lundi 5 mai 2014
Les forces de l'Amérique : armée et dollar ?
(Dans le même ordre d'idées : le paradoxe de Triffin.)
jeudi 30 juillet 2009
Les marchés sont prévisibles
Jusqu’ici la théorie économique voulait que les marchés soient parfaits. J’avais plutôt tendance à penser qu’ils étaient humains, c’est-à-dire qu’ils suivaient des règles. Un nouvel article semble m’approuver :
Pendant une période il y avait corrélation entre taux de change dollar / euro et taux d’intérêts nationaux respectifs, depuis quelques temps un nouveau paramètre est entré en jeu : la peur du risque.
Le marché, comme les organisations, subit des changements : il suit des règles, puis rien ne va plus, et de nouvelles règles apparaissent. Ses zones de prévisibilité ont une durée imprévisible, et ce qui émergera ensuite l'est probablement aussi. Ce n’est qu’avec le temps que l’on s’y retrouve à nouveau.
Compléments :
- L’article : The euro-dollar exchange rate during the crisis.
- La spéculation : Prix du pétrole et spéculation et Irrationalité du marché.
samedi 27 juin 2009
Paradoxe de Triffin
The next global reserve currency parle d’un paradoxe que l’économiste Robert Triffin a repéré en 1961 : détenir une monnaie de réserve force au déficit de la balance des paiements du pays qui a la dite monnaie.
Cela est rendu nécessaire par le développement de l’économie mondiale, qui demande une extension de l’offre de monnaie de réserve. Le déficit est financé par la dette (cf. bons du trésor). Ce serait donc une bénédiction à court terme (pas de risque de change, faible coût d’emprunt, prêt gratuit à la banque centrale…), mais une malédiction à long terme.
Les jours du dollar monnaie de réserve pourraient être comptés :
- Par définition, tend à être monnaie de réserve la monnaie du pays avec lequel on commerce le plus (puisque l'on achète cette monnaie pour réguler son taux de change). La Chine devrait réunir les conditions nécessaires vers 2050 (l’Amérique serait dans la situation de l’Angleterre en 1914 : débiteur + ne dominant plus les exportations mondiales). Mais le mouvement aurait démarré.
- Une autre solution (meilleure si j’en crois le paradoxe de Triffin) serait, comme l’ont suggéré les Chinois, d’utiliser une monnaie mondiale, composite, les Special Drawing Rights, du FMI. Cette monnaie semble une sorte de Cac 40 des grandes monnaies mondiales, qui reflète la puissance respective de leurs économies.
Compléments :
- Précédente étape de la réflexion sur les perversions du système : Nouvel ordre mondial ?
- Sur l’historique récent des monnaies de réserve : Devises.
mardi 16 juin 2009
Devises
- Il y a 100 ans, étalon-or, qui s’effondre aux environs de 14.
- Redémarrage dans les années 20, mais le manque d’or aurait produit une contraction monétaire, et contribué à la grande dépression.
- Après la guerre de 40, le dollar est monnaie de réserve. Il est convertible en or (en théorie probablement, puisque sinon on serait ramené au cas précédent).
- En 71, Nixon supprime la convertibilité, qui devient difficile : il imprime des billets pour les besoins de la guerre du Vietnam.
- Le lien étroit demeurant entre les monnaies mondiales et le dollar aurait créé la crise actuelle : le laxisme américain aurait fait enfler la masse monétaire américaine, et donc mondiale, d’où crédit facile…
- L’avenir serait à un « panier » de devises réparti suivant les forces relatives de chaque nation.