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samedi 17 septembre 2022

Union Européenne : un nouvel âge d'or ?

L'UE a une chance exceptionnelle, qu'elle ne doit pas rater. Du moins si l'on en croit Michael Porter. (Synthèse.) 

L'histoire montre que ce qui a fait la prospérité des nations est un handicap, un manque, ce qu'il appelle "désavantage concurrentiel sélectif". Combler ce manque est le moteur du développement. 

L'Union européenne, contrairement aux USA, n'a pas de ressources naturelles. Or, elle a utilisé ce dernier demi siècle à démanteler tout ce qu'elle avait construit pour assurer sa "souveraineté", principal souci, notamment, du pouvoir gaulliste. En outre, contrairement aux USA, qui sont une île, elle est en confrontation directe avec l'empire russe, et s'est mise entre les mains de l'empire chinois. Comme si ce n'était pas suffisant, elle n'est pas unie. Or, les périodes de crise donnent un pouvoir de nuisance exceptionnel aux égoïsmes des minorités. 

Non seulement, tout est à reconstruire, en Europe, mais tout est à reconstruire "autrement"... Chance ?

vendredi 20 août 2021

Décroissons ?

Débat sur la conquête de l'espace (un précédent billet), France Culture. Une participante répète, "il faudra décroître". 

La décroissance est une croyance, ai-je pensé. Un dogme. Car "croissance" recouvre tout et son contraire. Personne n'est mécontent de voir son enfant "croître". Quelqu'un qui ne croît pas est un nain. L'histoire de l'univers est une question de croissance : les atomes se combinent en molécules, qui deviennent elles-mêmes des êtres complexes. 

Et c'est peut être ce que cherche à mesurer notre "croissance", le PIB. Ces combinaisons de plus en plus complexes et sophistiquées ? Et c'est peut-être, au contraire de ce que disait la dogmatique interviewée, ce qu'on reproche à notre mesure de la croissance : prendre pour de la croissance ce qui ne l'est pas ?

vendredi 7 mai 2021

Pourquoi croissance n'est pas français

Le patron de PME ne peut pas grandir, parce qu'il se trouve dans un "puits". Il est dans une "zone de confort" inconfortable, mais toute autre situation est inacceptable. Voilà ce que je retiens du rapport sur le syndrome de Peter Pan, déjà cité :

Pour l'entrepreneur, l'entreprise est à la fois le moyen de se libérer, et une expression de son ego. L'entreprise, c'est lui. Avec ses forces, et ses limites d'autodidacte. D'autant qu'il doit lutter avec de formidables handicaps. Il se retrouve dans un univers extraordinairement toxique. Car les valeurs de notre société sont exceptionnellement hostiles à l'entreprise. Il doit sans arrêt faire avec. Ce qui est épuisant, et terriblement injuste. Et cela produit un comportement totalement irrationnel. L'entreprise n'est pas guidée par ses intérêts économiques, mais par le conflit entre le "narcissisme" du dirigeant et les injonctions, anti économiques, de la société. Sa survie est donc un miracle. On ne peut pas lui demander, en plus, de grossir, et de créer des emplois ! D'ailleurs, le dirigeant ne rêve que de réussir pour pouvoir abandonner son affaire et consacrer sa vie au bénévolat ! 

Le dirigeant étant incompris, il cherche du réconfort parmi ses pairs, dans des clubs de dirigeants locaux. Il peut même tant s'y investir qu'il en oublie les intérêts de ses affaires ! Nouveau paradoxe : ces clubs ont un rôle opposé à leur mission !

Ce qui ressort des entretiens (mais pas de leur synthèse) est que l'entrepreneur est devenu entrepreneur parce que, bien souvent, la société ne lui réservait qu'une place indigne de son potentiel. Il est tentant de penser que notre société est profondément injuste, et que l'entrepreneur, nouveau paradoxe, ressemble au syndicaliste. Le système ne lui donne pas la place que devrait lui valoir son talent. Il recherche un ascenseur social alternatif. Mais, seul contre tous et lourdement handicapé par un système qui ne lui a donné aucun bagage, il ne peut aller très loin. 

La rigidité d'une société qui prétend nous assigner une place, dès la naissance, est source de conflits, et du fameux "désengagement" ? 

samedi 10 avril 2021

Pour que la French Tech décolle, enfin ?

Comme la femme, la start up française a son plafond de verre. Elle ne semble pas parvenir à dépasser le million d'euros de chiffre d'affaires. La Licorne française serait-elle une chimère ?

Edouard Plus, qui dirige un accélérateur, a peut-être trouvé une solution à ce problème.

  • Il choisit des hommes capables de faire croître une entreprise, plutôt qu'une idée. 
  • Il leur trouve un marché : leurs premiers clients sont dans l'accélérateur !
Un modèle à copier ? 

jeudi 13 août 2020

Qualité Intérieure Brute ?

Décroissons ! nous dit-on. Pourrait-ce avoir un effet paradoxal ?

Ces dernières décennies étaient celles du toujours moins cher, de la réduction de coût obsessionnelle.  C'était supposé stimuler la consommation. Et si cela avait eu l'effet inverse ?

Outre le fait qu'en mettant au chômage l'employé, on réduit le marché, on produit du sans valeur. Donc du petit PIB. Le rare à grosse valeur perçue (cf. le luxe : plus c'est cher, plus c'est apprécié) pourrait, qui sait ?, compenser sa rareté par sa valeur ?

Et si l'on redécouvrait l'amour du travail bien fait ?

mercredi 15 juillet 2020

La décroissance n'a pas le vent en poupe ?

Il n'y aurait que 20% des Français qui seraient en faveur de la décroissance. Les autres chercheraient à concilier notre mode de développement avec l'exigence de la durabilité. (Un débat organisé par France Stratégie.)

"20 - 80" ? Ces 20% nous ont convaincus qu'ils étaient majoritaires ?

Mais que veut dire "croissance", ou "décroissance" ? On est tous favorables à une forme de croissance : on veut que les choses aillent mieux, plutôt que moins bien. Seulement, on a le sentiment que le PIB n'est pas un bon guide. La "valeur" qu'il mesure ne correspond pas à nos "valeurs".

Peut-on agir sur lui pour que sa croissance ne nous emmène pas dans une mauvaise direction ?

jeudi 19 septembre 2019

Les charmes du territoire

Discussion avec le directeur d'une agence de développement. Il attire mon attention sur un fait curieux. Un "territoire" doit donner de lui une bonne image, pour attirer entreprises, employés, investissements. Et pour connaître l'image d'un territoire, il suffit de taper son nom sur Internet.

Il fait l'exercice avec Sevran, ville où est installé un de mes clients. Voici ce qui sort, en dehors des informations pratiques, en page 1 de Google, puis en page 2 : "Sevran une ville toujours minée par la pauvreté et le communautarisme - Le Figaro ; La ville de Sevran en a «rat-le-bol» - Le Parisien ;  Sevran : abandonné dans un quartier pavillonnaire avec une balle dans la tête - Le Parisien".

Dans les "recherches associées", en troisième position, on trouve "Sevran crime".

Imaginez, me dit-il, qu'on propose un emploi à quelqu'un à Sevran. Ses enfants vont se renseigner. Voudront-ils s'y installer ?

En l'écoutant, je me suis demandé si le pouvoir politique n'était pas, trop longtemps, passé à côté de ce type de constatations. Et s'il ne s'était pas trompé de priorités.

samedi 7 septembre 2019

Croissance de la beauté

Et si la logique de la croissance était la création de beauté ?

Qu'est-ce que la beauté ? Quelque-chose qui plaît, sans que l'on sache pourquoi. On lui accorde du prix. Mais ce prix n'est pas une mesure de la beauté. Elle est inquantifiable.

La création de beauté est le propre de l'homme ; de la communauté, même si, parfois, un seul exprime  l'âme de son temps. C'est ce que ne sait pas faire la machine, ni la raison. (Peut-être, plus généralement, le propre de la vie.)

Une idée, comme cela.

mardi 25 septembre 2018

Mystères de la productivité

Qu'est-ce qui est à l'origine des gains massifs de productivité mondiaux ? Un article de The Economist, de 2001 (The Manufacturing paradox, 1er novembre 2001) répond : ce n'est pas l'automation mais de nouvelles formes d'organisation du travail.
Between 1960 and 1999, both manufacturing's share in America's GDP and its share of total employment roughly halved, to around the 15% mark. Yet in the same 40 years manufacturing's physical output doubled or tripled. () 
What has changed manufacturing, and sharply pushed up productivity, are new concepts. Information and automation are less important than new theories of manufacturing, which are an advance comparable to the arrival of mass production 80 years ago. Indeed, some of these theories, such as Toyota's “lean manufacturing”, do away with robots, computers and automation. One highly publicised example involved replacing one of Toyota's automated and computerised paint-drying lines by half a dozen hairdryers bought in a supermarket.

vendredi 14 septembre 2018

Croissance infinie

Les arbres ne montent pas au ciel. La croissance ne peut pas être infinie. Denis Meadows explique que ce que nous appelons croissance est exponentiel. En conséquence, il est évident que cela ne peut pas avancer éternellement.

N'est-ce pas une erreur de raisonnement ? Je ne sais pas si Schumpeter entendait sa "destruction créatrice" ainsi, mais à la fois la destruction et la création ont pour conséquence la "croissance", au sens de l'économie. La destruction en produit moins à court terme, mais plus à long terme, puisqu'elle laisse la place, rasée, à la création. La guerre illustre ce phénomène.

En conséquence l'arbre ne va pas au ciel, il monte et il descend. C'est la technique de Pénélope.

jeudi 26 juillet 2018

Transformation numérique et raison d'espérer

De mon temps, on faisait des enquêtes téléphoniques. Qui répond encore à son téléphone ? Il en est de même de la pub. De mon temps, il y avait un tout petit nombre de médias. Vous y faisiez de la pub, vous étiez vu. Et maintenant ? La seule chose qui marche bien, c'est le réseau social. Mais au sens premier du terme : vos relations. Il n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui que l'on ne prête qu'aux riches.

Robert Solow disait déjà qu'il voyait des ordinateurs partout, sauf dans ses chiffres. Le phénomène s'est probablement accéléré. La digitalisation et autre ubérisation ont été une destruction destructrice. Seulement, on a toujours besoin de ce qui a été détruit. C'est peut-être là qu'il y a un espoir pour la croissance. Il va falloir trouver un moyen de reconstruire. C'est la logique d'une société pour qui faire et défaire c'est toujours croitre ?

jeudi 22 juin 2017

Croissance

Le philosophe John Dewey donne une définition surprenante de "croissance". Un nouvel homme ou une nouvelle génération choisissent un projet de vie. La croissance est la réalisation de ce projet.

Dans ces conditions, la croissance n'a jamais aucune raison de s'achever. Le précédent projet a probablement été d'acquérir les merveilles matérielles qui résultaient de l'inventivité d'après guerre. On est arrivé au bout de l'aventure. Maintenant, il faut faire preuve de créativité...

jeudi 8 décembre 2016

La croissance est-elle un mal ?

On a franchement l'impression que la croissance, c'est fini. Mais si cela tenait à la forme que prend la croissance ? C'est une croissance matérielle. Une croissance "spirituelle" ne rencontrerait pas les mêmes obstacles. 

Comment passer de l'une à l'autre ? Il faut parvenir à faire entrer la création de connaissances dans le circuit financier et marchand. Aujourd'hui, les bonnes idées, comme l'eau, l'air ou la terre, sont gratuites. Il faut aussi trouver un moyen pour les échanger. La connaissance ne doit plus être enjeu de pouvoir, elle doit être vulgarisée. Économie du partage ?

mercredi 7 décembre 2016

Connaissance en conserve

Dans ma jeunesse, on disait que le service allait se substituer à l'industrie. Mais on n'en donnait aucune justification claire. Je me demande maintenant, si la raison n'en était pas "les limites à la croissance". Si l'on transforme le matériel en immatériel, alors, il n'y a plus de limite ! Aujourd'hui, on a beaucoup de service, mais plus de croissance. Pourtant, on dit que la connaissance croit en s'échangeant. A moins que, pour que l'immatériel se transmette à un volume compatible avec l'économie de marché, il faut qu'il soit inclus dans du matériel ? 

Le produit industriel contient déjà de la connaissance. Mais, peu. L'avenir serait-il à une enveloppe matérielle de plus en plus fine qui contiendrait de plus en plus de connaissance ? On pourrait mettre aussi la nature à contribution : la biomimétique dit qu'il y a une énorme quantité de connaissance dans le moindre être vivant. Et on pourrait inventer des objets qui créent de la connaissance par échange. C'est le principe de la société, certes. Mais on sait mal l'exploiter. 

Morale. Et si notre croissance s'était faite par destruction ? Et s'il nous restait à apprendre à utiliser le potentiel créateur de la nature ?

dimanche 17 juillet 2016

Contrainte et entreprise

Les Anglais appellent cela "red tape", c'est la contrainte bureaucratique sur l'entreprise. Vendredi j'entendais le représentant de la chambre de commerce anglaise en Europe en parler. Il disait que les concessions qu'avait obtenues M.Cameron les aurait réduites. Il était apparemment embarrassé concernant l'avenir des membres de sa chambre après le Brexit. 

Ce qui est surprenant est que l'entrepreneur se bat contre les contraintes alors que sa justification, qui remplit tous les livres de management, est justement ces contraintes. Il est le seul à avoir la détermination de les dépasser. La contrainte est créative. 

Alors, augmentons les contraintes pour relancer l'économie ? Il me semble surtout, qu'il n'y a plus les conditions favorables à la croissance. La principale de ces conditions est un "filon". Que ce soit le Far West, la reconstruction de l'Europe ou la mise au jour de la Chine. 

On espérait que les technologies de l'information créeraient une nouvelle marée, mais, pour le moment, elles semblent s'en être pris aux moteurs de la croissance. Peut-être, pensée récurrente, a-t-on atteint les limites à la croissance ?

jeudi 16 juin 2016

Serions nous les pigeons de la croissance ?

Le Brexit est une question d'immigration. J'entendais un pro Brexit anglais dire que l'Angleterre avait besoin de compétences qu'elle ne parvenait pas à former. Il fallait restreindre l'immigration aux gens qui les possédaient. 

On lui a répondu que vider les nations étrangères de leurs talents posait un problème d'éthique. Je me demande, aussi, si cela n'indique pas une des limites du principe de croissance. La "croissance", telle qu'on l'entend aujourd'hui, nous demande de faire ce que nous sommes incapables de faire. Et si, comme dans les escroqueries, nous étions les pigeons de ce dont nous croyons profiter ?

vendredi 15 avril 2016

Le rendement décroissant du progrès

L'homme se vante de ses prouesses technologiques. Pourtant, si l'on compare son efficacité et celle de la nature, on constate un gaspillage colossal, me disait un ami. Par exemple, un oiseau de douze grammes peut faire un voyage de deux mille cinq cent kilomètres, sans escale.

Théorie des rendements décroissants ? Notre mode de développement est-il en fin de vie ? Les limites à la croissance ? L'homme est-il capable de changer ?

jeudi 29 octobre 2015

Malthus avait-il raison ?

Malthus avait-il raison ? Y a-t-il une limite au nombre d'hommes sur terre ? Un article lu il y a longtemps disait que ceux qui l'ont prétendu se sont trompés. Curieusement, il ne citait pas "les limites à la croissance". Or, sa thèse n'est pas qu'il y a une limite au nombre d'hommes, mais à notre mode de développement.

Je me demande si ce n'est pas la clé de la question. Quand on regarde l'histoire, il semble que l'espèce humaine croisse en oscillant. A des phases de développement fortes succèdent des guerres, épidémies ou autres catastrophes. Et si ces crises étaient des crises d'adaptation ? Et si ce qui compte n'était pas tant le nombre d'hommes que leur comportement ? 

mercredi 24 juin 2015

Mobilisation du capital humain = relance de la croissance ?

Francis Mer dit que la solution à la crise est le capital humain. On peut modéliser le cercle vicieux qu'il cherche à enrayer ainsi. Le contrat social d'après guerre : prospérité contre taylorisme. L'homme comme machine. Puis, après la chute de l'URSS, l'homme devient un coût. On le réduit ou l'élimine. Or, c'est l'homme qui crée. Donc, on a tué la poule aux oeufs d'or. Le capitalisme s'est tiré dans les pieds. Cependant ce raisonnement est qualitatif. 

Je soupçonne que la croissance est liée à une explosion créative. C'est ce qui s'est passé plusieurs fois. C'est aussi le modèle de développement de l'entreprise à succès. Cela demande des conditions particulières. Un capital de connaissances, et une forte stimulation, notamment. (Une guerre, par exemple ?) Or, le modèle de Francis Mer me semble proche de celui de l'Asie. Un modèle qui fonctionne par amélioration continue. Plutôt propre à la répartition qu'au changement ? 

Donc, mobilisation du capital humain moins propice à la croissance, on en a perdu la recette ?, qu'à l'édification d'une société où l'homme est considéré comme un homme ?


vendredi 22 août 2014

Croissance par agression, ou par coopération ?

Une tentative pour clarifier le débat sur la croissance. 

Les limites à la croissance disent que le principe du développement humain est l'agression. Nous attaquons la nature (y compris la nôtre). Ce qu'elle nous rend violemment. Nous créons de plus en plus de souffrance. 

Ses contradicteurs ne nient pas le diagnostic. Mais ils sont convaincus que cette lutte stimule le génie humain. La "destruction est créatrice", parce que la menace de la mort nous stimule. Le mal est le moteur de l'humanité.

Ils ne nient pas non plus ses conséquences. Dans cette lutte, il y a des gagnants et des perdants. Tous méritent leur sort. Le talent est de faire payer par l'autre les conséquences de ses actes, pour en récolter les fruits. Ce n'est pas l'Occident que le capitalisme a dévasté, par exemple. Oui, il y a souffrance. Mais ce n'est pas l'Homme qui souffre, mais la vermine. 
A little more than a decade ago (...) I spoke to Mikhail Khodorkovsky, at that moment the richest man in Russia. “If a man is not an oligarch, something is not right with him,” Khodorkovsky told me. “Everyone had the same starting conditions, everyone could have done it.” (...) Though typically more guarded in their choice of words, many American plutocrats suggest, as Khodorkovsky did, that the trials faced by the working and middle classes are generally their own fault. (L'article.)
La question qui se pose est : est ce acceptable ? Est-ce durable ?

Curieusement, Schumpeter, qui est à l'origine de "destruction créatrice", pensait que non. Car, il n'entendait pas destruction créatrice comme les libéraux modernes. Pour lui, il ne s'agissait pas de détruire. Mais de réagir face aux conséquences naturelles du processus collectif de développement humain. Sa solution était une forme de communisme. Plus de concurrence, elle est inutile. L'humanité doit conjuguer ses forces pour créer et surmonter sans drames ses crises d'adaptation.

De cette réflexion sortent trois options de développement.
  • L'agression se poursuit, sans complexes. (Capitaliste.)
  • On arrête tout et on se replie sur soi. (Altermondialiste.)
  • On reconnaît que l'homme a une fonction dans la nature. Il lui apporte quelque chose qu'elle n'a pas, une sorte de "complexité". Celle-ci peut-être obtenue sans affrontement, par coopération (sans angélisme). Le changement serait là. 
Dans tous les cas, les limites à la croissance ont probablement raison de penser que l'on doit se préparer à une violente contre-attaque de la nature. (Voir mon dernier billet sur le Libéria.)