- Curieusement l’expérience de laisser faire était l’œuvre d’un administrateur anglais. Un autre avait géré ainsi l’Irlande de 1850, d’où catastrophe lors de la maladie de la pomme de terre, qui a vidé un tiers de l’ile (The Little Ice Age: How Climate Made History, 1300-1850, de Brian Fagan, Basic Books, 2001).
lundi 19 juillet 2010
La fin de Hong Kong
lundi 5 janvier 2009
Darwin et le changement
Scientific American de janvier (Darwin’s Living Legacy, de Gary Styx) explique que Malthus a inspiré Darwin. Malthus avait observé que les espèces tendaient à épuiser ce qui leur était nécessaire. Leurs conditions de vie changeaient alors, et l’adaptation se faisait par sélection naturelle de nouvelles espèces issues de variations aléatoires.
Il se pourrait que les prochaines générations puissent tester les idées de Darwin en direct. Il semblerait bien que l’homme ne soit pas loin d’avoir réglé son compte à sa niche écologique, et à celle de beaucoup d’autres espèces animales.
The Economist fait un état des Océans. Bien pire que ce que je pensais. J’avais lu que le réchauffement climatique pouvait bloquer les courants sous-marins et provoquer une nouvelle ère glacière. Mais je découvre que c’est toute la chaîne animale qui est attaquée. Les océans s’acidifient, parce qu’ils absorbent une partie du dioxyde de carbone qui ne contribue pas à l’effet de serre. Et cela condamne les animaux à coquille qui sont fondamentaux dans la chaîne alimentaire. Un exemple, parmi d’autres.
Ça montre l’échec de la science. Non seulement elle a été incapable de prévoir quoi que ce soit, mais surtout elle a repris le rôle des mythes dans les sociétés plus ou moins primitives : elle a servi à justifier le statu quo, à prouver que ce qui semblait bien à une personne ou à un groupe était ce qui était bon pour l’humanité. Management scientifique de Taylor ou Socialisme scientifique de Marx, et toute la « science » économique, basée sur les hypothèses culturelles de la classe commerçante anglaise du 18ème siècle. Cette dernière nous enseigne que l’eau, l’air… ne valent rien, parce qu’ils sont en abondance, et qu’ils ne demandent pas l’effort de l’homme pour être consommés. Elle nous dit aussi qu’il est bien de faire comme le commerçant, d’être égoïste, de ne penser qu’à son intérêt. Parmi d’autres résultats du même acabit.
Si la sélection naturelle faisait surgir une science qui ne soit pas de propagande, ça éviterait peut-être à notre espèce une très incertaine transformation.
Complément :
- Un très bon livre sur le changement climatique, paru à un moment où The Economist doutait encore de sa réalité : The Little Ice Age: How Climate Made History, 1300-1850, de Brian Fagan (Basic Books, 2001).
lundi 30 juin 2008
12000 Américains passés par les armes
- Dilemme du prisonnier : l’intérêt à court terme de l’individu, posséder une arme à feu, est mauvais pour la société. Et donc pour l’intérêt à long terme de l’individu, dont l’espérance de vie est fonction inverse du nombre d’armes à feu.
- Solution de l'article : utiliser ce qui est familier à l’Américain pour résoudre la question : les lois du marché. Mesurer le nombre de morts causées par les armes de chaque fabricant ; lui donner un taux de mortalité objectif ; pénalité s’il dépasse, bonus sinon, possibilité d’échanger sa capacité excédentaire à tuer.
- Difficile d’aller contre la culture d’un pays.
- Mais elle n'est pas un obstacle au changement.
- Mémoire de MBA d’un contrôleur de gestion d’une entreprise de distribution. Culture : pilotage par ordinateur de ses points de vente (des batteries d’indicateurs mesurent tout ce qui est mesurable). Il constate que leur performance est liée aux caractéristiques de leurs équipes. Au lieu de formuler sa recommandation ainsi, il propose d’ajouter des indicateurs prioritaires concernant ces caractéristiques : l’indicateur n’est-il pas le seul langage que comprend le responsable de point de vente ?
- ELIAS, Norbert, La civilisation des mœurs, Pocket, 2003.
- Un aperçu de l’impact qu’a pu avoir la culture sur les mœurs sexuelles occidentales : MALINOWSKI, Bronislaw, Sex and Repression in Savage Society, Routledge, 2003.