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mercredi 31 août 2022

Post Fukushima

Le Japon se remet à construire des centrales nucléaires. Les Allemands pourraient faire repartir les unités qu'ils avaient arrêtées.

La Pologne se lamente d'avoir abandonné ses mines de charbon. Il n'y a plus aucun complexe à l'utiliser. la question qui se pose est, plutôt : mais où donc en trouver ? (L'Allemagne, décidément le modèle du monde, explique maintenant que les trains chargés de charbon ont la priorité sur les trains de passagers...)

Alors que la gauche a vendu son âme, son histoire, et son électorat, à l'écologie, cette dernière semble, brutalement, ne plus compter du tout. 

Les intellectuels sont les maîtres des esprits, mais, quand les corps sont en danger, ils ne sont que des tigres de papier ? 

Et quid du réchauffement climatique ? Va-t-il être balayé par l'inflation, la récession, les conflits divers et autres calamités que l'on nous annonce ? 

samedi 13 août 2022

Effet de serre

Pour émettre moins de CO2, nous devons utiliser plus d'énergie. J'entendais dire cela, vendredi, à un aciériste, interviewé par la BBC. En effet, il faut modifier les processus de fabrication, en passant du charbon à l'électricité. 

Oui, mais nous manquons d'énergie... disait la BBC. (Elle aurait pu ajouter : et celle-ci vient de plus en plus du charbon, à tel point que nous ne parvenons plus à en trouver...) 

Et si la lutte contre l'effet de serre avait pour conséquence imprévue de l'accélérer ?  Un problème de systémique ?

mercredi 22 juin 2022

Refroidir le monde

La réfrigération, moyen de réduire l'effet de serre. Voici ce que disait 39 ways to save the planet de la BBC. 

Surprenant, non ? Réfrigérer semble être contre nature. 

En fait, l'idée est double. Aujourd'hui, on refroidit avec des moteurs diesel, et, seconde idée, faute de chaîne du froid, une grande quantité de la production mondiale de nourriture se perd. En particulier dans les pays pauvres. 

Une minute... Les pays pauvres souffrent de la faim, apparemment on a une solution à ce problème, et on ne fait rien ? On ne commence à bouger que parce que les riches des pays riches ont peur que le ciel leur tombe sur la tête ? 

Diantre, que nous sommes hypocrites ? 

dimanche 12 juin 2022

39 ways to save the planet


J'écoute une émission de BBC4 (en rediffusion) qui étudie l'une après l'autre les diverses façons de réduire les émissions de CO2 de l'humanité. 

Je n'ai pas encore entendu toute la série, mais je constate, qu'à chaque fois, il s'agit de gains possibles de plusieurs pour cent. A croire, que, bientôt, il va falloir inventer de nouvelles sources d'émissions. 

Pour le moment, ce sont les femmes et les vaches qui sont susceptibles des plus gros gains. Pour les unes, la solution est l'éducation, qui change leur fertilité, pour l'autre, on parle de régimes alimentaires qui réduiraient leur production de méthane. 

Comme le dit le titre de l'émission, il y a énormément de façons de bien faire. Planter des bambous dans des sols pauvres, bâtir en bois, exploiter les forêts de manière rationnelle, cultiver un riz qui n'a pas besoin de rizière, entretenir la coque des navires, produire de l'acier sans utiliser de carbone, faire nettoyer les pales des éoliennes par des robots, retraiter le gaz des réfrigérateurs... 

A chaque fois, il semble que ce soit "du changement sans changement". Si on s'y prend bien, il n'y a pas de perdants. Au contraire. 

Quand on veut, on peut ? Mais, surtout, quand l'humanité parvient à se mettre d'accord sur un objectif, et sur les moyens de l'atteindre, tout est possible ? 

On dit qu'un temps la forêt amazonienne fut un jardin. Il semble que, demain, ce sera le sort de la terre. Et si pour combattre "l'effet de serre", nous étions en train de mettre la planète sous cloche ? 

mardi 22 mars 2022

Géniale nature

 Le bon usage d'enzymes permettrait de transformer le maudit dioxyde de carbone en un combustible "propre", dit une étude de l'Université de Cambridge. Cela marcherait bien mieux que la capture de C02. 

M.Poutine semble avoir mis du plomb dans l'aile de la transition climatique. Ce type de technique pourrait-il sauver les combustibles traditionnels ? 

En tout cas ce qui est fascinant et mériterait peut être beaucoup plus d'études est la capacité de la nature à mener ses changements très efficacement, et avec très peu d'énergie. Le plus prometteur ne semble pas de chercher à l'imiter, mais, plutôt, d'apprendre à l'utiliser. Peut-être que, si nous en comprenions le langage, notre progrès pourrait être plus rapide, et plus durable ? 

mardi 15 février 2022

Responsabilité vis-vis des prochaines générations

Il faut faire preuve de responsabilité vis-à-vis des prochaines générations. Voilà ce que l'on entend depuis quelques temps.

Contre-coup à l'esprit de 68 ? Alors, il s'agissait de profiter de la vie. Serait-on allé trop loin ? Les parents boivent les enfants trinquent ? 

Ce discours accuse les politiques de "lâcheté". En fait de populisme. Au lieu d'en appeler au sacrifice que demande la réduction des émissions de CO2, ils encouragent les appétits bas du citoyen. Par leur faute l'humanité pourrait disparaître. (C'est plus ou moins ce que disait une émission de BBC4.)

Ce discours révèle une méconnaissance inquiétante de la réalité. Tout d'abord l'homme politique ne fait pas ce qu'il veut. C'est un élu, pas un dictateur. Ensuite, la société ressemble à un écosystème naturel, elle est un assemblage complexe de relations. On ne peut pas la changer par décret. 

On semble avoir un peu facilement oublié les leçons de l'histoire. Il en faut vraiment très peu pour que le monde bascule dans le chaos. Espérons que la crise Ukrainienne ne va pas nous le rappeler. 

jeudi 8 avril 2021

France, usine de la Chine ?

"la quête de la neutralité carbone est sans doute un objectif louable mais, si l’on considère la question environnementale dans son ensemble, se focaliser sur le C02 peut avoir des effets délétères. Dans le cas chinois, cela pourrait servir de justification supplémentaire à la vague de construction de barrages qui ravage déjà des communautés entières et menace les ressources en eau dans les pays riverains en aval, en Asie du Sud-Est, avec un impact à la fois sur leur environnement et sur leur économie (...) la Chine a déjà exporté certaines de ses installations les plus intensives en carbone, comme les centrales électriques au charbon, vers ses partenaires de l’initiative des Routes de la soie. Les entreprises d’État chinoises se sont lancées dans des projets d’infrastructure tels que des lignes ferroviaires à grande vitesse, des autoroutes, des barrages hydroélectriques et des ports en eau profonde, qui ont tous une empreinte carbone importante et des conséquences écologiques à long terme en termes de perte d’habitat et de biodiversité." (Article.)

Et si la France exploitait la mode du CO2 pour reconstruire le tissu industriel qu'elle a délocalisé ? 

dimanche 21 février 2021

Coup de froid au Texas

Exceptionnel coup de froid au Texas. Mauvais coup pour le réchauffement climatique, au pays de Donald Trump ? 

Les promoteurs de la "transition climatique" nous prennent pour des benêts. Ils nous disent : regardez, il fait plus chaud, c'est la cause du réchauffement climatique. Et quand il fait exceptionnellement froid ? Ils nous répondent que ça ne change rien à leur thèse. 

Et effectivement, un coup de chaud il y a quelques milliers d'années a produit une glaciation de l'hémisphère nord. Le réchauffement climatique ne produit pas nécessairement le réchauffement des températures partout sur la Terre. C'est une question de systémique. Mais la systémique, ce n'est pas pour les benêts. 

Mais aussi, il y a des phénomènes climatiques violents, que nous ne comprenons pas très bien. Comme celui qui a touché le Texas. Qui sait s'ils ne pourraient amener un froid polaire en France, auquel ne résisterait peut être ni le chauffage de ma maison, ni le réseau d'EdF, et donc pas mieux notre foule grandissante de pauvres ? Et si l'on se demandait ce qui se passerait si l'on était transformés en Texas ? 

Leçon de communication : ce n'est jamais une bonne idée de prendre les gens pour des imbéciles ? 

lundi 15 février 2021

Climat et virus

"Les changements climatiques induits par l'activité humaine affectent la croissance des plantes et des arbres. Au siècle dernier, les habitats naturels de la province chinoise du Yunnan sont passés d'arbustes tropicaux à la savane et aux zones boisées - faisant entrer 40 espèces de chauves-souris supplémentaires, qui transportaient avec elles environ 100 types de coronavirus." lit-on dans la lettre de l'université de Cambridge. 

D'où l'on déduit que le changement climatique facilite l'épidémie. 

Mais est-ce très sérieux ? Le changement climatique est un phénomène planétaire. Ce qui est décrit ici est un changement local. C'est un peu comme si je disais que ma maison a produit un bouleversement climatique. (Ce qui est juste.) Nous savons depuis longtemps que l'activité humaine bouleverse notre écosystème, et que c'est à l'origine des épidémies. 

Navrante "science" ?

lundi 18 janvier 2021

Inversion thermique

Il y a quelques jours une chaîne météo annonçait une brutale baisse de températures, alors que l'on était sur le point de connaître un réchauffement et que, d'ordinaire, un changement de temps dure au moins deux semaines. Et que les prévisions d'autres chaînes étaient conformes aux miennes ! 

Renseignements pris, il y aurait une inversion thermique au dessus du Pole nord, ce qui est susceptible de nous expédier l'air de ces régions. Mais, en me renseignant un peu plus, je lis qu'en fait on n'en sait rien. 

Cette histoire me fait penser que ceux qui ont inventé le terme "anthropocène" ont eu un coup d'hybris. Certes il est possible que l'activité de l'humanité influe sur le climat, mais il faut être bien présomptueux pour penser que c'est le seul facteur à prendre en compte. Depuis la nuit des temps les variations du climat sont extrêmement complexes et redoutables, et totalement incompréhensibles. Nous ferions bien de ne pas l'oublier. 

vendredi 25 décembre 2020

Décarbonation : désastre écologique ?

Que signifient les alternatives à l'énergie carbonée ? Résoudre des problèmes extrêmement complexes. 

À basse pression, l'hydrogène "fragilise" les métaux comme l'acier d'une manière que nous découvrons encore après un siècle et demi de recherche. À des températures et des pressions plus élevées, l'hydrogène "attaque" l'acier. Les minuscules atomes ou ions d'hydrogène trouvent leur chemin à travers les joints et les soudures. Pour maintenir les canalisations d'hydrogène sous pression, il faut plusieurs étages de compresseurs de plus que pour le gaz naturel. Et le déplacement du sol ou les tremblements de terre pourraient avoir des effets graves sur ce pipeline en acier fragilisé. 
En outre, à moins que les catalyseurs de piles à combustible de laboratoires puissent être rapidement adaptés à une industrie de masse, l'économie de l'hydrogène sera plus dépendante du platine d'Afrique australe que l'industrie pétrolière ne l'a jamais été des gisements du Golfe. Même sans dépendance au platine, nous devrons comprimer en quelques années l'équivalent de plusieurs générations d'ajouts à notre infrastructure de production de métaux.

Et une dépendance vis-à-vis de certains métaux, à un moment où l'extraction perd en productivité. Ce qui pose beaucoup de difficultés, techniques, économiques, politiques et environnementales. Ces goulots d'étranglement du changement peuvent décaler tous les plans d'une décennie. (Un article du FT.)

Irons-nous éternellement de Charybde en Scylla ? 


dimanche 25 octobre 2020

Normales saisonnières

J'ai été surpris de devoir chauffer ma maison au début de l'automne. En regardant les "normales saisonnières", j'ai constaté que nous étions très au dessous. 

Température anormale ? Je me suis rappelé des rentrées d'école pluvieuses. Cela me paraissait naturel alors. Probablement, comme cette fois, nous étions victimes d'une tempête qui touchait la Bretagne. Mais, entre-temps, j'ai vécu à Paris. Et, à Paris, dans un appartement et dans un bureau, le climat ne compte pas.

La perception de la température ne correspond pas à ce que dit le thermomètre. Elle ne retient que des événements frappants. Par exemple, j'ai été surpris de voir de la neige il y a quelques années. La neige était associée à ma toute petite enfance. J'étais convaincu d'une forme de "réchauffement climatique" avant même qu'il soit à la mode. Evénement d'autant plus frappant que la neige a stoppé pendant un jour l'alimentation en électricité de mon quartier, d'où une maison quasiment à zéro, et une chaudière qui a un pépin au moment de repartir. (Coup de chance : mon chauffagiste ne partait en vacances que le lendemain.) 

En outre, la température n'est pas liée très clairement au sentiment de chaud et de froid. A 20°, il fait froid dans ma banlieue, mais pas sur les bords de mer. Et le froid dépend de l'âge. Il m'arrive maintenant d'avoir très froid, alors que la température ne me préoccupait pas quand j'étais enfant. 

lundi 12 octobre 2020

Prince vert et Blanche neige nucléaire

La rage du moment, c'est une nouvelle génération de petits réacteurs nucléaires (SMR). Ils vont se vendre comme des "Hot cakes" pense la Grande Bretagne, qui veut en devenir le champion. L'innovation du SMR est qu'il serait éligible aux mécanismes du marché, étant petit, donc il peut être produit par beaucoup d'entreprises. (Article du Financial Times.)

L'écologiste, prince d'une Blanche neige nucléaire ? 

Morale ? Quand vos idées triomphent, c'est qu'elles ont été récupérées par vos adversaires ? La roche Tarpéienne... 

(Par ailleurs, Elon Musk veut utiliser le moteur nucléaire pour conquérir l'espace. Pourquoi, d'ailleurs, ne "disrupterait-il" pas le marché de la centrale nucléaire ? En attendant, c'est peut-être Bill Gates qui tente de le faire avec TerraPower.)

mardi 29 septembre 2020

L'éléphant et l'écologiste

Dans le combat climatique, la stratégie des écologistes est d'étouffer "l'ennemi". Wikipedia donne un exemple de cette stratégie. Les fiches de leurs opposants servent à démontrer que ceux-ci sont des manipulateurs. (N'utilisent-ils pas les mêmes techniques que celles des écologistes ?)

D'ailleurs, cela n'est pas faux. Devant l'efficacité de cette tactique, de gauche, M.Sarkozy, et les néoconservateurs, plus généralement, l'ont employée.

Les principes de la RSE sont une autre forme de démocratie. Il s'agit de prendre en compte l'opinion des "parties prenantes" concernées par un sujet. Ce n'est plus une question de qui a raison entre écologistes, climato-sceptiques ou autres Gilets jaunes. C'est la fable des aveugles et de l'éléphant. Chacun a une vision partielle d'un "tout" qu'il ne peut pas concevoir. Mais une fois que ce "tout" est apparu, résoudre les problèmes individuels est évident.

mardi 15 septembre 2020

Greta Thunberg, fille spirituelle de Mme Thatcher ?

Mme Thatcher a été un des premiers activistes de la cause climatique. Voici qui est surprenant.

Mais, peut-être y avait-il quelque-chose d'anglais dans cette affaire, car, comme le dit ce blog, M.Blair a joué un rôle déterminant dans la conférence de Kyoto. Il a expédié les industries polluantes en Chine (notamment).

Mme Thatcher n'a pas combattu que le climat, elle a aussi affronté les mineurs. Et si la cause du réchauffement climatique avait rejoint la volonté de faire émerger un nouveau type d'économie ? Cela pourrait-il expliquer que l'écologie moderne soit devenue compatible avec la croissance (elle remplace le pétrole par l'éolienne), ce qui n'était pas le cas initialement, lorsque le rapport du Club de Rome est sorti ?

lundi 14 septembre 2020

Réchauffement climatique : la science unanime ?

Depuis que j'ai écrit sur mes doutes concernant le discours que l'on entend sur le réchauffement climatique, on me signale que, contrairement à ce que l'on dit, il n'y a pas consensus de la communauté scientifique sur cette question. Des statisticiens éminents estimeraient que leurs outils ont été incorrectement utilisés par les spécialistes du climat. Surtout, les géologues seraient, majoritairement, "climatosceptiques". (En outre, il y aurait de très gros enjeux économiques dans cette affaire.)

En cherchant à vérifier ce que l'on me disait. Je suis tombé sur cet article écrit par un géologue belge. Il semble relativement bien argumenté. Quoi qu'en un temps où les universitaires les plus prestigieux s'insultent, on ne soit plus sûr de rien. Conclusion de l'article :
En conclusion bien que l’atmosphère terrestre ait presque toujours été caractérisée par des teneurs en CO2 bien plus élevées que l’actuelle, la Vie, d’abord microbienne (bactéries et Fungi pour l’essentiel) dès le début du Précambrien il y a plusieurs milliards d’années, ensuite pluricellulaire avec notamment les métazoaires, s’est bien épanouie dans des milieux à fortes teneurs en CO2. Ces milieux ont sans cesse changé suite aux variations climatiques qui sont la règle depuis la formation de la Terre sans que cela n’affecte les processus vitaux. Ces variations sont certainement plus abondantes que celles déjà mises en évidence, et seront mises à jour à mesure que la résolution temporelle ou stratigraphique s’améliore. Dans le détail à notre disposition il n’y a aucune corrélation simple ou linéaire entre taux de CO2 et la température et il semble également que l’augmentation de CO2 soit une conséquence de l’augmentation de la température avec un décalage d’environ 11 mois. Tout près de notre époque l’Optimum Climatique Médiéval nous rappelle qu’il a fait plus chaud qu’aujourd’hui pendant quelques siècles autour de l’an mil sans CO2 anthropique. Les archives géologiques nous montrent la même chose, avec des écarts de températures encore bien plus élevés que ceux estimés pour l’Optimum Climatique Médiéval. La relation température/CO2 à court terme est loin d’être élucidée. 
La géologie incite donc à la prudence quant à l’interprétation de la situation actuelle atypique puisqu’elle est caractérisée pour une des premières fois dans l’histoire de notre Globe par un faible taux de CO2 dans l’atmosphère. 
Prof. Alain Préat, Université Libre de Bruxelles

mardi 25 août 2020

Révélation ?

Allons-nous vers une glaciation ? En 1971, France Culture consacrait trois heures à cette question.

Choc. On y entend des savants qui doutent, et qui remettent en cause nos certitudes.

Depuis la nuit des temps, le climat subit des oscillations, longues (dizaine de milliers d'années) ou courtes (dizaine d'années). Il peut y avoir des décennies "normales" dans une ère glaciaire. On ne sait pas expliquer ces oscillations.

Donc, croire que l'homme, par son action, est le maître du climat est ridicule. D'ailleurs, la question du CO2 est évoquée : un réchauffement créerait une évaporation d'eau, susceptible de contrer l'effet de serre. Idem pour l'émission de particules par la pollution.

La seule tentative de prospective, basée sur les cycles du climat, prévoyait une baisse de température de 1970 à 1990, puis une hausse jusqu'à 2050.

Cela ne signifie pas que notre développement soit durable. Ce qui est dit du plomb et du nucléaire, retrouvés dans les glaces polaires, est effrayant. Mais cela conduit à s'interroger sur les zélotes du changement climatique. Et s'ils avaient inventé "l'anthropocène", idée de "bon sens" à la Gramsci, pour nous mener en bateau ?

Bien sûr, comme le rappelle le virus, on ne peut pas oublier la réalité. Mais est-il possible de s'épargner des réveils brutaux, et les drames qui les accompagnent ?

vendredi 21 février 2020

La nature surprenante des nuisances aériennes

En termes d'effet de serre, 60% des nuisances aériennes viendraient des trainées que laissent parfois les avions, des nuages artificiels.

Pour les éliminer, il suffit de modifier légèrement la trajectoire de l'appareil. (Ce que l'on ne sait pas faire simplement aujourd'hui, faute de pouvoir repérer facilement la zone potentiellement génératrice de trainée.)

Curieusement, cela n'intéresserait pas les écologistes. Ils veulent empêcher les avions de voler.

(Article de CNN.)

samedi 28 décembre 2019

Les effets pervers du développement durable

Le voyage en bateau de Greta Thunberg a eu un mérite. Il a montré à quel point le bon sens était stupide. Elle a pris un voilier pour ne pas prendre l'avion. Et si nous faisions tous pareil ? Il est probable qu'il n'y aurait plus d'opposant à l'effet de serre massif que cela aurait provoqué : nous n'aurions plus d'autre moyen de nous chauffer.

Globalement, notre économie peut sembler très polluante, mais elle l'est très peu par rapport à ce que nous lui demandons. Un avion ne consomme presque rien, au km et par personne, comparé à une voiture. D'autant qu'il fait beaucoup moins de km qu'elle pour atteindre une même destination, et qu'il va beaucoup plus vite.

En outre, il faut prendre en compte le phénomène "gilets jaunes". Une taxe carbone a des impacts sur nos vies. Elle peut les rendre invivables. Par exemple, si le prix du billet d'avion augmente, cela changera les voies du tourisme, et beaucoup de gens y perdront leur emploi.

Lorsque l'on parle des métiers à tisser, et de la résistance qu'ils ont rencontrée, on se trompe. Les ouvriers n'ont pas résisté au progrès, mais aux conséquences du progrès dans une économie de marché. Si l'on veut changer la société, on ne peut pas "laisser faire", il faut lui donner les moyens de s'adapter.

dimanche 10 mai 2015

L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer l’homme ?

L’Intelligence artificielle était à la mode au début des années 80. Apparemment, elle reviendrait en force, et ferait peur à des penseurs éminents. Va-t-on remplacer l’homme par la machine ? « Ignorez la menace d’une prise de pouvoir des ordinateurs sur le monde, et vérifiez qu’ils ne sont pas en train de prendre votre emploi. » Il se trouve, justement, que le numérique s’en prend à la banque. C’est Fintech. Curieusement, c’est le régulateur qui est le meilleur allié de l’innovateur. En effet, il considère qu’il n’est pas porteur de risque systémique. S’il y a problème, c’est le prêteur qui paie les pots cassés. Du coup, l’innovateur peut espérer dépecer la banque par appartement. Et ne lui laisser que sa partie réglementée, devenue non rentable. D’où la question : que se passera-t-il en cas de crise ? Si Fintech survit, il aura un avenir. Peut-être au sein d’une banque. (En tout cas, cela semble signifier que le système financier devient beaucoup plus risqué. Ce qui pourrait l’amener à se contracter ?)

La France regroupe ses régions. Cela correspondrait plus à une rationalité stratégique qu’économique (la fusion n’entraînera pas de synergies mais probablement de gros surcoûts). M.Renzi réforme. Il va de succès en succès. Mais, serait-il en train de construire une dictature ? La doctrine économique allemande est l’ordolibéralisme. Le marché doit être encadré par des lois morales, inspirées de la gestion vertueuse d’un foyer. Dangereux ? « Presque partout, Syriza a obtenu le contraire de ce qu’il a promis. Il a juré de mettre un terme à la dépression grecque. La croissance s’est arrêtée. Il a promis d’arrêter les politiques d’austérité en Europe. Il a servi la cause des avocats de la rigueur au-delà des espoirs les plus fous de l’Allemagne. Il a promis de se débarrasser des mauvaises habitudes des partis traditionnels, il semble en fait, s’en être emparé. » Changements au Moyen-Orient. La levée de l’embargo américain sur l’Iran bouscule l’équilibre local. Les pays du Golfe demandent l’aide des USA. Aux USA, ceux qui refusent le mariage pour tous pour raison religieuse font l’objet de mesures de rétorsion de la part de la justice.

Numérique : les gros vont probablement manger les (relativement) petits. L’industrie américaine est touchée par la baisse du dollar. Elle pourrait devoir délocaliser. L’Europe essaie de construire un marché unique du numérique, mais ses dysfonctionnements endémiques devraient tuer ses velléités. Y compris celles qui consistent à s’en prendre aux entreprises américaines. 

Désormais, c’est le client pauvre qui fait, gratuitement, le travail de l’entreprise. Elle a peut-être poussé le bouchon un peu loin. Cela supprime des emplois, et cela la coupe du contact avec le marché qui est nécessaire pour le connaître. L’économie comportementale gagne du terrain. On a trouvé des applications à la manipulation des comportements humains en micro économie. Mais pas encore en macroéconomie. Le rendement des obligations européennes augmente. Ça ne devrait pas durer. Le vieillissement ne produit pas nécessairement la déflation.

On arrive à raccrocher le changement climatique à la météo. Il provoquerait une très nette probabilité d’augmentation « d’événements extrêmes », comme les vagues de chaleur, mais pas les tempêtes. Les canons électriques gagnent la marine : maintenant que le navire est électrifié, on a un moyen économique de bombarder.