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lundi 12 novembre 2012

La France et le haut de gamme


Apparemment nos gouvernants pensent que le problème de la France est un manque de haut de gamme.
La vie est-elle aussi simple que cela ? PSA et Renault ne sont jamais parvenus à pénétrer le haut de gamme automobile. C’est un métier. Mais ils ont aussi connu des années de prospérité sans cela. Car le milieu de gamme n’a pas que des inconvénients. Il a aussi un très large marché.
Et voilà qu’une étude de l’Insead analyse le cas Michelin. Ça ne va pas très bien. Problème ? Trop haut de gamme. Ses innovations n’intéresseraient pas le marché asiatique. Or, corrélativement, ses coûts sont élevés : beaucoup d’usines en pays « high cost ». Ses concurrents asiatiques ont, eux, un petit nombre de grosses usines, « low cost », qui produisent de l'ordinaire. Et ils comptent équiper les futurs constructeurs asiatiques, qui pourraient inonder le marché mondial. Michelin est-il condamné ? Mais sommes-nous dans une logique de rationalité économique ou de guerre ?
Et si nos entreprises avaient besoin d’un traitement au cas par cas ? Et si Arnaud Montebourg, qui n’a que ça à faire, se demandait ce que cela signifie, et comment utiliser les très dispendieux services de l’Etat pour fournir l’appui nécessaire à ce travail ? 

samedi 20 juin 2009

Chômage français

D’après la radio, le Pôle emploi est dépassé par la montée brutale du chômage. J’ai du mal à comprendre les raisons d’autant de licenciements.

  • Autre information (hier) : Michelin licencie en France, et investit et embauche en Inde. La société ne semble pas réagir à la crise, le couteau sous la gorge, mais plutôt continuer dans la droite ligne du mouvement grégaire caractéristique de l’industrie automobile de ces dernières années. Un peu d’opportunisme ?
  • Discussion, avant hier : certains grands équipementiers automobiles auraient débauché plus que de raison, ils avaient oublié que leurs clients continueraient à renouveler leurs modèles, ils n’ont plus assez de personnes pour répondre aux appels d’offres !
  • On me transmet une enquête faite auprès des SSII de moins de 50 personnes. Elle les montre plutôt en bonne santé, et assez confiantes en l’avenir. Pas de dégradation notable, encore moins catastrophique, de leur bilan.

Rien de très concluant là dedans, mais quand même deux idées :

  1. Si l’industrie a profité de la crise pour se débarrasser de ses employés, elle risque de l’avoir amplifiée de manière disproportionnée : la menace de chômage paralyse le marché, bien au-delà des chômeurs.
  2. On peut comprendre la stimulation par l’état de l’industrie automobile, comme un investissement fait par le contribuable pour sauver son emploi. Il est possible que la dite industrie pense qu’elle doit utiliser l’argent qu’elle reçoit pour poursuivre sa stratégie de réduction de coûts humains. Le contribuable ne se retrouve sûrement pas dans l’affaire, mais on ne peut pas en vouloir à l’entreprise de suivre la voie qu'elle s'est tracée. C’est au gouvernement de s’assurer que ses investissements donnent ce qu’ils doivent donner.