Wittgenstein semble avoir pensé que la métaphysique était un délire de la raison. En conséquence, il fallait mettre au point une "grammaire" : les règles qui permettent de raisonner correctement.
Je me suis souvenu de l'émission de France Culture qui disait cela, en lisant Jankelevitch : "la mort suscite la réflexion métaphysique qui justifiera l'absurde nihilisation à laquelle nous sommes voués". (La mort.)
Quand notre esprit se trouve face à une "aporie", au lieu de remettre en cause ses hypothèses inconscientes, il rejette la réalité, il imagine qu'il y a quelque chose "au delà" (métaphysique). Alors qu'il devrait y voir l'indice d'un dysfonctionnement de son modèle interne d'explication de la vie.
(On note au passage que Kant, avec ses raisons pure et pratique, ne semble pas avoir dit autre chose.)
dimanche 5 juillet 2020
Disparition de l'humanité : fake news ?
On nous répète sur tous les tons que l'humanité est menacée de disparition. Cela semble, comme dirait Gramsci, du simple bon sens.
Justement, ne faut-il pas s'en méfier ? Certes, les mammouths ont disparu. Si l'on n'y prenait pas garde, ce serait aussi le cas de la plupart des espèces prédatrices. Mais l'homme, c'est autre chose. Toute son histoire est crise et adaptation. Bien sûr, il y a eu des pertes massives. Mais, elles ont fait le bonheur des survivants, qui ont pu se laisser aller à ce qui semble un penchant naturel : la croissance irresponsable. Au fond, c'est l'histoire de la dernière guerre.
Or, l'homme n'a jamais été aussi nombreux qu'il est aujourd'hui. L'espèce pourrait donc perdre 90% de sa population et compter plus de représentants qu'il y a quelques millénaires.
Bien sûr, il est compréhensible que l'on ne veuille pas être le dindon du changement, la graine qui meurt pour que l'humanité vive, mais, pourquoi ne pas le dire clairement ?
Justement, ne faut-il pas s'en méfier ? Certes, les mammouths ont disparu. Si l'on n'y prenait pas garde, ce serait aussi le cas de la plupart des espèces prédatrices. Mais l'homme, c'est autre chose. Toute son histoire est crise et adaptation. Bien sûr, il y a eu des pertes massives. Mais, elles ont fait le bonheur des survivants, qui ont pu se laisser aller à ce qui semble un penchant naturel : la croissance irresponsable. Au fond, c'est l'histoire de la dernière guerre.
Or, l'homme n'a jamais été aussi nombreux qu'il est aujourd'hui. L'espèce pourrait donc perdre 90% de sa population et compter plus de représentants qu'il y a quelques millénaires.
Bien sûr, il est compréhensible que l'on ne veuille pas être le dindon du changement, la graine qui meurt pour que l'humanité vive, mais, pourquoi ne pas le dire clairement ?
samedi 4 juillet 2020
Gouvernement de l'ombre ?
Remaniement ministériel. Paradoxal, un premier ministre, qui semblait avoir gagné un peu de popularité, est remplacé par un profil identique (un autre haut fonctionnaire), mais encore plus effacé.
Notre président a-t-il peur que son gouvernement ne lui fasse de l'ombre ?
Depuis quelques mois, j'ai découvert les "territoires". Les élus locaux se rebellent contre la technocratie centralisatrice et ses discours vides de sens. Pendant la crise, comme les personnels hospitaliers, ils ont fait la preuve de leur efficacité. Et si ce nouveau premier ministre, tout énarque qu'il est, était un signe à la France d'en bas ? A la France des territoires et pas à celle des écologistes urbains, qui croyait avoir gagné les élections ?
Marâtre nature
Une abeille me semblait en curieuse apesanteur à proximité d'une fleur. A y regarder de près, j'ai découvert qu'elle était morte. Et qu'il y avait, pas loin, une petite araignée blanche.
La loi de la nature est la loi de la jungle. Le propre de l'homme est de s'en étonner. Et de penser que c'est lui l'auteur de cette loi, qu'il est l'incarnation du "mal". Or, il n'a même pas inventé l'idée "d'écocide" : les prédateurs exterminent leurs proies, jusqu'à ce que, faute de proies, ils crèvent.
Le propre de l'homme, c'est la magie des mots. Les mots sont de puissants moyens de manipulation. Etre écologiste, par exemple, ne signifie que rarement que l'on fait ce que l'on dit. Plus souvent c'est le discours d'une classe sociale admirée. C'est aussi une arme de combat contre d'autres classes. Mais les mots peuvent être ce qu'ils sont : un moyen de nous regarder de l'extérieur.
La loi de la nature est la loi de la jungle. Le propre de l'homme est de s'en étonner. Et de penser que c'est lui l'auteur de cette loi, qu'il est l'incarnation du "mal". Or, il n'a même pas inventé l'idée "d'écocide" : les prédateurs exterminent leurs proies, jusqu'à ce que, faute de proies, ils crèvent.
Le propre de l'homme, c'est la magie des mots. Les mots sont de puissants moyens de manipulation. Etre écologiste, par exemple, ne signifie que rarement que l'on fait ce que l'on dit. Plus souvent c'est le discours d'une classe sociale admirée. C'est aussi une arme de combat contre d'autres classes. Mais les mots peuvent être ce qu'ils sont : un moyen de nous regarder de l'extérieur.
vendredi 3 juillet 2020
Camus et Sartre ou les revers de la fortune
Revirement surprenant. Non seulement on s'est mis à dire du bien de Camus, mais, dans un même souffle, on assassine Sartre. Tout cela à l'occasion d'un curieux anniversaire : on n'a pas fêté les 100 ans de sa naissance, mais on fête les 60 ans de sa mort !
Or, Sartre est le modèle de l'intellectuel moderne, le fameux intellectuel engagé. Et c'était un homme brillant, subtile, l'élite de normale sup. Sa pensée mérite mieux qu'une exécution sommaire.
Le plus surprenant concerne la colonisation. L'intellectuel, représenté par Sartre, donc, se veut le défenseur du dominé, donc du colonisé. Camus était, lui, du côté du "petit blanc". Or, voilà que, maintenant, des représentants de nos anciennes colonies se reconnaissent en Camus, et que France Culture, radio intellectuels, leur tend son micro.
Mystère du changement ? L'opinion publique change comme le vent, et l'homme est une girouette ?
Or, Sartre est le modèle de l'intellectuel moderne, le fameux intellectuel engagé. Et c'était un homme brillant, subtile, l'élite de normale sup. Sa pensée mérite mieux qu'une exécution sommaire.
Le plus surprenant concerne la colonisation. L'intellectuel, représenté par Sartre, donc, se veut le défenseur du dominé, donc du colonisé. Camus était, lui, du côté du "petit blanc". Or, voilà que, maintenant, des représentants de nos anciennes colonies se reconnaissent en Camus, et que France Culture, radio intellectuels, leur tend son micro.
Mystère du changement ? L'opinion publique change comme le vent, et l'homme est une girouette ?
Colas Breugnon
Voilà le livre qu'il faudrait offrir à tout étranger. Car la France rend fou l'étranger. De loin, c'est un beau pays. Mais, de près, tout marche sur la tête. Eh bien, il est ici expliqué pourquoi. Pourquoi le bonheur de vivre rend le Français imprévisible. D'ailleurs à la fois en bien et en mal.
Un an dans l'existence d'un artisan, plutôt artiste, bourguignon de Clamecy, près de Nevers, un "Gaulois" du début du règne de Louis XIII. Un temps où l'on n'était jamais sûr d'être payé pour ce que l'on vendait, où même de voir le jour suivant, car on vivait au rythme des guerres et de la peste, mais où l'on profitait de l'existence avec insouciance, entre deux catastrophes.
Rabelaisien et écrit en 1914.
Un an dans l'existence d'un artisan, plutôt artiste, bourguignon de Clamecy, près de Nevers, un "Gaulois" du début du règne de Louis XIII. Un temps où l'on n'était jamais sûr d'être payé pour ce que l'on vendait, où même de voir le jour suivant, car on vivait au rythme des guerres et de la peste, mais où l'on profitait de l'existence avec insouciance, entre deux catastrophes.
Rabelaisien et écrit en 1914.
jeudi 2 juillet 2020
L'inquiétante puissance de l'opinion
L'Oréal supprimerait des mots "racistes" de ses produits : les variantes de "blanc".
Le plus surprenant est que le dioxyde de titane est intensément utilisé en cosmétique, justement parce qu'il est blanc, et réfléchissant. C'est aussi une nano particule inquiétante : elle traverse le système immunitaire et s'accumule dans l'organisme. Or, elle, elle n'a rien à craindre ! L'opinion ne la connaît pas.
Le plus surprenant est que le dioxyde de titane est intensément utilisé en cosmétique, justement parce qu'il est blanc, et réfléchissant. C'est aussi une nano particule inquiétante : elle traverse le système immunitaire et s'accumule dans l'organisme. Or, elle, elle n'a rien à craindre ! L'opinion ne la connaît pas.
Hong Kong ou le réveil de l'Occident ?
Lorsque l'on entend le programme que la Chine compte appliquer à Hong Kong, cela fait froid dans le dos. Quand on pense que l'on nous donnait la Chine en exemple, que les "libéraux" croyaient qu'elle était leur avenir, et la "vieille" Europe un passé qui devait s'adapter ou trépasser.
Nous fûmes fort innocents. Et nous avons peu de mémoire.
Quant à l'absence de réaction de l'Occident ? Machiavélisme ? Pourquoi risquer sa peau pour une Chine qui se tire dans les pieds, en détruisant une économie prospère, et qui révèle son véritable visage ?
En tout cas, les Chinois ont été efficaces : ils ont même étouffé les défenseurs des droits de l'homme occidentaux.
Nous fûmes fort innocents. Et nous avons peu de mémoire.
Quant à l'absence de réaction de l'Occident ? Machiavélisme ? Pourquoi risquer sa peau pour une Chine qui se tire dans les pieds, en détruisant une économie prospère, et qui révèle son véritable visage ?
En tout cas, les Chinois ont été efficaces : ils ont même étouffé les défenseurs des droits de l'homme occidentaux.
mercredi 1 juillet 2020
Le glas du petit chef ?
Le télétravail bouleverserait-il l'organisation du travail à la française ?
Apparemment, beaucoup de Français ne veulent pas retourner à leur bureau, dit une étude. Ils auraient compris que les conditions de vie y étaient désagréables.
Solution proposée : équipes auto organisées et management par objectif.
Si ce changement passe, le virus aura eu au moins un peu de bon !
Apparemment, beaucoup de Français ne veulent pas retourner à leur bureau, dit une étude. Ils auraient compris que les conditions de vie y étaient désagréables.
Solution proposée : équipes auto organisées et management par objectif.
Si ce changement passe, le virus aura eu au moins un peu de bon !
Eloge de la différence
J'aide beaucoup de monde. C'est un trait quasi génétique. Un phénomène qui me surprend toujours est le "réflexe totalitaire".
Quelqu'un qui souffre tend, paradoxalement, à vouloir renverser l'ordre des choses, en s'affirmant comme le meilleur. Par exemple quelqu'un qui est désorganisé va dire que la désorganisation est mieux que l'organisation, ou quelqu'un qui souffre de la hiérarchie des diplômes en France va affirmer que le sien est meilleur que celui de polytechnique.
Aristote s'est penché sur cette question. Il explique que l'envers d'un vice est un autre vice. La bonne réaction au vice, c'est le "juste milieu" entre lui et son opposé. Juste milieu à chercher au coup par coup.
Ici, je crois que le juste milieu, c'est la différence. Le monde est comme un écosystème naturel, il s'enrichit de la diversité. En revanche, il crève du totalitarisme ?
Quelqu'un qui souffre tend, paradoxalement, à vouloir renverser l'ordre des choses, en s'affirmant comme le meilleur. Par exemple quelqu'un qui est désorganisé va dire que la désorganisation est mieux que l'organisation, ou quelqu'un qui souffre de la hiérarchie des diplômes en France va affirmer que le sien est meilleur que celui de polytechnique.
Aristote s'est penché sur cette question. Il explique que l'envers d'un vice est un autre vice. La bonne réaction au vice, c'est le "juste milieu" entre lui et son opposé. Juste milieu à chercher au coup par coup.
Ici, je crois que le juste milieu, c'est la différence. Le monde est comme un écosystème naturel, il s'enrichit de la diversité. En revanche, il crève du totalitarisme ?
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