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jeudi 28 décembre 2017

Business papal

Quel est le "business" du Pape ? Dans la vie de l'entreprise américaine, il y a un grand moment. Le moment où l'on comprend dans quel "business" on est : le principe sur lequel repose le succès de l'entreprise. Car, alors, en pariant tout sur lui, on peut être maîtres du monde. C'est ainsi qu'un film sur les fabricants de cigarettes dit qu'ils sont dans le business de la production de nicotine. D'où la question : comment en expédier le plus possible dans les poumons du fumeur ?

Le Pape est probablement unique en son genre. C'est à la fois un chef d'Etat, et une autorité morale. Il n'y a que les USA qui aient un réseau diplomatique plus important que le sien. Et il dispose d'écoles, d'universités... un peu partout. Voilà ce que disait France Culture, hier matin. Il est à la tête d'une pieuvre, au sens mafieux du terme. Ce dispositif a servi jusqu'ici de diverses manières. Mais comment devrait-il être utilisé ? Quel est le principe ultime de la religion chrétienne ? Son "business" ?

"L'humanité" comme dans "crime contre l'humanité" ? C'est à dire ce qui fait de l'homme un homme, par opposition à une chose ? Le fameux "amour du prochain" ? Et si c'était ce que le Pape avait en tête ?

dimanche 30 juillet 2017

Devise

Facebook, je crois, m'a demandé quelle était ma devise. A l'époque j'avais trouvé "ose penser", qui vient de Kant. C'est l'effort que m'a amené à faire ce blog. Jusque-là, j'étais convaincu que, vues les forces sociales qui sont à l'oeuvre, on ne pouvait guère agir sur les évènements. Je pense donc je suis : oser penser, c'est devenir humain. 

Puis, j'ai trouvé "aime et fais ce que tu veux", de Saint Augustin. C'est la devise du changement. Aimer, c'est comprendre que l'autre (l'homme, la société, la nature...) est incompréhensible. C'est l'aimer pour son mystère. Mais admirer ce mystère peut produire l'intuition de la façon d'agir qui fait bouger les choses. (La recette de l'amour comblé ?)

Puis j'en suis revenu à une phrase qui n'a rien de littéraire, mais qui m'est propre, et que je dis depuis longtemps : "j'ai toujours tort". Cela me semble résumer tout ce qu'il y a d'important dans ce que j'ai fini par comprendre, et qui doit me guider. Et peut-être les deux formules précédentes.

mercredi 15 avril 2015

Etre homme, c'est vivre au bord du chaos ?

Un homme c'est ce qui se trouve entre l'absolu (l'esprit pur) et l'animal. Voilà ce que je tire de Camus. Et tout le travail de l'homme c'est de trouver où cela se situe "entre". Et c'est sans arrêt remis en question.

Camus ne nous réconcilie-t-il pas avec l'humanité ?, me suis-je demandé. Par exemple, il est bénéfique d'avoir des gouvernants indignes. En effet, pour échapper à leurs malversations nous devons nous transcender. C'est la révolte qui fait l'homme ! Ce qui m'a rappelé la théorie de la complexité :
This balance point - often called the edge of chaos - is where the components of a system never quite lock into place, and yet never quite dissolve into turbulence either... The edge of chaos is where life has enough stability to sustain itself and enough creativity to deserve the name of life. The edge of chaos is where new ideas and innovative genotypes are forever nibbling away at the edges of the status quo, and where even the most entrenched old guard will eventually be overthrown. (...)  The edge is the constantly shifting battle zone between stagnation and anarchy, the one place where a complex system can be spontaneous, adaptive and alive. (WALDROP, Mitchell M., Complexity: The Emerging Science at the Edge of Order and Chaos, Simon and Schuster, 1992.)
Et la théorie du fait social de Durkheim. La volonté d'absolu, l'animalité sont deux caractéristiques nécessaires d'une société. Cependant, elles ne doivent pas être trop répandues, sans quoi la société est malade. (Les règles de la méthode sociologique)

vendredi 20 septembre 2013

Indignez-vous, défendez l'humanité !

En lisant les travaux du CNR, j'ai cru que le témoignage de Stéphane Hessel sur le sujet me serait utile. Eh bien non. Ce livre est un vide sidéral. Inattendu. Et l'indignation de Stéphane Hessel ? Avec beaucoup de mal, il finit par trouver Israël. Imaginez un peu, dans un siècle qui a vu le nazisme, le stalinisme, les révolutions culturelles de Mao, et je ne sais pas combien d'autres ignominies, il ne reste plus comme cause d'indignation que le traitement par Israël des Palestiniens ! Et l'argumentation est d'une indigence sans nom. Le terrorisme, c'est mal. Mais, au fond, il est compréhensible que les Palestiniens envoient quelques scuds. Mais pas qu'Israël y réponde avec la disproportion qui sied aux USA en Afghanistan. Il y a des bons et des mauvais. Et aucune responsabilité d'un monde qui a installé Israël sans se donner les moyens de désamorcer la crise qu'allait provoquer une telle arrivée.

Une postface explique le succès du livre. Des interviews par la télé, des libraires qui en font un moyen de sauver leur boutique, un titre accrocheur (qui n'est pas de Stéphane Hessel), et absolument aucun contenu. La recette de la traînée de poudre.

Mais, au fond, cela compte-t-il ? Et si Stéphane Hessel avait réussi son coup ? Attirer notre attention sur le combat de sa vie : "l'humanité". Car ce texte m'a fait entrevoir ce que signifie "crime contre l'humanité". Génocide ? Cas particulier. C'est traiter l'homme comme s'il n'était pas un homme. C'est aller contre son "humanité" sa dimension "humaine". C'est le considérer comme un animal ou une chose. Ou empêcher que l'enfant ne puisse devenir un homme (alimentation, éducation...). Cette "humanité" crée une solidarité naturelle entre hommes, puisque lorsqu'on l'attaque, on nous menace tous. Dans ces conditions, il n'y a plus de nations qui vaillent. Quand l'humanité est menacée, hommes de tous les pays unissez vous ! Conséquence colossale. Considérer qu'il existe des "sous hommes" (ce qui est implicite dans le libéralisme financier) est un crime contre l'humanité, réduire en esclavage ses personnels de maison - ce qui se pratique dans le Golfe - est un crime contre l'humanité, etc.

(Qu'est-ce que "l'humanité" ? dira-t-on. C'est une autre histoire...)

lundi 12 mars 2012

Ce qu'Internet a changé: les usages

Troisième et dernier volet de la petite série entamée il y a quelques semaines, sur les changements induits par Internet: les usages.