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dimanche 10 mai 2015

L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer l’homme ?

L’Intelligence artificielle était à la mode au début des années 80. Apparemment, elle reviendrait en force, et ferait peur à des penseurs éminents. Va-t-on remplacer l’homme par la machine ? « Ignorez la menace d’une prise de pouvoir des ordinateurs sur le monde, et vérifiez qu’ils ne sont pas en train de prendre votre emploi. » Il se trouve, justement, que le numérique s’en prend à la banque. C’est Fintech. Curieusement, c’est le régulateur qui est le meilleur allié de l’innovateur. En effet, il considère qu’il n’est pas porteur de risque systémique. S’il y a problème, c’est le prêteur qui paie les pots cassés. Du coup, l’innovateur peut espérer dépecer la banque par appartement. Et ne lui laisser que sa partie réglementée, devenue non rentable. D’où la question : que se passera-t-il en cas de crise ? Si Fintech survit, il aura un avenir. Peut-être au sein d’une banque. (En tout cas, cela semble signifier que le système financier devient beaucoup plus risqué. Ce qui pourrait l’amener à se contracter ?)

La France regroupe ses régions. Cela correspondrait plus à une rationalité stratégique qu’économique (la fusion n’entraînera pas de synergies mais probablement de gros surcoûts). M.Renzi réforme. Il va de succès en succès. Mais, serait-il en train de construire une dictature ? La doctrine économique allemande est l’ordolibéralisme. Le marché doit être encadré par des lois morales, inspirées de la gestion vertueuse d’un foyer. Dangereux ? « Presque partout, Syriza a obtenu le contraire de ce qu’il a promis. Il a juré de mettre un terme à la dépression grecque. La croissance s’est arrêtée. Il a promis d’arrêter les politiques d’austérité en Europe. Il a servi la cause des avocats de la rigueur au-delà des espoirs les plus fous de l’Allemagne. Il a promis de se débarrasser des mauvaises habitudes des partis traditionnels, il semble en fait, s’en être emparé. » Changements au Moyen-Orient. La levée de l’embargo américain sur l’Iran bouscule l’équilibre local. Les pays du Golfe demandent l’aide des USA. Aux USA, ceux qui refusent le mariage pour tous pour raison religieuse font l’objet de mesures de rétorsion de la part de la justice.

Numérique : les gros vont probablement manger les (relativement) petits. L’industrie américaine est touchée par la baisse du dollar. Elle pourrait devoir délocaliser. L’Europe essaie de construire un marché unique du numérique, mais ses dysfonctionnements endémiques devraient tuer ses velléités. Y compris celles qui consistent à s’en prendre aux entreprises américaines. 

Désormais, c’est le client pauvre qui fait, gratuitement, le travail de l’entreprise. Elle a peut-être poussé le bouchon un peu loin. Cela supprime des emplois, et cela la coupe du contact avec le marché qui est nécessaire pour le connaître. L’économie comportementale gagne du terrain. On a trouvé des applications à la manipulation des comportements humains en micro économie. Mais pas encore en macroéconomie. Le rendement des obligations européennes augmente. Ça ne devrait pas durer. Le vieillissement ne produit pas nécessairement la déflation.

On arrive à raccrocher le changement climatique à la météo. Il provoquerait une très nette probabilité d’augmentation « d’événements extrêmes », comme les vagues de chaleur, mais pas les tempêtes. Les canons électriques gagnent la marine : maintenant que le navire est électrifié, on a un moyen économique de bombarder. 

dimanche 8 février 2015

La Grèce fait souffler le vent du renouveau ?

M.Renzi et le gouvernement grec annonceraient-ils le renouveau de l’Europe ? Le premier ministre et le ministre des finances grecs font le tour des capitales du continent. Leur style, détendu et créatif, a quelque chose de rafraîchissant (après celui, mesquin et constipé, des politiques traditionnels). Ils apportent des idées neuves, pas idiotes. Ils ont redonné de la fierté à la Grèce. Et les Espagnols rêvent de les imiter. L’Europe du Sud, tout en prétendant suivre la ligne Merkel, caresse l’espoir qu’ils soient l’hirondelle qui dégèle la rigueur. Quant à la BCE, certes elle tient la Grèce entre ses mains, mais sans légitimité démocratique peut-on éjecter une démocratie de la zone euro ? M.Renzi s’est attelé à des travaux d’Hercule : rationaliser la démocratie italienne. Il vient de réussir un exploit : faire élire son président.

A l’opposé, l’Allemagne donne une désagréable image de repli sur soi. Droite et gauche s’unissent dans le refus. Euro, immigrants et surtout, cela pourrait surprendre, Amérique. En France, la laïcité est en question. Et si elle avait été instrumentalisée en outil de domination ?

Délicate Ukraine. L’armée ukrainienne n’a aucune chance face à la russe. Peut-on l’armer sans déclencher une dangereuse escalade ? L’Allemagne et B.Obama pensent non, le nouveau ministre de la défense et les Républicains américains, oui.

Le fermier anglais, jadis le plus productif au monde, est maintenant en queue de peloton. Parmi les causes de ce retard, il semble qu’il y ait surtout le désengagement de l’Etat (Mme Thatcher ?). « Les instituts de recherche publique britanniques ont été liquidés dans les années 80. » Et la terre est devenue un « hot market » pour spéculateur.

Le Japon ne parvient ni à reconstruire une vie pour les victimes du tsunami et de l’accident nucléaire, ni à démanteler la centrale nucléaire de Fukushima. Ce n’est pas une question d’argent, mais de dysfonctionnement du système. Goulots d’étranglement. (Corruption ?... Au passage, je note ce que coûte un accident nucléaire : « 71.000 réfugiés nucléaires », plus démantèlement et nettoyage : peut-être plus de 400md€, sur une quarantaine d’années !)

En brûlant un pilote jordanien, l’Etat Islamique a fait une erreur de relations publiques. Il recule en Iraq, mais l’Etat de non droit syrien pourrait lui fournir un asile durable. D’autant que les candidats au djihad continuent à affluer.

M.Netanyahou joue des puissantes amitiés que compte Israël aux USA pour ennuyer M.Obama. Ce n’est probablement pas judicieux.

La pollution en Inde est effrayante. Elle ferait 1,6m de morts par an. En cause une croissance propulsée par une technologie d’un autre temps. Voitures (pourtant seulement 5% de la population est équipée) et usines. Il va falloir moderniser et penser transports en commun… En termes de pollution, ça ne va pas fort, non plus, en Chine. Mais on y a pris des mesures, à la Chinoise : la situation doit s’améliorer radicalement, quitte à sacrifier l’emploi et la croissance.

Le numérique n’a pas encore disrupté la traduction, mais pourrait bien disrupter le traducteur. Façon Uber. L’Amérique devient le plus gros exportateur mondial de pétrole. C’est bon pour ses affaires, et mauvais pour celles de ses adversaires.

Economie mondiale : l’enlisement ? Les Etats continuent à accumuler des dettes à grande vitesse. Pourquoi ? Pas de croissance, démographie en recul. Et surtout :  « comme n'importe quel médicament de confort, après quelques temps on ne peut plus se passer de la dette » ?)Tout le monde faisant face aux mêmes circonstances, pas possible d’exporter ses malheurs chez le voisin. Les banques centrales essaient, toutefois. Les taux de change sont partis pour fluctuer. D'où graves difficultés pour les pays endettés en monnaies étrangères. D’autant que les marchés financiers font sauter toutes les tentatives d’arrimage d’une monnaie à une autre. (Le montant des échanges de devises représente plus de cent fois celui du commerce mondial…) Petit succès, tout de même, les Etats se sont mis, avec une efficacité inconcevable il y a peu, à traquer les riches qui échappent à l’impôt, partout où ils se cachent. 

Pourquoi se rase-t-on ? (Et surtout, pourquoi les femmes s’épilent-elles ?) La culture contre la nature. Autre effet de la culture, américaine cette fois : le fonds activiste. Il lui suffit d'acquérir une petite partie du capital d'une grande entreprise pour lui dicter ses volontés. En effet, les autres investisseurs sont soit passifs, soit des spéculateurs attirés par une affaire fumante. L'existence de tels fonds forcerait le dirigeant à demeurer sur ses gardes. Mais leur avenir est compromis : ils sont devenus trop gros pour le marché. Et seuls les USA leur sont propices.