Tentative de prospective, suite. Une théorie qu'aime bien ce blog est celle des Chinois anciens[1]. Le monde passe du Yang au Yin, et inversement. Autrement dit après une phase Yang, individualiste et masculine, le Yin, la société et ses valeurs de solidarité devraient revenir.
Autre théorie, celle d'un retour régulier de certaines caractéristiques du capitalisme. « Quant à croire que la concurrence assurera par la voie naturelle la sélection des meilleurs c’est faire (...) comme un jardinier qui dans son jardin laisserait pousser tout, pensant que les bonnes espèces sauront bien prendre le dessus. Qu’arriverait-il ? il aurait son jardin rempli de ronces et de chiendent. » dit Charles Gide, au Collège de France, il y a 80 ans[2]. Mêmes débats, mêmes arguments qu’aujourd’hui ! L’histoire se répète.
Ce que MM. Ray et Séverino expliquent ainsi[3] : Le capitalisme procède toujours de la même façon. La croissance démographique crée une forme de disette. Les plus avantagés en tirent parti pour accumuler capitaux et innovations. C’est le progrès. Mais la misère conduit à la crise. Elle force à installer des systèmes de solidarité sociale. En créant une classe moyenne, ils relancent la croissance.
[1] JAVARY, Cyrille, Le discours de la Tortue, Albin Michel, 2003.
[2] AUDIER, Serge, La pensée solidariste, PUF, 2010.
[3] SEVERINO, Jean-Michel, RAY, Olivier, Le Grand Basculement, Odile Jacob, 2011.
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jeudi 8 août 2013
samedi 27 juillet 2013
Surpopulation = problème du monde ?
Un commentaire pose la question suivante : "je pense que tous les problèmes actuels de la planète viennent du fait de la surpopulation..." C'est un des thèmes qu'a rencontrés ce blog. Tentative de synthèse :
- La thèse de la surpopulation, malthusienne, revient régulièrement. En particulier aujourd'hui. J'ai cité Les limites à la croissance, mais aussi les travaux de MM.Ray et Séverino. La croissance démographique semble un des moteurs du capitalisme. Un moteur qui pousse au crime.
- Mais, est-ce vraiment la taille de la population qui est intenable, ou sa façon de se comporter ? MM. Braungart et McDonough montrent que notre développement produit des déchets toxiques. C'est ce qui ne va pas. Mais on pourrait faire autrement. Des travaux plus classiques expliquent aussi, que sans toucher à notre confort, nous pourrions consommer colossalement moins.
- Dennis Meadows a attiré mon attention sur le concept de résilience. J'en suis arrivé à penser que la résilience est la capacité d'un système à se transformer avec le changement, même s'il est imprévu, à en profiter. La résilience ce n'est pas encaisser sans dommages. La résilience doit être construite. Un système qui a cette capacité est peut être "apprenant", pour utiliser un terme en faveur dans les années 90.
Je crois que si, à la naissance de son enfant, une mère pouvait demander à sa marraine la fée de le doter du don le plus utile, celui-ci devrait être la curiosité. (Eleanor Roosevelt, citée par Jean-Jacques Auffret).
vendredi 23 novembre 2012
Crises mondiales : Malthus avait-il raison ?
SEVERINO, Jean-Michel, RAY, Olivier, Le Grand Basculement,
Odile Jacob, 2011.
Solution ? Faire le contraire de ce que l’on a fait. Dans notre comptabilité, l’homme est cher et la nature bon marché, sa consommation étant même subventionnée. Il faut inverser les taxes pour donner envie d’employer l’homme et de protégerla
nature. Notamment , il faut mettre un terme à une paupérisation
volontariste, en réinvestissant dans l’homme, en particulier en le formant. Il
faut stopper la globalisation à outrance, en redécouvrant le marché intérieur. La clé de cette réorientation : les services de proximité. Pas de concurrence
internationale possible, ainsi, et, par combinaison de qualifiés et pas
qualifiés, remise au travail de ces derniers. Exemple : « décarbonisation »
de la nation.
Le capitalisme procède toujours de la même façon. La
croissance démographique crée une forme de disette. Les plus avantagés en
tirent parti pour accumuler capitaux et innovations. C’est le progrès. Mais la
misère conduit à la crise.
Elle force à installer des systèmes de solidarité sociale. En
créant une classe moyenne, ils relancent la croissance.
Au 19ème siècle ce mécanisme conduit à une première
globalisation, à plusieurs bains de sang mondiaux et à une crise sans précédent.
Aujourd’hui, le surplus de main d’œuvre amené par l’émergence de l’Asie a produit une seconde globalisation, et une explosion des inégalités (au sein des nations). Puis une crise. De nouveau, il faut recréer un minimum de solidarité, avant que l'affaire ne tourne vraiment mal.
Aujourd’hui, le surplus de main d’œuvre amené par l’émergence de l’Asie a produit une seconde globalisation, et une explosion des inégalités (au sein des nations). Puis une
Mais, cette fois-ci, les capacités de la planète sont à
leurs limites. Nous ne risquons pas une simple guerre mondiale, mais l’extinction de notre espèce
Solution ? Faire le contraire de ce que l’on a fait. Dans notre comptabilité, l’homme est cher et la nature bon marché, sa consommation étant même subventionnée. Il faut inverser les taxes pour donner envie d’employer l’homme et de protéger
Je note que tout ceci nous maintient dans le même système, un peu vicieux.
Ne serait-il pas prudent d’en démonter le moteur ? La croissance
démographique ? Malthus aurait-il vu juste ?
A moins qu’une répartition équitable des ressources nous enlève l’envie d’une excessive natalité ? Mais quid de l’Afrique,
qui n’est pas passée par le même cycle que l’Occident et l’Orient ?
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