mardi 10 mars 2020
Anti Stratfordien
Les anti-Stratfordiens dénoncent ce complot. Shakespeare n'était pas Shakespeare. Et pourquoi ? Apparemment parce que le Shakespeare auquel on prête les pièces de Shakespeare était un "bourgeois", et qu'un bourgeois ne peut rien écrire de bien. (De noble ?)
lundi 11 février 2019
Shakespeare, comme il vous plaira
Recueil d'extraits de pièces de Shakespeare, et leur traduction en français, par de multiples traducteurs. Réflexion sur Shakespeare et l'art de la traduction ?Shakespeare comme les auteurs de cette époque, et d'après, n'invente pas ses sujets. Il me semble plutôt que chaque sujet est l'occasion de moments de bravoure, de l'expression de l'exaspération des sentiments, dans toutes les situations imaginables : le dialogue de sourds, la peur, la haine, les premiers émois amoureux... Ces extraits présentent l'intérêt, en peu de pages, de montrer la diversité de l'oeuvre de Shakespeare.
Quant à la traduction, c'est un exercice surprenant. Un spécialiste me disait que Shakespeare ne parlait pas anglais, mais dans une langue qui lui est propre. Dans ces conditions, comment le traduire ? Un second intérêt de cet ouvrage est sa sélection de traducteurs. Cela va de grands écrivains (Gide, Pierre Jean-Jouve, Maeterlinck...) à des universitaires, en passant par des gens moins faciles à classifier. La traduction est-elle fidèle ? De temps à autres, il semble qu'il manque des mots. Dans un cas, un traducteur a inventé le texte d'une chanson, qui n'est pas chez Shakespeare ! En fait, Shakespeare n'a pas été traduit en français, mais en Gide, Pierre Jean-Jouve ou Maeterlinck. Ce qui compte, c'est le sentiment que voulait faire passer Shakespeare, le reste est secondaire ?
lundi 19 février 2018
Mystère Shakespeare
Il y aurait des preuves crédibles que Shakespeare ait été Shakespeare. C'était le fils d'un maire d'une petite ville, qui avait une école de bon niveau. Shakespeare avait donc probablement reçu une éducation sérieuse. Mais, surtout, les thèses adverses ne tiennent pas une seconde à la seule lecture des textes. Et pourtant, elles ont, toujours, énormément de tenants.
Comment expliquer cette sorte de folie ? Bergson y voyait une contre-partie de la raison. Sa tendance à divaguer, était un garde-fou. Peut-être aussi que l'homme a besoin de rêve ? Et la presse, par paresse et profit, s'en fait la caisse de résonance, au lieu d'en tester la réalité ? Cela n'aurait sûrement pas surpris Shakespeare. Qui a vécu par le glaive... ?
dimanche 11 février 2018
Le mystère Shakespeare
Un des meilleurs spécialistes français de Shakespeare explore la question. Sur qui en apprendrons nous le plus ? Sur le talent de conteur de Shakespeare, ou sur le nôtre ?
samedi 24 septembre 2016
Shakespeare l'italien
un des arguments les plus souvent rencontrés (...) consiste à affirmer que l’auteur avait une connaissance foisonnante de la géographie de l’Europe, particulièrement de l’Italie. (Or) Il fait de l’Aquitaine une province de la Navarre, met un duc à la tête de l’empire d’Autriche, et un autre à Venise, situe la Bohême au bord de la mer, la Pologne dans l’Arctique, Padoue en Lombardie, le reliquaire de saint Jacques de Compostelle à Florence. À l’exception du Rialto, dans Le Marchand de Venise, dont on ne sait pas s’il désigne le pont, le marché, ou un lieu non précisé, aucun nom de rue ni de place publique ne figure dans les pièces italiennes, aucun nom d’église à l’exception de l’église Saint-Pierre de Vérone qui n’a jamais existé. Dans Les deux Gentilshommes de Vérone Valentin se rend de Vérone à Milan par la voie maritime et attend la marée pour s’embarquer.
dimanche 11 mars 2012
Campagne présidentielle : drame shakespearien ?
Mais il a une réelle faille. Il a une revanche à prendre sur la vie. Il rejoue sans cesse son Vietnam de Neuilly. Le replacer dans la situation qui l’a marqué et qu’il n’arrive pas à dépasser, le regarder de haut comme un inconvenant ?, lui ferait perdre tout contrôle de soi.
Pourquoi en arriver à de telles extrémités ? Faut-il tirer sur une ambulance ? Comme à l’époque de M.Giscard d’Estaing, même son camp le joue perdant, et le lâche.
- Un début de réflexion sur le sujet : N.Sarkozy conquérant de l'impossible ?
- Sur les failles de M.Sarkozy : Duel Sarkozy/Fabius : les 3 leçons à tirer pour Hollande des faiblesses de Sarkozy - le Plus
- Sur M.Mélenchon et les journalistes : Cœurs brisés : Jean-Luc n’aime ni Christophe, ni Jean.
- Sur la désertion de l’UMP : Rama Yade Abandons Sarkozy, The History of the Hallal Controversy.
dimanche 26 décembre 2010
Hamlet
jeudi 12 novembre 2009
Providence
Film d’Alain Resnais.
Mauvais premier contact : ça commence vert, froid et délavé. C’est très anglais : discours brillant, avec un humour politesse du désespoir. Ça a un côté shakespearien, mais qui tombe à plat. Dirk Bogarde s’y caricature et John Gielgud s’est trompé de pièce.
À la réflexion, je me suis demandé si ce n’était pas tout simplement une sorte de Songe d’une nuit d’été léger, élégant et plein d’humour : le personnage principal passe une nuit de cauchemar, sa souffrance et sa solitude, la peur de la mort ?, lui font voir le monde et ses proches sous un aspect terrifiant, puis le jour se lève, il fait beau. Les personnages de son cauchemar lui rendent visite, ils sont gentils, aimables et pleins d’attentions.
Comment expliquer deux interprétations aussi différentes ? Panne de sensibilité de mon côté ? L’œuvre d’Alain Resnais demande-t-elle une explication préliminaire ? L’émotion a besoin de la courte-échelle de la raison ? L’art est avant tout culturel ?
J’ai lu ce qu’en disait Jean Tulard. Il semble considérer Alain Resnais comme un illustrateur, un réalisateur qui se cache derrière l’auteur qu’il met en scène, et dont la personnalité ne se révèle que par son humour et son élégance.
Mais n’y a-t-il pas un fil conducteur plus solide que l’illustration dans cette œuvre ? Resnais ne nous dit-il pas que ce que nous croyons les grands malheurs de notre vie ne sont que des fables un peu dérisoires ? Qu’au fond il n’y a que l’art de les raconter, de rire de nous-mêmes, qui soit sérieux, et mérite notre intérêt ?
samedi 13 juin 2009
Princesse de Clèves
Que c’est élégant me dis-je. J’apprends que j’ai entendu Michèle Morgan lire La Princesse de Clèves. Un enchaînement d’idées m’amène à celle-ci :
Ce roman marque le point culminant de la culture française, une culture que l’on admire partout en Europe, une culture qui prépare les Lumières. Mais une culture éminemment haïssable parce qu’elle est inaccessible. Qu’on y songe, elle méprise Shakespeare, l’unique auteur anglais. Ne loue-t-il pas la médiocrité la plus basse et ordinaire ? Toute la culture allemande se construit en réaction à l’universalisme hautain de la nôtre.
Lorsque, dernièrement, l’on a dénoncé les méfaits de la Princesse de Clèves, l’Anglo-saxon a loué Dieu. Il touchait au but, à la fin d’interminables siècles de frustration. Son ennemi héréditaire avait gobé sa propagande, et y avait perdu son âme, honni sa culture. Il en avait fait un zombie.
Tout l’art anglo-saxon est ici : faire que l’homme vende son âme pour de la verroterie bling-bling.
Compléments :
dimanche 18 janvier 2009
Platon, Shakespeare et Louis XIV
L’actualité n’est pas toujours le sujet de ce blog…
J’ai eu la surprise de voir (dans l’œuvre de Norbert Elias) qu’on n’a pas toujours porté Shakespeare en grande estime. À l’époque où la France faisait l’opinion des élites, il était même vu comme méprisable. On lui préférait Racine, Corneille et leurs équivalents. Ils donnaient le spectacle des vertus les plus nobles, alors que Shakespeare parlait de la vie quotidienne, dans ses hasards et sa bassesse.
Il est possible que Platon ait donné raison à Louis XIV : l’art ne doit pas risquer de faire croire à l’homme que ses vices sont des vertus, qu'il est bien dans sa médiocrité.
Compléments :
- Platon pour les nuls
- Certains auteurs font même du vice une vertu : Uderzo et Goscinny, Adam Smith, notamment, et plus généralement tous les publicitaires.
