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jeudi 12 mai 2022

Angoisse existentielle

La campagne présidentielle n'a pas posé la question de "l'existence" de la France, disait une émission d'Alain Finkielkraut

On parle aussi "d'identité". 

Mais cette question est-elle bien posée ? 

Qu'est-ce que l'on entend par "identité", au fait ? Des mots, des symboles. Il est bien ou pas de dire telle chose. L'émission constatait, par exemple, que M.Zemmour a sombré, mais que ses idées ont triomphé. 60% des Français seraient convaincus du "grand remplacement". 

Est-ce là qu'est le problème ? N'est-ce pas plutôt une question d'intentions ? 

Mme Le Pen serait "la candidate des friches industrielles", selon l'émission. De quelle politique résultent ces friches ? 

L'Education nationale ne nous donne pas qu'une identité commune, elle nous place aussi dans la société, et, par la qualité de son apport, contribue de manière décisive à la "performance" du pays. De quelle politique résulte sa déroute - la cause du gros du malaise individuel et collectif ? 

Et si ces politiques s'expliquaient par une "certaine idée de la France", voire de l'être humain. D'un manque de générosité, par exemple ? Et si c'était de là qu'il fallait partir ?

mercredi 20 avril 2022

Candidate normale

Après avoir été le diable, Madame Le Pen est devenue une candidate "normale". Désormais, les journaux comparent son programme à celui de M.Macron, à la façon de 60 millions de consommateurs. 

Or, ce n'est pas cela qu'attendent ses soutiens les plus anciens, et les plus actifs. Ils veulent qu'elle se comporte comme MM.Orban, Putin ou Erdogan. Ce que la démocratie réprouve.  

Il n'y a pas de certitude absolue qu'elle le fasse, bien sûr, mais la probabilité est non négligeable. Veut-on prendre ce risque ? Il est curieux qu'il n'y ait pas de débat sur ce sujet.

D'ailleurs, où sont les grands combattants de la liberté d'hier ? 

Sont-ils prêts à faire leur soumission, comme la SFIO en 40, ou jugent-ils que leur action pourrait être contre-productive ? 

(Dans tous les cas, si M.Macron survit à l'élection, il aura prouvé qu'il était le seul à tenir tête à l'extrême droite. Cela risque d'être un coup fatal porté à ce que la classe politique conservait de dignité.) 

Esprits animaux

Présidentielles. Le débat devient illisible. Chaque candidat joue sur l'émotion. 

Ce qui est jouer avec le feu. Par exemple, on lit que M.Macron veut gommer son image néolibérale, susceptible d'amener la gauche à voter Le Pen, en se disant ultra écologiste, alors que ce genre de thèses ulcère une grande partie du pays... Mais, quand on est pris par surprise, il n'y a peut-être rien d'autre à faire. Il n'y a plus de temps pour la raison.

Au fond, M.Macron illustre un des sujets de ce blog : l'optimisme au sens de M.Seligman. Il est stimulé par l'adversité. Il doit se rêver en Zelinsky. 

Si bien qu'il a tendance à nous mettre systématiquement en danger ?

mardi 19 avril 2022

Frexit

Hier matin, la BBC se demandait si Mme Le Pen amènerait le Frexit. 

Ceux de ses supporters dont j'entends parler aiment M.Poutine. Et cela depuis bien longtemps. Et si c'était aussi son cas ? La France ne soutient plus l'Ukraine, rompt son alignement sur l'Occident, est soumise à des sanctions, perd ses marchés extérieurs (ses anciens alliés seront trop contents de s'en emparer !), et sort de l'UE et de l'OTAN ? Et tout cela alors qu'elle est massivement endettée ?  Répétition de la débâcle de 40, dont me parlait encore, avec émotion, un Américain il n'y a pas si longtemps. Cette fois-ci, la France est définitivement un paria ? Et l'électeur qui se plaint de perte de pouvoir d'achat va sentir sa douleur ?

La particularité de la France est que, contrairement aux autres nations, elle cherche l'aide de l'ennemi. En 1814 et 1815, les coalisés nous ont donné un roi, qui vivait chez eux. En 70, une partie du pays s'est associée à l'envahisseur pour tuer l'autre. En 40, la France a vu dans l'Allemagne le salut contre elle-même, et, en 45, les USA lui ont imposé un nouveau régime. 

France indigne ? Pire ? Idiote ? Car M.Poutine et son Etat sont en fin de vie. Même le régime chinois est fragile. Le salut ne viendra pas de l'extérieur, mais de nous, et de notre camp. Mais cela demande un peu de courage ?

(PS. Voici ce que disait Politico.eu, le 20 avril, de l'enjeu de notre élection pour l'UE :

The stakes couldn’t be much higher. While Macron leads in opinion polls, Le Pen is by no means out of contention for the runoff vote this Sunday. It’s unclear how the EU would survive the mix of nationalist, pro-Russia policies she advocates for, or the toxic mistrust and xenophobia toward France’s closest partners she has already displayed during her campaign.

Policy summary: Le Pen wants France to leave NATO’s integrated military command; wants a rapprochement with Russia (from where she received a €9 million loan which her party still hasn’t fully repaid); and wants to enshrine the supremacy of French legislation over EU law.)

lundi 18 avril 2022

Facho Chirac

Facho Chirac. A force d'appeler tout le monde "facho", le terme a perdu sa signification, disait une émission de télé, vue par hasard. 

Crier au loup... 

Enseignement ? La démocratie, c'est la liberté, et la liberté permet l'irresponsabilité, ce qui détruit la démocratie. Pour être durable, la démocratie a besoin de mécanismes de rappel à l'ordre. 

Ceux-ci ne passent certainement pas par l'insulte, mais par la discussion. Et si lorsque l'on vous traite de "facho", on se demandait ce qui signifie ce terme ?

dimanche 17 avril 2022

Emmanuel Macron et sa crash stratégie

M.Macron se veut l'ami de M.Poutine et de M.Trump, alors qu'il est, exactement, ce qu'ils exècrent : un libéral. 

On dit que M.Macron "aime les vieux". Explication crédible ?

Dans son programme de 2017, il disait vouloir réconcilier la France. Ce qu'il semble avoir voulu réconcilier, c'était son émerveillement pour le libéralisme, et les valeurs traditionnelles de la troisième république. 

Qu'est-ce qui tiendra le plus ? Sa volonté de réconciliation, ou sa certitude d'avoir raison ?

vendredi 15 avril 2022

Qui va à la chasse ?

M.Macron, le neo libéralisme, Mme Le Pen, le socialisme. Voilà le choix que nous avons.  (Article.) A quoi il faut ajouter, pour cette dernière, ceux qui apprécient sa réputation "diabolique". 

Mme Le Pen occupe la place de l'UMPS. 

Nos politiciens traditionnels ont lâché la proie pour l'ombre... Etrange histoire. 

jeudi 14 avril 2022

Désinformation ?

Pour beaucoup de gens, dont moi, que Madame Le Pen puisse être élue a été une surprise. Pourtant, a posteriori la popularité de Mme Le Pen a des causes évidentes. Celles qui ont provoqué le mouvement des Gilets jaune, le Brexit et l'élection de M.Trump. Pourquoi les a-t-on oubliées ? 

Je me suis mis à lire la presse "rurale". Il n'y est pas question du "populisme" de la presse parisienne, mais de citoyens faisant des remarques pertinentes à des élus qui ne comprennent rien à la réalité. Faut-il aller chercher plus loin le mécontentement du pays ?

Avons-nous été victimes de "désinformation" ? 

mardi 12 avril 2022

La soft power de Vladimir Poutine

Qu'est-ce qui fait le charme de Vladimir Poutine ? Pourquoi découvre-t-on aujourd'hui qu'il semble susciter un tel intérêt en France, en particulier ?

Il n'a pourtant pas un physique avantageux, ou la séduction de Bill Clinton. 

D'après BBC4, qui produit une enquête sur son compte, il se voit comme le rempart de l'humanité contre le "libéralisme". Il faut entendre par libéralisme, avant tout, ce que l'on nomme "idées socialement avancées". Il y perçoit le signe de la décadence de l'Occident. 

Peut-être représente-t-il le simple citoyen, son "bon sens" et ses valeurs terriennes ?

Si cette analyse est juste, cela a plusieurs conséquences. 

  • L'influence de M.Poutine ne s'expliquerait pas, comme on l'a entendu, uniquement par l'action de ses services secrets sur nos esprits faibles. (Ce qui paraissait inefficace, et donc ne pouvait pas être une cause d'inquiétude.)
  • L'appui du Français à l'Ukraine n'est peut-être pas aussi solide qu'on le dit. S'il n'y avait pas l'agression russe, elle serait vue comme un affrontement entre les valeurs "socialement avancées" de M.Zelinsky, et le conservatisme de M.Poutine. 
(A noter que la Russie du 19ème siècle se croyait aussi une sorte d'universalisme messianique : enseigner aux hommes l'humanité.)

lundi 11 avril 2022

La crash stratégie d'Emmanuel Macron ?

M.Macron voudrait en découdre, si je comprends ce que je lis. 

Au fond, un moyen de lire son parcours est d'y voir quelque-chose de théâtral, de Gérard Philipe, dans le Cid. Une des particularités de M.Macron, en effet, est d'avoir saisi toutes les occasions de faire de grands discours ou des actions d'éclat, en particulier vis-à-vis de MM.Poutine et Trump. 

Ne serait-ce pas une forme de "crash stratégie" ? D'idée fixe dangereuse. 

mardi 5 avril 2022

M.Macron : qu'est-ce qui cloche ?

Pourquoi M.Macron est-il menacé par Mme Le Pen ? Très compliqué. Cependant, si l'on relit ce blog, on peut hasarder l'hypothèse suivante :

  • M.Macron poursuit la politique de ses prédécesseurs. (Il aurait été programmé par sa formation pour cela.) Cette politique est nocive pour une grande partie de la population, et, collectivement, pour le pays. 
  • M.Macron est un "libéral", ce qui a un sens très particulier. Le libéralisme est une croyance selon laquelle il n'y a que des individus, pas de société, pas de "culture" (au sens anthropologique du terme : Mme Thatcher a dit "there is no such thing as society"). Cela l'amène à attaquer, par ses paroles, les "valeurs" de tous les groupes sociaux qui constituent la nation. 
  • Mais, comme ses prédécesseurs, M.Macron utilise la planche à billets, lorsqu'il y a un mouvement social. Ce qui peut le faire passer pour un socialiste. Et ajoute à la confusion : alors qu'il dépense des dizaines de milliards d'un côté, il s'accroche comme un pit bull à des réformes qui ne rapportent que des clopinettes, mais frustrent le simple citoyen. 
  • En outre, il fait preuve d'un certain pragmatisme, par exemple lorsqu'il s'agit de PME, jusque-là condamnées pour obsolescence, de nucléaire, de relocalisation et d'Europe, et son libéralisme peut donner des signaux non libéraux (contrats avec les collectivités locales).
  • Le complotisme et le délire verbal qui s'est emparé de la France, quelle qu'elle soit, n'est qu'un écran de fumée. La population réagit à la dégradation de ses conditions de vie. 

Analyse juste ou non, on voit apparaître un problème qui n'est pas propre à la France. Il est américain et anglais. Depuis Theresa May, les conservateurs anglais ont compris qu'ils devaient inverser le cours de leurs réformes, faire de l'anti Thatcher. C'est ce qu'ils appellent "leveling up", nivellement par le haut. Les Américains n'y sont pas parvenus, parce que M.Biden est peu charismatique et gaffeur, et handicapé par une extrême gauche épouvantail, qui n'a de gauche que le nom, et par une vice-présidente qui est une calamité. Seulement, les USA sont tellement puissants et, par construction, tellement peu dépendants de leur pouvoir central, qu'ils peuvent élire un Trump. Ce n'est pas le cas de la France. 

On est dans la situation ukrainienne. Ce n'est pas parce que l'on a beaucoup à reprocher à quelqu'un qu'il faut déclarer une guerre. Le citoyen doit montrer l'exemple de la responsabilité à son "élite". Cela ne se limite pas au vote. Il s'agit de faire bouger la société de l'intérieur, en manoeuvrant l'Etat pour qu'il fasse son travail. C'est ce que M.Cameron a appelé "big Society". 

lundi 4 avril 2022

Présidentielles : rien ne va plus ?

Mme Le Pen pourrait être élue disent les sondages. Voilà qui est nouveau. Comment l'expliquer ? 

  • On lisait déjà il y a des années que la gauche ne voulait plus du vote utile. M.Macron ou Mme Le Pen, c'est la même chose. Seulement, il n'y a plus de gauche. 
  • Autre hypothèse. Récemment, j'observais que 50% de l'électorat votait "mécontent", d'après les sondages. Ils pourraient s'unir, et, s'ajouter à l'abstention de ce qui reste de la gauche, ou de la droite. 

Cela ressemble au phénomène qui a conduit au Brexit et à l'élection de M.Trump. Et il a une explication rationnelle, que cache la "théorie du complot" : les politiques de ces dernières décennies ont nuit à la majorité de la population. Boris Johnson, avec tout ce qu'on peut lui reprocher, a certainement trouvé le bon slogan : "leveling up" : "nivellement par le haut". Il a à la fois tué les Brexiters et le vote travailliste.

lundi 28 mars 2022

Condorcet et Mme Hidalgo

1,5%. Intentions de vote attribuées à Mme Hidalgo, selon le dernier sondage que j'ai vu. On peut douter de la précision du chiffre, mais, pour ce qui fut le parti le plus puissant de France, c'est bien peu. Comment expliquer que quelqu'un d'apparemment si peu populaire ait été aussi longtemps mairesse de la plus grande ville de France ?

Cela signifie que Condorcet s'est mis le doigt dans l'oeil. Comme beaucoup de ses amis, il pensait que le vote était l'expression juste de la volonté populaire. Or, pour commencer, comment savoir ce que quelqu'un va donner une fois élu ? Et, surtout, le candidat est le résultat d'un processus de sélection. Et la sélection produit un biais qui conduit à l'envers des intentions initiales. Il fait émerger un homme, ou une femme, d'appareil, plutôt qu'un leader du changement. Autrement dit un virtuose du moyen, et non de la fin. Systémique pour les nuls. 

Mais la complexité n'a pas dit son dernier mot. Elle sauve la démocratie. Car, à long terme, l'électeur parvient à se faire entendre. A force de "voter contre", il fait bouger le système, et "dégage" les conséquences imprévues du vote. Edgar Morin qualifierait la pensée de Condorcet de "simplifiante". Il lui donnerait sans doute une mauvaise note en "mathématique sociale". 

vendredi 25 mars 2022

M.Macron, les mécontents et les nains

Présidentielles. Coup d'oeil aux sondages. M.Macron est toujours à la même place. Il ne semble pas profiter de la guerre. Comme le disait Catherine Nay, il ne peut s'empêcher d'irriter ? 

Ce qui frappe est le mécontentement. Si l'on ajoute Mme Le Pen à MM.Mélenchon, Zemmour et Dupont-Aignan, il représente quasiment 50% des votants. (Et l'on dit que les très mécontents ne votent pas...) 

Pour le reste, c'est de la poussière. Le "dégagisme" se poursuit. Cette fois-ci, les partis politiques traditionnels vont devoir envisager sérieusement le changement ?

lundi 21 février 2022

Les hasards heureux de la politique

Les défections se multiplient, de droite et de gauche. La popularité de M.Macron semble atteindre des sommets au sein du personnel politique. Le seul présidentiable à ne pas être un clown ? 

La politique est pleine de surprises. On savait la gauche en proie à l'anarchie, mais on se félicitait que la droite ait conservé un esprit de parti. Eh bien, il a suffi d'un mauvais choix de candidat, pour qu'elle se disloque.

Cela va-t-il résoudre le problème de l'inexistence des députés de M.Macron ? Va-t-il réussir à se constituer une "base" politique, parmi ses ralliés ? 

(Pourquoi M.Macron a-t-il voulu rencontrer M.Poutine ? L'Ukraine ? Et si c'était pour lui demander conseil ? Comment rester président, éternellement ?)

dimanche 13 février 2022

Le, finalement, séduisant M.Macron ?

J'ai l'impression (mais je suis les présidentielles de loin) qu'à gauche et à droite, l'homme politique est tenté par M.Macron. Par exemple, je lisais que le clan de M.Sarkozy semblait faire défection en masse. 

(Plus exactement, le dit homme politique semble désespérer des compétences du leader de son parti.)

Etonnant ? Il semblerait que M.Macron réussisse à nouveau ce qu'il a fait à la précédente présidentielle : paraître de gauche et de droite, et attirer des caciques de chaque bord recherchant un job. 

Comme quoi, une élection n'est pas qu'une question d'électeurs ? 

samedi 5 février 2022

Paradoxe présidentiel

Le général de Gaulle voulait que le président de la République soit au dessus des partis. J'ai cru comprendre récemment que c'était déjà le cas des présidents des précédentes républiques. L'originalité de De Gaulle aurait été de donner au président une légitimité par l'élection au suffrage universel. 

Ce faisant, il en est résulté qu'il est devenu un chef de parti, qui n'est plus au dessus de quoi que ce soit. 

La complexité du monde déroute le simplisme de la raison ? 

jeudi 20 janvier 2022

Paris vaut bien une dette ?

Quoi qu'il en coûte ? Cela s'applique-t-il à l'épidémie, ou à la réélection ? 

On peut se poser la question. Crise de l'énergie, événementiel en panne... Argent public. Un dirigeant m'écrit qu'il ne trouve pas très sain de gagner plus d'argent à ne rien faire qu'à travailler.  

Le gouvernement sait-il comment rembourser des dettes qui s'ajoutent aux dettes, avec une économie qui est en déficit structurel depuis deux décennies ? Maintenir à flot l'existant est peut être nécessaire, mais pas suffisant : comment peut-il être adapté au monde de demain, alors qu'il était mal en point avant l'épidémie ? Et qu'arriverait-il si, par dessus le marché, il y avait une crise mondiale ? 

Ne faudrait-il pas se poser sérieusement la question ? Lui trouver une réponse ne serait-ce pas un moyen moins coûteux pour se faire réélire que la subvention massive ?

mardi 18 janvier 2022

Voeux présidentiels

Ancienne émission de France Culture sur les voeux présidentiels. Elle s'arrêtait avec François Mitterrand. Mais commençait avec Léon Blum (qui n'était pas président !) et une énorme surprise : un discours comme on n'en entend pas aujourd'hui. Un chef de gouvernement qui s'adresse, avec humour !, à des gens intelligents ! 

Le président Giscard d'Estaing semblait avoir choisi une même ligne de communication. Contrairement aux voeux usuels, qui planent au dessus des tête, et parlent de l'intérêt général, il se présentait en Français comme les autres, allant jusqu'à faire intervenir son épouse, qui débitait d'étonnantes banalités. Mais, d'après les participants à l'émission, il a manqué son effet. 

Un exemple de l'art de la communication et de ses mystères. Nous ne paraissons pas aux autres ce que nous croyons être... 

samedi 15 janvier 2022

Le changement à pile ou face

On me reproche beaucoup mon bénévolat. Etre bénévole, c'est travailler gratuitement pour l'intérêt général. Il y a de la raison dans ce reproche. En particulier, je crois que jamais il n'y a eu autant de personnes importantes. Et le personne importante est la mort du bénévolat. 

Je passe un temps fou à organiser des réunions ou des entretiens, parce que la notion "d'engagement" ne signifie plus rien. "My word is my bond", dit la bourse de Londres. Eh bien, dans un monde de gens importants, elle est la seule à le dire. 

L'exemple vient d'ailleurs, surtout, d'en haut. Les candidats à la présidentielle ont visiblement choisi comme option de course "la castagne", la guerre de religion, diviser pour régner. Grande tradition française, qui a peuplé l'Allemagne et l'Angleterre d'Huguenots. 

Un enseignement concernant le changement ? Nous vivons une crise redoutable. Non seulement nous subissons épidémie sur épidémie, mais la Chine, la Russie et même les USA sont inquiétants, et notre pays n'est rien, et dépendant de tous. C'est maintenant qu'il faut changer. Et le mot d'ordre du changement, c'est : solidarité. Or, ceux qui pourraient être les forces du changement ont toutes les tentations de baisser les bras. 

On ne change qu'en crise, dit-on, mais ce n'est pas la crise peut avoir d'autres issues.