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vendredi 10 septembre 2021

Que ne ferait-on pas pour faire parler de soi ?

Michel Barnier, le rempart de l'UE, aurait demandé à ce que la France dispose de remparts contre l'UE. Notamment en termes d'immigration. 

Voilà qui met l'UE sens dessus dessous. Si chaque Etat choisit les législations qui lui conviennent, il n'y a plus d'union ! (Politico.eu ce matin.)

De l'influence du milieu et des effets délétères du milieu politique français ? Il vous transforme illico un incorruptible en démagogue ? 

(En tout cas, s'il voulait que l'on parle de lui, il a réussi son coup.)

jeudi 31 janvier 2013

Pourquoi l’Anglais ne veut plus de l’Europe ?

Il paraît que l’Angleterre fait de la contrepublicité. Elle se décrit comme moche et pauvre. Histoire de décourager le potentiel immigré. D'après France Culture ce matin.

Anecdote qui révèle les raisons de la haine de l’Europe ? Ce qu’elle lui reproche c’est le libre échange, dont elle est l’artisan ?

C’est un peu ce que disait Michel Barnier. Si l’Europe ne fonctionne pas comme une zone de libre échange, c’est parce que Mme Thatcher n’a pas voulu payer pour aplanir les différences entre pays.

Le libre échange, à sens unique ?

mercredi 8 février 2012

Hollande, Kroutchev français ?

François Hollande ne veut pas signer le traité de discipline européenne (Traité européen : comment Hollande veut renégocier - LeMonde.fr). Il veut y inclure des mesures de stimulation de l’économie.

Cela ne semble pas idiot (mais le succès est dans la mise en œuvre) :
  • Les économistes apparemment les plus orthodoxes répètent, avec l’énergie du désespoir, que l’Europe va crever de sa rigueur, il faut relancer sa croissance.
  • Le commissaire Barnier explique que le marché unique a des bénéfices que nous n’arrivons pas à exploiter faute de nous en être donné les moyens.
  • Mon expérience me montre que l’on peut d’autant mieux réformer radicalement une entreprise qu’on lui promet un avenir stimulant. (Ce n’est pas ce que fait aujourd’hui le FMI en Grèce et ailleurs, qui semble plus soucieux de protéger les organismes financiers que le petit peuple.) Un argument qui devrait plaire à Mme Merkel.
Mais, surtout, M.Hollande, que l’on disait faible, tient tête à Mme Merkel. Et ce, fermement, mais poliment, et avec des raisons respectables. Pourquoi M.Sarkozy ne l'a-t-il pas fait, alors ? Serait-il un peu Flamby ?

mardi 1 mars 2011

L’UE redécouvre le marché unique

Hier j’assistais à une conférence organisée par la CCIP et traitant d’Europe. Michel Barnier y est apparu.

Une confirmation : l’UE n’a jamais bougé aussi vite que ces derniers temps. Il n’y a que la crise qui la fasse avancer. Par ailleurs, son discours serait passé de libéral à social. Mais on ne saurait toujours pas comment faire pour mener autre chose qu’une politique libérale.

En fait, l’UE semble découvrir qu’elle a été victime des belles théories qu’elle prêchait et auxquelles elle était la seule à croire. Bref, elle a cru au père Noël et se réveille en calbute.

Ainsi, elle parle maintenant de « réciprocité ». Le marché européen est parfaitement ouvert, alors que les marchés américains, japonais, indiens, brésiliens et chinois ne le sont vraiment pas. Il va falloir faire quelque chose… D’autant que les Chinois ont de fort méchantes politiques de subvention massive et de dumping qui balaient des pans entiers d’une industrie européenne crédule et incapable de s’unir.

On découvre aussi que le marché unique aurait un gros potentiel de développement. Peut-être pourrait-il même nous sortir de la crise ? Mais, pour cela, encore faudrait-il qu'il soit. L’histoire est curieuse. Si je comprends bien, sous l’impulsion de la délicieuse Madame Thatcher, les nations de l’UE ont à la fois voulu un grand marché et « their money back », i.e. ne pas donner un kopeck à l'Union. Or, pour que le dit marché vive, il faut des routes, un système de brevets uniforme, des dispositions qui favorisent la mobilité… L’énorme paradoxe serait que le libéralisme aurait tué son marché en lui refusant l'investissement qui aurait permis de le construire. Et, que nous haïrions ce marché, alors qu’il n’a jamais existé, et qu’il nous serait bénéfique ! 

Malheureusement, l’UE n’a aucun moyen. Signe des temps, le libéral Barroso se casserait la tête pour chercher à lui en trouver.

Compléments :

  • Ajout postérieur (9 mars) : le parlement vote une taxe sur les mouvements financiers. Cette taxe va-t-elle réellement être adoptée ? Si oui, à quoi va servir ce qu'elle rapporte (200md€) - à fournir des revenus à l'UE ?

mercredi 9 décembre 2009

Taxe sur les bonus

Le gouvernement anglais vient d’annoncer que les bonus des banquiers seraient taxés à 50%.

20000 banquiers touchés dont 5000 à plus d’un million de £ de bonus, cela fait au moins 2,5md£ pour les coffres du chancelier de l’échiquier.

Récemment l’Angleterre s’est offusquée des propos de notre Président, qui, en substance, estimait que M.Barnier allait faire rendre gorge à la City. Or, en termes de réforme, l'Angleterre semble bien plus féroce que nous. Au fond, ce que l’on ne supporte pas, que l'on soit anglais ou non, c’est que l’on intente à notre liberté, que l’on cherche à nous imposer un comportement.

Si l’on étend ce raisonnement aux banquiers, on peut imaginer qu’ils vont essayer de retrouver les milliards perdus, par tous les moyens possibles. Le gouvernement anglais a donc intérêt à suivre leurs agissements comme le lait sur le feu.

Compléments :

lundi 27 juillet 2009

Michel Barnier et la réglementation financière européenne

Le Monde fait une observation qui me semble juste : la France veut imposer Michel Barnier comme régulateur européen ; c’est une erreur. Il ne faut pas que ce régulateur puisse être soupçonné de préjugé (ce qui sera le cas s’il est allemand, anglais ou français). Pour moi, le commissaire au marché intérieur doit être un animateur du changement, un donneur d’aide et pas de leçons. Sinon il suscitera une résistance au changement, qui le fera échouer.

Car l’adoption d’une réglementation est un changement. Si l’on suit les techniques de mes livres :

  1. Préparation du changement : on fera un audit permettant de définir les questions à résoudre, et les solutions envisagées par les uns et les autres, et celles qui sont inenvisageables ; d’où on tirera des objectifs « macroscopiques » qui fassent l’unanimité (qu’attend-on de la réglementation ?) ; et une méthode que suivra la réflexion sur le problème posé (cette réflexion doit aboutir au dispositif de réglementation).
  2. Construction du plan d’action : un animateur du changement, appliquant la méthode précédente, fera la navette entre les protagonistes de l’affaire, afin de dégager une solution qui les satisfasse tous (négociation).
  3. Mise en œuvre du plan d’action : promulgation des lois. La question de la mise en œuvre du changement est plus simple dans une administration que dans l’entreprise.

Compléments :