Affichage des articles dont le libellé est pervers narcissique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pervers narcissique. Afficher tous les articles

vendredi 3 décembre 2021

Perversion

Il semblerait qu'un diplômé de médecine sur 4 n'exerce pas la médecine. (Article.) A cela s'ajoute le fait que ceux qui pratiquent sont, pour certains, à temps partiel. Surtout, il y a eu longtemps de terribles quotas. Mais pourquoi ces gens n'ont-ils pas laissé leur place à des gens motivés ? Pourquoi ne leur a-t-on pas fait passer d'entretiens d'embauche ?

Ce phénomène est plutôt la règle que l'exception. L'ingénieur n'est plus ingénieur, le normalien n'enseigne plus, le haut fonctionnaire ne sert plus l'Etat... 

Tous ces gens ont découvert que leur situation leur donnait des privilèges, et qu'ils seraient bien bêtes de s'en priver, comme l'avaient fait leurs prédécesseurs. 

Signe des temps ? Aurions-nous oublié que nous faisons partie d'une société ? Et qu'elle ne peut aller, si nous ne remplissons pas nos responsabilités ? 

(Idée qui m'est venue en écoutant la BBC. L'Angleterre semble avoir les mêmes problèmes que nous. Le NHS est chancelant, et le public est très remonté contre les médecins à temps partiel. Il ne semble pas y avoir de quotas, toutefois.) 

jeudi 25 novembre 2021

La société d'individus

Parmi les possibilités d'organisation sociale, il y a ce que la sociologie allemande a appelé "la société d'individus". C'est le modèle social français ou anglo-saxon. (L'Allemand se voit comme membre d'une "communauté".) Ce modèle est-il efficace ? 

"Société d'individus" est un oxymore. Nous sommes tous liés les uns aux autres, et, de surcroît à la nature. La société d'individus est un idéal impossible à atteindre, et qui, en conséquence, crée, régulièrement, des désastres.

Mais c'est ce modèle de société qu'a voulu réaliser la Révolution et qui est le nôtre depuis un demi siècle. D'ailleurs, à ce sujet, les Anglo-saxons ont utilisé des idées qui nous appartenaient, sans reconnaître notre paternité. Ils ont affirmé que le marché permettait une société dans laquelle l'homme n'est pas dépendant de l'homme. 

Cette théorie est un mythe. Comme tous les mythes, elle justifie un édifice social. Ce que l'on a appelé "l'oligarchie" (au sens russe moderne, plutôt que grec). C'est à dire la transformation de certaines positions sociales en position de domination. C'est, au sens premier, de la "perversion narcissique". Des individus profitent de leur situation pour faire travailler la société pour eux. C'est ainsi, par exemple, que les "élus" et autres "serviteurs de l'Etat" sont devenus les maîtres du peuple. Ils justifient leur domination par leur "mérite". 

Mais une société ne se rêve pas. Il semble bien qu'il y ait quelque-chose qui s'appelle la "réalité". Et elle finit par se rappeler à notre bon souvenir. Quand l'exploité découvre qu'il est exploité, le mythe est en danger. Par exemple.

Seulement, comme souvent en systémique, le mal a parfois des effets positifs. Et c'est peut être la raison pour laquelle l'individualisme a la vie aussi dure. Cet effet, c'est la "destruction créatrice". Schumpeter en fait le résultat de l'innovation qui rend tout obsolète et force au changement. Mais il semble que les penseurs libéraux aient mieux compris le phénomène que lui : cette destruction vient de la désagrégation du lien social. Cependant, loin d'aboutir aux bénéfices attendus d'une économie en concurrence parfaite, comme ils l'écrivent, elle produit une crise. Une guerre, par exemple. Et cette crise a pour conséquence un sursaut collectif, hyper créatif. Quand on risque sa peau, on fait preuve de génie ! Et voilà pourquoi l'Occident est aussi innovant ?

mercredi 31 mars 2021

Les mystères de l'emprise

Une famille apparemment normale et plutôt riche vit une décennie sous l'emprise d'un personnage qui l'a convaincue qu'il la protégeait d'une menace occulte. (Emission.)

Le dit personnage a le profil type du pervers narcissique : il se nourrit de la personnalité de l'autre. Mais il dépérit quand il n'a plus personne à tyranniser. 

La question qui se pose est : comment une famille entière peut-elle tomber sous l'emprise d'une personne ? On peut comprendre l'emprise quand il s'agit d'un individu isolé, qui doit à son enfance quelque faille psychologique, mais, tout un groupe ? L'émission parlait d'un mystérieux phénomène de "transfert" et "d'abus de faiblesse". 

Si je comprends bien ce que je lis ici, des traumatismes (de l'enfance seulement ?) enfonceraient l'individu dans des sortes de cercles vicieux de répétitions d'une même séquence traumatique. Le transfert consisterait à rejouer la cause origine du traumatisme, correctement cette fois, avec un tiers. 

Par conséquent, un abus de faiblesse serait un transfert provoqué par un tiers malveillant. 

Mais le groupe ? D'ailleurs, cette histoire n'est-elle pas celle des sectes ? Voire du culte des leaders ? A moins qu'il y ait des faiblesses propres à toute une communauté ? 

lundi 25 janvier 2021

Juge van Ruymbeke

Un homme qui m'a réconcilié avec la justice ! France culture interrogeait le juge van Ruymbeke. Une vie de film. Un incorruptible extraordinairement méthodique, qui s'est mis tous les partis politiques à dos. 

Et une bonne nouvelle : lorsqu'il a commencé sa carrière, les intérêts financiers et politiques étaient au dessus de la loi ! Ce n'est plus le cas. C'est un immense progrès. Dommage qu'on ne le sache pas. 

Ses propos m'ont fait penser à ce qu'on lit sur le "pervers narcissique", ou sur les sirènes d'Ulysse. Il semble qu'il y ait quelque part au dessus de nous un monde de prédateurs effrayants, des séducteurs virtuoses de la manipulation, que l'on prend bien souvent pour des bienfaiteurs de l'humanité, et qui nous dominent tellement par leur talent, qu'il est illusoire de vouloir lutter. La seule issue est d'être attaché à son mât, comme Ulysse, ou accroché aux faits, comme celui qui est confronté à un pervers narcissique, ou comme un juge d'instruction. 

(Du pervers narcissique.)

samedi 24 mars 2018

Emprise

Abuser de son pouvoir vis-à-vis de ses enfants créerait-il des surhommes ? se demandait un de mes billets. Il se trouve que France Culture, il y a quelques temps (quand j'ai écrit ce billet !), parlait d'un cas d'emprise. Un père séquestrait sa fille et lui faisait mener une expérience effroyable, en pensant ainsi la préparer au monde. Elle avait survécu, sans sombrer dans la folie. Elle était même devenue thérapeute. Mais, pour autant, elle n'était pas surhumaine. Elle n'avait pas été détruite par une expérience cauchemardesque. Détail curieux, le moment de sa libération avait coïncidé avec un déchaînement de maladies.

Pourquoi ? La "perversion" consiste à utiliser les lois de la société à son avantage, probablement (sens de pervers). Dans ce cas, je me suis demandé si le père n'avait pas utilisé son rôle protecteur de père, justement, pour asservir son enfant. Un père protège d'abord, mais, surtout, il apprend à se défendre, il "élève". Une fois sortie de son entreprise, elle s'est peut-être trouvée sans défenses ?

Un autre problème est le rôle de la mère de famille. Contrairement au père, qui semblait avoir de gros troubles psychologiques, elle paraissait normale. Or, elle avait laissé sans défense son enfant.  "Banalité du mal" aurait dit Hannah Arendt ? Qui est le plus dangereux, le psychopathe, ou celui qui joue le jeu du psychopathe ?

samedi 20 janvier 2018

Changement paradoxal

L'affaire Weinstein tournerait-elle au maccarthysme ? Aux USA, les dénonciations se multiplient. Mais les actes dont il est question sont-ils délictueux ?

Je me demande s'il ne faut pas y voir un changement, et une injonction paradoxale. Le changement vient du passage de la femme de 68 à celle du 21ème siècle. La première veut être traitée d'homme comme un autre. La seconde, tout en étant de moeurs libres, croit à l'amour romantique. Elle veut le droit au prince charmant jetable. L'injonction paradoxale est là. Car l'offre ne peut s'adapter à la demande.

L'argumentation de la femme du 21ème siècle est un autre paradoxe. Car elle dit qu'elle est victime du pouvoir masculin. Or, cette campagne semble montrer que c'est elle qui possède le pouvoir. Quel usage en fait-elle ?

dimanche 5 novembre 2017

Pervers narcissique

Je dois la découverte du "pervers narcissique" a un lecteur de ce blog. Le pervers narcissique est la défaite de tout ce que je croyais. Car tout mon travail est basé sur la notion de "donneur d'aide" :

Poussée à ses extrêmes, cette idée de donneur d'aide omnipotent me fait retrouver l'a priori commun à notre société : le criminel est une victime. Il faut l'aider. Or, le pervers narcissique est quelqu'un que l'on ne peut pas aider. Il faut le fuir. Il est probable qu'il n'y a que lui qui puisse "s'aider". Le pervers narcissique est peut-être la seule personne qui doive changer seule : l'égoïsme n'est pas bon pour la santé. Il dessèche. Curieusement, l'acte gratuit, lorsqu'il n'est pas totalement idiot, fait beaucoup de bien.

Mais aussi, le pervers narcissique se nourrit d'amour. Il entend "aimer" au sens "aimer le poulet". Non seulement il fait du donneur d'aide une victime, mais l'aide l'entretient dans sa perversion. C'est un mauvais service à lui rendre !

Mon a priori révèle aussi un autre préjugé que je partage avec la société : tout être n'a pas de nature définie, on peut le changer. Eh bien, il semble que le pervers narcissique, au moins, a une nature qui résiste fermement au changement. (Mais peut-être pas définitivement.)

(La notion d'aide et de changement ne m'est pas propre. Parmi les théories récentes sur le sujet, il y a Boris Cyrulnik et sa résilience, mais aussi Kurt Lewin et toute l'école qui l'a suivi, notamment Edgar Schein. Par ailleurs, comme aurait dit Durkheim, le pervers narcissique est probablement un "fait social". Il y en a toujours quelques-uns, mais s'il y en a autant aujourd'hui, c'est parce que les principes de notre société s'y prêtent. Finalement, il y a peut-être une forme d'auto régulation du pervers narcissique. Il a besoin d'une société solidaire à parasiter. Dès que l'égoïsme la gagne, son existence se complique.)

L'enfance d'un pervers narcissique ?

Histoire. Dès que bébé manifeste un caprice, ses parents interviennent. "Il a besoin d'être secoué." Puis, ils décident d'avoir un second enfant. Le premier manifeste sa rage. Démunis, les parents l'abandonnent à son sort. L'individu qui en résulte a des caractéristiques du pervers narcissique.

Question : ont-ils, dans un premier temps, encouragé le développement d'une volonté de puissance absolue, puis créé, dans un second, une frustration, qui fera que leur enfant cherchera sa vie durant à écraser ses semblables ? Où l'on voit que le pervers narcissique serait bien, comme le disent les psychologues, une dangereuse victime ?

Mais aussi, peut-être, influence des temps. Idéologie de l'enfant roi qui se heurte ensuite à celle du bon plaisir des parents ? (Deux aspects de la même idée ?) Dès que l'enfant leur demande trop d'efforts, ils s'en désintéressent ?

Difficile de tirer des conclusions aussi générales d'une observation superficielle ?

mardi 8 novembre 2016

Réquilibrons notre narcissisme

Le narcissisme est l’estime de soi. Il y a un narcissisme normal. Il correspond à une juste connaissance de ses capacités. Ce que l’on appelle généralement « narcissisme », cependant, est une pathologie. Le dérèglement de l’ego est une conséquence imprévue du changement.

Notre temps veut libérer l’individu de ce qui entrave ses désirs. Conséquence : la société a été instrumentalisée pour servir l'intérêt individuel. (Exemple : le titre qui, jadis, conférait une autorité - médecin, psychologue, ministre, prêtre...- peut avoir été perverti.) Ce faisant, elle écrase l'individu, et le désoriente.

Morale. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Retrouver une juste estime de soi est une nécessité. Et c'est le premier pas pour remettre d’aplomb son propre narcissisme.

mercredi 2 novembre 2016

Le manager face au harcèlement moral

On parle de plus en plus de "narcissisme". Conséquence : "harcèlement moral", art du pervers narcissique. Mais en est-il la seule cause possible ? Et si la société, elle-même, avait une tendance à la perversion ? Manager, il n'est pas possible d'être indifférent à cette question. L'efficacité, au moins, de votre équipe est en jeu. Que faire, si vous soupçonnez un danger ? Quelques prudentes réflexions sur une question grave et perversement compliquée... en espérant, surtout, qu'elles stimuleront votre propre réflexion. 


lundi 12 septembre 2016

Enfance et narcissisme

Narcissisme, mal de notre temps. Comment survient-il ? 

Apparemment cela viendrait d'un environnement qui vous met dans l'incapacité de vous évaluer correctement. Soit il vous dit que tout ce que vous faites est bien, soit, au contraire, que tout est mal. Dans les deux cas, vous pouvez en conclure que vous êtes un surhomme. (Dans le second, c'est un réflexe de survie.)

vendredi 29 avril 2016

Qu'est ce que l'emprise ?

Je m'interroge sur l'emprise. Il me semble que cela n'est pas temps le pouvoir qu'une personne a sur une autre que le fait que la première est parvenu à couper les ailes de la seconde. Je cherche un exemple...
Créer un cercle de captivité. Dépendance. J'ai un problème, j'appelle à l'aide. Ou j'attends de l'aide. En tout cas je ne réagis pas, je n'agis pas, je me laisse aller. Ce qui correspond à la logique, inverse, de la personne qui exerce l'emprise. Elle sait. Elle veut faire à ma place, ou que je fasse ce qu'elle veut. D'où l'image d'un être protecteur. 

Possible ?

mardi 26 avril 2016

Etes vous un as du changement ?

Qui sont les as du changement ? J'en ai observé deux types :
  •  Le donneur d'aide. Il est empathique. Il fait changer la société parce qu'il souffre de sa souffrance. Il joue sur les ressorts inconscients qui guident le groupe.
  •  Son opposé. C'est un prédateur. Il modifie la société pour qu'elle fasse ses quatre volontés. Et il y parvient en jouant non sur les émotions, mais, au contraire, sur la raison. Sur les règles qui la dirigent. Il met au service de son intérêt ce qui a été conçu pour l'intérêt collectif. (D'où crise, et besoin d'un conducteur du changement empathique ?)

lundi 18 avril 2016

Qu'est-ce que l'empathie ?

Empathie. Capacité d'éprouver ce que l'autre éprouve, selon le dictionnaire. Comment souvent, moins évident qu'il n'y paraît. Celui qui a de l'empathie est malade lorsque l'autre est malade ! Mais il ne connaît pas la cause de sa maladie. Il l'attribue à une raison naturelle. 

J'ai remarqué que beaucoup de gens qui ont réussi des changements remarquables ont cette forme d'empathie. Ils font changer le monde parce qu'ils sont mal de son malaise, et qu'ils veulent le faire cesser. 

Car l'antidote à la souffrance que provoque l'empathie est l'action : mettre un terme à la souffrance. 

dimanche 10 avril 2016

Combattre la perversion

Comment notre société peut-elle arrêter de générer la perversion ? me suis-je demandé après la lecture précédente. 

Ce qu'écrit Marie-France Hirigoyen ressemble au phénomène décrit par le sociologue Robert Merton. Quand une société est trop exigeante en termes d'objectifs et de normes sociales, elle produit "l'innovation", un synonyme de perversion. 

Autrement dit, il faut sortir de l'idéologie, pour aller vers le pragmatisme. Il n'y a pas de bien et de mal, il y a des êtres humains complexes, qu'il s'agit de comprendre et d'aider à devenir eux-mêmes dans une société dont ils savent respecter les règles.


Harcèlement moral

Afficher l'image d'origine 
Tout se passe comme si le mal voulait détruire le bien. Et ce parce que le mal ne pouvant faire le bien, il veut qu'il soit impossible. Ce livre, de 98 !, est extrêmement troublant.

Le harcèlement, c'est l'affaire du "pervers narcissique". Le pervers narcissique est un défi à l'entendement. Ce qu'il fait est inconcevable pour notre culture. C'est un vampire. Il se nourrit de la destruction de l'identité de l'autre. Mais il y a pire : il fait de nous ses comparses ! Non seulement il met la société de son côté, mais il l'entraîne à s'acharner sur sa victime. Tous pervers ! Même la psychiatrie classique est complice ! Elle considère la victime comme masochiste, alors que c'est un altruiste, souvent quelqu'un de doué et de brillant, qui veut contrebalancer par le bien le mal qu'on lui a fait dans son enfance. Elle s'est fait prendre au piège du pervers parce qu'elle a voulu l'aider. Ce piège, c'est l'emprise. Le pervers joue sur une faille de sa victime, qu'elle rend coupable de sa déchéance. Plus elle s'enfonce, plus elle croit que c'est de sa faute ! Le pire, dans cette histoire, il n'y a que du pire ici, est que le pervers n'a besoin que d'un bouc émissaire, il est (exceptionnellement) charmant pour le reste de la société.

Le harcèlement est une "pathologie sociale", au sens de Durkheim. Une société qui permet tout, tolère tout, laisse faire... génère et stimule les comportements déviants, dit l'auteur. 

Changer
Certes, mais que faire en attendant que la société reprenne ses esprits ?  La victime peut-elle se tirer de l'emprise du pervers ? Cela semble quasi impossible. Il faut qu'elle comprenne qu'elle est une victime, et qu'elle n'est pas en face d'un être humain, mais d'un "vide". La perversion narcissique, comme son nom l'indique, est une perversion de l'estime de soi. Le pervers n'a pas de "soi". Il se nourrit de celui des autres. Deuxième étape : opposer la preuve, la règle, à l'apparence. Par l'analyse des faits, la victime doit mettre au jour la duplicité du pervers, puis utiliser le droit. Cependant, si la transformation de la victime est de son seul ressort, elle ne peut se faire sans aide, extérieure et compatissante, dit l'auteur. Et ce type d'aide est rare.

Comment reconnaître un pervers, sachant qu'il n'a pas son pareil pour nous apparaître en victime ? De même que les vampires n'ont pas d'ombre, il peut être trahi par le fait que, à l'opposé de la véritable victime, il est totalement dénué d'empathie.

(Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral, Pocket, 1998.
Compléments : la victime, l'emprise, le narcissique.)

samedi 9 avril 2016

La victime du pervers

Etes-vous susceptible d'être victime de pervers narcissique ? Le pervers narcissique est une personnalité vide, qui se nourrit du narcissisme (estime de soi) des autres. Sa victime est donc quelqu'un qui à la fois rayonne, et a une faille. En fait, elle rayonne parce qu'elle a une faille. "Cette vulnérabilité à la culpabilisation constitue (...) un état qui conduit la personne à devenir hyperactive, en interaction forte avec la société." "Elles ont besoin de donner et les pervers narcissiques de prendre (...) l'une refuse toute culpabilité, l'autre a une propension naturelle à se culpabiliser." (Marie-France Hetchegoyen, Le harcèlement moral, Pocket.)

Question : tous les donneurs d'aide, qui ont un rôle clé dans le changement, sont-ils des gens qui ont une faille ?

dimanche 3 avril 2016

Donneur d'aide : anti-prédateur ?

 Mon billet sur le prédateur m'amène à une question : le donneur d'aide serait-il son opposé ?

Image du parent : un géant mu par l'amour, qui a tellement de force qu'il aide l'enfant à apprendre à utiliser les règles sociales sans que celui-ci ne s'en aperçoive ? Et il aide celui qui est tenté par la prédation à trouver des voies légales de satisfaire ses désirs ?

(Marie-France Hirigoyen en fait aussi la victime du prédateur, pervers narcissique, élan vital contre volonté de puissance ?)