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dimanche 19 février 2012

Disparition du constructeur automobile français ?

L’industrie automobile européenne est en grosse surcapacité (de près de 30%). Ce qui signifie qu’elle a des constructeurs en trop.

Une typologie des dits constructeurs :
  • Une sorte de haut de gamme représenté par les constructeurs allemands, et notamment VW, en fort développement.
  • Un bas de gamme dans une mauvaise passe :
    • Renault et Fiat, qui ont construit un groupe international qui compense leur faiblesse.
    • Opel, dont GM voudrait probablement se débarrasser.
    • PSA, petit, seul.
La question que ceci pose est : restera-t-il un savoir-faire de construction automobile en Europe du sud dans quelques années ?
  1. Les tâches d’assemblage semblent promises à la délocalisation.
  2. Quel sera l’avenir de marques comme Renault ou PSA (s’il parvient à construire un partenariat) au sein de groupes dont ils seront le chaînon le moins reluisant ? Celui d’Opel ?
Compléments :
  • Source : Too many cars, too few buyers. Remarque : une grande partie de la valeur de Renault et PSA vient de leurs participations (Nissan et Dacia pour le premier, Faurecia pour le second) ; Renault seul serait valorisé à – 7md€ (!).
  • Histoire de changement ? Globalisation étant le nom du changement ? Les Allemands ont réussi, PSA a raté et Renault y a perdu son âme ?

mardi 7 juin 2011

Renault absorbé par Nissan ?

Les marchés financiers demanderaient une fusion Renault Nissan. Mais Nissan vaut près de 3 fois Renault. (Curieusement la part que possède Renault dans Nissan vaut plus que Renault…)

Carlos Ghosn serait-il un judoka : il redresse un Nissan en faillite, et lui a fait absorber son repreneur ?

dimanche 18 octobre 2009

Énorme Carlos Ghosn ?

Mr Ghosn bets the company. Renault et Nissan semblent vouloir transformer l’automobile. Ce sera du tout électrique en marche forcée. M.Ghosn prédit qu’en 2020, 10% du marché sera électrique, 20% des ventes de sa société. Le reste du monde penche pour 5 à 10 fois moins.

Face à un avenir incertain, il y a trois stratégies (Que faire dans l'incertain ?) : modifier l’avenir à son avantage, comme tente de le faire M.Ghosn, adopter une structure adaptable, l’option (acquérir le savoir faire nécessaire pour attaquer le marché, s’il se développe effectivement).

Alors, rien à dire ? Si : le pari de M.Ghosn peut-il réellement lui donner un avantage déterminant ? Renault ne va-t-il pas devoir bâtir des infrastructures (recharge de batterie) qui profiteront aux autres constructeurs ? Une fois le marché là, aura-t-il une réelle barrière à l’entrée ? Le problème actuel de Renault me semble surtout être son métier : ses voitures ne sont pas fantastiques. Une éventuelle avance en termes de batterie éliminera-t-il ce handicap ? Mais je suis peu compétent.

Cependant, une généralisation de mon expérience restreinte me fait entrapercevoir une autre hypothèse (fantaisiste ?) qui pourrait expliquer de manière plus satisfaisante que la précédente la stratégie de Renault.

J’ai eu beaucoup d’amis libanais et j’ai cru identifier chez eux et leurs compatriotes une tendance culturelle, indépendante de leur confession : vouloir devenir énorme. Le Libanais est increvable quand il s’agit d’affaires, vous pouvez lui faire faire plusieurs fois le tour du monde sans qu’il ressente le jet lag, ou même qu’il prête la moindre attention au changement de paysage. Cette formidable énergie lui permet de bâtir des empires. Mais ils ont la curieuse propriété d’être des baudruches. Le Libanais ne semble pas connaître la notion de coût, mais juste celle de chiffre d’affaires. Si bien que, la veille il peut-être le plus grand, et le lendemain, ruiné.

À suivre.

Compléments :

  • Jusqu'ici la stratégie de M.Ghosn semblait uniquement financière.

lundi 11 mai 2009

Stratégie de Fiat II

L’enquête se poursuit :

  • Premier complément : Fiat et Opel pourraient fusionner plus facilement que je ne le disais, parce que Fiat et GM ont eu un bout d’histoire commune.
  • Mais l’article trouve l’opération risquée : VW, champion de la stratégie que compte appliquer M.Marchionne, dit l’exercice difficile et doute de ses chances ; la complexité de la gestion Nissan-Renault expliquerait les difficultés de Renault, M.Ghosn s’étant dispersé.
  • D’ailleurs, la motivation de Sergio Marchionne est étrange. Il semble penser que l’industrie automobile a perdu tout sens commun et que sa mission est de la réformer. Un croisé peut-il faire un bon dirigeant ?