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mercredi 10 octobre 2012

Paralysie politique et sauveteur capitaliste

Cette semaine The Economist dissèque les problèmes de la planète.
Romney a défait Obama en débat. Mais quoi qu’il arrive, la situation des USA est critique, voire désespérée. Son pouvoir politique est paralysé. Or, s’il ne se reprend pas, des mesures automatiques vont se mettre en route, qui vont avoir un impact destructeur sur l’économie. A quoi s’ajoute l’arrivée d’une énorme vague de retraités.
Quant à la France, ses maux sont l’incapacité de ses gouvernements à équilibrer les comptes de la nation, et le manque de compétitivité de l’économie due à des charges salariales excessives. Sa rigueur serait trop molle (elle fait une hypothèse de croissance irréaliste). Et il serait mieux d’utiliser la TVA que l’impôt.
La Bundesbank est en guerre contre la BCE. Mais parce qu’elle pense que c’est aux politiques de prendre leurs responsabilités et de construire une Europe saine, politique et fiscale, qui n’ait plus besoin des expédients à court terme de la BCE.
M. Rajoy paraît toujours aussi dangereusement maladroit, les Espagnols partent en Amérique latine, et l’Angleterre s’engage dans une politique aventureuse vis-à-vis de Bruxelles : elle ne veut obéir qu’aux lois qui sont dans son intérêt.
En Géorgie le pouvoir en place a été battu par un milliardaire excentrique à la tête d’une coalition hétéroclite. C’était inattendu. Mais, en Géorgie aussi, quelques-uns se sont beaucoup enrichis et les autres beaucoup appauvris. Ce qui, partout, est explosif.
Le modèle asiatique doit se transformer. L’avantage des bas salaires ne fonctionne plus, et les pays développés, en crise, n’achètent plus de produits manufacturés, Chine et Inde faiblissent. L’avenir serait à une économie de « services modernes à haute valeur » tirée par la demande interne. Vu d’où partent ces pays (une masse de pauvres, un système éducatif réduit à peu de choses, des infrastructures faméliques), le changement s’annonce complexe…
Le problème de la Chine semble ses entreprises d’Etat. Elles seraient inefficaces et obéiraient plus aux intérêts des oligarques corrompus qui les contrôlent qu’à ceux du pays. Vont-elles plomber son avenir ? En outre, la Chine commence à inquiéter ses partenaires. Elle construit des routes mais ne les aide pas à bâtir un système bancaire ou à gouverner. Surtout, elle ne comprendrait rien aux cultures et sensibilités étrangères. Plouc power ? (Slob’s power ?)
Globalement, la situation est mauvaise pour les affaires. Trop d’incertitudes. En Europe et aux USA, c'est la faute des politiques, incapables d'agir.
Quant à l’économie, elle n’obéit plus aux textes de cours. « ça pourrait expliquer pourquoi les gouvernements se concentrent sur d’autres priorités que faire plaisir aux marchés, par exemple stabiliser le secteur financier et réduire le chômage. »
La mode chez les fabricants de voitures est l’alliance avec ses concurrents. Ce qui ne choque pas l’orthodoxie libérale de The Economist. Ce qui me choque, par contre, est que Mercedes travaille avec Renault. Mercedes filerait-il un mauvais coton ?
La liberté d'expression est entre les mains des entreprises du web. Ne faudrait-il pas que le législateur s'en mêle ? à ce sujet, n'est-il pas curieux que personne ne s’offusque de la censure des « contenus pour adulte » d’Internet ? Et si la liberté de parole n’était pas un droit absolu ? Et si, comme toutes les autres libertés, elle devait se plier aux règles sociales ?
Finalement, le grand capitalisme va-t-il sauver le monde ? Richard Branson constitue des commandos d’hommes politiques vénérables ou de grands patrons afin de faire basculer du bon côté, celui du développement durable, les sujets, majeurs, qui sont mûrs pour le changement. (« une comptabilité correcte des impacts environnementaux, la fin des  résultats trimestriels, et l’élimination progressive des subventions aux énergies fossiles sont probablement proches du haut de la liste »)

mercredi 16 mai 2012

Cadillac contre Mercedes et Audi ?

Il y a quelques temps, j’ai entendu dire que Cadillac voulait copier Audi (A8) et Mercedes. J’ai pensé que Cadillac cherchait à devenir une marque globale. Mais avait-elle une chance face aux Allemandes ?

Erreur, une fois de plus. Ce que vise GM, c’est la Chine. Là-bas on aime ce qui est «  gros et clinquant ». (Unstretched limos)

Intelligente stratégie, probablement. 

lundi 12 avril 2010

Mercedes et Renault

Modeste rapprochement entre Mercedes et Renault. Ce que chacun y gagnerait :
  • Mercedes : un moyen de faire gagner de l’argent à ces petits modèles (pertes de 7md€ en 10 ans ?).
  • Renault : « Peut-être le plus important pour M.Ghosn est l’apparent vote de confiance de Daimler. Pendant la plus grande partie de la dernière décennie Renault a été un acteur d’une médiocrité décevante, soutenu par de substantiels dividendes du plus prospère Nissan. »

lundi 28 septembre 2009

Avenir de l’automobile

Industrie automobile, quoi de neuf ?

  • Massive surcapacité de production. Les gouvernements ayant aidé les constructeurs, pour éviter leur faillite et un chômage massif, la question reste entière.
  • Massive réduction de l'offre de leasing d’où chute des prix de l’occasion. Mauvais pour le neuf.
  • Les constructeurs découvriraient l’importance du client, et du métier d’ingénieur. Nous voulons de petites voitures pas chères (et électriques). Comme les petites voitures sont peu rentables, ils vont devoir faire preuve d’intelligence dans leur conception. Fin des gadgets stupides qui ne servaient qu’à justifier le prix de la voiture. Et fin de l’ère des financiers au QI technique négatif ?
  • Plus inattendu : les constructeurs de grosses voitures seraient affectés par le vieillissement de la population. Le vieux achète petit et roule peu. Cela forcerait Mercedes et BMW à l’alliance, peut-être entre eux. (Ce qui semble difficile : si mes souvenirs de début de carrière sont bons, ces entreprises se haïssent…)

Compléments :

Ces modèles au style différent seraient moins lourds et comporteraient moins de pièces que ceux de la gamme actuelle. Des versions hybrides sont envisagées.

vendredi 23 janvier 2009

Etat de l’automobile mondiale

Je continue sur ma lancée automobile : article de The Economist (The big chill).

  • Il y a une surcapacité d’une dimension inattendue : 94 millions de voitures, soit 34m de plus que ce que le monde peut absorber ! Et crédit en panne, or 2/3 des voitures sont achetées à crédit en Europe, 90% aux USA.
  • Ceux qui semblent devoir gagner : Toyota, qui a mis beaucoup d’argent de côté (50md$), et le groupe VW : bonnes voitures, bien placé sur les marchés porteurs. Honda serait solide.
  • Mercedes et BMW se sont laissé séduire par les bénéfices faciles du marché du leasing anglo-saxon. Aujourd’hui fort mal en point. Et il va leur falloir réduire la consommation de leurs futurs modèles.
  • Fiat va mieux, mais a beaucoup de ses œufs dans le panier brésilien. Sa stratégie est de devenir gros en fusionnant avec d’autres constructeurs.
  • Renault a deux modèles qui ne se vendent pas (Laguna et Megane) et Nissan est très exposé au marché américain.
  • Le looser absolu : Chrysler, petit, marché sinistré, produits d’une qualité désastreuse. GM, qui semble avoir des réserves de bons modèles, devrait survivre, mais l’ombre de lui-même. Ford s’en sortirait mieux.

Bien faire son métier et ne pas se laisser tenter par l’argent facile serait-il encore le meilleur moyen de se garantir des crises ?

Dégonflage de l’économie ?, Renault demande l’aide de l’État.