- Les cheminots résistent (probablement pour ne pas perdre leur statut, RFF étant apparemment de droit privé). Le gouvernement, libéral, lâche. Si bien qu'ils n'ont pas été transférés chez RFF. Et que RFF est une toute petite société, qui doit sous-traiter la quasi totalité de son activité à la SNCF... Cela semble surtout avoir produit ce que produit dans le privé une telle stratégie : le dilemme du prisonnier. Une forme d'irresponsabilité. L'envers de ce qui était recherché. Au lieu d'une quête de rentabilité par l'innovation, on s'enrichit en escroquant l'autre. D'où à la fois négociations interminables et augmentation injustifiée des coûts pour la collectivité, qui, en dernière instance, doit régler les factures. (Je tire ces informations d'ici.)
- Et la concurrence ? Le rail est naturellement monopolistique. Dans ces conditions, comment garantir qu'en remplaçant l'esprit du service public par celui de l'enrichissement de l'actionnaire, on n'en arrive pas à la situation du marché de l'énergie en Angleterre ? Plus du tout d'investissement, et des prix usuraires ?
jeudi 19 juin 2014
Fusion RFF SNCF : enquête
lundi 22 juillet 2013
Entreprise et modèle du marché
Il a créé ce modèle parce qu’il s’attendait à ce que la main invisible du marché donne les meilleurs résultats. Si on demandait aux dirigeants de la société d’agir égoïstement, disait-il, ils dirigeraient leurs divisions rationnellement, ce qui profiterait à la performance globale.
C’est beau l’idéologie…
mercredi 23 novembre 2011
Criminalité et systémique
samedi 12 novembre 2011
Cercle vicieux bancaire
dimanche 16 janvier 2011
Zone euro en faillite
jeudi 6 janvier 2011
Tensions aux USA ?
- Mise à la retraite du baby boom, des retraité dont l’opinion s’est formée à l’époque de Reagan. Ils auraient un fort pouvoir de lobbying qu'ils utiliseraient essentiellement pour faire augmenter les dépenses qui les concernent et éviter celles destinées aux autres classes de la population (d’où leur hostilité aux réformes d’Obama).
- Les États républicains ayant vu leur population croître vont avoir un pouvoir électoral accru.
- Les articles qui inspirent ce billet (dans l’ordre) : As boomers wrinkle, Tilting rightwards, Goths at the gate, In a spin.
- Parmi les effets démographiques, il y a aussi celui des Latinos.
mercredi 15 décembre 2010
L’économie en 2011
Compléments :
- Prévision des banques.
vendredi 10 décembre 2010
Chaos neigeux
- Un interviewé par la radio, hier. RGPP, les services de l’État n’ont plus de moyens.
- Ce matin, on me dit que les services de l’État voulaient montrer qu’ils n’avaient plus de moyens.
- Hervé Kabla observe des comportements anarchiques, chaos immédiat. Ce matin une personne m’expliquait comment elle avait organisé la sortie en bon ordre d’une autoroute bloquée. Le secret du succès du changement : l’entraide.
dimanche 28 novembre 2010
Dilemme du prisonnier
vendredi 26 novembre 2010
Effets du changement
lundi 8 novembre 2010
Changement aux USA
- Les Républicains ont été élus pour en découdre avec Obama.
- Par contre, ils ne peuvent rien faire sans lui. Et, s’ils ne s’entendent pas entre eux, plusieurs décisions critiques pourraient ne pas être prises, détériorant un peu plus les affaires du pays et de ses habitants :
Un accord sur le déficit sera impossible. Un blocage sur les réductions d’impôts de Bush fera qu’elles expireront, d’où brutale augmentation des impôts, par défaut. Sans nouvelles aides du gouvernement fédéral, les États en situation financière tendue vont licencier leurs employés et réduire leurs prestations l’année prochaine.
jeudi 22 juillet 2010
Émotion et raison
- La première étape du changement est l’émotion. La plupart des CCI françaises lui sont encore soumises. Or, les CCI sont faites de gens remarquables sous quelque angle qu’on les observe : expérience, diplômes, réussites passées… l’homme est plus un être d’émotion que de raison.
- Le changement est un sport d’équipe. L’homme seul est perdu face à lui. Dans cette région les dirigeants de chambre se sont unis et affrontent le changement en groupe. Ils sont confiants. Impression de force tranquille. Ailleurs, chacun traverse seul la perturbation, et se replie sur lui-même. D’où dilemme du prisonnier, et stress.
mercredi 12 mai 2010
Effet pervers de la subvention
mardi 1 septembre 2009
Déséquilibre durable ?
Des chercheurs analysent le comportement des pays émergents (Fear of appreciation in emerging economies). Ils montrent que la stratégie de dévaluation de leur monnaie, un des coupables soupçonnés de la crise, est là pour durer.
Cela semble signifier que :
- Les pays émergents veulent maintenir en excédent leur balance du commerce. Et, si j’en crois la radio, le Japon veut se joindre au bloc asiatique.
- L’Amérique (et l’Angleterre), qui veut exporter sa crise, ne peut le faire que vers l’Australie, la Nouvelle Zélande, et la zone euro, pays de banque centrale non interventionniste.
- Cela donne un « dilemme du prisonnier ». En dehors de l’Australie, la Nouvelle Zélande et la Zone Euro, chacun essaie de parasiter l’autre. En particulier, l’attitude des pays émergents force le reste du monde au déficit. Ce qui n’est pas viable. Tout ceci ne peut se terminer que par une crise ?
Quelques réflexions :
- Il n’est pas certain que la crise survienne rapidement : la logique des pays émergents est d’acheter la dette des ex pays développés, ce qui encourage ceux-ci à ne pas se réformer.
- Zone euro = dindon de la farce ? Elle prend la crise de plein fouet, va-t-elle adopter un front uni ? (La logique allemande, par exemple, n'est-elle pas celle de l’excédent ?)
- Alors, avenir hostile qui ne sera pas tendre pour les faibles ? La France devrait-elle reprendre un peu de force, une pensée un rien autonome, redevenir un petit peu une nation ? Mais le peut-elle encore ? Alors, à chacun de prendre son sort en main ?
Compléments :
- Mes recommandations de crise Crise : que faire ? reconstruire le lien social pourraient-elles lui survivre ?
mardi 4 août 2009
OGM, science et démocratie
- Le dilemme du prisonnier dans le cas du cancer de la prostate : Les origines du déficit de la sécu ?
lundi 13 juillet 2009
Les origines du déficit de la sécu ?
Le dépistage du cancer de la prostate fait-il plus de mal que de bien ? me semble avoir mis le doigt sur quelque chose qui pourrait expliquer pourquoi notre santé nous coûte de plus en plus cher :
- Le dépistage du cancer de la prostate se fait de plus en plus tôt. On dépiste beaucoup, mais on n’est pas sûr que ce soit finalement un bien : le dit cancer tue lentement, et le traiter démolit la vie de la victime.
- Ce type de problème semble être derrière l’état calamiteux du système de santé américain : une amélioration du diagnostic qui fait voir ce qu’on ne voyait pas auparavant, et une volonté de zéro risque, qui conduit à un acharnement thérapeutique et à des vies gâchées.
- On a là un curieux cercle vicieux : d’un côté cette pratique enrichit le médecin, de l’autre ne pas y souscrire risque de lui valoir des poursuites. C’est un exemple de dilemme du prisonnier : si le médecin optimise son intérêt propre, il minimise celui de ses patients et de la collectivité. La profession médicale (à commencer par les laboratoires) a trouvé un formidable moyen de ruiner la société.
- Sur la médecine américaine : Le marché contre l’homme.
- La France n’aurait-elle pas intérêt à se pencher sur ce type de comportements avant de s’en prendre à la couverture sociale ? (Système de santé français.)
- Aurait-on là un moteur du capitalisme moderne ? Si une entreprise parvient à contraindre une profession à un tel dilemme du prisonnier (aléa moral), elle est riche. Serait-ce ce qui a été tenté avec les OGM, et ce qui a été réussi avec les différentes bulles financières ?
samedi 16 mai 2009
Hadopi quater
Mes associés de GM2 disaient que « l’optimum économique est un optimum humain ». Ma réflexion sur Hadopi, dont je tire la ficelle depuis quelques billets, me fait me demander si, une fois de plus, ils n’avaient pas raison.
Si Hadopi est votée aujourd’hui et pas hier, c’est que les fournisseurs doivent imaginer que leurs risques sont limités : le marché est peut-être saturé en équipement haut débit ? Oui, mais leurs futures affaires, n’ont-elles pas besoin du moteur du contenu, et d’un moteur de plus en plus fort ?
Tout ceci ressemble au dilemme du prisonnier. Pour remettre sur pied l’industrie du contenu, taper sur le marché final va se retourner contre tout le monde. L’industrie du contenu ne sortira pas pour autant de son apnée, et celle du contenant risque de boire la tasse. En pleine crise, ce n’est guère judicieux. Mais comment organiser le transfert du contenant vers le contenu, en environnement fortement favorable au parasitisme ? C’est un sujet pour The Logic of Collective Action. J’en retiens 3 scénarios :
- On arrive à rendre tout ce beau monde solidaire, à créer une communauté. Cela peut-être fait par la force, par une loi, ou par la prise de conscience soudaine d’un intérêt commun (de même qu’une communauté se constitue quand des individus constatent qu’ils épuisent un bien commun).
- Il existe d’énormes acteurs du contenant, qui sponsorisent seuls le contenu, parce qu’ils ont moins à perdre ainsi qu’à se préoccuper de parasitisme. Le parasite profite de leur effort gratuitement. Mais cette solution est moins performante que la précédente, parce que c'est une société égoïste : la presse et le cinéma seront pâlots, l’industrie du contenant peu dynamique.
- Il y a dissolution du tissu économique concerné et des compétences acquises au cours des décennies. Un oligopole se constitue sur ses ruines. Le résultat ressemblera probablement à ce qu’ont dû être les royaumes barbares par rapport à la civilisation romaine.
lundi 19 janvier 2009
Individualisme
- Tout ce qui est abondant, ou plus exactement ne passe pas par les mains de l’homme, est gratuit. Or, c’est aussi ce qui a le plus d’importance pour nous : l’eau et l’air, par exemple. De ce fait, ils sont gaspillés. Jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. C’est alors qu’ils acquièrent un prix (eau minérale).
- De ce fait nous pouvons déshériter nos enfants, consommer en toute bonne conscience leur héritage. Et les bulles spéculatives permettent à un groupe social de s'enrichir au détriment de ses semblables.
- L’individualisme français ou le « petit chef » (Le petit chef, mal français). Il veut imposer aux autres, ce qui lui passe par la tête (ce faisant, il réalise mécaniquement un « double bind » : d’un côté le respect qui lui est dû, de l’autre l’imposition de son arbitraire).
- Pour l’Anglo-saxon, ou « Greed and Fear ». Il oscille entre un désir aveugle, et une peur incontrôlable. Ce désir est-il de consommer, ou de posséder ? Il est certain que la possession joue un rôle fondamental dans la pensée anglo-saxonne.
lundi 30 juin 2008
12000 Américains passés par les armes
- Dilemme du prisonnier : l’intérêt à court terme de l’individu, posséder une arme à feu, est mauvais pour la société. Et donc pour l’intérêt à long terme de l’individu, dont l’espérance de vie est fonction inverse du nombre d’armes à feu.
- Solution de l'article : utiliser ce qui est familier à l’Américain pour résoudre la question : les lois du marché. Mesurer le nombre de morts causées par les armes de chaque fabricant ; lui donner un taux de mortalité objectif ; pénalité s’il dépasse, bonus sinon, possibilité d’échanger sa capacité excédentaire à tuer.
- Difficile d’aller contre la culture d’un pays.
- Mais elle n'est pas un obstacle au changement.
- Mémoire de MBA d’un contrôleur de gestion d’une entreprise de distribution. Culture : pilotage par ordinateur de ses points de vente (des batteries d’indicateurs mesurent tout ce qui est mesurable). Il constate que leur performance est liée aux caractéristiques de leurs équipes. Au lieu de formuler sa recommandation ainsi, il propose d’ajouter des indicateurs prioritaires concernant ces caractéristiques : l’indicateur n’est-il pas le seul langage que comprend le responsable de point de vente ?
- ELIAS, Norbert, La civilisation des mœurs, Pocket, 2003.
- Un aperçu de l’impact qu’a pu avoir la culture sur les mœurs sexuelles occidentales : MALINOWSKI, Bronislaw, Sex and Repression in Savage Society, Routledge, 2003.
jeudi 27 mars 2008
Jacques Delpla et la Commission Attali
Pour en savoir plus:
- DELPLA, Jacques, WYPLOSZ, Charles, La fin des privilèges : Payer pour réformer, Hachette Littératures, 2007.