Affichage des articles dont le libellé est HSBC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est HSBC. Afficher tous les articles

dimanche 22 mai 2022

Les malheurs d'HSBC

HSBC va-t-il être coupé en deux ? C'est ce que demande un investisseur chinois, depuis quelques temps. 

Il y a quelques années, HSBC a installé son siège à Hong Kong. Pied de nez à la vieille Europe, ai-je pensé.

Aujourd'hui, HSBC se trouve pris entre deux feux. D'ailleurs, la demande de l'investisseur est surprenante, car HSBC semble avoir, surtout, basculé du côté chinois, où est la majorité de ses intérêts. Après la taupe russe, la taupe chinoise ?

La Chine, c'est l'avenir, pensait l'élite mondiale. Au diable le vieil homme occidental frappé d'obsolescence...

(HSBC pourrait faire appel, en cas de malheur, à celui-la même qu'elle jugeait condamné par l'histoire : le contribuable anglais. Article.)

jeudi 4 juin 2020

Coûts imprévus des pays à bas coûts : HSBC soutient le PC chinois

Marx disait que les capitalistes vendraient la corde pour les pendre, n'est-ce pas ce qui arrive à HSBC ? Hier le Financial Times annonçait qu'HSBC, banque anglaise dont le siège est à Hong Kong, approuvait le coup de force de la Chine sur l'ile.

Exemple d'une entreprise qui a fuit le vieil Occident rétrograde, pour trouver des cieux plus cléments à son ultra libéralisme à gros bonus, et qui se retrouve piégée par une dictature communiste et nationaliste, parce qu'elle est trop paresseuse pour envisager un changement de siège et de stratégie ? Banalité du mal dirait Hannah Arendt ?

lundi 7 octobre 2019

Tu seras un PDG, mon fils : licenciements et virilité

Il est écrit, dans le Financial Times, que le nouveau dirigeant, par intérim, de HSBC, veut laisser sa marque sur la société. Pour cela il envisage un plan de licenciement de dix mille personnes.

On ne soupçonne pas à quel point la direction d'entreprise est une question de mode. Aujourd'hui, le dirigeant "qui en a dans la culotte", doit le montrer par ses actions mâles. Le licenciement est un acte de courage. Le dirigeant contre tous. Le management est une question de virilité.

Hier, la mode était à l'intelligence. L'entreprise créait. Et le faisait de l'intérieur, en équipe. Une vertu féminine ?

Et si, au lieu de vouloir que la femme ressemble à l'homme, on cherchait à faire le contraire ?

Citation :
HSBC to axe up to 10,000 jobs in cost-cutting drive 
HSBC has embarked on a cost-cutting drive that threatens up to 10,000 jobs, as new interim chief executive Noel Quinn seeks to make his mark on the bank. The plan represents the lender’s most ambitious attempt to rein in costs in years, said two people briefed on it, who said it would result in a substantial reduction in HSBC’s headcount of roughly 238,000.

dimanche 1 mars 2015

Le téléphone mobile conquiert la planète...

Demain l’humanité aura dans sa poche un superordinateur. En quoi cela va-t-il changer sa vie ? « Le téléphone est une pièce centrale de l’Internet des choses » : c’est « une télécommande pour presque tout ». Cela va aussi bousculer l’entreprise puisque la plate-forme de choix n’est plus le PC ou Internet, mais l’application mobile. Et peut-être aussi notre sécurité. Les téléphones sont particulièrement mal protégés, et ce sont des espions nés ! (Un exemple : « les gyroscopes qui détectent les mouvements peuvent être utilisés pour enregistrer la parole même quand le micro du téléphone est éteint » !). Curieusement l'omniprésence du téléphone mobile pourrait à la fois rendre impersonnelle l’interaction humaine tout en établissant un lien permanent avec l’humanité. (Société d’individus isolés sous le regard de tous ?)

L’Allemagne devient le leader de l’Europe. Qu’est-ce qui la guide ? Eviter que les crises ne dégénèrent en guerre ; éthique ; défense du système international ; conserver l’unité de l’UE, de l’OTAN et de l’Ouest. Et, comme tactique : abandonner ce qui est perdu, pour « sauver le reste ». Ce qui ne fait pas une stratégie. Et ce qui manque de force de dissuasion. Le nouveau gouvernement grec doit faire avaler à ses électeurs qu’il ne peut faire autrement que mener la même politique que ses prédécesseurs. M.Renzi, as du changement ? Il réformerait le droit social. Et ce pour apporter un peu de protection à sa masse de travailleurs précaires et réduire les protections des travailleurs installés. En espérant que cela donne envie d’embaucher à l’entreprise. Les Espagnols sont prêts à tout pour renouveler leurs partis de gouvernement. Après Podemos, voilà qu’arrive Ciuadadanos. Il proposerait un « programme de réformes pragmatiques ». L’Ukraine est prise entre les tanks russes et le FMI. L’infrastructure du Liban a été détruite par la guerre, et seulement partiellement reconstruite. Qu'il existe des installations critiques pour la vie du pays favorise les comportements mafieux. Des partis politiques aux entrepreneurs.

Renouveau industriel aux USA ? Apparemment seulement. Dans beaucoup d’industries de pointe, le pays ne serait pas compétitif. Une question d’impôts et d’éducation. Au moins. Au Venezuela, la situation économique est catastrophique. Le gouvernement cherche à éviter de perdre les élections en jetant en prison ses opposants. La situation économique du Brésil est préoccupante. Désespérée ? A tel point qu’un mouvement thatchérien émerge.

L’Islam est-elle une religion de violence ? Ceux qui disent le contraire sont discrédités aux yeux du peuple… L’Etat Islamique étant un Etat, il a besoin de femmes.

On croyait vivre « l’âge d’or du gaz ». Pas de chance pour les producteurs. Ce le sera peut-être un jour. Mais pas maintenant. L’offre dépasse la demande. Ce qui devrait poser des difficultés à beaucoup d’entre eux, et à leurs fournisseurs.

Xiaomi, fabriquant chinois de téléphones mobiles, connaît un gros succès. Grâce à une formule gagnante : il réalise ses marges sur les applications mais pas sur les téléphones. Honda a essayé de rattraper ses concurrents. Pour le moment cela lui cause surtout des problèmes de qualité. Ils entraînent le départ de son PDG. HSBC a grandi trop vite. Sa gouvernance n’a pas suivi. Du coup, elle a empilé les petits arrangements avec la légalité. Ce qui lui explose à la figure aujourd’hui. Finmecanica, conglomérat hétéroclite, est restructuré. Autre exemple du vent de réforme qui souffle en Italie. 

Histoire des relations difficiles entre économie et politique. Avant 1918, les riches gouvernent. Peu d’impôts et d’Etat. Puis c’est le suffrage universel, l’Etat intervient, éducation et sécurité sociale. Après guerre, c’est le keynésianisme. L’Etat empile les dettes. Inflation et chômage. Puis c’est le monétarisme et ses banques centrales. Aujourd’hui, les nations sont aux prises avec des forces qui les dépassent. Les hommes politiques sont impuissants. Ce qui est mauvais pour la démocratie. (Je ne suis pas d’accord : ce n’est pas parce qu’on ne peut pas contrôler les forces de la nature, que l’on est impuissant !)

La culture contre l'homme ? La nature a calculé nos cils de façon optimale « pour conserver la cornée humide, et éviter les poussières ». Mais la mode a fait du cil féminin un « signal ». Le faux cil est un crime contre l’humanité. 

vendredi 19 décembre 2008

Capitalisme et confiance

Nouvelle série d’articles sur Bernard Madoff. Parmi les bizarreries relevées par les observateurs : manque de contrôle par l’organisme de réglementation des marchés financiers américains (la SEC), et légèreté. (Peu de gens se sont émus que le fonds de M.Madoff soit contrôlé par un cabinet d’audit de 3 employés, dont un de 78 ans, habitant la Floride, et une secrétaire...)

Dans BNP escroquée par Madoff, j'ai parlé de deux techniques d’influence. Il semblerait qu’une troisième s’y soit ajoutée : la « rareté ». La rareté fait perdre tout sens commun à l’homme. (C’est ainsi que les enchères nous rendent fous : plus qu’un jour, stock limité…)

HSBC lent $ 1bn to a handful of feeder funds, while BNP lent €350m and NomuraY27.5bn ($307m).
The banks earned hefty fees from their lending, leading to an increase in the size of the teams running fund derivative businesses over the past few years.
John Godden, head of IGS, the consultancy, said: “it became increasingly competitive and, every time a bit of capacity became available in the Madoff feeders, the banks had to lap it up and move quickly. So they don’t go and do the due diligence.”
Cependant, comme je le soupçonnais, la confiance a perdu beaucoup de monde :
“There were so many people who trusted someone”, (Simon Ruddick) said, describing a willingness to rely on other trusted investors as “passive due diligence”.

L’affaire Madoff, et, plus généralement, la crise actuelle, montrent que le système capitaliste a été infiltré par des parasites qui ont profité de la confiance qu’on leur faisait pour le dynamiter. Richard Foster (McKinsey explique la crise) fait du capitalisme un jeu de gendarme et de voleur entre régulateur et entrepreneur. Pourtant, ça ne semble pas avoir été toujours le cas : la devise de la bourse de Londres est My word is my bond (je n’ai qu’une parole). Et Max Weber disait que le capitalisme s’est bâti sur la morale protestante, et, qu’aux USA, à la fin du 19ème siècle, l’appartenance à une communauté religieuse était la preuve de sa solvabilité (la communauté payant les dettes de ses membres).

La morale américaine a subi une mutation : le capitalisme peut-il lui survivre ?

Compléments :