Affichage des articles dont le libellé est absurde. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est absurde. Afficher tous les articles

vendredi 23 septembre 2022

Degré zéro de la culture

Hannah Arendt a écrit, il y a bien longtemps, La crise de la culture.

Effectivement. Aussi bien en Chine qu'en France, tout ce que l'on appelait "culture" a été liquidé. 

C'est le résultat d'un étrange phénomène, dont la "contre culture" américaine semble le principal vecteur. (Un précédent billet.) 

Cela explique certainement la haine que suscite maintenant les USA, et l'Occident, en général. Mais aussi que chaque pays cherche à s'agripper à ce qui lui reste de traditions. 

Seulement, il n'a plus que les yeux pour pleurer. La question qui se pose est, en fait : comment cela se réinvente-t-il, une culture à soi ? 

La réponse est peut-être dans la crise, qui est fréquente ces temps derniers. Chaque crise est une rencontre de l'absurde. C'est l'occasion de se poser une question existentielle. Et, qui sait ? ces questions sont peut-être en nombre fini ? Quand nous saurons, à nouveau, qui nous sommes, les crises s'arrêteront ? 

jeudi 7 avril 2022

L'absurde et le changement

L'absurde est une vieille idée de la philosophie. Paradoxalement, l'absurde est le contraire de l'absurde ! Il est le révélateur du sens de la vie. Confronté à l'absurde, l'homme découvre ses valeurs les plus profondes. Ce pour quoi il est prêt à mourir. Son comportement change radicalement. 

Comme disait Montesquieu, de l'honneur pour le Français : « il nous est bien permis de faire cas de notre fortune, mais (…) il nous est souverainement défendu d’en faire aucun de notre vie ».

On a vu ce phénomène à l'oeuvre aux premiers jours de la guerre d'Ukraine, particulièrement chez les pays de l'Est. 

C'est une illustration d'une idée de Kurt Lewin : pour comprendre quelque-chose, il faut essayer de le changer. 

M.Poutine n'avait pas prévu l'absurde. Il croyait l'Occident rationnel. Mais l'Occident, comme toute société humaine, n'obéit pas à ses dirigeants, elle obéit à sa culture. 

Cependant, à l'envers, il est dangereux de jouer avec l'absurde. En 40, la France a réagi à l'absurde par la débandade, par exemple. Il est aussi possible que l'absurde, rebaptisé "néant", ait été derrière le soutien de Heidegger au Nazisme. Il aurait pensé que le saut dans le néant révélerait le génie humain (ou allemand). Ce fut aussi une idée d'anarchiste et de soixante-huitard, "sous les pavés la plage". 

En fait, l'absurde est, effectivement, un révélateur. Il révèle ce qui existe. Il ne réveille pas les peuples paresseux, il leur est fatal. Il est le couronnement d'une histoire de lutte. "Je me révolte donc nous sommes", de Camus ?

samedi 30 novembre 2019

Nonsense literature

Lors d’une promenade un imprudent moustique 
Fut piqué au mollet par une affreuse tique. 
Il porta plainte au tribunal 
Et il nota dans son journal 
Que son cas méritait un traitement drastique.

Voilà un Limerick du professeur Suhamy.

Le Limerick est un exemple de "Nonsense literature", anglais.

Avons-nous un équivalent ? Boris Vian ou Ionesco ne sont qu'apparemment absurdes. Leurs textes cachent un sens. Peut-être cet absurde se rapprocherait-il plutôt des grosses blagues, des grosses caricatures, par exemple des dialogues d'Audiard ?

Bergson, dans Le rire ? Le rire nous dit que nous sommes ridicules lorsque nous nous perdons le contact avec la réalité, lorsque nous nous prenons au sérieux. Le "Nonsense" aurait-il un sens, après tout ?