrer assez vite de nouveaux
appareils. La politique de subvention aux énergies propres a eu le même effet
désastreux au Japon qu’en Allemagne. Et les fabricants de médicaments
manipulent les chiffres pour montrer que leur mise au point leur coûte cher. Les
producteurs de spiritueux investissent l’argent qu’ils gagnent à l’Ouest dans
le trou sans fond des marchés émergents.
La mission principale des conseils d’administration est de s’assurer
que le top management de l’entreprise est compétent. Pour cela, il faut,
surtout, repérer et faire grandir des talents en leur confiant des projets et
des responsabilités où ils vont s’affirmer.
Le fonds Franklin
Templeton gère 190md$ de dettes d’Etat. C’est extrêmement rentable, car les
lois de l’économie ne s’appliquent pas à ce type de dettes. Paie des banquiers. On essaie de
trouver une formule de bonus qui les rende vertueux. Dernière idée : des obligations à très long terme. L’Europe, elle, a limité la proportion du bonus dans la paie. Ce qui a forcé les banques à
augmenter les salaires fixes des banquiers. Ce qui est coûteux, et pourrait les
amener à réduire les dits salaires…
Cryptage de données.
Les données Internet sont plus cryptées qu’on ne le croit. Ce que regrettent
les services d’espionnage. Cela pourrait protéger, mieux qu’aujourd’hui, le
commun des mortels, mais pas ceux qui font l’objet d’une surveillance
particulière.
mardi 25 novembre 2014
Malhonnêteté du banquier : nature ou culture ?
La question du moment est de trouver les causes de la malhonnêteté du banquier.
The Atlantic et The Economist citent la même étude. On place différents échantillons de la population dans une situation dans laquelle les participants peuvent tricher. Les banquiers le font effectivement, mais particulièrement après qu'on les ait fait parler de leur métier. Ce qui semble dire que la culture de la banque est propice à la malversation. D'un autre côté, qui se ressemble s'assemble. Il faut être à l'aise avec cette culture pour y entrer, et jouer selon ses règles.
dimanche 2 novembre 2014
L'irrésistible soft power de la globalisation
Iran. Khomeini c'est fini. Plus de fièvre révolutionnaire. Pays occidental comme
les autres. « La globalisation a le dessus sur le puritanisme, même là. » Idem en Chine, contaminée par le protestantisme (qui aura bientôt plus d'adhérents que la PC) et qui se convertit au droit. Idem en France. Les questions que pose le changement de patrons à la tête de nos entreprises trahissent la « tension entre la globalisation croissante de l’industrie française et le principe centenaire selon lequel l’entreprise doit servir les intérêts nationaux étroits. Les grandes entreprises françaises sont sorties dans le monde en partie pour échapper aux taxes élevées, à la réglementation du travail contraignante et à la faible croissance domestique. » Quant au Brésil, ce sera pour la prochaine fois. Pour celle-ci, l’ennemie de The Economist a gagné. Mais le pays
est plus divisé que jamais. Riches et pauvres, d’un côté, et 28 partis
politiques de l’autre… Un peu la même chose en Ukraine. Un pays qui a voté à l’Ouest,
mais des gouvernants préoccupants.
A vrai dire, la France est incorrigible. Elle s’est arrangée avec l’Europe pour lui faire accepter son absence de réflormes.
Quelques manœuvres habiles leur ont permis un sauvetage de face. En Allemagne,
die Linke prend le pouvoir en Thuringe. Le SPD, qui perd beaucoup dans son
alliance avec le CDU, pourrait être tenté par une stratégie post Merkel de
gauche. L’Europe essaie de donner des leçons d’écologie. Mais qui l’écoute
encore ? En Tunisie, les laïcs gagnent. Comme en Egypte, retour à l’avant
printemps arabe ? Elections de mi mandat aux USA. Elles expriment, avant tout, le ras le bol d'Obama.
Test bancaire en Europe. Jusque-là, on pensait que c'était la faiblesse des banques qui empêchait la reprise de l'économie. Maintenant, les Etats n'ont plus d'excuses pour ne pas agir. Les USA mettent un terme à la stimulation monétaire de leur économie. C’est dommage, cela avait plus d’avantages que d’inconvénients.
Imitons Hollywood pour qui chaque nouveau film est une nouvelle entreprise. L’entreprise
familiale est plus efficace que l’entreprise commune. (Pour de nombreuses
raisons, mais aussi parce que la famille a un vrai rôle d’investisseur :
elle joue les assureurs de dernier ressort ?, me suis-je demandé.) Seule
difficulté : faire fonctionner la famille de manière rationnelle.
Une
fusée américaine privée explose. Peut-être parce que son constructeur utilise
des moteurs russes. On essaie, à nouveau, d’employer l’effet de sol dans le
transport maritime.
Les cellules souches permettent de créer des organoïdes. Grâce
à eux on peut faire des expériences in vitro, et réparer les organes en bonne
et due forme. Gène de la
violence ? Plutôt combinaison : notre équipement génétique fait que
nous vivons plus ou moins bien certaines conditions (drogue, par exemple).
dimanche 15 juin 2014
Chaos, principe du capitalisme de marché ?
Irak. L’intervention
américaine a donné l’Irak à des intérêts particuliers. D’où révolte du peuple.
D’où terreau pour Al Qaeda. Europe.
Mme Merkel a besoin de l’Angleterre pour faire pièce à la France et bâtir une
Europe libérale. L’irresponsabilité de M.Cameron ne lui facilite pas la tâche.
Alors, elle temporise. Avec le temps, on peut faire avaler n’importe quoi aux
uns et aux autres. D’ailleurs, tout va
bien en Allemagne. Le marché européen redevient porteur, la baisse de l’euro
favorise les exportations, le marché domestique consomme. Le capitalisme de marché a vaincu l’Italie ? Mediobanca avait
des participations dans les très grandes entreprises. Mission de reconstruction
donnée en 46. Aujourd’hui, elle se retire. C’est le marché financier qui la
remplace. Il en est de même dans la PME. Là, c’est un capitalisme familial qui
disparaît. Ukraine. Le peuple veut nettoyer
la corruption oligarchique. Mais les mêmes sont à la tête du pays. Les USA désertent Israël. Reste l’Europe.
Mais l’Europe est un chaos confus. Aux USA, les Républicains vont reprendre le
pouvoir. Cependant, le peuple s’en méfie. La faute à Bush. Il a fait l’envers
de ce qu’il avait promis.
Le régulateur
américain mène une croisade contre le financement par les banques
internationales des ennemis des USA. Pour cela, il va au-delà de l’esprit des lois
et inflige des peines terrifiantes. Résultat : les banques, par prudence,
ne font plus d’affaires avec les pays qui auraient le plus besoin de leurs
services. Le petit investisseur est bien
meilleur que le grand analyste. Et cela parce qu’il a moins de pression à
la conformité. Innovation chez les fonds
d’investissement. Plutôt que d’acheter des entreprises, ils les
reconstruisent de zéro. Les vieilles
industries innovent. La destruction créatrice ne les liquide pas (cf. montres, stylos, voiliers, vêtements traditionnels, livres…). Elle en fait des niches hyper
rentables et innovantes. Destruction
créatrice de HP ? HP cherche de nouvelles idées pour renouveler des
affaires qui vont mal. Pour l’instant, la seule certitude, c’est que 50.000
personnes ont été licenciées. Bataille
de la batterie. Par l’effet d’échelle on veut abaisser massivement son
coût. Destruction créatrice de l’automobile. Cependant, une grosse partie de ce
coût est de la matière…
Football. La
nature d’une société influe sur le succès du penalty. L’anxiété de l’échec est insoutenable
pour l’individualiste.
jeudi 29 mai 2014
Comment éviter une répétition de la crise de l'euro ?
Qui a causé la crise de l'euro ? Article de Vox.
Si je comprends bien, la création de l'euro a créé des conditions qui ont donné un avantage unique aux banques de l'Ouest (notamment France). Elles avaient intérêt à prêter à l'Est. Résultat : bulle spéculative. Bref, tout le monde est coupable, sans vraiment l'être. Une fois le mouvement enclenché, il devait être quasiment impossible de l'arrêter. Enseignements que j'en tire ?
Si je comprends bien, la création de l'euro a créé des conditions qui ont donné un avantage unique aux banques de l'Ouest (notamment France). Elles avaient intérêt à prêter à l'Est. Résultat : bulle spéculative. Bref, tout le monde est coupable, sans vraiment l'être. Une fois le mouvement enclenché, il devait être quasiment impossible de l'arrêter. Enseignements que j'en tire ?
- Notre cure d'austérité était une mauvaise idée, il aurait mieux valu répartir la réparation de la crise entre débiteurs et créditeurs. Cela aurait été, probablement, dans l'intérêt de tous. En particulier, nos banques doivent aujourd'hui être saturées de comptes douteux, ce qui les empêche de prêter. (Mais elles ne le disent pas.)
- Nous aurions surtout besoin de systèmes qui permettent de détecter le risque de tels phénomènes, de façon à agir tant que nous le pouvons encore.
- Mesurer (empiriquement) la "complexité" du programme. Étalonner l'échelle de mesure par rapport à des programmes connus.
- Pour les programmes complexes, mettre en place un système de suivi par le top management. En effet, ce qui produisait les dérapages était à la fois la non consolidation de "signaux faibles" en un signal d'alarme clair et fort, mais aussi l'incapacité d'agir des responsables du programme, faute de pouvoir. Curieusement, c'est une mesure qui ne coûte rien.
dimanche 11 mai 2014
Secteur bancaire informel : bombe à retardement ?
Le secteur financier
s’étant montré irresponsable, il est réglementé. Résultat. Il se contracte,
avec des conséquences déplaisantes. Les entreprises, en particulier, son
asséchées. A sa place apparaît un secteur bancaire informel. Tout un tas d'acteurs économiques ayant de l’argent à placer. Ce pourrait être une bonne chose si cela avait pour
conséquence qu’une faillite n’ait pas de conséquence systémique. Malheureusement,
le secteur financier (à risque systémique) n’est pas indépendant de ce nouveau
monde. En outre, personne n’aime perdre son argent. Et le gouvernement est
toujours prêt à secourir le nécessiteux. (Aurait-on crée un secteur financier
plus dangereux que le précédent, mais totalement incontrôlé ?)
Et si l’Europe se
disloquait ? Moment Tocquevillien. Le danger d’une crise s’éloigne,
mais sa population continue à souffrir. Terreau pour populisme, qui paralyse l’action
politique. Cercle infernal ? Ukraine.
Qu’en dire ? Sauf que la menace de sanctions occidentales aurait amené
M.Poutine à un peu de raison. Cela montrerait que l’opinion russe est sensible
à son intérêt économique. Plus préoccupant, pour The Economist. L’Allemagne « comprendrait »
les raisons de M.Poutine, et s’éloignerait de l’Ouest. OGM. Ils pourraient permettre une nouvelle révolution verte. Bien des pays en développement en ont un besoin urgent. Malheureusement, aux USA, les OGM
sont menacés : il pourrait y avoir étiquetage. Et, curieusement, le consommateur
américain préférerait les produits sans OGM. La France (hypocrite) s’est
convertie au marché. On y trouve partout des galeries marchandes, et quasiment
plus rien de ce qu’elle consomme n’est fabriqué chez elle. En Asie, la justice est du côté de l'establishment. Modèle Singapour. Dernier exemple Thaïlande.
La Grande Bretagne s’inquiète. Et si Pfizer achetait
AstraZeneca ? La recherche médicale anglaise ne risque-t-elle pas d’être
décapitée, et délocalisée ? La domination du monde des affaires
internationales par leur droit, fait gagner à l’Angleterre et aux USA une
fortune. Mais de plus en plus les entreprises passent par des processus locaux
de médiation. Alibaba entre en
bourse, aux USA. Après une vie sans nuages, il doit s’adapter au mobile et à la
concurrence. Mais l’évolution de l’économie chinoise lui est favorable. Quant à
Huawei, c’est un mystère. Les sautes de
la demande en énergie créent un nouveau métier. Intermédiaire entre ceux
qui en ont trop, et ceux qui en manquent. (Moyen de réduire le besoin de
nouvelles centrales ?) Eurotunnel
se relève d’années noires. Il est encore à moitié-capacité. Mais ses voies
devraient être ouvertes à la concurrence. Ce qui devrait stimuler le trafic.
On aurait trouvé un traitement qui améliore l’intelligence… L’Occidental serait individualiste parce qu’il a cultivé le blé, alors que l’Oriental a
cultivé le riz, qui exige l’entraide. Les
universités d’élite ne font pas la recherche d’élite. Plus l'homme a de la chance, plus il tend à être prudent et à gagner. Plus il perd, plus il prend de risques, et perd...
jeudi 19 décembre 2013
Liberté de l'information
Pas d'Europe de la Défense, navrant. Union bancaire européenne, bien. Le contribuable ne va pas avoir à renflouer les banques. Voilà ce que j'ai retenu des informations de France Culture ce matin.
Surprenant. N'y avait-il pas matière à un peu plus de discussion ?
(Curieux. L'apparemment de gauche France Culture reprend le vocabulaire libéral de "contribuable", plutôt que celui de "citoyen". Paresse intellectuelle ? Le journaliste est devenu incapable de faire une enquête ? Il se nourrit de l'opinion internationale ? A moins que cela ne reflète ses opinions ?...)
Surprenant. N'y avait-il pas matière à un peu plus de discussion ?
- L'Europe de la Défense semble une idée française. Notre gouvernement est probablement las de devoir financer seul ses expéditions africaines. Mais si nous suivons sa pente, l'Europe de la Défense ne va-t-elle pas devenir une Europe de l'attaque ? Ne serait-il pas bien de se demander s'il n'y a pas d'autres moyens d'intervention que l'armée ?
- Quant à l'Union bancaire, elle permet aux banques de gérer leurs affaires sans contrôle démocratique. Elle déresponsabilise les citoyens. Et si tout le système bancaire européen s'effondrait ? Le "contribuable" serait-il épargné ?
(Curieux. L'apparemment de gauche France Culture reprend le vocabulaire libéral de "contribuable", plutôt que celui de "citoyen". Paresse intellectuelle ? Le journaliste est devenu incapable de faire une enquête ? Il se nourrit de l'opinion internationale ? A moins que cela ne reflète ses opinions ?...)
dimanche 1 septembre 2013
Calme avant la tempête syrienne ?
Nouvelles du monde.
The Economist est favorable à une frappe de représailles en Syrie. Il remarque
que, curieusement ?, les armes chimiques sont les seules à être
uniformément bannies. Même Hitler n’a pas voulu les utiliser. Aux USA, les deux
camps politiques semblent se satisfaire d’une guérilla fratricide. « M.Poutine a rempli le vide idéologique russe
de nationalisme et d’anti-américanisme. » Et il essaie de se
rapprocher de la Chine. Le Portugal croît, mais n’est pas tiré d’affaires. En
Norvège, tout va bien, mais le pays est las de son gouvernement, de gauche. En France,
M.Hollande travaille pendant les vacances. Fâcheux précédent ? Les banques
chinoises sont gigantesques. Ce sont des bras armés de l’Etat. Mais, sous la
pression des événements, concurrence et prêts douteux, elles devraient se
transformer en banques normales. The Economist encourage, comme d’habitude, l’Europe
à, enfin, se réformer, et à ne pas céder à ses vieux démons (particulièrement
français). La politique monétaire américaine déstabilise les monnaies des pays
émergents. Un peu de contrôle des capitaux ne peut pas faire de mal. Enfin,
comment contrer la montée du fondamentalisme ? En encourageant un Islam
équilibré.
L’entreprise en
changement. Le traitement du cancer serait la prochaine vache à lait de l’industrie
pharmaceutique. Les grands groupes achètent les petits laboratoires, chez qui
se fait la recherche. Les entreprises qui ont fait leur fortune sur le PC ont
raté le coche du mobile. Microsoft aurait peut-être réussi à prendre celui du
cloud computing. Mais trop tard pour sauver son dirigeant. La France affronte
Mercedes et l’Allemagne dans une guerre du liquide de refroidissement. L’Allemagne,
militante écologiste par ailleurs, cherche à affaiblir les normes
environnementales, qui sont défavorables à ses constructeurs. La France ne veut
pas se laisser faire. Enfin, on redécouvre les vertus de l’Etat comme
innovateur en première instance. Les accidents informatiques boursiers se
multiplient. Les régulateurs américains cherchent à faire dévoiler par les
banques les incidents qu’ont connus leurs systèmes d’information.
La Science. On a
réussi à créer une forme de cerveau à partir de cellules souches. A l’usage de
la recherche. Et la rareté (d’argent, de temps…) rendrait idiot.
vendredi 30 août 2013
Chronique de l’instabilité mondiale
Nouvelles du monde.
Faute d’opposition, le premier ministre turc
est en position de force. Plus despote que démocrate ? Ukraine. Le pays est pris entre la
Russie, qui le tient en otage énergétique, et l’UE, qui lui offre sa
collaboration. « à long terme (cela
pourrait forcer) ses producteurs à s’améliorer pour être compétitifs
internationalement. » Italie. Les lois de la mafia et du pays
sont toujours aussi divergentes. Hollande.
L’immigration des pays de l’est (conséquence de l’élargissement de l’UE) bouleverse
l’équilibre du pays. « L’UE a ouvert
un canal entre ce monde ordonné et choyé et une offre de main d’œuvre habituée
à des salaires et des conditions de travail bien plus difficiles. » Angleterre. Le pays est à la fois
xénophobe et fasciné par les étrangers. Surtout, quand ils lui sont utiles. Syrie. M.Assad aurait utilisé des armes
chimiques contre sa population. Histoire de reprendre l’avantage sur la
rébellion. Il estimerait que l’Ouest ne réagira pas. Effectivement, M.Obama n’est
pas chaud pour intervenir au Moyen-Orient. En Egypte : retour à l’hiver arabe ? « La force de la propagande gouvernementale,
la dureté de ses méthodes, et la réapparitions de visages du régime d’Hosni
Mubarak, tout cela laisse un goût amer à beaucoup d’Egyptiens. » Et l’Iraq est de nouveau à feu et à sang. La
Chine veut-elle faire fuir les
entreprises étrangères ? « Le
modèle de développement économique chinois dépend (…) de faire venir les
meilleures entreprises mondiales, et de, légalement ou non, bénéficier de leur
propriété intellectuelle. » L’Inde
va mal. Victime de la fin de la politique monétaire américaine. Les
investisseurs se retirent. Sa devise s’effondre. « La solution à long terme au problème de balance des paiements pourrait être
d’accélérer le développement du secteur manufacturier. » Amérique. Et le rêve de Martin Luther
King ? Il y a toujours de la discrimination, mais on tue moins de noirs et
ils sont plus nombreux parmi les élus. Parmi ses autres curiosités. « En 2009, 3,47md$ ont été dépensés dans le
lobbying du gouvernement. » « 50%
des sénateurs et 42% des députés » deviennent lobbyistes lorsqu’ils
prennent leur retraite politique. « Washington a maintenant un revenu par
personne plus élevé que celui que la Silicon Valley. » D’ailleurs, les grands patrons de l’industrie
de la haute technologie ont décidé de s’attaquer à l’incompétence du politique.
Première application : faire voter une loi favorable à l’immigration. Pour
cela ils financent la publicité électorale des Républicains à qui ils font
tourner casaque.
Nouvelles de l’entreprise.
Adidas a une méthode révolutionnaire
pour concevoir ses produits : il se demande à quoi ils servent. M.Marchione
a bien des difficultés avec Fiat et Chrysler. De deux entreprises en dépôt
de bilan, il a fait un canard boiteux. Ce faisant empêchant l’industrie
automobile de se débarrasser de ses surcapacités. Dans la série, les victimes
du changement : les grands cabinets de chasse de tête. Ils seraient victimes d’Internet et des entreprises
qui auraient monté leurs propres cabinets internes. Ils cherchent à se
diversifier, et à se spécialiser. Et dans celle des évolutions : l’augmentation
des capacités de stockage informatique pourrait faire revenir la haute fidélité, au détriment des
formats compressés (MP3). Et maintenant, les victimes de la crise. Les petites banques de la « périphérie
européenne », privées de crédit, vont disparaître. Mauvais temps pour les
PME auxquelles elles prêtaient. (Et aussi pour le risque bancaire, de plus en
plus systémique !)
Science. Parmi
les coûts indirects d’une crise : la santé. Un surcroît d’obésité, par
exemple. Intéressante mise en cause de notre capacité
de jugement. Compétitions de piano : comment les vainqueurs sont-ils
choisis ? « les juges de ces
compétitions, pourraient, une fois qu’ils ont filtrés les tocards, tout aussi
bien jouer à pile ou face le classement. L’autre leçon (…) est que les
concurrents feraient bien de travailler autant leur jeu théâtral que musical. »
Et si l’univers n’était pas en expansion ? Et si les atomes prenaient du
poids ?
lundi 5 août 2013
Derniers changements de l'économie
L’économie en
changement
Les grandes
compagnies pétrolières vont devenir de moyens producteurs de gaz. Pour
diverses raisons. Notamment parce que les nations ont décidé d’exploiter
elles-mêmes leurs réserves, et que les « grandes compagnies ont jugé sage
de sous-traiter le forage et d’autres aspects de la production » à des entreprises qui ont apporté leur savoir-faire aux dites compagnies
nationales. George Mitchell est l’entrepreneur
qui a le plus fait pour le gaz de schiste. Il semble avoir eu une détermination
increvable : c’est à près de 80 ans qu’il a trouvé l’idée qui a fini par
rendre le processus d’extraction rentable. C’était aussi un défenseur de la
nature. Et un homme de contradictions.
Fusion Publicis
Omnicom. Publicité bouleversée par Internet. Plus besoin d’intermédiaires,
annonceurs et médias traitent en direct. Les agences elles mêmes construiraient
des plates-formes d’achat d’espace. Et se regrouperaient pour ce faire. Leur
avenir semble sombre. « Fintech ».
Les start up s’attaquent au métier des banques. En Europe, les banques « continuent à réparer leur bilan ». Ce qui les rend fort
peu rentables. En outre, la BCE va les inspecter. Mais que faire si elle trouve
qu’elles ont besoin de capitalisation, sachant que beaucoup d’Etats sont trop
endettés pour les aider, et que l’Allemagne a bloqué toute possibilité d’aide
mutualisée ?
Siemens semble avoir des difficultés à gérer une multitude d’activités.
Par ailleurs, le modèle allemand de coopération syndicats - employeurs serait
sur le déclin. Il aurait fait les frais des réformes Schröder.
Curieux calcul de PIB.
Il dépend des hypothèses choisies. En tout cas, il semblerait que l’on cherche
à évaluer la production non marchande (production et consommation de la
famille), qui pourrait l’être. Où va-t-on s’arrêter ?
Le monde en
changement
Prochaine coalition gouvernementale allemande ?
Toujours aussi incertaine. Mais Mme Merkel est prête à toutes les cohabitations.
En Egypte, l’armée serait tentée de
prendre le pouvoir. Mais elle contrôle une grande partie de l’économie. Comment
faire le bien collectif sans nuire à ses intérêts ? En Iran, le nouveau président tiendrait
ses engagements de réforme. Comment va-t-il résoudre la crise économique causée
par les sanctions internationales ? Au Mali, les élections se sont à peu
près bien passées. Reste à régler la question de l’indépendantisme touarègue.
Aux USA, on se demande si, après tout, la collecte de données privées dénoncée
par M.Snowden n’est pas illégale. Un des étudiants de MIT a piraté un système informatique. Contrairement à sa devise, le MIT
l’a laissé condamner. Et il s’est suicidé. Le grand bond en avant chinois
serait mû par le désir de « venger l’histoire
honteuse du pays ». Que va-t-il arriver quand la Chine sera puissante ? Vengeance ou repos du guerrier ?
Science ?
On essaie de construire des ordinateurs sur le modèle du
cerveau. 3 avantages : ça consomme peu, c’est robuste, et ça se programme
tout seul.
vendredi 26 juillet 2013
Crime en régression et retour du politique ?
« La vague
criminelle des années 50 aux années 80 paraît de plus en plus
comme une anomalie historique. » Pays développés : pourquoi le crime faiblit-il en temps de
crise ? Curieuse question que se pose The Economist. Beaucoup de
phénomènes seraient à l’œuvre. Quelques-uns technologiques : la société
est mieux armée pour détecter le criminel et pour défendre des biens qui
deviennent aussi moins tentants (les voitures ne sont plus des raretés). D’autres
sociétaux : épidémie de drogue en recul, repopulation des centres-villes. (Pour
ma part, je me demande s’il ne faut pas aussi chercher du côté de la protection
sociale. Et interrogation : pourquoi nous parle-t-on autant d’insécurité ?) Preuve de ce phénomène ? Aux USA, un jeune noir est abattu sans que cela
suscite de révolte violente.
Autre tendance sociétale : l’emploi deviendrait
favorable aux vieux. Les
gouvernements ne croient plus qu’ils doivent laisser la place au jeune. Et ils
sont mieux formés et en meilleure santé que jadis.
L’Europe légifère sur
Internet. Essaierait-elle de défendre les intérêts de ses industries
numériques contre ceux des Américains en cherchant à protéger les données individuelles ? Phrase de
Jean-Louis Bruguière : « Pour
les Américains, la protection des données est une question de droit de la
consommation, pour les Européens, c’est un droit fondamental. » Peut-être
aussi essait-elle de corriger un biais du marché européen, extrêmement
concurrentiel, qui comprime les revenus et empêche les investissements (l’Europe
serait-elle allé un peu loin dans l’idéologie de la liberté des marchés ?).
Toujours est-il que les banques devraient se débarrasser de leurs services
informatiques et passer au cloud computing. Pour raison d’économie. Les petites
y sont déjà, les grosses y vont lentement. Ce n’est pas sans risques.
Tendance à la réforme
politique, plutôt qu’économique (libérale) ? Enrico Letta voudrait s’en
prendre à un système d’équilibre Sénat / chambre des députés qui conduit à une
instabilité permanente. La victoire électorale de M.Abé pourrait préfigurer une
modification de la constitution japonaise. Quant à la Grèce et au Portugal, ils
paraissent, toujours, victimes du cercle vicieux de la rigueur. Scandale en Espagne.
Apparemment lié au fait que la crise y est due à une spéculation immobilière dans
laquelle baignait le politique. Une intéressante remarque sur Mme Merkel :
ses origines orientales font qu’elle se sent plus proche de la Pologne que de
la France.
Chine. Elle ferait
payer aux étrangers sa lutte contre la corruption (Glaxo SmithKline). Et la
bourse ferait payer aux entreprises un trop fort engagement en Chine. L’économie
chinoise freinerait, ses exportations pénalisées par le prix de sa monnaie. Elle se redéploierait, vers le service et la consommation interne. Sainement ? Elle semblerait surtout tirée par les investissements et l'emprunt.
MOOCS. Comme souvent avec Internet, on est incapable de
savoir si cela sera bon, ou aura des effets pervers. Ou encore ce que l’on doit
en faire (former les enfants ou les adultes ?). Une fois de plus cela secoue
les acteurs en place. Car les barbares (par exemple les éditeurs de presse) voient
là un bon moyen d’étendre leur territoire.
Banques américaines.
Bons résultats trimestriels, mais ambiance maussade. La réglementation a le
haut du pavé. Elles font le gros dos.
Energie renouvelable.
Ça n’arrête pas d’aller mal. L’Espagne doit revenir sur un programme d’aide à l’énergie
solaire, qui a été ruineux (les subventions auraient atteint 8,1md€ en 2012). (Cela
ne va-t-il pas aggraver la crise économique ? « les prêts à l’énergie renouvelable sont estimés valoir 30md€ ».)
Et le climat ne serait pas favorable. La hausse de température liée à l’émission
de CO2 serait moindre que prévu.
L’homme a-t-il la
guerre dans le sang ? Une relecture de statistiques semble dire que
non. La guerre serait une cause minoritaire de décès de la main de l’homme chez
les chasseurs cueilleurs. Pourquoi l’athlète
se drogue-t-il ? Parce que les régulateurs sont sous la pression du
marché. Et le marché ne veut pas qu’une application trop stricte de la loi tue
le sport.
lundi 22 avril 2013
L'automobile est éternelle ?
Où va l’automobile ? se demande The Economist. Apparemment
vers de plus en plus d’assistance à la conduite, jusqu’au pilote automatique. (La
digitalisation totale des routes serait le principal frein à ce changement.) La
voiture est de plus en plus propre, consomme de moins en moins. On conduit de
plus en plus tard, mais de plus en plus vieux… Et elle n’a pas fini de se
transformer. Ce qui ne fera pas forcément la fortune des fabricants, coincés
entre une concurrence qui contient leurs prix et un coût technologique croissant. Mais peut-être celle de certains équipementiers innovants. Curieusement, de nouveaux entrants arrivent à s’imposer,
généralement en pénétrant par le haut de gamme. (Le constructeur aurait-il
perdu en compétence au détriment de l’équipementier ?)
The Economist continue à s’intéresser à l’héritage de Mme
Thatcher. Un sud riche et un nord désertifié. Cela n’était pas prévu dans ses
plans. Une fois nettoyée, l’Angleterre aurait dû redevenir prospère. Voilà
pourquoi beaucoup continuent à ne pas l’aimer. En Allemagne, on abat les
présidents, apparemment sans raison. Histoire de se donner bonne conscience ?
Un livre affirme que la stabilisation de l’Allemagne a toujours été le problème
principal de l’Europe. Le dernier acte de cette histoire ayant été l’euro. Mais,
comme souvent, le résultat a été à l’opposé de celui qui était espéré. C’est l’Allemagne
qui contrôle l’Europe. Aux USA, ni la
dernière tuerie scolaire, ni les bombes du marathon de Boston n’ont amené la
population à exiger un durcissement réglementaire. (Contrecoup de la
mésaventure irakienne ?) En revanche, la loi CISPA permettrait l’accès par
l’Etat aux informations personnelles. Google et autres n’y seraient pas opposés
car elle dégagerait leur responsabilité dans certains cas de manipulation
indélicate des dites informations. (L’entreprise américaine ne voit pas plus
loin que son intérêt immédiat ?) Les Islandais tentent de liquider l’industrie
du sexe. Apparemment sans succès. Ce qui semble signifier que ce n’est pas
possible, nulle part. Certains changements sont contre nature ? Finalement,
son marché des droits à émettre du CO2 ayant trépassé, l’Europe devrait se
couvrir de centrales au charbon.
Quant à l’économie, il semble qu’il n’y ait qu’en Europe qu’on
parle d’une union bancaire. Ailleurs, on cherche plutôt à s’assurer que les
banques locales sont capables de faire face à une crise avec leurs propres
ressources. Les USA, en particulier, demandent aux banques étrangères d’augmenter
leurs réserves.
Le poker, pour finir. Ce ne serait pas son visage, mais le
mouvement de ses mains, qui trahiraient son jeu.
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