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vendredi 24 juin 2022

Les caprices de Marianne ?

Depuis l'élection de 2017, un problème m'a semblé insoluble : celui du député présidentiel. Un président doit avoir une majorité à l'assemblée nationale. Or, les députés de M.Macron n'avaient aucune légitimité. Ils formaient un groupe hétéroclite, création spontanée d'une opportunité. 

Ce qui m'a surpris, c'est que M.Macron n'a rien fait pour résoudre cette question : il n'a jamais consenti aucun effort pour courtiser les élus de terrain. Il est même probable qu'il ait fait tout le contraire : alors qu'ils se lamentent de la "désertification" de leur territoire, il ne rêve que de leur couper un peu plus les vivres, au nom de l'équilibre des finances de l'Etat. 

Entre temps, il y a eu d'étonnants rebondissements. M.Zemmour est survenu. On a cru un temps qu'il allait ébranler Mme le Pen et faire réussir Mme Pécresse. C'est le contraire de ce qui s'est passé. Mme Le Pen a été "dédiabolisée", et elle a saisi le sujet qui, justement, ne concerne pas M.Macron : le sort de ce que l'on appelle maintenant la "France périphérique". Puis il y a eu un sursaut. M.Macron a été élu. Alors M.Mélenchon, manoeuvre géniale !, s'est emparé du podium et a phagocyté la gauche. Mais, une fois de plus, il y a eu plus de chaleur que de lumière. 

Eh bien, ce feu d'artifice de surprises n'a rien changé. Pour une fois, je n'ai pas eu tort. M.Macron n'a pas de majorité à l'assemblée. 

jeudi 19 mai 2022

M.Mélenchon, par Delacroix

Habile M.Mélenchon. Après avoir absorbé la gauche, il éclipse Mme Le Pen. 

Son programme ? Aussi vieux, et aussi efficace, que nos révolutions. C'est l'affirmation de principes. L'éthique de la conviction, et non l'éthique de la responsabilité, dirait Max Weber. Le paradis émerge de ruines fumantes. M.Mélenchon, en liberté guidant le peuple, façon Delacroix ?

Mais cette liberté présente une nouveauté. Ce qu'elle promet, c'est l'écologie. Si, dans le tableau de Delacroix, M.Mélenchon a remplacé la liberté, le Bobo pauvre, lui, a remplacé le peuple ?

Et si cela faisait les affaires de M.Macron ?

samedi 7 mai 2022

Troisième tour ?

Que vont donner les élections législatives ? me demandé-je, bien avant les péripéties de l'élection présidentielle. 

Rebondissement : je lisais que des candidats LR refusent le combat. 

Le député est l'âme de la démocratie. Il est nous, il est le représentant du peuple. Or, aujourd'hui, il n'est plus que le représentant du candidat qu'il sert. Il est M.Macron, Mélenchon ou Madame Le Pen. Il n'a plus aucune personnalité propre. Curieux renversement, dont la systémique a le secret. Voilà un changement dont on parle peu, malheureusement. 

Le problème, est-ce le troisième tour, ou le sens même de notre démocratie ?

lundi 5 juillet 2021

Chambre des députés : à réinventer ?

Curieuse situation. Notre président a probablement de bonnes chances d'être réélu. Mais il n'a pas de parti. Au lieu d'élire un président il faut remplir la chambre des députés d'inconnus dont le seul mérite est de lui permettre de présider. 

Il y a un double problème, probablement. L'électeur ne se reconnaît plus dans un certain type d'homme politique. On "n'est" plus communiste, comme on "est" supporter de l'OM. D'autre part, l'histoire récente a montré que nos gouvernements étaient gouvernés par des modes, en outre venues de l'extérieur. Les deux questions sont évidemment liées : ces gens sont des girouettes.

Mme Merkel est "pragmatique". Elle a beaucoup changé de cap. On pourrait la croire sans conviction. Mais elle a un objectif, qui est probablement l'intérêt de son pays, la défense de ses valeurs, et elle louvoie pour parvenir à son but. Idem pour nos élus locaux. Maires et sénateurs, en majorité, se confondent avec l'identité de leurs terroirs. Ils font bien plus que défendre leurs intérêts, ils croient en eux. Ils n'aspirent pas au pouvoir, pour le pouvoir.

Conclusion ? Il faut réinventer une fonction pour le député. Une fonction qui fasse qu'il soit si heureux d'être député, qu'il n'ait pas d'autre ambition ?

lundi 19 juin 2017

Anxiété de survie

Elections législatives. Le parti de M.Macron a une grosse majorité, mais pas celle attendue. Je me demande si cela n'illustre pas une théorie d'Edgar Schein. 

Le changement est une question d'anxiétés. Anxiété de survie (est-ce que cela compte pour moi ?), Anxiété d'apprentissage (est-ce que je sais comment aborder le changement ?). 

Dans ce cas, il est possible que ce soit un problème d'anxiété de survie. Au premier tour, l'électorat était soucieux d'avoir un gouvernement stable. Une fois celui-ci assuré, la motivation à voter n'y était plus. M.Macron ne déplace pas les foules.

(Les ajustements ne sont pas exceptionnels : il me semble que c'est ce qui est arrivé à M.Sarkozy, il y a dix ans. Comme quoi, notre démocratie laisse une marge de manoeuvre à l'électeur, qui lui permet d'exprimer un message un peu nuancé.)

samedi 17 juin 2017

Député normal

Pourquoi certains robots ont-ils quelque-chose d'inquiétant ? Parce qu'il sont presque à l'image de l'homme, mais pas tout à fait. Et c'est cette différence presque invisible qui nous met mal à l'aise. Voilà ce que j'ai lu. 

Eh bien, j'ai eu cette expérience. Un jour j'étais au marché. J'ai vu arriver un étrange petit personnage. Il était accompagné d'un photographe. Il avait un curieux sourire figé. Et il se plaçait derrière les étales. Des gens essayaient de l'approcher. Mais, il ne les voyait pas. Ou, plutôt, son attitude les repoussait. Je me suis demandé qui cela pouvait être. C'était le député de la circonscription. Il participait à un reportage. Monsieur le député va au marché. 

On entend dire que les Français de l'étranger n'ont plus honte de leur nationalité. Résultat de l'arrivée de M.Macron. Super Macron ? Ou "président normal" ? Quelqu'un qui se comporte comme ses collègues étrangers ? Et si c'était le sens du changement qui se déroule actuellement ? La France remplace sa classe dirigeante par des gens comme vous et moi ?

lundi 12 juin 2017

Abstention

Comment interpréter l'abstention des élections d'hier ? Il y a la tentation, relayée par les journalistes, de penser que c'est un déni de démocratie, l'annonce de mouvements sociaux (pour la presse, une poignée de casseurs est bien plus démocratique que des millions d'électeurs), une désapprobation du gouvernement. Curieusement, les partis qui clamaient le plus fort ces thèses sont ceux à qui elles s'appliquent en premier. 

Hier, j'ai constaté que des amis ne savaient pas quoi voter. Ce qui n'était un déni de rien du tout. Simplement le constat que leurs repères étaient bouleversés. Un sondeur confirmait cette impression : ses études montraient que ceux qui étaient le plus résolu à voter avaient voté pour M.Macron aux présidentielles. En outre, traditionnellement, les élections législatives connaissent une faible participation : tout s'est joué à la présidentielle, et l'électeur ne veut pas remettre en cause le choix collectif. 

Bref, comme le disent certaines théories sur le changement, il semble qu'une grosse partie de la population attende pour se faire une opinion. L'abstention serait un doute légèrement favorable. 

(Le dit sondeur qualifiait Mme Le Pen de "loser", elle a fait la preuve qu'elle n'avait pas la capacité de s'emparer de la présidence. Le FN ne sera jamais que marginal. Il est probable qu'il en est de même de tous les partis, en dehors de celui du président : aucun n'est plus crédible.)

mardi 30 mai 2017

Stratégie électorale

Législatives. Je me renseigne sur les candidats qui se disputent mon suffrage. Surprise. Le candidat du mouvement présidentiel, Hugues Renson, est un ex proche de M.Chirac. Or, le député en place, M.Lamour, est un gaulliste. Pire : M.Debré, sans doute le meilleur ami de M.Chirac, appuie M.Renson, qu'il traite, lui aussi, "d'ami". 

Mon quartier a une autre particularité. C'est une sorte de village gaulois. Il résiste depuis longtemps au maire actuel de Paris, qui tente de s'y faire élire... La tactique de M.Macron semble partout la même. Il oppose au sortant quelqu'un de sa couleur, mais qui n'est pas contaminé par les pratiques politiciennes. Les aspirations de l'électorat, sans les désagréments de la politique ?

Si c'est le cas, c'est une manoeuvre brillante. 

samedi 27 mai 2017

Ordre contre chaos ?

Coup d'oeil aux sondages. Il semblerait que j'ai vu juste : M.Mélenchon s'affirmerait comme l'opposant premier à M.Macron. Il est possible que nous ayons le choix entre trois options de gouvernement :
  • M.Macron, c'est l'ordre. Il propose un gouvernement fort, qui puisse réformer le pays rapidement. 
  • Les Républicains, les socialistes dans une moindre mesure, c'est le débat démocratique. Ils veulent une cohabitation. 
  • M.Mélenchon, c'est la lutte des classes. Il refuse tout en bloc.
D'après le sondage, l'opinion serait en faveur de la première option. Ce qui explique peut-être que les tenants de l'option deux se montrent modérés : ils s'affirment d'accord avec une grande partie du programme de M.Macron : faire jouer notre pouvoir de nuisance, non. Ce qui laisse une place à une opposition frontale. Celle de M.Mélenchon.

(Quant au FN, il semble avoir été victime de son leader.)

lundi 15 mai 2017

Mélenchon contre Macron

M.Mélenchon et Macron semblent les deux vrais adversaires des législatives. Ils représentent deux visions opposées de la politique. Contrairement à ce qu'il dit, M.Mélenchon est le seul vrai gaulliste des deux. Il est dirigiste. Pas mal pour un trotskyste. M.Macron est "libéral", au sens où il veut libérer la capacité d'initiative. Pas mal pour un haut fonctionnaire ? Qui a raison ? Et s'il y avait un temps pour le dirigisme, et un temps pour le libéralisme ?

Le libéralisme a fait des dégâts. Même là où il n'y a pas de chômage, l'emploi est souvent de très mauvaise qualité (Angleterre, Allemagne, USA). D'ailleurs, il est surprenant que M.Mélenchon ne s'en émeuve que maintenant. Le phénomène a donné son plein il y a bien longtemps. (voir FINGLETON, Eamonn, Unsustainable: How Economic Dogma Is Destroying U.S. Prosperity, Nation Books, 2003.) Mais est-ce le libéralisme qui a nuit à la France ? Ou un dirigisme mal à propos, dont la maginite a étranglé la nation ? Et, les conditions qui ont permis au libéralisme de faire des dégâts, à savoir des pays émergents troquant le savoir-faire occidental contre leurs bas salaires, ou l'ouverture des frontières, sont-elle toujours présentes ? Et si nos "oligarques" ne nous voyaient plus comme des salariés, à éliminer, mais comme des clients, dont la fortune est dans leur intérêt ?

mercredi 10 octobre 2012

Paralysie politique et sauveteur capitaliste

Cette semaine The Economist dissèque les problèmes de la planète.
Romney a défait Obama en débat. Mais quoi qu’il arrive, la situation des USA est critique, voire désespérée. Son pouvoir politique est paralysé. Or, s’il ne se reprend pas, des mesures automatiques vont se mettre en route, qui vont avoir un impact destructeur sur l’économie. A quoi s’ajoute l’arrivée d’une énorme vague de retraités.
Quant à la France, ses maux sont l’incapacité de ses gouvernements à équilibrer les comptes de la nation, et le manque de compétitivité de l’économie due à des charges salariales excessives. Sa rigueur serait trop molle (elle fait une hypothèse de croissance irréaliste). Et il serait mieux d’utiliser la TVA que l’impôt.
La Bundesbank est en guerre contre la BCE. Mais parce qu’elle pense que c’est aux politiques de prendre leurs responsabilités et de construire une Europe saine, politique et fiscale, qui n’ait plus besoin des expédients à court terme de la BCE.
M. Rajoy paraît toujours aussi dangereusement maladroit, les Espagnols partent en Amérique latine, et l’Angleterre s’engage dans une politique aventureuse vis-à-vis de Bruxelles : elle ne veut obéir qu’aux lois qui sont dans son intérêt.
En Géorgie le pouvoir en place a été battu par un milliardaire excentrique à la tête d’une coalition hétéroclite. C’était inattendu. Mais, en Géorgie aussi, quelques-uns se sont beaucoup enrichis et les autres beaucoup appauvris. Ce qui, partout, est explosif.
Le modèle asiatique doit se transformer. L’avantage des bas salaires ne fonctionne plus, et les pays développés, en crise, n’achètent plus de produits manufacturés, Chine et Inde faiblissent. L’avenir serait à une économie de « services modernes à haute valeur » tirée par la demande interne. Vu d’où partent ces pays (une masse de pauvres, un système éducatif réduit à peu de choses, des infrastructures faméliques), le changement s’annonce complexe…
Le problème de la Chine semble ses entreprises d’Etat. Elles seraient inefficaces et obéiraient plus aux intérêts des oligarques corrompus qui les contrôlent qu’à ceux du pays. Vont-elles plomber son avenir ? En outre, la Chine commence à inquiéter ses partenaires. Elle construit des routes mais ne les aide pas à bâtir un système bancaire ou à gouverner. Surtout, elle ne comprendrait rien aux cultures et sensibilités étrangères. Plouc power ? (Slob’s power ?)
Globalement, la situation est mauvaise pour les affaires. Trop d’incertitudes. En Europe et aux USA, c'est la faute des politiques, incapables d'agir.
Quant à l’économie, elle n’obéit plus aux textes de cours. « ça pourrait expliquer pourquoi les gouvernements se concentrent sur d’autres priorités que faire plaisir aux marchés, par exemple stabiliser le secteur financier et réduire le chômage. »
La mode chez les fabricants de voitures est l’alliance avec ses concurrents. Ce qui ne choque pas l’orthodoxie libérale de The Economist. Ce qui me choque, par contre, est que Mercedes travaille avec Renault. Mercedes filerait-il un mauvais coton ?
La liberté d'expression est entre les mains des entreprises du web. Ne faudrait-il pas que le législateur s'en mêle ? à ce sujet, n'est-il pas curieux que personne ne s’offusque de la censure des « contenus pour adulte » d’Internet ? Et si la liberté de parole n’était pas un droit absolu ? Et si, comme toutes les autres libertés, elle devait se plier aux règles sociales ?
Finalement, le grand capitalisme va-t-il sauver le monde ? Richard Branson constitue des commandos d’hommes politiques vénérables ou de grands patrons afin de faire basculer du bon côté, celui du développement durable, les sujets, majeurs, qui sont mûrs pour le changement. (« une comptabilité correcte des impacts environnementaux, la fin des  résultats trimestriels, et l’élimination progressive des subventions aux énergies fossiles sont probablement proches du haut de la liste »)

lundi 18 juin 2012

Hollande gagne, Sarkozy perd ?

Il semble que The Economist a vu juste : François Hollande est le gouvernant européen ayant le pouvoir le plus solide. L'Homme Normal est en position de Dirigeant de Droit Divin, comme de Gaulle et Louis XIV. L'excuse n'est pas permise, dans ces conditions. Et le pays, devenu totalement irresponsable, est à son plus critique. En outre, c'est au moment où Mme Merkel a pu gouverner avec des alliés de son choix que ses difficultés ont commencé... Les contre-pouvoirs ont l'avantage de diluer les responsabilités et d'aider à penser.

J'ai aussi l'impression qu'au sein de l'UMP la tendance Sarkozy a essuyé un revers. Cela signifie-t-il que c'est plus lui que son parti qui a perdu les présidentielles ?

Compléments :
  • J'ai aussi entendu Mme Aubry attribuer la défaite de Mme Royal à une traîtrise : les votes de la droite et de l'extrême droite. Discrimination ? Le votant à droite serait-il un pestiféré, un non-Français ? me suis-je demandé. La gauche va-t-elle gouverner pour les siens ?

dimanche 17 juin 2012

Treizième circonscription de Paris

Élections législatives chez moi. J’ai le choix entre un sportif de haut niveau, ancien ministre, apparemment reconverti avec bonheur dans la politique de terrain, et un haut fonctionnaire de gauche.

L’un semble la Jeanne d’Arc du logement social (le logement social prenant la place de l’Anglais dans l’histoire originale), et l’autre le porteur transparent du message éthéré de François Hollande, et de la nécessaire élection d'une assemblée qui rende la France gouvernable. Choix entre démagogie et idéologie ?

Bien loin du modèle de John Stuart Mill, qui imaginait notre représentant comme une forte personnalité, douée d’une grande rigueur intellectuelle, et s’épanouissant dans un débat viril, et créatif ?

En fait, le député français semble plutôt là pour appliquer la ligne de son parti, et lui faire des entorses, afin de rendre service à ses constituants, et de se faire réélire. Comme on connaît ses saints…

Compléments :
  • Abélès, Marc, Un ethnologue à l’Assemblée, Odile Jacob, 2001.
  • Gouvernement représentatif.
  • Le message de la gauche n'est peut-être pas aussi éthéré que cela : quel sera le sort d'une circonscription de droite face aux forces combinées d'une mairie et d'un gouvernement de gauche ? 

samedi 16 juin 2012

La France a-t-elle besoin d’une dictature ?

L’idée généralement reçue est que la gauche doit avoir la majorité à l’assemblée, sans quoi le pays sera ingouvernable. Cette idée a un fondement solide : de Gaulle. Ce sont ses réformes qui ont mis un terme à l’instabilité du pouvoir, qui semblait consubstantielle à la République, depuis ses origines.

Cela va au complet opposé de la théorie de Montesquieu, qui a inspiré les révolutionnaires. Montesquieu voulait la neutralisation des pouvoirs. Ainsi la liberté de l’individu serait garantie. L’Amérique est construite sur ce modèle : sa démocratie ne fonctionne que si ses partis politiques s’accordent entre eux.

Or, notre gouvernement semble manifester des signes annonciateurs de dogmatisme. Serait-il enfermé dans une vision idéalisée de François Mitterrand ? Un Mitterrand dont on aurait oublié qu’il était passé de l’extrême droite à l’extrême gauche, avait commencé par une politique de nationalisation, viré au libéralisme, puis cohabité harmonieusement avec des ministres de droite ?

La France a-t-elle encore besoin d’une dictature ?

Compléments :

vendredi 15 juin 2012

M.Hollande et les femmes

Les femmes de M.Hollande se querellent en public, nous dit-on. Comment va réagir l’électeur français à cette nouvelle ?

M.Hollande semble avoir une idée du couple qui n’est pas traditionnelle. Il s’associe à des femmes qui paraissent avoir un fort caractère. Peut-être même un caractère insupportable au commun des hommes (une explication des déboires actuels de Mme Royal ?). Serait-il une sorte « d’homme objet » ?

Que peut en penser notre opinion, culturellement machiste ? Est-ce là les vertus qu’elle associe à un président de crise et de rigueur ? Réponse : dimanche soir ?

mardi 12 juin 2012

Mélenchon gagne les sondages

C’est curieux, deux fois de suite les sondages prévoient un avenir brillant à M. Mélenchon, à tort.

En tout cas, je me demande si ses échecs à répétition ne signifient pas que la solution d’extrême gauche n’est pas au goût du Français. Je me demande aussi si ce n’est pourtant pas vers cet extrême qu’aimerait aller le gouvernement (billet précédent)…

Compléments :

samedi 2 juin 2012

François Hollande, vu de l’étranger

The Economist avait jugé M.Hollande « dangereux » avant les élections. Et maintenant ?

Il pense comme nous : quelques succès faciles, mais il n’a pas attaqué les difficultés, élections législatives obligent. (France’s new president: The first steps of St François | The Economist)

À en juger par ma propre expérience, il n’est pas toujours aisé de réussir ce qui paraît facile. D’autant plus qu’on n’a pas le droit de le rater… 

vendredi 18 mai 2012

Promotion Jules Ferry ?

Le nouveau gouvernement est-il né sous le signe de la redistribution ? On y gagne moins que dans la précédente édition, mais on y est très nombreux.

J’entendais hier un journaliste de France Culture dire qu’il représentait les 28% qui avaient voté Hollande au premier tour.

Signe distinctif ? Tous des intello. Certains descendent même d’intellectuels éminents (Moscovici, Touraine). Ils sont très diplômés (Normale sup, Sciences Po, ENA, beaucoup d’enseignants…), mais de formations qui préparent à servir l’État. Promotion Jules Ferry ?

Jules Ferry était un radical : « le cœur à gauche, le portefeuille à droite ». (Un Bobo avant l'heure ?) Formule pour gagner les élections législatives ?