| C'est le printemps ! En attendant l'apocalypse. |
mercredi 26 décembre 2012
Tobie Nathan et la crise chronique
jeudi 26 juillet 2012
L’Apocalypse joyeuse, ou la conquête de l’Ouest par le progrès
L’Apocalypse joyeuse
(Jean-Baptiste Fressoz, Seuil, 2012) est l’histoire d’un changement :
comment le progrès est entré dans notre société.mercredi 20 juin 2012
Le mal est-il le moteur du capitalisme ?
- Elle est avancée par Sumantra Ghoshal comme cause de la bulle Internet. Il montrait que l’économie et les sciences du management faisaient l’hypothèse que l’individu devait être contrôlé, qu’on ne pouvait pas lui faire confiance.
- On la retrouve chez Marshall Sahlins et dans « Cradle to cradle », dans une formulation – nous nous aveuglons pour ne pas agir - proche des idées de Jean-Baptiste Fressoz (qui, lui, ne parle pas de mal).
- En période de chaos (moyen-âge), cela permet à l’homme d’accepter un sort qu’il ne peut pas changer ;
- cela fait aussi les affaires du puissant, dont les prérogatives ne sont pas menacées.
- Ghoshal, Sumantra, Bad Management Theories Are Destroying Good Management Practices, Academy of Management Learning and Education, 2005, Volume 4, n°1.
dimanche 17 juin 2012
L'inconscience comme réponse à la montée des risques
Mieux, le discours sur le « post modernisme », l'annonce d'une catastrophe imminente, conséquence inéluctable d'un progrès irresponsable, est en fait un encouragement à la passivité : le monde ne va-t-il pas se débarrasser, sans notre concours, de tout le mal dont est porteuse notre société de consommation ?
Compléments :
- « L’histoire du risque ici racontée n’est pas celle d’une prise de conscience, mais celle de la construction d’une certaine inconscience modernisatrice. » dit l'éditeur du dernier livre de Jean-Baptiste Fressoz, L'apocalypse heureuse.
vendredi 30 janvier 2009
Sarkozy en panne ?
Article de Françoise Fressoz du Monde.fr (Nicolas Sarkozy face au syndrome du pays régicide, 28 janvier).
Nicolas Sarkozy doute. Il semble avoir crû que le passage en force était possible, que ses prédécesseurs, échaudés par 68, étaient trop prudents. Il suffisait d’annoncer des réformes, puis de les appliquer. Et il pensait savoir les réformes dont la France avait besoin. Au début, tout s’est passé comme prévu. Plus maintenant.
Il paraît piégé : il ne peut pas répondre à l’inquiétude en expliquant que « avec son État omnipotent et ses amortisseurs sociaux, la France n’est pas le pays le plus mal armé pour résister à la crise », parce que cela va « à l’encontre de ce qui avait été dit pendant la campagne présidentielle ».
Je me demande si le Président de la République ne se trompe pas :
- Il n’est pas possible de prévoir l’avenir. Il faut s’y adapter. Première erreur.
- Seconde erreur : lorsque le passage en force marche, c’est qu’il a détruit ce qui était essentiel à l’édifice.
- Je soupçonne que le président de la République a été élu pour sa capacité à mettre en œuvre le changement, pas pour son programme (qui l'a compris ?). Je crois qu’il ferait bien de balayer ses idées préconçues, de ne pas parler en termes de solutions, mais de problèmes, et de discuter avec nous des moyens de les résoudre. Les Français sont des adultes.