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mercredi 17 août 2022

Le gaspillage comme principe de vie ?

Il existe des architectures qui permettent à une maison de se rafraichir naturellement. (Article.) Un ami me dit : "C’est probablement inspiré aussi des termitières ?"

En fait, je me pose une question bizarre :

Et si notre mode de vie avait été fait pour consommer un max d’énergie ? 

Et si, simplement, en revenant à des pratiques anciennes il y avait des gains considérables à effectuer ?

Ce n’est peut pas si farfelu que cela :

En lisant ce que l’on dit des USA, je vois quelque chose dans cet esprit. Si l’on y roule en 4x4, c’est pour y affirmer sa domination de la nature. Et le mode de vie américain, comme disait M.Bush, est sacré. 

Un peu caricatural, mais symbolique d’une tendance qui a marqué notre société ?

lundi 15 août 2022

Douce énergie

L'énergie est le propre de l'homme. C'est ce qui frappe lorsque l'on compare la changement naturel, et le changement humain. La nature fait un usage extraordinairement économe de l'énergie. 

Paradoxalement, l'homme s'est venté de son génie, alors qu'il est extraordinairement inefficace. Quoi de plus inefficace qu'un avion, ou, surtout, que le "cloud" et, demain, le "metaverse" ? 

Bien sûr, la nature fait les choses lentement. Son unité de temps est le milliard d'années. Mais qui nous dit que, avec nos moyens, nous aussi nous pourrions adopter une autre voie ? D'ailleurs, il y a déjà quelques exemples à suivre. Leur métier ? la chimie douce...

lundi 25 juillet 2022

Plus petit que soi...

Energie : l'Allemagne va avoir besoin de la solidarité européenne

Curieux retournement de situation. Beaucoup d'autres pays, lorsqu'ils étaient en crise, ont été traités sévèrement par l'Allemagne. 

Le lion et le rat ? A-t-on bien lu La Fontaine ? Devrait-on se demander : et si cette personne, que je méprise, pouvait un jour m'être utile ? 

dimanche 16 janvier 2022

Allons-nous connaître la crise ?

J'ai connu la crise, dans ma jeunesse. Elle fut interminable. J'en ai gardé un souvenir sinistre. Et puis, on l'a oubliée. On n'avait plus d'inflation, mais on s'est habitué à avoir trois millions de chômeurs.

Or, l'inflation, qui ne devait pas exister selon les économistes, accélère aux USA, en particulier. (Et même chez moi : mon crémier a fait passer ses oeufs de 1,90 à 2,20€ !) Surtout, il y a la question de l'énergie. Car une augmentation du prix de l'énergie serait un drame pour une grosse partie de la population, qui a déjà du mal à boucler ses fins de mois. (Voilà pourquoi le candidat E.Macron a imposé à EdF, pourtant dans une situation inquiétante, de vendre une partie de son énergie à bas prix ?)

Quelles sont les causes de cette crise ? Nous sommes extrêmement dépendants les uns des autres. Par exemple du gaz de schiste américain, qui a souffert des aléas des cours pétroliers. Mais aussi de la Chine, qui est en concurrence avec l'Europe pour son approvisionnement en énergie. Chine qui semble avoir voulu réduire sa dépendance au charbon, un échec, et qui ne parviendrait pas, maintenant, à relancer sa production. Or, l'Allemagne arrête ses centrales nucléaires. Quant à l'énergie renouvelable, on ne sait pas si un jour elle remplacera quoi que ce soit. A cela s'ajoute le jeu politique. Le cartel de l'OPEP défend ses intérêts ; l'Allemagne est dépendante du gaz de la Russie, faute de nucléaire, Russie qui cherche à s'affirmer comme pouvoir de nuisance ; et la Chine, du charbon de l'Australie, avec laquelle elle est en froid. Peut-être, aussi, que la capacité mondiale de production d'énergie est moins flexible qu'on ne le pensait, et qu'un hiver froid suivi par une croissance forte sont suffisants pour la désorganiser. 

Il n'est partout question que de "transition climatique". Comment fait-on ? Personne ne semble se poser cette question. Peut-être qu'il faudrait commencer par lui trouver une réponse rigoureuse ?

Exemple de notre amateurisme mondial en termes de conduite du changement ? 

jeudi 28 octobre 2021

Panne électrique

Pourquoi, en termes d'énergie, tout semble aller de mal en pis ? L'opinion d'Elie Cohen. Il est tentant de dire que c'est la faute de l'Europe. Obsession de la libéralisation et fantasme des énergies renouvelables. L'Europe a vécu des décennies d'illusions. Le réveil risque d'être difficile. Surtout pour ceux qui n'ont jamais rêvé. 

"La certitude de devoir décarboner le mix, de faire supporter au consommateur final un coût grandissant et la volonté d’échapper au chantage politique des Poutine et autres détenteurs de la rente fossile devraient nous permettre d’écarter nombre de faux débats et éviter les arbitrages politiques de court terme. Mais ces évidences ont du mal à s’imposer." 

vendredi 8 octobre 2021

Corde et capitaliste

Nous allons être sauvés par Poutine ! Les bourses s'enflamment. 

(FT, hier : "Equities climb as investors bet that Russia will help Europe avoid energy crisis. European and UK gas prices fell in early trading after a chaotic Wednesday that saw UK futures contracts climb almost 40 per cent before Russian president Vladimir Putin said his country was prepared to stabilise the market.")

M.Poutine a profité de la pénurie d'énergie, pour réduire notre approvisionnement. Maintenant, il nous dit : construisez le pipe line dont vous ne voulez pas, et je vous sauve. 

Grosses ficelles, première leçon du jeu d'échec pour les nuls, mais ça marche. Car le financier est un animal. "Greed and fear", dit-on dans son langage. Et dire qu'il veut gouverner le monde... 

mercredi 22 septembre 2021

Transition climatique : retour sur terre

Augmentation du prix de l'énergie. L'économie repart. Et, il n'y a pas de vent. Ce qui fait que l'Allemagne doit brûler du charbon. Et M.Poutine en profite pour jouer de son pouvoir de nuisance. Et l'Europe condamne les mines de charbon polonaises. Mais où les Polonais vont-ils trouver de l'énergie et des emplois ? Et comment les pauvres, partout en Europe, vont-ils parvenir à absorber les hausses de prix ? (France Culture, hier matin.)

Et voilà. Le changement ce n'est pas que des petites filles qui affrontent les grands de ce monde, ce n'est pas que des décrets, c'est aussi des réalités déplaisantes, sur lesquelles les grands n'ont aucun pouvoir. Si on veut les éviter, il faut un minimum de planification dans le changement... Avec la solidarité comme principe.

vendredi 3 septembre 2021

Panne de gaz

"Gas crunch" dit le Financial Times. L'offre ne suit pas la demande. Augmentation de prix sévères à prévoir pour les entreprises consommatrices de gaz et les ménages.

Décidément, cela n'arrête pas. 

Il est possible que cela signifie que les épidémies fassent faire à l'économie du yoyo, et qu'elle n'y soit pas adaptée. (D'autant que le yoyo encourage la spéculation ?) Il est aussi possible que la fameuse "supply chain" qui faisait des miracles pour répartir les productions de biens là où le marché donnait les prix les plus bas soit en train de montrer ses limites. D'autant que les nations semblent tendre à réserver leurs ressources pour leur propre industrie.

Faut-il, en urgence, repenser la "globalisation" ?

dimanche 25 août 2019

Merveilles de la science

"La consommation d'énergie par tête mesure le degré de civilisation d'un peuple."

J'ai retrouvé un livre des années 60 : "Les sources d'énergie" (Albert Hinkelbein, Flammarion International Library). La citation en est tirée. Elle est le commentaire d'un graphique où l'on voit que les USA consomment 6000kwh par personne et par an, et que la consommation de l'Afrique est de 100. Le charbon était alors la première source d'énergie.

Le livre est fait d'illustrations. On voit des mineurs couverts de charbon, des raffineries, des lignes à haute tension, des ports, des centrales nucléaires... On parle aussi d'un barrage, qui boucherait Gibraltar, et réduirait de 200m la hauteur de la Méditerranée. En ces temps on s'émerveillait des prouesses de l'esprit humain...

Qu'est-ce qui a changé ? L'opinion de la société, ou l'opinion de ceux qui font l'opinion ?

dimanche 14 juillet 2019

Paradoxe du progrès

Pourquoi a-t-on aimé l'atome, hier, pourquoi le craint-on, aujourd'hui ? Pourtant, il était plus dangereux hier qu'aujourd'hui ?

Dans mon enfance la famille, l'Education nationale et l'Etat donnaient aux enfants des livres qui parlaient des merveilles du progrès et expliquaient le fonctionnement d'une centrale nucléaire. Je viens d'en retrouver un. Lavage de cerveau ? Mais tout le monde était d'accord pour dire que le nucléaire, c'était le progrès.

Sans que l'on sache trop pourquoi, le doute s'est installé. Il y a eu un revirement d'attitude complet. Le plus curieux est peut-être que les gens du type de ceux qui distribuaient des livres sur le progrès accusent maintenant ceux qui les ont crus d'être des forces du mal...

Confondrait-on gouverner et manipuler ?

mardi 26 septembre 2017

Feu

Idriss Aberkane dit que la nature est une bibliothèque. Mais que l'homme n'a rien trouvé de mieux que de se chauffer en la faisant brûler. Il entend par là que si l'on parvenait à comprendre les procédés que la nature a inventés, on aurait accès à des merveilles. (Biomimétisme.)

En particulier, j'entendais ailleurs, que la nature réalise quasiment sans énergie, ce qui nous en demande une grande quantité. Ce qui laisse penser que, si l'on suivait son exemple, non seulement on n'aurait plus de risque de réchauffement climatique, mais que l'on pourrait mieux vivre qu'aujourd'hui.

Ce qui pose la question : la découverte du feu a-t-elle été aussi favorable qu'on le dit ? Et si cela nous avait rendu paresseux, et nous amenait à une auto-destruction accélérée ? Serait-il temps d'envisager un avenir à faible énergie (entropie) ?
Allez prendre vos leçons dans la nature, c'est là qu'est notre futur. (Léonard de Vinci)

dimanche 29 mars 2015

Enseignement supérieur : la fabrique du crétin ?

Le modèle américain d’enseignement supérieur, et de massification de celui-ci, a gagné le monde, dit The Economist. Mais, aux USA, il  ne fabrique plus de connaissance, mais de la discrimination. C’est le diplôme qui compte. Parce qu’il est l’unique critère d’embauche utilisé par les entreprises. Ce qui provoque un effondrement de la qualité de l’enseignement et une explosion de son coût. Donc une sélection par l’argent d’une élite très peu éclairée. Quant aux autres, l’éducation qu’ils reçoivent n’est plus digne de ce nom. (La fabrique, massifiée, du crétin ?)

Ailleurs dans le monde, l’Arabie Saoudite et l’Iran se livrent une guerre par pauvres interposés. Au fond, ce qui compte, c’est que l’autre ne prenne pas l’avantage. Résultat : au Moyen-orient et en Afrique, c’est le chaos. (Ce qui arrange tout le monde ?) En France, les partis de gouvernement se réjouissent, mais Mme Le Pen a gagné. L’Ukraine est gouvernée par des oligarques. C’est eux son problème. Pour le moment, ils semblent se disputer. (La Russie a été dans la même situation, mais M.Poutine les a remis à leur place.) Mme Merkel dirige l’Europe. Son plan : une apparence de France forte, pour qu’on n’ait pas l’impression que l’Allemagne est sans contre-poids ; et « une Europe unie, gouvernée par des règles fiscales strictes, en paix avec ses voisins. » (Une Europe triste, mais digne ?)  En Angleterre, rien ne va plus ? M.Cameron pourrait être éliminé par son parti, s’il est réélu. Mais, le plus probable est que l’élection de mai produise un gouvernement minoritaire de gauche, incapable de gouverner. Ce n’est pas ce qu’il faut à la fragile économie anglaise. M.Netanyahou doit se battre contre les Palestiniens et M.Obama. Deux ans à attendre. Traités commerciaux des USA avec l’Asie et l’Europe. L’Amérique veut imposer ses normes au monde, surtout à la Chine. Pour le moment l’affaire tournerait à l’avantage de cette dernière. « Présenter (le traité avec l’Asie) comme une façon de contrer la Chine risque d’ajouter une (humiliation) inutile : cela pourrait faire ressembler (la défaite de la diplomatie américaine à) une victoire chinoise. »

L’industrie d’extraction de charbon connaît un mauvais moment. Il pollue (et pas que par le CO2 : mercure, sulfure, oxydes nitriques), et la Chine réduit sa consommation. Seul espoir : l’Inde. Mais elle veut exploiter ses propres ressources. Le vrai danger : que les milieux financiers n’y croient plus, et privent de financements les entreprises du secteur. Wall Street a produit des entreprises zombies qu’une nouvelle génération de fonds cherche à restructurer. Exemple : Kraft « a fait l’objet de 7 fusions ou cessions depuis 1980 ». Du coup l’entreprise a perdu le nord. C’est « le résultat de l’hyper activité des hommes d’affaire de Wall street ».

Monde numérique. La guerre du moment, c’est l’application de messagerie. Il s’agit, par le biais de "plates-formes", de mettre la main sur les flux de données des particuliers et des entreprises. Et d’asservir ses concurrents. Finalement, le capitalisme asiatique s’ouvre aux pratiques occidentales. Ils n'ont pas pu faire autrement. C'est la loi de la globalisation. Transparence et simplification, entrée d’administrateurs étrangers aux familles dirigeantes, et de quelques activistes.

« La capacité de digérer le lait pourrait expliquer comment l’Europe est devenue riche. » Pour permettre au drone d’éviter l’imprévu, on cherche à lui faire imiter les insectes. (Le plus surprenant est qu’on y parviendrait.)

dimanche 1 mars 2015

Le téléphone mobile conquiert la planète...

Demain l’humanité aura dans sa poche un superordinateur. En quoi cela va-t-il changer sa vie ? « Le téléphone est une pièce centrale de l’Internet des choses » : c’est « une télécommande pour presque tout ». Cela va aussi bousculer l’entreprise puisque la plate-forme de choix n’est plus le PC ou Internet, mais l’application mobile. Et peut-être aussi notre sécurité. Les téléphones sont particulièrement mal protégés, et ce sont des espions nés ! (Un exemple : « les gyroscopes qui détectent les mouvements peuvent être utilisés pour enregistrer la parole même quand le micro du téléphone est éteint » !). Curieusement l'omniprésence du téléphone mobile pourrait à la fois rendre impersonnelle l’interaction humaine tout en établissant un lien permanent avec l’humanité. (Société d’individus isolés sous le regard de tous ?)

L’Allemagne devient le leader de l’Europe. Qu’est-ce qui la guide ? Eviter que les crises ne dégénèrent en guerre ; éthique ; défense du système international ; conserver l’unité de l’UE, de l’OTAN et de l’Ouest. Et, comme tactique : abandonner ce qui est perdu, pour « sauver le reste ». Ce qui ne fait pas une stratégie. Et ce qui manque de force de dissuasion. Le nouveau gouvernement grec doit faire avaler à ses électeurs qu’il ne peut faire autrement que mener la même politique que ses prédécesseurs. M.Renzi, as du changement ? Il réformerait le droit social. Et ce pour apporter un peu de protection à sa masse de travailleurs précaires et réduire les protections des travailleurs installés. En espérant que cela donne envie d’embaucher à l’entreprise. Les Espagnols sont prêts à tout pour renouveler leurs partis de gouvernement. Après Podemos, voilà qu’arrive Ciuadadanos. Il proposerait un « programme de réformes pragmatiques ». L’Ukraine est prise entre les tanks russes et le FMI. L’infrastructure du Liban a été détruite par la guerre, et seulement partiellement reconstruite. Qu'il existe des installations critiques pour la vie du pays favorise les comportements mafieux. Des partis politiques aux entrepreneurs.

Renouveau industriel aux USA ? Apparemment seulement. Dans beaucoup d’industries de pointe, le pays ne serait pas compétitif. Une question d’impôts et d’éducation. Au moins. Au Venezuela, la situation économique est catastrophique. Le gouvernement cherche à éviter de perdre les élections en jetant en prison ses opposants. La situation économique du Brésil est préoccupante. Désespérée ? A tel point qu’un mouvement thatchérien émerge.

L’Islam est-elle une religion de violence ? Ceux qui disent le contraire sont discrédités aux yeux du peuple… L’Etat Islamique étant un Etat, il a besoin de femmes.

On croyait vivre « l’âge d’or du gaz ». Pas de chance pour les producteurs. Ce le sera peut-être un jour. Mais pas maintenant. L’offre dépasse la demande. Ce qui devrait poser des difficultés à beaucoup d’entre eux, et à leurs fournisseurs.

Xiaomi, fabriquant chinois de téléphones mobiles, connaît un gros succès. Grâce à une formule gagnante : il réalise ses marges sur les applications mais pas sur les téléphones. Honda a essayé de rattraper ses concurrents. Pour le moment cela lui cause surtout des problèmes de qualité. Ils entraînent le départ de son PDG. HSBC a grandi trop vite. Sa gouvernance n’a pas suivi. Du coup, elle a empilé les petits arrangements avec la légalité. Ce qui lui explose à la figure aujourd’hui. Finmecanica, conglomérat hétéroclite, est restructuré. Autre exemple du vent de réforme qui souffle en Italie. 

Histoire des relations difficiles entre économie et politique. Avant 1918, les riches gouvernent. Peu d’impôts et d’Etat. Puis c’est le suffrage universel, l’Etat intervient, éducation et sécurité sociale. Après guerre, c’est le keynésianisme. L’Etat empile les dettes. Inflation et chômage. Puis c’est le monétarisme et ses banques centrales. Aujourd’hui, les nations sont aux prises avec des forces qui les dépassent. Les hommes politiques sont impuissants. Ce qui est mauvais pour la démocratie. (Je ne suis pas d’accord : ce n’est pas parce qu’on ne peut pas contrôler les forces de la nature, que l’on est impuissant !)

La culture contre l'homme ? La nature a calculé nos cils de façon optimale « pour conserver la cornée humide, et éviter les poussières ». Mais la mode a fait du cil féminin un « signal ». Le faux cil est un crime contre l’humanité. 

dimanche 22 février 2015

Fin du bipartisme anglais ?

Le système politique anglais a été conçu pour être un affrontement entre deux partis. Il y a maintenant 6 partis importants en Angleterre, et les deux principaux sont de moins en moins représentatifs de la société. On se dirigerait vers une représentation proportionnelle.

M.Valls fait passer les lois Macron en force. La France, guidée par ses intérêts de consommatrice, est avec lui. Les Juifs européens vont-ils partir vers Israël ? Ca ne semble pas une tendance forte. S’ils le font ce ne sera pas pour des raisons de sécurité, mais pour pouvoir vivre « une vie ouvertement juive d’une façon qui est de moins en moins possible en Europe ». Le parti de Mme Merkel est faible dans les régions et les Etats. « Personne ne peut dire ce qui va arriver à son parti après son départ. » Début de négociation entre MM.Tsipras et Varoufakis et l’Europe. Ils sont parvenus à se mettre tout le monde à dos.

Pour ennuyer M.Obama, les Républicains pourraient ne pas voter le budget de la sécurité intérieure. En dépit des risques terroristes. Les Kurdes iraquiens semblent s’acheminer vers l’indépendance.

Apple et Google ont peu de chances de « disrupter » les constructeurs automobiles, qui sont beaucoup plus rapides et efficaces qu’eux. Ils feraient mieux de collaborer. Les drones sont réglementés aux USA. C’aurait pu être pire, mais ça gène les projets d’Amazon.

Déflation dans le monde. Raison : partout les travailleurs sont en position de faiblesse. Là où on embauche, le travail est flexible. En Europe, c’est le chômage. « Si ces tentatives échouent (des banques centrales), alors la satisfaction d’avoir une nourriture et une énergie bon marché sera de courte durée et les économies criblées de dettes se trouveront devoir utiliser les gains dus aux  baisses de prix pour tenir à distance leurs créditeurs ». Le prix du pétrole remonte. Mais c’est parce que les clients stockent. Cela ne peut pas durer. Les Saoudiens, qui veulent mettre au pas leurs concurrents, pourraient avoir le dernier mot. L’Egypte essaie de relancer son économie. Mais le pays est fort peu sûr. Les investisseurs son contraints pour trouver des rendements corrects de chercher des placements de plus en plus exotiques. Ils en sont aux marinas et aux stations d’essence. Les banques centrales pratiquent le taux d’intérêt négatif. Cela devrait inciter les banques à prêter. Mais ce n’est pas le cas. Cela fait, essentiellement, chuter les devises nationales. Du coup, l’Europe veut mettre en contact direct l’épargnant et l’entreprise qui a besoin d’argent. Cela semble passer par une uniformisation des normes européennes. 

dimanche 18 janvier 2015

Nous sommes tous Marine ?

Le monde après Charlie. Il est inquiétant. La menace ne vient pas de l’Islam, mais d’une crise de société, aussi bien en Europe qu’au Moyen-Orient, et du manque de sens de notre vie. L’Islam en fournit un aux djihadistes. Et, encore plus, aux mouvements populistes européens, dans lesquels The Economist voit un danger bien plus grand que celui de l’attentat. Quant aux services de renseignement, ils se heurtent à un os : les entreprises qui véhiculent les données sont maintenant privées. Il devient difficile d’espionner les communications. Mais il est facile de voler en toute impunité. Notamment grâce au Bitcoin et aux logiciels qui permettent d’agir sur le web en anonyme. Dernière innovation : un logiciel qui s’empare de vos données et ne vous les rend que contre rançon. Les autoroutes de l’information génèrent leurs « voleurs de grands chemins ».

L’économie russe n’est pas efficace. Elle vit du copinage, et des revenus de ses matières premières. Ils lui ont permis d’éviter toute réforme douloureuse. La baisse du prix du pétrole combinée aux sanctions européennes va faire passer un bien mauvais moment au pays, en particulier à son système bancaire, qui risque de boire la tasse. Cette baisse des prix, par ailleurs, pourrait permettre à beaucoup de pays de supprimer des subventions, massives, à l’énergie. Elles ont des effets redoutablement vicieux. Le monde de l’énergie se transforme. En bien. Il  y a de plus en plus de sources d’énergie. La crise de l’approvisionnement s’éloigne. L’énergie va devenir propre. Et on la consomme de manière de plus en plus efficace et astucieuse. On se dirige vers une sorte d’écosystème où l’intelligence sera dans le réseau, et nous serons tous producteurs et consommateurs. Ce qui promet un changement douloureux aux fournisseurs d’énergie nationaux, européens en particulier. (L’article ne dit pas qui va gérer le dit réseau, mais que la situation ressemble à celle d’Internet…)

L’Europe devrait éviter une crise grecque. Chaque camp est prêt à transiger. A moins d’un « accident ». Ne serait-ce que parce que le prochain gouvernement grec sera constitué d’une « joyeuse bande de néophytes ».

On disait que la Chine, grâce à sa puissance économique, allait dominer l'Afrique et l’Amérique latine. Son influence connaîtrait un reflux. Ce serait une question de valeurs. Au fond elles comptent plus que l’argent. Or les cultures de ces continents sont proches de celles de l’Occident. Les USA sont à la manœuvre. En Inde, M.Modi demeure un farouche nationaliste hindou. (Faut-il avoir peur qu’un super Le Pen soit à la tête de ce qui sera demain le pays le plus peuplé au monde ?)

BP pourrait être acheté par Exxon. La société est affaiblie par la baisse des prix du pétrole et, surtout, par une stratégie hasardeuse qui a eu des conséquences désastreuses. (Comme quoi, il en faut bien peu pour plomber un pan entier de l’économie.) IBM traverse aussi des moments difficiles. Son modèle économique est secoué par celui du partage. La société devrait s’organiser pour suivre un marché « à deux vitesses » : avec d’un côté les services à grosse valeur ajoutée et de l’autre le traitement d’informations banal. Quant aux fabricants de voitures américains, les beaux jours sont finis. Le marché est saturé, ils sont surcapacitaires et face à une concurrence montante sur le haut de gamme. Une guerre des prix suicidaire s’annonce.

La tradition coréenne voulait que les habitants du pays financent l'expansion internationale des champions nationaux. Le citoyen est devenu consommateur et refuse désormais cette pratique.

Economie mondiale : rien ne va plus. Signaux favorables et défavorables. La baisse du prix de l’énergie, c’est bon pour la consommation, mais mauvais pour les producteurs américains. Et puis, que vont faire les banques centrales ? Des bêtises comme la banque suisse ?... L’investisseur est inquiet. Idem en Chine : impossible de savoir si un dirigeant ne va pas faire l’objet d’une purge. 

dimanche 7 décembre 2014

Le gaz de schiste produit de la culture américaine

Les Saoudiens ont décidé de tuer le gaz de schiste dans l’œuf. Ils augmentent leur production pour faire baisser les prix. Résultat ? Un nettoyage ethnique de la production actuelle (et des projets d’énergie propre, ainsi que de leurs copains de l’OPEC qui ne jouent pas le jeu du cartel). Mais les producteurs américains relèveront la tête à la prochaine hausse, purifiés par la crise. C’est dans les gènes du pays. Boom du nucléaire en Chine ? Probablement pas. Les Chinois veulent un champion national capable d’écraser le monde, mais leurs divisions internes rendent improbable le succès de cette idée. Et une explosion nucléaire pourrait nuire à la stabilité politique du pays. La nécessité est mère de l’innovation. L’imprévisibilité de l’énergie propre a provoqué une vague d’innovations concernant le stockage de l’énergie.

Le retour de Sarkozy, c’est la reconstitution du trio Sarkozy, Hollande, Le Pen. Marine n’en revient pas. Elle fait maintenant face à deux zombies discrédités. Chaos à l’Est. Certains tombent, du fait de leurs propres impérities, chez Poutine (Ukraine, Géorgie et Moldavie ?). D’autres essaient de s’ancrer à l’Ouest, comme la Lituanie qui adopte l’euro. Mais ça ne semble guère lui promettre un meilleur avenir : elle a toutes les caractéristiques de la Grèce avant crise. Le polonais Donald Tusk arrive à la tête de l’Europe. Au moment où la Pologne « doit maintenant trouver un nouveau modèle de croissance basé sur l’innovation et non plus sur une main d’œuvre bon marché, et que le geyser de l’argent européen s’assèche ».

La guerre contre l’Etat Islamique ? C’est la « pagaille ». Armée mexicaine. Seule certitude : ce sont les modérés syriens qui en prennent plein la figure.

Rick Perry, prochain candidat des US ?, a appliqué à l’Etat qu’il gouverne la logique du « low cost ». Politicien américain, tête de linotte ? L’amélioration des chiffres du pays lui fait oublier les causes structurelles de déficit. En particulier le cas des anciens combattants. On leur donne des postes de fonctionnaires, et des pensions royales.

Le monde ne se couvre pas de villes, comme on le dit, mais de banlieues. Et elles ne sont pas l’enfer que l’on croit.

Droit et technologie. Tentative de mise au point d’un droit des robots. Et surtout d’une réglementation pour drones. Sécurité, résistance des pilotes, risque de terrorisme… Sans elle, ils sont vissés au sol.

De nouvelles banques d’investissement apparaissent. Elles sont petites, compétentes et leur métier est principalement le conseil en fusions acquisitions. Quand aux fonds d’investissement, ils ont des vices de constitution. Lorsqu’un investissement initial tourne mal, ils jettent l’argent de leurs investisseurs par les fenêtres dans l’espoir de se refaire.

L’économie comportementale commence à être prise au sérieux. Elle montre que l’économie classique ne nous fait faire que des bêtises. Forte résistance au changement en perspective. Car l'économiste domine notre société. Et il le doit à des modèles mathématiques qui répondent à la demande des « journalistes et des politiciens (qui cherchent) des arguments forts et des réponses claires ». Modèles qui lui ont fait croire qu’il possédait une science exacte et lui ont donné un sentiment de « supériorité ».

Les Etats installent des cellules d’innovation et se mettent à expérimenter. La NASA essaie de relancer un semblant de conquête spatiale. Mais ses fusées sont conçues par le Sénat, pour satisfaire des lobbys, et coûtent 20 fois plus que ce que fait le privé. Pas d’efficacité sans un combat qui concentre les esprits. Mais où sont les Soviets d’antan ? 

Expérience rayons cosmiques. Elle pourrait permettre de voir d’où ils viennent, et de comprendre le fonctionnement des trous noirs ! Les animaux ont une culture ! (Mais pas les hommes, si l’on en croit les néoconservateur et les économistes…)

dimanche 26 octobre 2014

C’est reparti comme en 29

The Economist pense que nous sommes sur le bord, terrifiant, d’une grande dépression. Phénomène curieux. Ce serait un mal endémique. Mais nous l’avons oublié, parce que les mesures prises après guerre pour le contrer ont provoqué une grande inflation. Du coup, on a crû que c’était cela le problème. Autre paradoxe, ce serait la baisse du prix de l’énergie qui pourrait nous pousser dans le précipice. L’Europe est particulièrement en danger. En effet, la déflation va rendre insoutenable la pile de dettes des pays de sa périphérie.

Que faudrait-il faire ? Relance. Reconstruire les lamentables infrastructures de transport américaines et permettre le déficit à la périphérie européenne. Seulement, les populistes qui sont au pouvoir veulent faire exactement le contraire. (Etrangement « l’armée de chômeurs, forte de 25m de personnes (…) ne semble pas galvaniser les politiciens autant qu’un taux d’intérêt d’obligation d’Etat à 7%. »)

Si la baisse du prix de l’énergie plonge l’Occident dans la dépression, elle devrait être favorable aux pays émergents et particulièrement nuisible aux grands Satans de The Economist : Venezuela, Russie et Iran. L’Arabie Saoudite aurait laissé choir les cours, pour donner une leçon à ses concurrents, dont les coûts de production sont beaucoup plus élevés que les siens.

Quant au cours des actions, il devrait devenir hautement incertain.

Pourquoi les hommes d’affaire haïssent-ils M.Obama ? Pourtant, leurs entreprises et eux n’ont jamais été aussi riches, alors que le peuple, lui, s’est appauvri ? Parce qu’aux USA tout le monde en veut à tout le monde. Les très grandes entreprises pensent qu’ailleurs les conditions sont encore plus favorables qu’aux USA. Et les petites souffrent, notamment à cause des grandes.

« Les députés sont le prolongement des intérêts commerciaux et peuvent être vendus et échangés ». Le mal de l’Ukraine, c’est la corruption. Si le pays ne parvient pas à la maîtriser, cela pourrait se terminer par un Maidan en armes… Le Japon est atteint du même mal. Deux ministres donnent leur démission. Les Suédois traquent un sous-marin russe. Mais faute de budget militaire, ils n’ont plus les moyens de ce faire. M.Renzi serait extrêmement populaire. Il pourrait vouloir déclencher une élection qui lui donnerait les pouvoirs de réformer l’économie. La France essaie de réformer ses collectivités locales endettées, par exemple Argenteuil. (« Entre 2000 et 2010 le nombre d’employés des mairies a augmenté de 26%.) Cela pourrait conduire à une augmentation des impôts locaux et à une attaque du pouvoir central par les « barons des partis politiques », qui dirigent les villes. Mme Aubry aurait donné le coup d’envoi des hostilités.

« Personne ne sait quand le Nigeria va basculer dans le chaos. Mais ce jour semble de plus en plus proche. » Contrairement à ce que je disais récemment, le Nigeria est à feu et à sang. Son Nord Est est sans Etat. Boko Haram l’a remplacé. La croissance chinoise devrait revenir vers la moyenne. Dans 10 ans son PIB devrait toujours être inférieur à celui des USA.

Les fabricants de téléphones mobiles chinois vont faire un malheur. Ils ont fait leur fortune sur un marché protégé. Et ils se sont préparés aux règles du jeu de l’Occident. Ils ont les meilleurs avocats et la meilleure innovation. (Une leçon de protectionnisme pour débutants ?) Le marché de l’informatique (hors mobiles) est en crise. Les profits des grands reculent. Ils n’ont plus d’idées gagnantes. Ils vont devoir se restructurer. La mode des aliments sans gluten aurait gagné le monde, et serait là pour longtemps.

L’entreprise est pleine de tirs-au-flanc. Tout en haut et tout en bas de l’échelle des salaires. Essentiellement. « Les emplois sont souvent situés la où les gens pauvres n’ont pas les moyens de vivre. » Une partie du chômage s’expliquerait par des raisons géographiques. Les pauvres habiteraient des zones éloignées des emplois, dotées de mauvaises écoles, et minées par la criminalité...

Guillaume II ressemblait bizarrement à Hitler. Difforme et idiot, il avait eu une jeunesse effroyable. Est-ce pour cela qu’il a déclaré la guerre à l’Europe en 14 et qu’il pensait que les Juifs étaient le mal absolu ? Jadis les dirigeants étaient payés un salaire fixe (1m$ en moyenne, pour les 50 plus grosses entreprises américaine). La mode des bonus a produit un enrichissement colossal. « En 1970, le PDG moyen gagnait 25 fois le salaire de l’ouvrier moyen. Aujourd’hui le rapport est passé à plus de 300. » (Tim Cook d’Apple a reçu 378m$ en 2011.)

dimanche 19 octobre 2014

Déflation et politique du pire

Risque de politique du pire. Cela pourrait être le message de la semaine. L’Allemagne est bloquée, bloque l’Europe et le monde. Mme Merkel en est en grande partie responsable. Elle a développé une technique redoutable pour conserver indéfiniment le pouvoir. Elle dit aux Allemands ce qu’ils ont envie d’entendre. En leur faisant croire que cela vient d’elle. Or, les Allemands ne veulent pas bouger. C’est pour cela qu’ils désirent imposer des réformes au reste de l’Europe. Idem aux USA. Les Républicains vont prendre le pouvoir aux prochaines élections et réduire M.Obama à l’impuissance. Il y aurait de quoi s’entendre, mais ce n’est pas dans l’intérêt des extrémistes de chaque bord. D’autant qu’il est possible de réutiliser les techniques mises au point par le subtil B.Obama pour démolir ce qu’il a construit. Idem en Angleterre. Il serait simple de satisfaire les aspirations, modestes, de la population. Elles n’ont rien à voir avec les thèses de Ukip. Partout en Europe, c’est la même chose. « Les populistes ne vont pas prendre le pouvoir (…) Cela laisse le gouvernement entre les mains des partis traditionnels (…) Puisque la zone euro poursuit une intégration de plus en plus étroite pour survivre, cela signifie demander aux électeurs de faire confiance à des institutions qu’ils en sont venus à mépriser. »

La déflation saisit le monde. « La crainte des investisseurs semble être que le monde développé glisse dans la spirale de la déflation (…) La récente faiblesse de l’euro et du yen pourrait être un signe que ces régions exportent la déflation au reste du monde, leurs exportateurs baissant leurs prix pour prendre des parts de marché ». Parmi les conséquences : prix du pétrole en baisse accélérée. Economie mondiale faible donc demande faible et offre en hausse, de tous côtés. Au Japon, les réformes économiques dont on attendait tant de bien plongeraient le pays dans la récession.

Ailleurs, autres crises ordinaires. Les Serbes basculent dans l’autoritarisme. Mais ils organisent des défilés d’homosexuels pour donner le change à l’UE. Renversement d’alliances en Turquie. Le gouvernement lâcherait les Kurdes, devenus alliés des USA, et se rabibocherait avec les généraux, et jouerait les comparses de l’Etat Islamique. Ce dernier réinvente l’esclavage. Le pouvoir syrien est faible. Mais il ne veut pas abandonner, même pour une solution qui lui sauverait la face. Résultat : chaos probable.

L’Irlande élimine une mesure qui permettait aux entreprises (étrangères) de ne pas payer d’impôts. Mais la compense par une contre-mesure. En Inde, M.Modi voudrait rendre fiable son administration avant, éventuellement ?, de libéraliser son économie. (Ce qui me semble sage.)

Ebola. Croissance exponentielle du nombre de victimes. Il devrait atteindre 10.000 par semaine. Compliqué et coûteux (une capacité de traitement de 100.000 lits coûterait de 1 à 2md$ par mois) d’enrayer l’épidémie. D’autant qu’elle attaque en premier les systèmes immunitaires sociaux, c’est-à-dire les personnels médicaux. Il faut des centres de traitement, changer les comportements  des populations et que les vaccins dont on dispose se révèlent efficaces. Puis relever les pays touchés des dévastations subies.

L’électronique européenne relèverait (modestement) la tête « grâce à sa force dans des technologies qui conviennent bien au nouveau monde des objets interconnectés et de consommation ultra basse puissance ». Apple offre un nouveau système de paiement sans contact. Les bénéfices n'en sont pas évidents pour le marché occidental. Mais les normes pourraient être utiles aux pays en développement, où la téléphonie mobile se substitue déjà aux réseaux financiers.

Toutes les prévisions faites au sujet d’Internet étaient fausses. L’univers d’hier n’a rien de différent de celui d’aujourd’hui. « Il y a un monde entre « disruption » et destruction ». Les économistes se sont trompés. Baisser les taux d’intérêt ne stimule pas l’économie ! Ce qui le fait, c’est la perception que les choses vont bien…

dimanche 12 octobre 2014

Calme avant la tempête ?

En Italie, M.Renzi tente de faire passer des réformes. Il veut convaincre Mme Merkel de sa bonne volonté. Afin qu’elle fasse un geste. Sinon, c’est la chute libre. La France, elle, ne fait même pas semblant. Ce qui énerve considérablement ceux qui se sont serré la ceinture. Particulièrement les petits pays. La Grèce a une énorme économie souterraine. Le meilleur moyen de la faire se dissoudre serait une reprise de la croissance. Ebola tue en Espagne. Les économies budgétaires auraient-elles affaibli son système de santé ? Partout Ebola fait peur. Si bien que l’on prend des mesures qui pourraient bien accroître les risques. (Par exemple en interdisant certains vols, ce qui amène les voyageurs à adopter des moyens de transport que l’on ne contrôle pas.) En Ukraine, la paix est guerrière. Mais personne n’a intérêt à ce que le conflit reparte. Si c’est le cas, ce sera le chaos. En attendant, l’Ukraine et le Vénézuéla devraient connaître la faillite. A Hong Kong, le gouvernement chinois espère que le temps va endormir les manifestants. Mais ceux-ci auraient la population de leur côté. En Belgique, un nouveau gouvernement est nommé. Le parti séparatiste flamand ne demanderait plus l’indépendance, mais des réformes économiques. La situation reste explosive. Le Moyen-Orient était fait de régimes féodaux. La disparition des pouvoirs centraux (victimes du printemps arabe ou de l’Occident) a laissé libre cours aux guerres de milices. En Chine, l’expérimentation de la zone de libre échange de Shanghai aurait accouché d’une souris. Les bureaucrates locaux, pris de panique par la campagne anti-corruption de M.Xi seraient paralysés. D’une manière générale, le pays semble dans la situation du Japon des années 80. Il ne parvient plus à gagner en productivité. Les Israéliens rêvent de Berlin. La vie y est moins dangereuse et moins chère que chez eux. M.Obama a tellement peur des conséquences imprévues de ses actes, qu’il ne fait plus rien. Ce qui aura des conséquences graves, dit un de ses proches.

Enfin une bonne nouvelle pour l’Europe ? Le dollar s’enchérirait. Ce qui serait bon pour nos exportations. Mais mauvais pour les pays émergents, que les investisseurs pourraient fuir. Mais l’Amérique pourrait accuser l’Allemagne, grande bénéficiaire et hyper excédentaire, de lui voler des emplois. Le Luxembourg n’est pas qu’un paradis fiscal. Il présente beaucoup d’intérêts pour beaucoup de gens riches. Les milliardaires français construisent des musées privés.

L’adoption de la télémédecine serait bloquée par le fait qu’elle demanderait la réorganisation de la médecine. Ça va mal pour l’industrie pétrolière. Les prix du pétrole baissent, les coûts augmentent. Alors elle abandonne ses mégaprojets (forages en eau profonde et Arctique) et parie, comme un seul mouton, sur le gaz de schiste. Pas de chance, car « si le prix du pétrole continue à baisser, pas même le miracle américain du schiste en sortira indemne ». Ça va mal pour l’industrie automobile. Comme un seul mouton, elle parie sur le haut de gamme. Malheureusement, « les automobilistes n’apprécient pas assez la marque des constructeurs de masse pour vouloir leur acheter plus que des modèles de base ». 

dimanche 5 octobre 2014

Au secours, l’Etat

The Economist consacre un rapport à la 3ème révolution industrielle. Contrairement aux deux autres, celle-ci détruit l’emploi. Mais aussi le capitalisme. En effet, en produisant une main d’œuvre misérable, elle réduit l’intérêt de l’innovation. On est entré dans un cercle vicieux de perte de productivité. The Economist en appelle à l’Etat. On croirait entendre Martine Aubry. Redistribution ! N’ayons pas peur des solutions radicales : pourquoi ne pas donner un « salaire de vie » à chaque homme ? De quoi vivre, quoi qui lui arrive. (Une solution nationaliste ?)
Des idées pour l'Etat ? Les infrastructures de transport. Emprunter ne coûte rien, et des études montrent que cela crée de la croissance. D’autant qu’en Allemagne et aux USA, cela fait longtemps que l’on n’a rien fait. Faut-il aussi en revenir à la retraite par répartition ? Une étude montre que « les régimes de retraite privés ont eu des rendements négatifs pour l’essentiel du siècle ». (Angleterre, France, Italie, Belgique et Espagne.) Pourquoi l’Occident est-il devenu égalitaire de 1914 à 1970 ? « Retrait de la globalisation. »

The Economist en pince pour Manuel Valls. C’est le Blair français. Mais tout le monde est contre lui. Va-t-il pouvoir mener ses réformes à bien ? Le parlement européen prend du pouvoir. En Angleterre M.Farage prend des voix à gauche et à droite. Mais la flexibilité nécessaire au discours démagogique résistera-t-elle au succès électoral ? Les USA perdraient-ils leur guerre contre l’Etat Islamique ? Ils ont bombardé un des ennemis du dit Etat. Du coup on se demande à quel jeu ils jouent. Ils feraient l’unanimité contre eux. Effrayant. La justice américaine ne fonctionne plus. Elle est entre les mains des procureurs qui jugent selon leur bon plaisir. 95% des accusés plaident coupable pour éviter l’arbitraire d’un procès. Et cela conduit à de graves erreurs : « Entre 1973 et 2004, 46% des condamnations à mort, que l’on a pu prouver prononcées à tort, étaient dues à de faux témoignages de mouchards ». Les procureurs ont un pouvoir colossal, et ne reculent pas devant la manipulation. Et la motivation de plier la justice à ses intérêts est forte « ils espèrent traduire leurs victoires de prétoire en de très rémunérateurs postes d’associé dans des cabinets d’avocats ou en plate-forme électorale pour obtenir des charges publiques. » Hong Kong veut la démocratie. La Chine ne peut tolérer une démocratie en son sein. Ce problème ne semble pas avoir de solution.

Histoires d'entreprises allemandes. Elles achètent des entreprises américaines. L’Allemagne a beaucoup d’argent à placer. Méthodiquement, elle conquiert le monde. Sa très forte culture serait un obstacle aux fusions. Mais elle apprend de ses erreurs. Rocket Internet entre en bourse. Modèle allemand : lancer des start up qui font ce que d’autres font, mais à l’allemande, c'est-à-dire mieux. Les Allemands placent leur argent dans les obligations de leur Mittlestand. Histoire d’amour.

Le monde consomme de moins en moins d’électricité. Le salut des producteurs d’électricité pourrait venir de la voiture électrique. Mais ils ne l’ont pas compris. Les sous-traitants de l’aéronautique se sont concentrés. Du coup, ils sont en position de force face aux fabricants d’avions.

Les dirigeants d’entreprise devraient lire les grands penseurs. « Les grands patrons risquent d’être tellement obsédés par le succès matériel qu’ils en arrivent à ignorer leur famille ou à violer la loi. »

Un odorat mauvais est corrélé à une faible espérance de vie. Les origines du sida remonteraient aux années 20. Un chasseur aurait été contaminé par un chimpanzé camerounais. La maladie a ensuite emprunté les voies du commerce et de l’assistance au développement, et a reçu d’occasionnels coups de pouce des périodes de chaos produites par les guerres d’indépendance.