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lundi 5 décembre 2016

Renzi coule l'Europe ?

Cette fois-ci, c'est la fin ? Les journaux économiques étrangers le disent depuis quelques semaines. Pour une fois, les sondages ne se sont pas trompés. Ils ont vu que M.Renzi, Cameron II ?, perdrait son référendum. Ce qui veut dire que Cinq étoiles va gagner. Or il veut sortir de l'euro. Ce que n'aiment pas les marchés. Or, l'Italie et ses entreprises sont en très très mauvaise situation et dépendent énormément des marchés. Or, toute l'économie européenne est systémiquement liée. (L'économie mondiale est aussi liée à l'européenne, mais cela ne semble pas être perçu par les dits journaux.) 

Que va-t-il arriver ? Autodestruction de l'UE et de l'économie mondiale ? Difficile à dire. Il semble que l'on soit dans une phase d'apprentissage. Le politique, l'électeur, l'économie... découvrent les conséquences de l'irresponsabilité. Si l'on veut éviter de disparaître, il va falloir apprendre à renoncer aux solutions radicales et découvrir que nous avons besoin de tout le monde pour nous tirer d'affaire. Peut-être que l'on ne peut y parvenir que lorsque l'on est dos au mur ?

dimanche 1 mars 2015

Le téléphone mobile conquiert la planète...

Demain l’humanité aura dans sa poche un superordinateur. En quoi cela va-t-il changer sa vie ? « Le téléphone est une pièce centrale de l’Internet des choses » : c’est « une télécommande pour presque tout ». Cela va aussi bousculer l’entreprise puisque la plate-forme de choix n’est plus le PC ou Internet, mais l’application mobile. Et peut-être aussi notre sécurité. Les téléphones sont particulièrement mal protégés, et ce sont des espions nés ! (Un exemple : « les gyroscopes qui détectent les mouvements peuvent être utilisés pour enregistrer la parole même quand le micro du téléphone est éteint » !). Curieusement l'omniprésence du téléphone mobile pourrait à la fois rendre impersonnelle l’interaction humaine tout en établissant un lien permanent avec l’humanité. (Société d’individus isolés sous le regard de tous ?)

L’Allemagne devient le leader de l’Europe. Qu’est-ce qui la guide ? Eviter que les crises ne dégénèrent en guerre ; éthique ; défense du système international ; conserver l’unité de l’UE, de l’OTAN et de l’Ouest. Et, comme tactique : abandonner ce qui est perdu, pour « sauver le reste ». Ce qui ne fait pas une stratégie. Et ce qui manque de force de dissuasion. Le nouveau gouvernement grec doit faire avaler à ses électeurs qu’il ne peut faire autrement que mener la même politique que ses prédécesseurs. M.Renzi, as du changement ? Il réformerait le droit social. Et ce pour apporter un peu de protection à sa masse de travailleurs précaires et réduire les protections des travailleurs installés. En espérant que cela donne envie d’embaucher à l’entreprise. Les Espagnols sont prêts à tout pour renouveler leurs partis de gouvernement. Après Podemos, voilà qu’arrive Ciuadadanos. Il proposerait un « programme de réformes pragmatiques ». L’Ukraine est prise entre les tanks russes et le FMI. L’infrastructure du Liban a été détruite par la guerre, et seulement partiellement reconstruite. Qu'il existe des installations critiques pour la vie du pays favorise les comportements mafieux. Des partis politiques aux entrepreneurs.

Renouveau industriel aux USA ? Apparemment seulement. Dans beaucoup d’industries de pointe, le pays ne serait pas compétitif. Une question d’impôts et d’éducation. Au moins. Au Venezuela, la situation économique est catastrophique. Le gouvernement cherche à éviter de perdre les élections en jetant en prison ses opposants. La situation économique du Brésil est préoccupante. Désespérée ? A tel point qu’un mouvement thatchérien émerge.

L’Islam est-elle une religion de violence ? Ceux qui disent le contraire sont discrédités aux yeux du peuple… L’Etat Islamique étant un Etat, il a besoin de femmes.

On croyait vivre « l’âge d’or du gaz ». Pas de chance pour les producteurs. Ce le sera peut-être un jour. Mais pas maintenant. L’offre dépasse la demande. Ce qui devrait poser des difficultés à beaucoup d’entre eux, et à leurs fournisseurs.

Xiaomi, fabriquant chinois de téléphones mobiles, connaît un gros succès. Grâce à une formule gagnante : il réalise ses marges sur les applications mais pas sur les téléphones. Honda a essayé de rattraper ses concurrents. Pour le moment cela lui cause surtout des problèmes de qualité. Ils entraînent le départ de son PDG. HSBC a grandi trop vite. Sa gouvernance n’a pas suivi. Du coup, elle a empilé les petits arrangements avec la légalité. Ce qui lui explose à la figure aujourd’hui. Finmecanica, conglomérat hétéroclite, est restructuré. Autre exemple du vent de réforme qui souffle en Italie. 

Histoire des relations difficiles entre économie et politique. Avant 1918, les riches gouvernent. Peu d’impôts et d’Etat. Puis c’est le suffrage universel, l’Etat intervient, éducation et sécurité sociale. Après guerre, c’est le keynésianisme. L’Etat empile les dettes. Inflation et chômage. Puis c’est le monétarisme et ses banques centrales. Aujourd’hui, les nations sont aux prises avec des forces qui les dépassent. Les hommes politiques sont impuissants. Ce qui est mauvais pour la démocratie. (Je ne suis pas d’accord : ce n’est pas parce qu’on ne peut pas contrôler les forces de la nature, que l’on est impuissant !)

La culture contre l'homme ? La nature a calculé nos cils de façon optimale « pour conserver la cornée humide, et éviter les poussières ». Mais la mode a fait du cil féminin un « signal ». Le faux cil est un crime contre l’humanité. 

dimanche 8 février 2015

La Grèce fait souffler le vent du renouveau ?

M.Renzi et le gouvernement grec annonceraient-ils le renouveau de l’Europe ? Le premier ministre et le ministre des finances grecs font le tour des capitales du continent. Leur style, détendu et créatif, a quelque chose de rafraîchissant (après celui, mesquin et constipé, des politiques traditionnels). Ils apportent des idées neuves, pas idiotes. Ils ont redonné de la fierté à la Grèce. Et les Espagnols rêvent de les imiter. L’Europe du Sud, tout en prétendant suivre la ligne Merkel, caresse l’espoir qu’ils soient l’hirondelle qui dégèle la rigueur. Quant à la BCE, certes elle tient la Grèce entre ses mains, mais sans légitimité démocratique peut-on éjecter une démocratie de la zone euro ? M.Renzi s’est attelé à des travaux d’Hercule : rationaliser la démocratie italienne. Il vient de réussir un exploit : faire élire son président.

A l’opposé, l’Allemagne donne une désagréable image de repli sur soi. Droite et gauche s’unissent dans le refus. Euro, immigrants et surtout, cela pourrait surprendre, Amérique. En France, la laïcité est en question. Et si elle avait été instrumentalisée en outil de domination ?

Délicate Ukraine. L’armée ukrainienne n’a aucune chance face à la russe. Peut-on l’armer sans déclencher une dangereuse escalade ? L’Allemagne et B.Obama pensent non, le nouveau ministre de la défense et les Républicains américains, oui.

Le fermier anglais, jadis le plus productif au monde, est maintenant en queue de peloton. Parmi les causes de ce retard, il semble qu’il y ait surtout le désengagement de l’Etat (Mme Thatcher ?). « Les instituts de recherche publique britanniques ont été liquidés dans les années 80. » Et la terre est devenue un « hot market » pour spéculateur.

Le Japon ne parvient ni à reconstruire une vie pour les victimes du tsunami et de l’accident nucléaire, ni à démanteler la centrale nucléaire de Fukushima. Ce n’est pas une question d’argent, mais de dysfonctionnement du système. Goulots d’étranglement. (Corruption ?... Au passage, je note ce que coûte un accident nucléaire : « 71.000 réfugiés nucléaires », plus démantèlement et nettoyage : peut-être plus de 400md€, sur une quarantaine d’années !)

En brûlant un pilote jordanien, l’Etat Islamique a fait une erreur de relations publiques. Il recule en Iraq, mais l’Etat de non droit syrien pourrait lui fournir un asile durable. D’autant que les candidats au djihad continuent à affluer.

M.Netanyahou joue des puissantes amitiés que compte Israël aux USA pour ennuyer M.Obama. Ce n’est probablement pas judicieux.

La pollution en Inde est effrayante. Elle ferait 1,6m de morts par an. En cause une croissance propulsée par une technologie d’un autre temps. Voitures (pourtant seulement 5% de la population est équipée) et usines. Il va falloir moderniser et penser transports en commun… En termes de pollution, ça ne va pas fort, non plus, en Chine. Mais on y a pris des mesures, à la Chinoise : la situation doit s’améliorer radicalement, quitte à sacrifier l’emploi et la croissance.

Le numérique n’a pas encore disrupté la traduction, mais pourrait bien disrupter le traducteur. Façon Uber. L’Amérique devient le plus gros exportateur mondial de pétrole. C’est bon pour ses affaires, et mauvais pour celles de ses adversaires.

Economie mondiale : l’enlisement ? Les Etats continuent à accumuler des dettes à grande vitesse. Pourquoi ? Pas de croissance, démographie en recul. Et surtout :  « comme n'importe quel médicament de confort, après quelques temps on ne peut plus se passer de la dette » ?)Tout le monde faisant face aux mêmes circonstances, pas possible d’exporter ses malheurs chez le voisin. Les banques centrales essaient, toutefois. Les taux de change sont partis pour fluctuer. D'où graves difficultés pour les pays endettés en monnaies étrangères. D’autant que les marchés financiers font sauter toutes les tentatives d’arrimage d’une monnaie à une autre. (Le montant des échanges de devises représente plus de cent fois celui du commerce mondial…) Petit succès, tout de même, les Etats se sont mis, avec une efficacité inconcevable il y a peu, à traquer les riches qui échappent à l’impôt, partout où ils se cachent. 

Pourquoi se rase-t-on ? (Et surtout, pourquoi les femmes s’épilent-elles ?) La culture contre la nature. Autre effet de la culture, américaine cette fois : le fonds activiste. Il lui suffit d'acquérir une petite partie du capital d'une grande entreprise pour lui dicter ses volontés. En effet, les autres investisseurs sont soit passifs, soit des spéculateurs attirés par une affaire fumante. L'existence de tels fonds forcerait le dirigeant à demeurer sur ses gardes. Mais leur avenir est compromis : ils sont devenus trop gros pour le marché. Et seuls les USA leur sont propices. 

lundi 27 octobre 2014

Règlements de comptes à Bruxelles

Rien ne va plus à Bruxelles. M.Renzi a pris la tête de la fronde.

Chaque Etat refuse la mesure qui le contraint. Ce qui semble coincer, surtout, c'est l'arbitraire de Bruxelles. Les décisions ne sont pas prises par un parlement élu, mais par un individu, selon son bon plaisir.
C’est moins le «qui décide quoi», comme le dit Renzi, qui est en jeu, dès lors que les États partagent la même monnaie, que le «comment on décide», c’est-à-dire le contrôle démocratique au niveau européen.
Et cela, nos chefs d'Etat ne sont pas prêts de l'accepter lorsque cela vient de quelqu'un d'autre qu'eux.

Qu'il y ait crise me semble une bonne chose. L'Europe est un marché de dupes. Tant que les Etats n'auront pas mis leurs problèmes sur la table et qu'ils n'auront pas décidé qu'ils ont envie (ou non) de continuer ensemble, et comment ce faire, rien n'ira. Ce qui ne tue pas renforce. 

dimanche 26 octobre 2014

C’est reparti comme en 29

The Economist pense que nous sommes sur le bord, terrifiant, d’une grande dépression. Phénomène curieux. Ce serait un mal endémique. Mais nous l’avons oublié, parce que les mesures prises après guerre pour le contrer ont provoqué une grande inflation. Du coup, on a crû que c’était cela le problème. Autre paradoxe, ce serait la baisse du prix de l’énergie qui pourrait nous pousser dans le précipice. L’Europe est particulièrement en danger. En effet, la déflation va rendre insoutenable la pile de dettes des pays de sa périphérie.

Que faudrait-il faire ? Relance. Reconstruire les lamentables infrastructures de transport américaines et permettre le déficit à la périphérie européenne. Seulement, les populistes qui sont au pouvoir veulent faire exactement le contraire. (Etrangement « l’armée de chômeurs, forte de 25m de personnes (…) ne semble pas galvaniser les politiciens autant qu’un taux d’intérêt d’obligation d’Etat à 7%. »)

Si la baisse du prix de l’énergie plonge l’Occident dans la dépression, elle devrait être favorable aux pays émergents et particulièrement nuisible aux grands Satans de The Economist : Venezuela, Russie et Iran. L’Arabie Saoudite aurait laissé choir les cours, pour donner une leçon à ses concurrents, dont les coûts de production sont beaucoup plus élevés que les siens.

Quant au cours des actions, il devrait devenir hautement incertain.

Pourquoi les hommes d’affaire haïssent-ils M.Obama ? Pourtant, leurs entreprises et eux n’ont jamais été aussi riches, alors que le peuple, lui, s’est appauvri ? Parce qu’aux USA tout le monde en veut à tout le monde. Les très grandes entreprises pensent qu’ailleurs les conditions sont encore plus favorables qu’aux USA. Et les petites souffrent, notamment à cause des grandes.

« Les députés sont le prolongement des intérêts commerciaux et peuvent être vendus et échangés ». Le mal de l’Ukraine, c’est la corruption. Si le pays ne parvient pas à la maîtriser, cela pourrait se terminer par un Maidan en armes… Le Japon est atteint du même mal. Deux ministres donnent leur démission. Les Suédois traquent un sous-marin russe. Mais faute de budget militaire, ils n’ont plus les moyens de ce faire. M.Renzi serait extrêmement populaire. Il pourrait vouloir déclencher une élection qui lui donnerait les pouvoirs de réformer l’économie. La France essaie de réformer ses collectivités locales endettées, par exemple Argenteuil. (« Entre 2000 et 2010 le nombre d’employés des mairies a augmenté de 26%.) Cela pourrait conduire à une augmentation des impôts locaux et à une attaque du pouvoir central par les « barons des partis politiques », qui dirigent les villes. Mme Aubry aurait donné le coup d’envoi des hostilités.

« Personne ne sait quand le Nigeria va basculer dans le chaos. Mais ce jour semble de plus en plus proche. » Contrairement à ce que je disais récemment, le Nigeria est à feu et à sang. Son Nord Est est sans Etat. Boko Haram l’a remplacé. La croissance chinoise devrait revenir vers la moyenne. Dans 10 ans son PIB devrait toujours être inférieur à celui des USA.

Les fabricants de téléphones mobiles chinois vont faire un malheur. Ils ont fait leur fortune sur un marché protégé. Et ils se sont préparés aux règles du jeu de l’Occident. Ils ont les meilleurs avocats et la meilleure innovation. (Une leçon de protectionnisme pour débutants ?) Le marché de l’informatique (hors mobiles) est en crise. Les profits des grands reculent. Ils n’ont plus d’idées gagnantes. Ils vont devoir se restructurer. La mode des aliments sans gluten aurait gagné le monde, et serait là pour longtemps.

L’entreprise est pleine de tirs-au-flanc. Tout en haut et tout en bas de l’échelle des salaires. Essentiellement. « Les emplois sont souvent situés la où les gens pauvres n’ont pas les moyens de vivre. » Une partie du chômage s’expliquerait par des raisons géographiques. Les pauvres habiteraient des zones éloignées des emplois, dotées de mauvaises écoles, et minées par la criminalité...

Guillaume II ressemblait bizarrement à Hitler. Difforme et idiot, il avait eu une jeunesse effroyable. Est-ce pour cela qu’il a déclaré la guerre à l’Europe en 14 et qu’il pensait que les Juifs étaient le mal absolu ? Jadis les dirigeants étaient payés un salaire fixe (1m$ en moyenne, pour les 50 plus grosses entreprises américaine). La mode des bonus a produit un enrichissement colossal. « En 1970, le PDG moyen gagnait 25 fois le salaire de l’ouvrier moyen. Aujourd’hui le rapport est passé à plus de 300. » (Tim Cook d’Apple a reçu 378m$ en 2011.)

dimanche 27 juillet 2014

Ukraine : la série de l'été en Russie

Ukraine. Les séparatistes abattent par erreur un avion civil. En Russie, la popularité de M.Poutine est exceptionnelle (83%). « Les Russes voient la guerre en Ukraine comme un drame télévisuel captivant ». Toutefois, « M.Poutine se soucie de son image internationale ». La Pologne s'arme pour pouvoir faire la guerre à la Russie. Mais l'industrie de la France n'aura pas de contrats, puisqu'elle fournit la Russie.

En Italie, M.Berlusconi est lavé d’une partie des charges qui pesaient sur lui. La justice, de gauche, a obéi à M.Renzi, qui a besoin de l’appui de M.Berlusconi pour réformer le sénat. La Croatie est dans de sales draps. Et son élite, corrompue, ne fait rien pour l’en tirer. La Grèce est sous tutelle de ses créditeurs internationaux. Elle aimerait s’en dégager. Ce ne sera probablement pas possible. L’Allemagne est la seule puissance européenne qui compte. Mais elle n’agit pas en leader. (Ou en Führer ?) Israël / Palestine. Les deux camps semblent commencer à penser qu’il faudrait peut-être trouver une solution pacifique à leur éternel conflit. Les islamistes chassent les chrétiens d’Irak. L’anarchie règne dans les pays qui bordent le lac Tchad. Les sectes islamistes y prospèrent. La Malaisie élit un nouveau président. L’opposition, mauvaise perdante, ne devrait pas pouvoir paralyser le pays.

Aux USA, le choix des parents influe considérablement sur le succès des enfants. Les parents riches s’occupent de plus en plus de leurs enfants. Ils les couvent, et leur parlent beaucoup (ça développe l'intellect). Les pauvres pas du tout (l’année dernière, 61% des femmes n’ayant pas le bac qui ont accouché étaient célibataires). Tout se joue dans les premières années de la vie.

Le marché (l’Occident ?) n’aime pas certains pays. Ce qui leur coûte gros. En réduisant massivement la valeur de leurs sociétés (le « price earning ratio » des entreprises russes est de 5,2, contre plus de 25 pour les entreprises américaines), et en leur faisant payer cher leurs emprunts (9,8% à l’Argentine, contre quasiment zéro en Occident). Siemens change de dirigeant. Entreprise pas assez rentable. Il faut faire un élégant redécoupage d'activités pour plaire aux marchés financiers. De manière plus préoccupante, l’entreprise semble avoir développé une culture de la défiance fort peu allemande, et sa conséquence : « une mauvaise capacité à la réalisation de projets ». Microsoft rationalise son portefeuille d’activités. Le pragmatisme est au pouvoir.

Le coût des énergies propres est bien supérieur à ce que l’on pensait jusque-là. « Les gouvernements devraient attaquer les réductions d’émissions plutôt que s’entêter à promouvoir certaines formes d’énergies renouvelables. »

On essaie d’expliquer la schizophrénie par la génétique. Ce qui pourrait avoir un peu plus de succès que les travaux de ce type menés pour d’autres maladies.

Justice. « Pour toutes les culture, présentes ou passées, l’intention du criminel compte plus que le mal qu’il a fait. » « On peut donc faire l’hypothèse que l’impartialité résulte de l’évolution, qui a voulu que (la raison l’emporte sur la passion). »

dimanche 13 juillet 2014

L’Ecosse et le Royaume uni, victimes de Mme Thatcher ?

L’Ecosse va-t-elle quitter le Royaume Uni ? The Economist pense que ce serait une folie économique. Les sondages semblent dire que ce ne sera pas le cas. Mais The Economist ne peut que constater la rancœur des Ecossais vis-à-vis de l’Angleterre. Comment en est-on arrivé là ? L’Ecosse a beaucoup profité de l’Empire. Mais elle a souffert de la désindustrialisation. Mais, c’est Margaret Thatcher qui semble avoir porté le coup fatal…

Mateo Renzi souffre, lui, de l’ombre de M.Berlusconi et de la réputation de manque de rigueur de l’Italie. Cela pourrait lui ôter toute capacité d'obtenir ce qu'il veut de l'Europe. Pourquoi les Scandinaves occupent-ils tant de postes de responsabilité internationaux ? Parce qu’ils sont petits, et peu menaçants, et que leur culture politique est celle du compromis. Le nouveau gouvernement indien ferait des réformes très favorables aux marchés. Les Pakistanais essaient de combattre un terrorisme, qui leur sert à déstabiliser l’Afghanistan, allié de l’Inde, mais qui leur retombe sur le nez. En Afghanistan, les élections présidentielles menacent de s’achever en affrontement ethnique. En Chine, l’économie se recentre sur la consommation intérieure et découvre que la logistique est un problème. L’entreprise privée essaie de construire ses propres réseaux.

Le jeune a changé. Il est devenu sérieux, les excitants, c’est fini ; et désenchanté, les idéaux et la politique, c’est fini. L’hypocrisie semble la caractéristique de beaucoup de pays émergents. Des idéaux élevés cohabitent avec la pire des corruptions. La retraite du vieil anglo-saxon pose un problème. Elle est dorénavant par capitalisation. Il ne semble pas que l’on ait trouvé une façon intelligente de gérer cet argent dans l’intérêt de son propriétaire. « Le danger est que cette liberté se traduise pour le système financier en une autorisation à imprimer de l’argent. » Les enfants qui cherchent la satisfaction immédiate deviennent des brigands.

L’industrie électronique japonaise n’est que l’ombre d’elle-même. Elle essaie de se réinventer. Notamment en revenant vers l’industrie lourde (et en administrant des fermes de haute technologie). Mais elle utilise mal ses atouts. Et est victime de la culture japonaise étouffante. Philips n’est guère mieux. Il cherche le salut dans la restructuration. Massacre à la tronçonneuse ? Ça semble plaire au marché.

La piraterie informatique fait courir un risque au monde d’autant plus grand que demain, homme et machine, tout sera connecté à Internet. Défaillance du marché. La sécurité d’Internet dépend de son maillon le plus faible. C'est-à-dire nous. Et nous ne faisons pas le strict minimum de protection. Mais aussi les éditeurs de logiciel ont pour règle le ni fait ni à faire. C’est la loi du marché. Big data. Aux USA, chaque camp amasse des données sur l’adversaire afin d’y trouver ce qui va détruire sa carrière. Certains fonds spéculatifs font de même pour repérer les failles des entreprises, et s’enrichir en les abattant. Emergence d’une génération de « réseaux anti sociaux ». Tels que Airbnb ou Uber, ils appartiennent à la nouvelle vague de « l’économie du partage ». Leur stratégie est celle du parasite. Ils lancent une offensive contre la société, et observent ce qui se passe : « dans l’esprit de la Silicon Valley, d’agir vite et de casser de la vaisselle, ils conduisent de rapides tests de l’appétit du public et du régulateur pour une modification des limites de ce qui est une pratique commerciale acceptable ». 

dimanche 29 juin 2014

Après la tempête libérale, un monde exsangue ?

Révolution dans l’enseignement supérieur. Les MOOCs vont transformer l’enseignement supérieur. Pas vraiment parce que ça marche, car ce n’est pas au point (« il faut que la pédagogie des MOOCs s’améliore très vite »), mais parce que l’éducation supérieure est en faillite. Raison ? Inflation monstre de ses coûts, notamment salariaux. Et aussi parce qu’on lui en demande de plus en plus. Notamment une formation continue de la population. Les MOOCs devraient surtout bouleverser les universités les moins prestigieuses. Les autres devraient conserver un enseignement traditionnel. Le Brésil, en exemple ? L’enseignement public, gratuit, y est aux mains des riches. Une énorme entreprise privée s’est emparée de la formation supérieure des moins favorisés. D’où nécessité de réduire les coûts par reengineering de l’éducation.

Dossier spécial Pologne. La Pologne comme modèle ? Très rapide développement, elle n’a pas subi la crise de 2007. Pour une fois la subvention de l’UE (plus de 200md€ !) semble avoir été bien utilisée. Mais, à quel prix ce succès ? La Pologne est en voie de désertification. Les jeunes la fuient. Le taux de natalité y est extraordinairement faible (1,3). L’économie repose sur la sous-traitance (donc de bas salaires ?) et ne semble pas avoir trouvé de moteur propre. Etrangement, l’Espagne ressemble à la Pologne. Son économie redécollerait. Mais le pays paraît exsangue, sans beaucoup de garde fous contre une violente rechute. En France, M.Valls porte le boulet Hollande. La marque de fabrique de M.Renzi : on ne comprend pas ce qu’il fait, mais on a envie d’y croire. Le mouvement comme stratégie ? The Economist, pense, finalement, que M.Juncker est un bon bougre et qu’il faut lui laisser une chance. Aux USA, l’infrastructure de transport est en ruine. Elle n’a quasiment pas évolué depuis les années 60. 50% des ponts doivent être remplacés. Boeing propose des avions à ailes pliables, de façon à ce qu’ils entrent sans dommages dans des aéroports d’un autre temps. « La plupart des systèmes de contrôle aérien sont moins sophistiqués que la technologie d’un smartphone. » Il va falloir augmenter les impôts…  En Iraq, les alliances changent. Les intérêts du moment font que les USA, l’Iran et M.Assad font un bout de chemin commun. Face à eux, Al Qaïda rassemble les perdants et les pauvres. Et ils sont nombreux dans la région.

Alstom serait l’avenir de GE. GE se transforme. Ses activités financières occupaient une part très importante de ses affaires. La crise de 2007 a montré que c’était dangereux. Sans compter que Jack Welsh semble avoir fait du ENRON pour gonfler le prix de l’action. GE redevient donc industriel, international, innovant. Et semble décidé à être un des grands du logiciel. Les pays du golf tentent un hold up sur le transport aéronautique. Cas particulier du Qatar : sa stratégie est d’entrer en minoritaire dans des compagnies et de les aider à se transformer.

« Les marchés financiers ressemblent de manière inquiétante à ceux de 2007 ».

Après le gaz de schiste, voici le schiste bitumineux. Les réserves sont colossales. De nouvelles techniques permettraient d’éviter les risques écologiques qui jusque-là avaient empêché son exploitation.

Bis repetita ? Richard Nixon aurait dû son élection au rejet par l’Amérique d’en bas d’une Amérique de gosses de riches manifestant pour les droits civiques. Sa tactique fut de parler à l’instinct, pas à la raison. 

dimanche 6 avril 2014

Le monde : entre nationalismes et rodéo financier

L’Inde serait aux prises avec la passion du lucre, et l’individualisme. Les castes, c’est fini, ou presque. Ainsi que la politique clientéliste du Congrès. Et c’est un nationaliste qui a un millier de morts sur la conscience qui lui promet le paradis. En serait-il de même en Turquie ? M. Erdoggan a apporté le confort à la Turquie. Elle le réélit. La Hongrie maintient au pouvoir un petit Poutine ? En Chine sa campagne anti corruption permet au gouvernement d’éliminer de puissants adversaires politiques. Au Québec, le Parti Québécois semble avoir perdu les élections pour avoir voulu parler d’indépendance. Les nouvelles générations n’y sont plus favorables. Fin de la chasse à la baleine au Japon. Tradition en déclin, et coûteuse. 

Italie. Pour financer sa politique, M.Renzi vend les participations de l’Etat. L’Europe espère le salut du commerce. Plus exactement de négociations de partenariat avec l’Amérique et la Chine. Mais cela ne risque-t-il pas de la disloquer ? (Certains ayant infiniment plus à gagner que d’autres dans l’affaire.) Elle devrait comprendre qu’elle ferait bien de remettre en fonctionnement son moteur économique. Car, elle vacille au bord de la déflation. La surévaluation de l’euro, en particulier, lui coûtant cher. BCE, au secours ? Les banques centrales sont devenues les banquiers, permanents, des gouvernements. Et si nous nous en mordions les doigts ? « Du fait de ce dispositif les responsables politiques ont moins qu’avant à rendre des comptes ; en stimulant les prix des actions, que possèdent principalement les riches, cela pourrait bien avoir conduit à l’augmentation des inégalités, sans que c'ait été approuvé par un vote. Peut-être que dans dix ou vingt ans, on verra les événements récents comme le moment où le monde a franchi un cap. » En tout cas, la politique actuelle des banques centrale pousse les investisseurs vers les « frontières », des pays qui ne sont ni développés ni émergents. Pas bon pour la santé de ces derniers ? Et les pays émergents à emprunter à l’étranger, ce qui leur a été fatal lors de la crise de 97.

Aux USA, certains diplômes sont de mauvais investissements. Entre 15% (université sans but lucratif) et 22% (à but lucratif) des étudiants sont incapables de repayer leurs emprunts dans les 3 ans qui suivent le début des remboursements. Heureusement, les cours en ligne arrivent. En outre, l’Amérique, pays des libertés, donne l’asile éducatif à une famille allemande. Elle ne voulait pas d'une éducation publique pour ses enfants.

Petrobas, compagnie pétrolière brésilienne. Où l'on voit, une fois de plus, politique et économie ne font pas bon ménage. GM doit rappeler un grand nombre de voitures, après quelques morts. Quelque chose a cloché dans ses dispositifs de suivi après vente. Aux USA, des investisseurs veulent utiliser les technologies de l’information pour réinventer l’assurance, et la médecine. Arrivée du smartphone bon marché. Samsung serait menacé. D’où la recherche de nouveaux marchés (montres, bracelets électroniques, voitures). Les entreprises chinoises achètent des PME allemandes. Pas pour les démanteler, mais pour acquérir prestige et expérience. Les Allemands sont enchantés : « les Chinois pourraient être la solution aux problèmes de succession que rencontrent beaucoup d’entreprises du Mittelstand ». Les cultivateurs de roses du Kenya font face à des pressions contradictoires. Leurs clients occidentaux veulent à la fois des baisses de prix et la RSE. « En concentrant plus de pouvoir entre les mains de géants de l’agroalimentaire, la demande de l’Ouest que les entreprises soient de bons citoyens a des résultats que n’attendait pas la gauche. En même temps, elle surprend beaucoup de gens de droite : loin de tuer les entreprises, elle les encourage à devenir plus productives et innovantes. »

Réchauffement climatique, changement des scientifiques. « Le nouveau rapport (…) voit le climat comme un problème parmi beaucoup d’autres, dont les conséquences sont souvent conditionnées par les interactions avec ces autres problèmes. Et la bonne politique tente de réduire la charge, de s’adapter au changement, plutôt que de chercher à l’arrêter. » 

dimanche 23 février 2014

Entreprises et Etats : la paix des braves ?

Entreprises et Etats doivent s’entendre. Ils sont complémentaires, pas ennemis. En prétendant à l’autorégulation, le monde des affaires a entraîné une surréaction de l’Etat. L’un et l’autre sont engagés dans un cercle vicieux du gendarme et du voleur. Le rôle de l’Etat, c’est la formation, les infrastructures, la recherche et l’aide au lancement de l’entreprise. Le rôle de l’entreprise, c’est l’industrialisation et le marketing de l’innovation. Pour cela elle a besoin avant tout de règles du jeu claires et stables.
En attendant les multinationales jouent sur les règles locales pour partager leurs implantations. La Hollande permet d’arranger les statuts de l’entreprise à son gré. Pas mieux que l’Angleterre en matière d’accommodements financiers. La Suisse serait out.

Thaïlande. La bataille entre le peuple et les privilégiés pourrait tourner au profit des premiers. Le futur roi leur serait favorable. Ukraine. Le pays est pris entre des forces centripètes. Un Ouest polonais avant l’annexion soviétique, un Est proche de la Russie, la Crimée, base russe, communauté russe. Avec Kiev comme trait d’union. France. On parle de « théorie du genre ». La différence homme / femme serait une invention sociale. Cela a révélé qu’il existait un courant pro famille fort. Mais aussi que « une nouvelle génération de députés socialistes a été amenée à la politique non par le mouvement ouvrier ou par la politique locale mais par le mouvement associatif, où ils ont combattu pour les droits de la femme et contre la discrimination. Dans une société post industrielle où les travailleurs ont abandonné la gauche pour le Front National, les députés voient ces sujets comme un terrain de batail clé. » M.Sarkozy penserait à revenir au pouvoir. Malheureusement les Français l’aiment quand il se tait. Espagne. Elle redonne droit de cité aux descendants des Juifs expulsés en 1492. Toute la communauté juive serait concernée (au moins). Initiative business. Italie. M. Renzi a renversé le gouvernement. Apparemment, il n’a d’autre programme que de prendre tout le monde de vitesse. Ecosse. Va-t-elle faire sécession ? Ce serait une question de gros sous. Comment récupérer les bénéfices de la liberté sans assumer les charges de l’Etat anglais ? Et revenir dans l’UE prendrait du temps. En tout cas son succès pourrait encourager d’autres régions à prendre leur envol. Ces projets d’autonomie, d’ailleurs, n’auraient pas été possibles sans la protection européenne. Elle fait perdre son intérêt à celle des Etats. Iran. Suite de la tentative de se rabibocher avec l’Ouest en échange de revenus pétroliers. Un succès de M.Rohani pourrait nuire à M.Khamenei. Syrie. L’échec des négociations de Genève pourrait montrer à M.Obama qu’il a eu tort de laisser croire à M.Assad qu’il avait le haut du pavé. Lybie. C’est le chaos. Bientôt, un coup à l’égyptienne ? USA. Le congrès devrait couler les négociations de libre échange. Les précédents (NAFTA) seraient vues comme n’ayant pas tourné à l’avantage du pays. Réchauffement climatique. Croyants et non croyants pourraient trouver un terrain d’entente, à condition que les seconds ne s’en prennent pas aux valeurs des premiers.

Facebook achète WhatsApp. 19md$ pour 32 ingénieurs. Facebook veut injecter du sang neuf dans sa fortune déclinante. Tout étant informatique, la piraterie devient une grosse affaire. Elle coûterait plus de 100md$ par ans. Certains pirates passent au contreterrorisme. Les syndicats américains changent de marché. Le travailleur qualifié de l’usine automatisée n’en veut plus. Le syndicat doit se tourner vers les « exclus », personnels de service, universitaires sans poste fixe et autres intouchables. Révolution à San Francisco ? Mouvement de rejet de l’hypocrisie atroce des « barons du high tech », et d'un monde fondé sur la discrimination ? Les gestionnaires de fonds s’enrichissent au détriment de leurs investisseurs. Leur talent, s'il existe, ne compense pas leur coût. L’OPEP en difficulté. Le pétrole afflue de partout (USA, Iran, Iraq…). L’OPEP ne pourra pas maintenir ses prix. Pourquoi ne pas les baisser brutalement ? Cela tuerait ses concurrents. Le Bitcoin est victime d’une faille informatique. Sa valeur a été divisée par deux. Les économistes cherchent à mettre une valeur sur ce à quoi le marché n’en donne pas, parce que ça pourrait en avoir une un jour.

Le développement intellectuel de l’enfant est fonction du nombre de mots qui lui sont adressés, et de la complexité du dialogue que l’on entretient avec lui. Le réchauffement accéléré de l’Arctique ferait baisser le différentiel de température qui crée le jet stream. Du coup, il pourrait se mettre à zigzaguer paresseusement, et aléatoirement. D’où un climat incertain et stagnant. Un nouveau type de panneaux solaires pourrait produire de l'énergie à un prix concurrentiel avec le charbon. Les hyènes communiquent par leur odeur. Elles sous-traitent cette communication à des bactéries. En éclairant les tableaux pixel par pixel, on leur redonne leurs teintes d’origine. 

lundi 11 mars 2013

Economie anglaise en panne


Europe. L’Angleterre est en panne. The Economist suit ses crises depuis 170 ans. « Cinq ans après chacun de ces événements, l'économie était en croissance. Ce n'est pas le cas cette fois. » Le salut est keynésien. Investissement dans l’infrastructure de transport. Mais il faut trouver 28md£ pour cela. Pourquoi ne pas emprunter ? Rien ne va, d’ailleurs. La Grande Bretagne vient d’essuyer une défaite en Europe, en ce qui concerne la paie des banquiers. L’annonce d’un référendum sur son appartenance à l’UE a affaibli une position traditionnellement forte (« La Grande Bretagne demeure la plus puissante force de libéralisation du marché commun et de promotion du libre échange »). Et elle n’a pas les faveurs de Mme Merkel, seule maître de l’Europe après Dieu. L’Amérique deviendrait-elle européenne ? Le mal de l’Europe, c’est le sud. Contrairement au nord, on n’y croit pas que travailler dur soit suffisant pour réussir. Jusque-là l’Amérique, elle, avait un « contrat social partagé », mais elle se dispute de plus en plus.
Mme Merkel navigue au gré des courants électoraux. Pour le moment, elle dérive vers la gauche. L’Espagne va-t-elle ressembler à l’Allemagne ? En tout cas, ses réformes sont aussi terribles que celles de Schröder. Mais n’est-ce pas plus la puissance du tissu économique de l’Allemagne que ses réformes qui ont fait son succès ? me suis-je demandé.
En Italie, on a l’air parti pour de nouvelles élections. M.Bersani, devrait laisser sa place à un concurrent, M.Renzi. Il aurait plus de chances que lui de les remporter.

Moyen orient. Les frères musulmans, qui semblaient représenter un Islam honnête et responsable, n’ont pas été à la hauteur des attentes. Qui va les remplacer ? Les autres courants islamistes vont-ils parvenir à s’unir ? Curieux jeu de chaises musicales en Palestine. L’Egypte aurait peur que le Hamas soit contagieux. Elle aurait fermé ses tunnels. Ce qui l’aurait forcé à faire du commerce avec Israël. Et à renforcer son fondamentalisme, pour qu’on ne puisse le critiquer de collusion avec l’ennemi.

Entreprises. Les actionnaires empêchent de dormir les dirigeants de grandes entreprises. Ce qui est bien, dit The Economist. Ce qui l’est moins est que les Etats européens veuillent contrôler la paie des dits dirigeants. (Réflexe « populiste ».)
Grande transformation : Internet fait triompher l’ère du partage. Quelles vont en être les conséquences ? Quant à Google, il aurait découvert l’importance de faire de beaux produits, comme Apple. Cela aurait profité à son cours de bourse.