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lundi 14 février 2022

Chaos en Irlande

Dans l'affaire du Brexit, l'Irlande du Nord, en particulier les "unionistes", semble jouer un rôle extraordinairement nocif. 

Actuellement, le parti protestant mène une croisade contre les contrôles douaniers qui résultent des accords du Brexit. Il n'en veut plus. La parole de la Grande Bretagne ne l'engage pas. Il a démissionné du gouvernement, ce qui a entraîné sa dissolution. L'Irlande n'a plus de chef. 

Un parti de martyrs de leur foi en la Grande Bretagne ? Si je comprends bien, c'est une manoeuvre politique. Ils risquent fort de perdre la majorité aux prochaines élections. L'Irlande serait alors dirigée par le Sinn Fein. Inacceptable ? Tous les coups tordus sont possibles ?

Voilà un type de complication que n'avaient pas prévu les théoriciens des démocraties. Elles envoient au pouvoir des égoïstes qui loin de représenter l'intérêt général servent leur intérêt personnel, qui est, bien souvent, le pouvoir pour le pouvoir. 

Si elles fonctionnent, c'est grâce à la contrainte sociale, qui finit par remettre l'individualiste dans le rang ?

samedi 5 janvier 2019

Dubliners

Il y a eu un moment dans l'histoire de la littérature, à l'époque de Woolf, Proust, Tolstoi et Joyce, où ses auteurs ont cherché à décrire ces moments qui marquent une existence. Moments qui sont la manifestation du temps véritable, comme dans la théorie de Bergson ?

Anthropologie des sentiments ? Avait-on une acuité particulière en ces temps là ? En tout cas, cela a donné des chefs d'oeuvre. Ici, en quelques nouvelles, on croise l'existence des habitants de Dublin, de la fin du 19ème siècle.

dimanche 4 juin 2017

Changement en Europe


Y aurait-il un renouvellement du personnel politique européen ? 

(Je lisais aussi, il y a quelques temps, qu'un homme politique autrichien de 30 ans, voulait jouer les Macron dans son pays. Bientôt, l'âge de la majorité va être un obstacle aux ambitions politiques.)

dimanche 9 novembre 2014

Economie mondiale : en piqué, commandes bloquées ?

On ne peut même plus se réjouir du malheur des autres ! Il nous retombe immédiatement sur le nez.

Au cœur du problème se trouve l’illusion selon laquelle on peut gouverner le monde par la monnaie. La politique de création monétaire des banques centrales était supposée relancer l’inflation. Ce qui permettait d’éliminer les dettes. Résultat ? Baisse des obligations, augmentation corrélative des actions, baisse des taux de change, qui doit être compensée par une baisse de salaires… Bref, l’activité freine, les dettes augmentent, les riches s’enrichissent (ils possèdent les actions), et les pauvres (individus ou nations) coulent. Accélération de la déflation. Et maintenant, illustration :

En piqué
La politique monétaire du Japon a pour seul résultat la baisse de son taux de change. Il exporte sa déflation. Et ça ne lui profite même pas. Il ne fait que s’enfoncer. Et l’Irlande ?  L’Europe la veut succès de sa politique de rigueur. En fait, le peuple souffre. Et son embellie vient des exportations vers des pays en forme (USA et Angleterre). Elle pourrait être sans lendemain. Autre exemple. Alors qu’hier on nous donnait en modèle les BRICS, aujourd’hui ils sont au bord du gouffre. Ils n’avaient pas de moteur propre. Particulièrement la Russie et le Brésil. Il suffirait que les gestionnaires de fonds occidentaux prennent peur, pour que cela se termine en bain de sang.

Et maintenant, des individus. On découvre qu’aux USA, ce sont les 0,01% les plus riches qui se sont gigantesquement enrichis. L’effet est tellement disproportionné qu’il ne se sent pratiquement plus au niveau du 1% ! Et ces riches sont de plus en plus des rentiers.

Commandes bloquées
Quant aux pouvoirs, c’est la Bérézina. Elections américaines. Le pays a voté la paralysie de sa démocratie. S’il est ingouvernable, cela n’empêche pas ses dépenses de croître, et ses dettes de s’accumuler. Cela ne va pas mieux au Pakistan : pouvoir faible, état de chaos ? Ni en Espagne. Classe gouvernante corrompue jusqu’à la moelle. En Inde, on essaie de réformer un système de taxation incohérent, mais les résistances internes vident les réformes de leur substance. Les USA se barricadent contre le terrorisme canadien… En Syrie, la guerre contre l’Etat Islamique liquide les modérés. La Russie exproprie les entreprises occidentales, ce qui fait la fortune des oligarques. (L’obsession de M.Poutine du contrôle va-t-elle transformer le pays en Corée du nord ?) Allemagne. Anniversaire de 1989. Plutôt que d’une inégalité est / ouest, il faut parler de différences nationales : il y a désormais des Etats très pauvres et des Etats très riches. Ukraine. Les séparatistes ukrainiens doivent construire un Etat. Kiev leur a coupé les vivres. Il leur faut capturer des villes stratégiques. NSA. Les services secrets anglo-saxons désirent espionner Internet. Google et autres ne voudraient pas que ça se sache. Calme dans la tempête, la Chine veut installer son influence mondiale. Mais, dans le domaine automobile, sa politique de joint venture avec l’Ouest n’a pas fonctionné. Elle s’est endormie, alors qu’elle pensait lui piquer son savoir-faire.

Un autre jour au paradis
La Banque Mondiale change. Elle serait dirigée par un illuminé qui se prend pour superman, et restructure par oukase. Twitter, acteur de niche ? La qualité de l’eau devient un problème critique pour beaucoup de multinationales. Le cannabis est légalisé. Un cadre légal incohérent empêche le développement de grands monopoles. Pas pour longtemps. Et si les multinationales du tabac s’emparaient du marché ? Vive l'économie de marché !
Les enfants asiatiques sont devenus énormément myopes. Trop d’études et de jeux électroniques, et surtout pas assez de lumière.

dimanche 19 octobre 2014

Déflation et politique du pire

Risque de politique du pire. Cela pourrait être le message de la semaine. L’Allemagne est bloquée, bloque l’Europe et le monde. Mme Merkel en est en grande partie responsable. Elle a développé une technique redoutable pour conserver indéfiniment le pouvoir. Elle dit aux Allemands ce qu’ils ont envie d’entendre. En leur faisant croire que cela vient d’elle. Or, les Allemands ne veulent pas bouger. C’est pour cela qu’ils désirent imposer des réformes au reste de l’Europe. Idem aux USA. Les Républicains vont prendre le pouvoir aux prochaines élections et réduire M.Obama à l’impuissance. Il y aurait de quoi s’entendre, mais ce n’est pas dans l’intérêt des extrémistes de chaque bord. D’autant qu’il est possible de réutiliser les techniques mises au point par le subtil B.Obama pour démolir ce qu’il a construit. Idem en Angleterre. Il serait simple de satisfaire les aspirations, modestes, de la population. Elles n’ont rien à voir avec les thèses de Ukip. Partout en Europe, c’est la même chose. « Les populistes ne vont pas prendre le pouvoir (…) Cela laisse le gouvernement entre les mains des partis traditionnels (…) Puisque la zone euro poursuit une intégration de plus en plus étroite pour survivre, cela signifie demander aux électeurs de faire confiance à des institutions qu’ils en sont venus à mépriser. »

La déflation saisit le monde. « La crainte des investisseurs semble être que le monde développé glisse dans la spirale de la déflation (…) La récente faiblesse de l’euro et du yen pourrait être un signe que ces régions exportent la déflation au reste du monde, leurs exportateurs baissant leurs prix pour prendre des parts de marché ». Parmi les conséquences : prix du pétrole en baisse accélérée. Economie mondiale faible donc demande faible et offre en hausse, de tous côtés. Au Japon, les réformes économiques dont on attendait tant de bien plongeraient le pays dans la récession.

Ailleurs, autres crises ordinaires. Les Serbes basculent dans l’autoritarisme. Mais ils organisent des défilés d’homosexuels pour donner le change à l’UE. Renversement d’alliances en Turquie. Le gouvernement lâcherait les Kurdes, devenus alliés des USA, et se rabibocherait avec les généraux, et jouerait les comparses de l’Etat Islamique. Ce dernier réinvente l’esclavage. Le pouvoir syrien est faible. Mais il ne veut pas abandonner, même pour une solution qui lui sauverait la face. Résultat : chaos probable.

L’Irlande élimine une mesure qui permettait aux entreprises (étrangères) de ne pas payer d’impôts. Mais la compense par une contre-mesure. En Inde, M.Modi voudrait rendre fiable son administration avant, éventuellement ?, de libéraliser son économie. (Ce qui me semble sage.)

Ebola. Croissance exponentielle du nombre de victimes. Il devrait atteindre 10.000 par semaine. Compliqué et coûteux (une capacité de traitement de 100.000 lits coûterait de 1 à 2md$ par mois) d’enrayer l’épidémie. D’autant qu’elle attaque en premier les systèmes immunitaires sociaux, c’est-à-dire les personnels médicaux. Il faut des centres de traitement, changer les comportements  des populations et que les vaccins dont on dispose se révèlent efficaces. Puis relever les pays touchés des dévastations subies.

L’électronique européenne relèverait (modestement) la tête « grâce à sa force dans des technologies qui conviennent bien au nouveau monde des objets interconnectés et de consommation ultra basse puissance ». Apple offre un nouveau système de paiement sans contact. Les bénéfices n'en sont pas évidents pour le marché occidental. Mais les normes pourraient être utiles aux pays en développement, où la téléphonie mobile se substitue déjà aux réseaux financiers.

Toutes les prévisions faites au sujet d’Internet étaient fausses. L’univers d’hier n’a rien de différent de celui d’aujourd’hui. « Il y a un monde entre « disruption » et destruction ». Les économistes se sont trompés. Baisser les taux d’intérêt ne stimule pas l’économie ! Ce qui le fait, c’est la perception que les choses vont bien…

lundi 24 février 2014

Irlande = un taux d’imposition ?

L’Irlande n’avait pas d'entreprises, alors elle a attiré celles du reste du monde grâce à une imposition réduite au minimum ? Du coup, ça lui rapporte des emplois et un revenu d’imposition sur l’entreprise à la hauteur de ceux des pays développés. (Article de The Economist.)

Rendements décroissants de l’innovation mondiale ? Faute de grandes découvertes, électricité, moteur…, on en vient à se piquer nos entreprises les uns aux autres ? 

dimanche 8 décembre 2013

Gouvernements, investissez ?

Il n’y a pas de bulle spéculative. Juste une déprime post crise, comme en 30. Il faut relancer l’économie. Investir. En particulier, dans de grands travaux. Voilà ce que dit The Economist. (Je note qu’en 30, il y a eu la guerre, source d’une créativité technologique hors du commun. Où trouver l’équivalent ? Effet de serre ?) Il y a tout de même quelques dangers. BlackRock, le plus gros fonds d’investissement mondial, possède un système d’analyse de risques, utilisé par beaucoup. Risque que l’investissement mondial ne fasse, comme un seul homme, une erreur de jugement fatale ?

L’Ukraine est en ébullition. « Au lieu de moderniser le pays et de construire ses institutions, ses élites ont pillé ses ressources laissant le pays vulnérable aux influences extérieures ». (Et l’on en parle toujours aussi peu en France.) Le milieu des affaires allemand s’inquiète des fréquentations de Mme Merkel. Mais avec elle, on n’est sûr de rien. Les lois française contre la prostitution, révèlent les tendances « anti libérales » de notre gouvernement. Nouvelle mode (occidentale) ? Le votant ne changeant plus de camp, les politiques anglais veulent séduire les abstentionnistes. Retape à la Obama. Risque de populisme ? Idem aux USA : jamais les électeurs n’ont été aussi murés dans leurs certitudes. La France intervient en Afrique. Si le Mali est représentatif, elle y est pour longtemps. (Pour ses anciennes colonies, l’armée française avait-elle une fonction, qu’elles n’ont pas sur remplacer ? me suis-je demandé.) Quant à M.Cameron, perçu comme « détaché de la réalité », et ayant la réputation « de ne pas écouter », ce que renforce celle de son partie, qui est d’être « coupé des préoccupations ordinaires », il me fait un peu penser à MM.Obama et Hollande. L’Irlande est sous la coupe de seulement deux banques. Et elles sont contrôlées par l’Etat. Autrement dit leurs intérêts priment ceux du pays. « Les ramener à la santé pourrait peser lourdement sur le reste de l’économie irlandaise. » Les institutions de l’UE sont à la fois un « canard boiteux » et « vitales » pour l’avenir de la région. Aux USA, Detroit est en faillite. Il semble avoir été victime d’une crise de la pension de retraite. Il a promis plus qu’il ne pouvait tenir. Apparemment, les retraités vont devoir se serrer la ceinture. Le mal pourrait gagner l’Amérique. L’Amérique quitte l’Asie Centrale. Est-ce un bien ? « Le problème est que l’aide militaire américaine permet aux dictateurs de consolider leur pouvoir, d’où des régimes autoritaires dirigeant des Etats mal fichus, non des pays pouvant résister au danger afghan. » La Chine occuperait le vide avec ses intérêts économiques. L’Afrique de l’Ouest tente d’établir une union monétaire sur le modèle de l’euro et de la zone franc CFA (relié à l’euro par le biais de la France, qui garantit la convertibilité). Mais vues les caractéristiques quasi opposées des constituants du groupe, la mission semble impossible.

L’étude Pisa, une fois de plus. Comment avoir un système éducatif qui fonctionne ? « qualité de l’enseignement » et « détermination à faire réussir le jeune ». Elles manquent en Europe. Et de plus en plus en Finlande.

Le « digital » et l’entreprise. Le DSI, homme de processus fiables, mais lent, affronte le directeur du marketing adepte de toutes les modes. Le DSI ne doit pas refuser le changement. Il doit en prendre le contrôle. Pour le bien de l’entreprise.

Aura-t-il fallu 10 ans pour que les conseils d’administration trouvent leurs marques ? Ils deviennent de plus en plus interventionnistes (ce que je constate aussi). Le bon conseil d’administration ? Il doit être un faiseur de dirigeants. Il doit gérer, en quelque sorte, la fonction direction. En la conseillant. Mais aussi en en renouvelant le titulaire à bon escient.

Les cerveaux de l’homme et de la femme ne sont pas câblés de la même façon. Ce qui explique pourquoi « l’homme a de meilleures capacités motrices et spatiales que la femme et des schémas de pensée plus monomaniaques. La femme a une meilleure mémoire, est plus socialement efficace et meilleure à traiter plusieurs choses à la fois ». Ces capacités semblent acquises plutôt qu’innées. (Je note au passage que la femme semble mieux armée que l'homme pour maîtriser la complexité du monde moderne...)

mardi 9 juillet 2013

La crise et ses remous (suite)

Décidément le monde vacille. Ce qui caractérise l’Egypte désormais, ce sont des divisions croissantes. En Europe, les meilleurs élèves de la rigueur, le Portugal et l’Irlande coulent, leurs gouvernements flanchent. Les partis politiques qui ont gouverné l’Espagne depuis son retour à la démocratie souffrent. De nouveaux partis émergent. Mais le PS devrait pouvoir créer une coalition. En Angleterre, ce n'est pas gai. « L’investissement des entreprises a baissé de 34% depuis 2008 ». « La livre a baissé de 25% depuis 2007 (…) pourtant les exportations ont baissé de 1,5% ». Fait unique, le chômage baisse. Cela vient d’une chute des salaires (de 9%), et d’une baisse de productivité. (L’homme devient moins cher que la machine ?) Heureusement, la consommation a augmenté. Ce qui a évité la récession ! Et l’Angleterre voit disparaître ses forêts, victimes de maladies venues d’ailleurs. « La propagation de ces parasites et pathogènes (…) est synonyme de commerce, qui propage les infections comme la prospérité. » L’Angleterre doit aider l’Europe à fermer ses frontières. La France n’échappe pas au jeu de massacre. C’est sa nourriture qui est touchée. Les restaurants trouvent trop cher de cuisiner, et ils sont devenus trop chers pour les Français. « Trois quarts des repas consommés hors de la maison sont maintenant du super bon marché. » France qui n’a pas raté l’occasion de se ridiculiser dans l'affaire Snowden, en dénonçant les USA, mais en bloquant l’avion du président Morales.
The Economist conclut sur l'Europe : « Si la viabilité à long terme de l’euro est assurée, les Européens auront fait mentir l’histoire. » (C'est une étude sur les similitudes entre l'étalon or et l'euro qui le dit. Elle prévoit l’éclatement et quelque variante du nazisme.) 

Au Mali, l’armée française semblerait avoir ramené l’ordre. Mais avoir repoussé les jihadistes ailleurs en Afrique.

La production d’acier mondiale est dans une mauvaise passe, particulièrement en Europe. L’Europe est en surcapacité, et la Chine construit la sienne, dont elle va bientôt déverser la production sur le monde. La rentabilité n’entre pas dans ses calculs. Les aciéristes, peu concentrés, sont pris entre un oligopole de 4 fournisseurs de minerais et un petit nombre de clients. Les Allemands ne veulent pas du nucléaire, mais ils ne veulent pas non plus des câbles à haute tension que suppose le transport de l’énergie des éoliennes de la mer du Nord. Cette installation, extraordinairement coûteuse, ne servira, d’ailleurs, peut-être à rien, ce mode de production d’énergie n’étant pas compétitif. Les Taïwanais, qui « produisent 89% des notebooks mondiaux ainsi que 46% des PC fixes », sont attaqués en haut de gamme par les Coréens, et en bas de gamme par les Chinois. « Les entreprises taïwanaises peuvent s’adapter en très peu de temps. » Effectivement, elles semblent en passe de se réinventer. (Une leçon ?)

LVMH est condamné pour sa tentative de prise de participation dans Hermès. LVMH avait contourné la loi qui demande de signaler le dépassement d’un seuil de prise de participation, en utilisant une stratégie à base d’options. (Pratiques de voyous ? Symbole de la transformation de l'industrie du luxe française ?)

Les champignons seraient les opérateurs de télécom des plantes. 

lundi 7 janvier 2013

Vive l’Irlande, honte à l’Amérique, l’Europe et au Japon…

The Economist en veut aux politiques américains qui règlent les problèmes financiers de leur nation à l’européenne, en les repoussant à plus tard. « Pourquoi les pays en développement devraient-ils faire confiance au leadership américain, quand il semble incapable de résoudre quoi que ce soit chez lui ? Et pendant que la démocratie occidentale par excellence est paralysée, la Chine décide, et avance. » Il désire aussi que l’Europe aide l’Irlande à rembourser ses dettes. Argumentation curieuse, car l’Irlande ne semble pas sans ressources : « les entreprises étrangères continuent à préférer le pays comme plaque tournante de fabrication et de service pour les marchés internationaux, en grande partie du fait de son faible taux d’imposition. » « Une fois que la grosse part de PIB qui va aux multinationales étrangères peu imposées est prise en compte, (la dette publique) atteint presque 140%. » Pourquoi ne pas augmenter les impôts des entreprises étrangères ?

Le Japon devient révisionniste. Danger d’un conflit avec la Chine ou la Corée ? Rejet de l’influence occidentale ? (Bien que le Japon semble compter plus que jamais sur les USA pour le défendre.) Gérard Depardieu fait de la publicité à son pays, ainsi que, en ce qui concerne le leur, les ministres grecs, qui auraient falsifié une liste d’évadés fiscaux. Les salafistes pourraient prendre la direction de l’Egypte.

La climatisation favoriserait la productivité, attirerait du monde là où les conditions climatiques ne sont pas favorables à l’homme. Mais elle consommerait beaucoup (8% de l’énergie des ménages aux USA), d’autant qu’elle se généralise. Apparemment, des habitations conçues différemment des nôtres n’en auraient pas besoin. (Ce qui transférerait des revenus des pays producteurs d’énergie vers des emplois locaux ?) Toujours est-il que l’Europe brûle de plus en plus de charbon. Les producteurs américains, concurrencés par le gaz de schiste, nous exportent leur charbon. Il est moins cher que le gaz. Et la politique d’énergie propre de Mme Merkel aurait la conséquence inattendue de favoriser le charbon au détriment du gaz…

On construit beaucoup de métros. Ce qui est bon pour Bombardier, Siemens et Alsthom. L’enveloppe du riz contiendrait de la silice qui, dans un pneu, lui permettrait de réduire sa résistance au roulement…

Enfin, la vie des primitifs serait plus saine que la nôtre. Pas d’attaques cardiaques, et absence de beaucoup de cancers. Peut-être surtout une vie sociale plus amicale que chez nous, les enfants, par exemple, seraient élevés par la communauté. Mais le primitif meurt jeune.  

lundi 28 mai 2012

Mme Lagarde et les impôts grecs

Difficile de juger de la situation grecque à distance. Cependant, je tends à penser que Mme Lagarde a raison de rappeler aux Grecs qu’ils auraient infiniment plus de légitimité à se plaindre s’ils balayaient devant leur porte, en payant leurs impôts. Comment avoir confiance en une société qui ne respecte pas les lois qu’elle se donne ? Appartenir à un groupe (la zone euro, en l’occurrence) sous entend la responsabilité.

Ce qui me semble, paradoxalement, plus discutable est l’attaque qui est faite contre les armateurs grecs. Si j’en crois ce que disait France Culture ce matin, ils ne paient pas d’impôts pour des raisons qui sont inscrites dans la constitution.

Non seulement il y a respect des lois (bizarres, c’est vrai), mais la Grèce ne fait qu’appliquer ce qui a été la pensée unique des dernières décennies : moins on impose les producteurs de richesse, plus ils en créeront. Aux USA un certain nombre de multinationales ont même un impôt négatif !, et The Economist répète que si la City est taxée, l’Angleterre va sombrer. Et que dire de l’Irlande ? Il ne peut pas y avoir deux poids et deux mesures. Si l'on s'en prend à l'armateur grec, il faut revoir notre pensée économique.
 
Compléments :
  • La critique de Mme Lagarde s’applique d’ailleurs aussi à la France, qui a laissé filer son déficit.
  • Ce qui est étonnant, par ailleurs : pourquoi les pauvres Grecs préfèrent-ils réclamer de l’argent aux Européens plutôt qu’aux riches Grecs, à qui profite massivement la fraude fiscale ? Le pauvre Grec est exaspéré et appelle à l'aide, il n'est pas capable d'une pensée plus sophistiquée ? La fraude est une pratique culturelle impossible à remettre en cause ? Les partis politiques grecs sont acquis aux riches ?... 

mardi 1 mai 2012

Le libéralisme : une idée qui a fait son temps ?

Le libéralisme vivrait-il ses dernières heures ?

On nous enjoint de réformer nos États, de réduire nos dettes, de déréglementer notre économie pour qu’elle crée enfin « des richesses » et de l’emploi. Sans cela « les marchés » nous grilleront de leurs feux. Le discours dominant est massivement libéral.  Mais le doute s’est installé.

samedi 24 mars 2012

Rigueur et crise : un temps pour Keynes ?

Un graphique de Paul Krugman montre que, par les temps qui courent, plus un État dépense plus sa croissance est forte. La rigueur est donc probablement une mauvaise politique. (Voir aussi : l’Irlande et l’Angleterre.)

Je me demande si le raisonnement qui a été tenu pour demander à la BCE d’imprimer des billets ne tient pas ici. La crise se traduit par un comportement irrationnel de l’entreprise qui se replie sur elle-même, ce faisant enfermant l’économie dans un cercle vicieux. Elle a donc besoin d’un mécanisme de « dernier ressort » qui ramène l’économie à un point d’équilibre rationnel, en la stimulant artificiellement.

Compléments :
  • Je me demande aussi si le vice de l’État français n’est pas de faire comme le bonus des banquiers : croître sans fin. Pourquoi ne réduirait-il pas sa taille en période faste ? Deux pistes à explorer : éviter les gestes princiers ; transformer la structure d’armée mexicaine de l’administration en spécialisant ses membres plutôt qu’en en faisant des petits chefs.
  • Lien entre déficit et crise.

lundi 19 mars 2012

L’Espagne se moque de Mme Merkel ?

Le très respectable gouvernement conservateur espagnol annonce qu’il ne tiendra pas ses engagements. Ne se croirait-on pas chez les Grecs ? Mais rien ne se passe. Qu’en déduire ?
  • La rigueur est enterrée : la crise n’était pas une question de déficit public? Les marchés ne punissent pas les paniers percés: depuis que la BCE imprime de la monnaie, la dette de fait plus les criminels ?
  • La discipline économique de Mme Merkel est, corrélativement, ridiculisée. Au mieux, elle s’applique aux États sans défense (la Grèce et la Belgique), et à quelques masochistes libéraux (Angleterre, Irlande)? Avons-nous vécu un grand moment d’hypocrisie ?
  • La crise économique a été résolue par les manœuvres à la Goldman Sachs de la BCE ? Leçon de courage pour les générations futures ?
Compléments :

lundi 20 février 2012

Une politique de rigueur peut-elle réussir ? Le cas de l'Irlande.

Alors que l’on manifeste beaucoup en Europe du sud contre une politique de rigueur, la France semble se désintéresser de la question. Est-ce judicieux ?

En tout cas, cette politique ne semble pas réussir à sa maison témoin, l'Irlande : son PIB continue de diminuer. En 4 ans, il s’est réduit d’¼. The Irish Success Story - NYTimes.com

dimanche 23 octobre 2011

Irlande tirée d’affaires ?

L’Irlande fait l’admiration collective. Un régime de cheval l’aurait sortie de l’ornière ?

Mais l’économie du pays dépend massivement des exportations, à un moment de panne de la consommation européenne, et sa dette demeure à plus de 120% du PIB, ce qui en fait une cible pour spéculateurs. (Pig no more?)

Modèle économique, basé sur le parasitisme de la zone euro ?, à revoir ?

samedi 22 octobre 2011

Islande tirée d’affaires

L’Islande, grande pécheresse, semble bien mieux se tirer d’affaires que le Portugal ou l’Irlande.

Pourquoi ?

Elle n’a pas payé toutes les dettes de ses banquiers. Mais surtout son taux de change flotte. Ses salaires sont, en euros, à 60% de ce qu’ils étaient. (Why Not The Worst? - NYTimes.com)

L’économiste la donne en exemple. Mais qu’en serait-il du monde si on le suivait ?

jeudi 22 septembre 2011

Banques françaises

Point sur quelques billets précédents :
  • Les banques françaises souffrent du même problème que les banques américaines et irlandaises : elles ont prêté à des insolvables.
  • Le nœud de la question est toujours le même : elles sont « trop grosses pour faire faillite ». L’État doit venir à leur secours. Mais s’il le fait, son endettement va croître de manière notable.
Questions :
  • La France peut-elle passer de l’illiquidité à l’insolvabilité ? (Causes de la crise de l’euro)
  • Est-il une bonne idée, comme le pense The Economist, de mettre la Grèce en faillite ? Syndrome Lehman Brothers ? N’est-il pas mieux de ne le faire que plus tard, lorsque des mesures préventives auront été prises ? 
  • Ne faudrait-il pas réformer notre système bancaire, de façon à ce que les activités bancaires à risque puissent faire faillite sans entraîner avec elles toute l’économie, à l’image de ce que font les Anglais ? (To rip asunder)
Compléments :

mardi 30 août 2011

Énergie renouvelable et Chine

L’Allemagne a parié sur l’énergie renouvelable, mais la Chine pourrait tuer ses grandes espérances.  (FT : China set to challenge global wind industry).

La Chine couvre son territoire d’éoliennes. Or, son réseau électrique n’étant pas à la hauteur de la tâche, ses constructeurs doivent chercher des débouchés extérieurs. Et pour cela ils ont une arme absolue : les facilités de financement proposées par leurs banques… (L'Allemagne est battue au jeu dont elle est le grand théoricien : le protectionnisme ?)

L’Europe est le marché cible. Premières victoires chinoises : la Grèce et l’Irlande.

L'Allemagne va-t-elle redécouvrir, avec l'humilité, les mérites de la pauvre Europe (billet précédent) ?

lundi 22 août 2011

Fragiles banques ?

Inquiétée par les rumeurs qui courent sur la Société Générale, une amie veut transférer son compte.

Mais, si la Société Générale faisait faillite n’entraînerait-elle pas tout le système bancaire, au moins européen, avec elle ? Le gouvernement ne viendrait-il pas à son secours, selon le scénario irlandais ?

D’ailleurs que reproche-t-on aux banques françaises ?

Elles dépendraient par trop de financements à court terme qui se bloquent lors des crises, et elles sont particulièrement exposées aux pays endettés de la zone euro. (Panic in Paris)

Mais si l'on examinait l’ensemble des banques mondiales, ne pourrait-on pas leur trouver aussi quelques vices effrayants ?

Compléments :
  • La Tribune publie un classement qui semble montrer que les banques françaises sont plutôt solides...

jeudi 4 août 2011

Rationalité des marchés

Les pays que les marchés pensent les plus certains de faire faillite : La Grèce, le Portugal et l’Irlande sont au sommet, plus risqués que le Venezuela et le Pakistan ; l’Espagne est moins sûre que l’Égypte révolutionnaire. (How much closer a union?)
Raison ? Cacophonie de la communication gouvernementale européenne.

Autrement dit la rationalité des marchés (dont on nous a rebattu les oreilles) est nulle. On les manipule par la propagande.