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dimanche 20 janvier 2019

La Terreur

"Les "terroristes" de 1798 (le mot "terroriste" a été inventé en 1798) méritent-ils ce nom ? Aux yeux de la légende assurément. De l'histoire, beaucoup moins puisque pour la majorité d'entre eux ils ne furent que des hommes ordinaires, et manipulés, qui auront été, comme d'autres en d'autres lieux et d'autres temps, dépassés par l'entreprise à laquelle ils participaient."

Ce livre met côte à côte ce que l'on dit de la Terreur et ce qui est avéré. Cela se ressemble peu. M.Trump n'a pas inventé les fake news.


jeudi 25 décembre 2014

Quelles solutions pour le cadre qui quitte la grande entreprise ?

Un entretien avec Catherine Martin, dirigeante de Créinvestisseurs.

Qu’est-ce que recouvre le concept de créinvestisseur® ?
Un Créinvestisseur est un investisseur créateur de valeur, autrement dit un investisseur qui apporte de l’argent et qui s’investit au sein de l’entreprise. C’est la convergence entre finance et RH, actionnariat et salariat.
C’est passer du salariat de la grande entreprise à l’actionnariat combiné au salariat de la PME ou TPE. Entreprises de 0 à 50m€ de chiffre d’affaires. Et c’est le faire à trois moments clés dans la vie de l’entreprise :
  1. Mise sur le marché du produit (0 à 300k€ de CA) : besoin d’un développeur commercial. 
  2. Changement de dimension ou de nature, par exemple développement international, ou modification de la gouvernance de l’entreprise qui demande un dirigeant professionnel (au-delà de 1 m€ de CA).
  3. Transmission de l’entreprise, l’entreprise n’ayant pas trouvé de solution interne. Aujourd’hui la greffe échoue dans deux tiers des cas. C’est essentiellement un problème de comportement. Le créinvestissement ménage une période de transition durant laquelle le cadre extérieur va prendre, en quelque sorte, le statut d’héritier du fondateur. 
Y a-t-il beaucoup de cadres qui quittent la grande entreprise ? Pourquoi ? Quelles sont les options qui leur sont ouvertes ?
L’entreprise est conçue pour recruter en permanence des diplômés de grandes écoles, mais n’est conçue que pour offrir une carrière à long terme à un petit nombre d’entre-eux. Une partie va donc être remise sur le marché. Plusieurs solutions s’offrent à eux :
  • Retrouver une place dans une grande entreprise. Cela devient difficile lorsque l’on dépasse 45 ans.
  • Devenir consultant, formateur, manager de transition, coach ou autre. L’offre dépassant nettement la demande, les prix son cassés, la situation est précaire.
  • Créer une entreprise. Il y a beaucoup d’échecs. Contrairement à ce que beaucoup de créateurs croient, il n’est pas suffisant d’avoir une idée pour qu’elle soit commercialisable.
  • Reprendre une entreprise. Il y a 5000 reprises d’entreprises de plus de 5 personnes chaque année. La demande dépasse l’offre. Ce qui fait monter les prix au-delà de la capacité de remboursement de la structure. D’où faillite. Une autre cause d’échec est le manque de préparation du cadre.
A qui s’adresse le créinvestissement. Comment un cadre peut-il savoir s’il est fait pour être créinvestisseur ?
80% des créinvestisseurs sont des business developers avec prime à l’international. Puis viennent les directeurs généraux et enfin les DAF.
Il y a deux raisons principales pour lesquelles une personne ne fait pas l’affaire : l’égo et la peur.
L’égo, c’est surestimer sa valeur. C’est être arrogant, notamment vis-à-vis du dirigeant. La peur, c’est ne pas savoir prendre des risques. Il faut se lancer sans avoir résolu toutes ses questions. La combinaison des deux bloque l’écoute des attentes et des freins du dirigeant.

Si c’est le cas. Que doit-il faire ? Quelles sont les erreurs à éviter : commises en phase de recherche, durant les premiers temps de l’arrivée dans l’entreprise… ?
Beaucoup de cadres investissement beaucoup de temps dans des dossiers qui ne sont pas en vente. En effet, il est très fréquent qu’un dirigeant fasse un tour du marché pour voir ce qu’on lui propose, mais sans être décidé à céder.
La seconde erreur, une fois l’affaire conclue, c’est de vouloir tout révolutionner en arrivant. Le gros problème du cadre d’entreprise, c’est qu’il a une expérience très riche et diversifiée et qu’il croit tout savoir. Mais la PME ne demande pas la même palette de compétences. Il doit tout réapprendre. La réalité derrière les mêmes mots est différente.

Le créinvestissement, c’est de la chasse de têtes. Pourquoi les chasseurs de têtes ne savent-ils pas en faire ?
Le créinvestissement est une nouvelle solution à un besoin nouveau qui intègre une dimension d’ingénierie financière. La démarche n’est pas d’aspirer des ressources d’une entreprise pour les placer dans une autre mais de prendre en charge les ressources peu occupées ou disponibles, de les préparer à changer d’écosystème et de les accompagner dans leur migration.
Il s’agit d’un autre métier qui complète ou se substitue à l’outplacement et ne concerne encore qu’une minorité de cadres. 

lundi 13 juin 2011

L’abîme de souffrance du cadre de grande entreprise

Voici ce que dit Catherine Martin, fondatrice de Créinvestisseurs, de l’attitude des cadres de la grande entreprise face à une carrière (de coinvestisseur) dans une PME
se distinguent 2 typologies de cadres :
-ceux qui ont fait toute leur carrière dans un groupe : ils connaissent tout de l’entreprise, ne se voient qu’en N°1 ou avec une minorité de blocage montée de sorte à ce qu’ils soient de fait décisionnaires, dans la mesure où à leurs yeux le dirigeant d’une petite entreprise ne peut être qu’un homme ou une femme un peu limité(e).
Ils donnent à leur argent des vertus mirifiques, notamment celle de tout apporter à l’entreprise. Ce n’est pas illogique puisque l’argent est leur étalon de reconnaissance (sur le marché, je vaux XK€/an).
On ne les a pas entendu parler d’entente (seulement de mésentente), de plaisir (seulement de sous), d’aventure (seulement de risque), de challenge (seulement de garantie).
- Les seconds ont navigué en grandes entreprises avec quelques plongées en start-up ou expériences en PME. Ils ne savent pas de quoi sera fait le futur de l’entreprise avec ou sans leur talent. Être minoritaires, dans le sillage et en soutien du fondateur ne les inquiètent pas, au contraire. Ils attendent de voir l’entreprise et son capitaine pour déterminer ce qu’ils apporteront ou pas en argent et en compétences, ce qu’ils en retireront en plaisir, épanouissement et deniers. Intégrer une jeune entreprise les amuse, la voir grandir les gratifient, obtenir une plus-value de cession constitue le résultat attendu de leur savoir-faire conjugué à celui de l’entrepreneur.
Ils ont testé, parfois perdu de l’argent, toujours gagné en plaisir et épanouissement.
En écoutant les cadres du premier groupe, le premier moment de stupeur passé, j’ai eu l’impression qu’un abîme de souffrance et de crispations s’était ouvert devant mes yeux.
Compléments :
  • Curieusement cette analyse m’a rappelé celle d’un assureur qui divisait la population des entreprises en 2 : celles qu’il jugeait à haut risque, car repliées sur elles-mêmes (90%) ; les « durables », ambitieuses et ouvertes sur l’extérieur (10%). La population française serait elle fait d'un dixième d'ouverts et dynamiques et de 9 dixièmes de frileux ?