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samedi 24 septembre 2022

La cigale de 68

Et si la "valeur travail" avait révulsé la génération 68 ? Et si elle avait réussi son coup, en faisant travailler pour elle ses enfants et petits enfants ? Et si elle avait "rationalisé" ses envies sous la forme de pseudo théories philosophiques qui ont abusé la population ?  

D'où parles-tu camarade soixante-huitard ?

Cela expliquerait pourquoi tout notre pays est "monté à l'envers" ? 

(Conséquence du billet précédents et de l'analyse de Nicolas Dufourcq.)

mardi 6 septembre 2022

Grève et individualisme

La grève semble être une maladie de la raison. Particulièrement quand elle touche la SNCF. Car le discours, pseudo marxiste, du syndicat tourne à vide : c'est un service public. A croire qu'il veut que les chemins de fer soient privatisés, afin de se retrouver dans une lutte des classes consubstantielle. 

En fait, c'est probablement une maladie de notre structure sociale. Les dirigeants de la SNCF et du reste du pays, sont construits sur le modèle de l'ancien régime. Ils dirigent par la seule vertu de leur naissance, certifiée, désormais, par l'Education nationale. Etant incapables de comprendre quoi que ce soit à ce qu'ils font, la désorganisation et le conflit sont inévitables. Les syndicats sont les maîtres de la SNCF.

L'Allemagne a, depuis longtemps, modélisé la question : nous sommes une "société d'individus" (ce qui est un oxymore). Chez elle, syndicat et patronat sont dans le même bateau. De même, d'ailleurs, que tous les Allemands. 

C'est en écoutant la BBC que je pense à cela. L'Angleterre s'affiche beaucoup plus ouvertement que la France comme une société de classes. Il y a, d'un côté, une élite assez large, qui est très habile à maintenir ses privilèges et ses institutions (en particulier ses grandes écoles), et de l'autre, une masse animale. Cette dernière est maintenue dans l'ignorance, ce qui la rend facile à gouverner. En revanche, lorsque sa situation s'aggrave, ses pulsions sont incontrôlables. 

Curieusement, le meilleur de l'intellect français a travaillé à cette question, au début du siècle dernier, mais sa pensée a été totalement oubliée. 

lundi 22 août 2022

L'origine de la pensée grecque

France Culture rediffusait une ancienne émission, dans laquelle Jean-Pierre Vernant expliquait sa théorie concernant l'émergence de la pensée grecque. Elle serait liée à la cité et à la démocratie, une invention sans précédent. 

Pour gérer ce que je nomme la "copropriété", il a fallu recourir au débat d'idées, et au raisonnement. Dans un second temps, le Grec aurait appliqué à la nature le mode de pensée qui lui avait servi à organiser la vie collective. 

Ingénieuse idée. Il semble effectivement que nous tirions de notre expérience une "modélisation" du monde. Nous dressons des parallèles entre ce à quoi nous sommes habitués et la nouveauté. 

Mais, ce que je vois comme l'invention grecque est, plutôt, l'individualisme. Et s'il y avait eu co évolution entre cet individualisme et la seule organisation qui lui permettait d'exister ? 

samedi 2 juillet 2022

Nés sous le signe d'Alésia ?

La France est universellement critiquée. Et, certainement, à la fois l'histoire et l'actualité donnent de nous une piètre image. 

Dans ces conditions, comment la France a-t-elle pu engendrer autant de nationalistes ? Comment ne peut-on pas être honteux d'être français ?

Mais, le plus surprenant, est l'étranger, en particulier de culture protestante, qui vit en France. Il est extraordinairement critique. Seulement, aucun Français ne pourrait se comporter comme lui, sans perdre la face. Il est impoli - il ne respecte pas les usages de la société qui l'accueille, tout en profitant au mieux des avantages sociaux qu'il dénonce ; il n'arrive pas à l'heure aux réunions ; sa parole ne l'engage pas ; il manque totalement d'autonomie... (Si j'en crois mon expérience.) 

Enseignement ? La force d'une nation, c'est l'intelligence collective. Pas le génie de ses individus. La France a des joueurs, mais pas d'équipe ? Résultat : Alésia ?

jeudi 27 janvier 2022

Liberté et rationalité

Mon prénom est le symbole d'inintelligence de l'individu laissé à lui-même. Il est arrivé un moment où, apparemment, on s'est dit qu'il fallait donner un joli prénom à son enfant. Si bien que tous les enfants ont eu le même prénom. Le mien a tenu la tête du hit parade pendant au moins dix ans. Je ne pense pas que j'ai un joli prénom.

Plus l'individu pense penser par lui-même, plus il pense comme les autres. Et cela pour la bonne raison que les mêmes causes produisent les mêmes effets. 

Vive la dictature ? Quand l'individu ne pense pas, la société n'est pas plus intelligente. 

Le juste milieu est probablement quelques-chose ressemblant à ce que j'ai appelé "l'ordinateur social" : il s'agit d'identifier les questions qui se posent à la société, et, pour y répondre, de proposer à un groupe de gens ayant l'expérience appropriée, un processus de réflexion rigoureux, qui les amène à les résoudre en faisant évoluer l'organisation de la société, la façon dont elle "marche". 

Alternativement, il y le "changement planifié". Des personnes observent la population et font émerger à la fois ses préoccupations et les moyens d'y répondre, et lui proposent alors un plan qu'elle va mettre en oeuvre. La planification d'après guerre peut s'interpréter ainsi, selon moi. 

mercredi 12 janvier 2022

Qu'est-ce que l'humanisme ?

Je lisais que Camus n'était pas un "existentialiste", mais un "humaniste". Qu'est-ce qu'être humaniste ? me demandé-je. 

Serait-ce une question "d'homme" ? Faux ami ? Si "homme" est entendu comme "individu", on débouche sur un état contre nature : homme loup pour l'homme (billet précédent). L'existentialisme est, en grande partie, un individualisme. 

"Je me révolte, donc nous sommes", dit Camus. Si "humanisme" évoque "humanité" comme on l'entend dans "crime contre l'humanité", tout est différent. L'humanité, dans ce cas, est l'hypothèse selon laquelle nous partageons tous une nature commune. L'attaquer c'est tous nous attaquer. C'est ainsi que la maltraitance d'un enfant peut être un crime contre l'humanité. Pas besoin de génocide pour être criminel.

Mais avons-nous une nature commune ? Et où commence et s'arrête le crime contre l'humanité ? Un sujet pour Yeshiva ? Peut-être que la fin justifie les moyens : nous serons plus heureux avec cette hypothèse que sans elle ? Et que ce qui compte réellement est de l'utiliser pour éclairer nos actes ?

dimanche 9 janvier 2022

Une solution au mal américain

Le découpage électoral est défavorable au parti démocrate, parti d'urbains, disais-je dans un précédent billet. 

Mais alors pourquoi l'urbain n'irait-il pas s'installer à la campagne comme il le fait en France ? 

Cela aurait un autre avantage. Si cela facilitait le mélange des populations, cela ferait peut-être des démocrates et des républicains moins radicaux ? C'est le ghetto qui fait la guerre civile ?

mercredi 29 décembre 2021

2022 : réinvention de l'amitié ?

J'animais un débat sur la question des difficultés que nous avons à nous comprendre. Je ne m'attendais pas à entendre que, au delà de ce qu'en disent la psychologie et la philosophie depuis toujours, l'incompréhension est devenue volontaire. 

C'est une arme de combat. Si je ne comprends pas, je ne suis pas responsable. C'est l'argument de l'avocat dans un procès. 

Cela révèle peut-être ce qu'une partie de notre société croit maintenant être la nature de l'homme et de l'humanité. Dans cette vision, le conflit entre êtres humains serait une loi de la nature. Deux hommes ne pourraient, par définition, pas se comprendre. Ils ne pourraient que s'affronter. L'homme est un loup pour l'homme. Le plus important : ceux qui ont cette opinion seraient heureux de cet état de choses. 

Peut être comme le chasseur qui entre dans le forêt, hostile, avec un gros fusil ? 

Et si nous n'avions pas de fusil ? Cela pourrait changer ce point de vue. Prendre conscience de ce que signifie être seul, voilà ce qui peut nous ramener à la raison, et à l'amitié ?

(Vive le virus ?)

jeudi 25 novembre 2021

La société d'individus

Parmi les possibilités d'organisation sociale, il y a ce que la sociologie allemande a appelé "la société d'individus". C'est le modèle social français ou anglo-saxon. (L'Allemand se voit comme membre d'une "communauté".) Ce modèle est-il efficace ? 

"Société d'individus" est un oxymore. Nous sommes tous liés les uns aux autres, et, de surcroît à la nature. La société d'individus est un idéal impossible à atteindre, et qui, en conséquence, crée, régulièrement, des désastres.

Mais c'est ce modèle de société qu'a voulu réaliser la Révolution et qui est le nôtre depuis un demi siècle. D'ailleurs, à ce sujet, les Anglo-saxons ont utilisé des idées qui nous appartenaient, sans reconnaître notre paternité. Ils ont affirmé que le marché permettait une société dans laquelle l'homme n'est pas dépendant de l'homme. 

Cette théorie est un mythe. Comme tous les mythes, elle justifie un édifice social. Ce que l'on a appelé "l'oligarchie" (au sens russe moderne, plutôt que grec). C'est à dire la transformation de certaines positions sociales en position de domination. C'est, au sens premier, de la "perversion narcissique". Des individus profitent de leur situation pour faire travailler la société pour eux. C'est ainsi, par exemple, que les "élus" et autres "serviteurs de l'Etat" sont devenus les maîtres du peuple. Ils justifient leur domination par leur "mérite". 

Mais une société ne se rêve pas. Il semble bien qu'il y ait quelque-chose qui s'appelle la "réalité". Et elle finit par se rappeler à notre bon souvenir. Quand l'exploité découvre qu'il est exploité, le mythe est en danger. Par exemple.

Seulement, comme souvent en systémique, le mal a parfois des effets positifs. Et c'est peut être la raison pour laquelle l'individualisme a la vie aussi dure. Cet effet, c'est la "destruction créatrice". Schumpeter en fait le résultat de l'innovation qui rend tout obsolète et force au changement. Mais il semble que les penseurs libéraux aient mieux compris le phénomène que lui : cette destruction vient de la désagrégation du lien social. Cependant, loin d'aboutir aux bénéfices attendus d'une économie en concurrence parfaite, comme ils l'écrivent, elle produit une crise. Une guerre, par exemple. Et cette crise a pour conséquence un sursaut collectif, hyper créatif. Quand on risque sa peau, on fait preuve de génie ! Et voilà pourquoi l'Occident est aussi innovant ?

lundi 22 novembre 2021

L'individu existe-t-il ?

Mme Thatcher est célèbre pour avoir déclaré : "There is no such thing as society". On pourrait se demander, plutôt, si "l'individu" existe. 

Qui serions-nous si nous avions été adoptés par une autre famille que la nôtre ? Et, même sans cela, comme le montre Boris Cirulnik : que l'influence du milieu est importante sur notre développement ! D'ailleurs, n'est-ce pas cette influence que l'on invoque pour trouver des circonstances atténuantes au criminel ? 

Et, lisons ce blog : chaque rencontre, chaque découverte produit un changement radical. L'homme d'avant est-il le même que celui d'après ?

Faut-il croire avec Bergson que, tout de même, quelle que soit la société dans laquelle il naît, un philosophe donné développe le même type d'idées ? Y a-t-il quelque-chose qui nous appartient en propre ? Paul Ricoeur parle, par exemple, de ses convictions antinomiques : la philosophie (qu'il appelle "science"), d'un côté, et la foi protestante, de l'autre. Deux "ancres" à partir desquelles il explore la société. 

Ce qui pose un problème : ces deux convictions sont deux formes d'individualisme. Ce qui peut induire un biais thatchérien dans une oeuvre, qui se veut, curieusement, une observation sans biais (c'est un phénoménologue). La conviction, danger mortel ? Alors, faut-il en revenir à "l'élan vital" de Bergson ? L'individu est comme un kayakiste qui dévale un torrent : son bonheur est de jongler avec les éléments, et, ce faisant, il se transforme ? Jésus, que ma joie demeure ?

(Remarque. Il y a changement et changement. Les membres d'une famille se ressemblent, et pourtant, ils sont infiniment différents les uns des autres. Il suffit de combiner quelques traits communs pour avoir un grand nombre de possibilités. Cela explique peut-être que l'on puisse être à la fois changeant et cohérent.)

mardi 16 novembre 2021

Le QIC et la société idéale ?

Méthode Aristote : le bien est le "juste milieu" entre les deux extrêmes du mal. Peut-on trouver la bonne organisation sociale, entre la société d'individus et la bureaucratie ? (Précédents billets.) 

En tout cas, il semble qu'il y ait un certain nombre de dangers à éviter, d'où un début de table de la loi :

  • Eviter une spécialisation de la société, qui donne la possibilité à certains d'exercer une domination sur les autres. Condorcet avait peut être vu juste en prônant une formation qui ne cherche pas la spécialité mais apporte des bases qui permettent de s'adapter rapidement à telle ou telle position. (Ce qui est le principe, pour l'entreprise, du "juste à temps".)
  • Une certaine solidité du lien social, qui évite la crise de folie à la société. Comme dans la théorie de Maslow, il semble que ce soit l'environnement immédiat de l'individu qui permette à son talent de s'épanouir. 
  • Une exposition permanente à la réalité et au petit risque, qui force l'individu à avoir besoin de l'aide de la société, et qui permette au lien social, par un exercice continu, de se muscler. Ce qui est le meilleur antidote contre les "véritables crises", qui demandent à la solidarité un entraînement préalable.
Alors, y aurait-il un QIC, quotient d'intelligence collective ? Peut-être un indicateur d'isolement. Isolement de l'individu par rapport aux autres individus, d'une part, et isolement de la société par rapport à la nature, de l'autre. Un haut QIC correspond à un faible isolement. 

Exercice d'application. Notre société a probablement un bas QIC. En effet, l'après guerre a construit une société de l'artificiel, où l'homme était "maître et possesseur de la nature". Cela a probablement créé une crise d'individualisme : tout est permis. Et maintenant ? Pas le choix : retrouver un haut QIC ou périr ?

dimanche 3 octobre 2021

Fin de récréation

"Siffler la fin de la récréation", voici ce que l'on lisait dans la presse anglo-saxonne, puis que l'on a dit en France. On en comprend peut-être aujourd'hui la signification. 

On a donné au peuple ce qu'il demandait, à commencer par des diplômes. Ces diplômes ne menaient souvent à rien, mais l'ont rendu exigeant. Pénurie de main d'oeuvre. On a payé le chômage. On a délocalisé le travail que l'on ne faisait plus. Et les diplômes qui avaient encore de la valeur ont été acquis par une toute petite partie de la société, qui s'est baptisée, de ce fait, "méritocratie". 

Le tour de passe passe ayant réussi, la méritocratie a décidé qu'il fallait remettre le peuple à sa place, de petit personnel à son service. Fin de la récréation. A nous la France de Dickens. 

Des coupables ? Ou simple conséquence du principe d'individualisme post 68 ? Chacun a profité de la situation que lui donnait la société. Ceux qui étaient en haut ont gagné. Les "grands commis de l'Etat" ont mis l'Etat à leur disposition. Oligarques. Pas de quoi se vanter, mais il ne pouvait que difficilement en être autrement.

Seulement cette situation n'est plus durable. Le gilets jaunes le rappellent tous les jours. Ainsi que l'émergence d'une pensée "populiste". Il faut, effectivement, remettre tout le monde au travail, mais en créant les conditions pour que chacun soit à la hauteur de ses ambitions. 

jeudi 16 septembre 2021

Mépris français

Mépris, caractéristique française. Hier matin, c'était un sujet de discussion pour France Culture. 

L'émission reprenait une de mes vieilles théories (qui est en fait celle de Tocqueville) : nous n'avons rien changé à l'Ancien régime. Certes, mais encore ? Comment se sauve-t-on du mépris ?

Il y a tout de même des choses curieuses : quelqu'un comme Madame Hidalgo, dont les désirs sont des ordres, a elle-même terriblement souffert du mépris. 

Une idée ? Le mépris, c'est ne pas écouter l'autre, parce qu'il n'y en pas besoin. Puisque l'on a raison. C'est, dirait Edgar Morin, l'anti pensée complexe. La structure de la société est la matérialisation de cette raison. Par conséquent, la société n'écoute pas l'individu. Je suis professeur, taisez vous. Mais l'individu n'accepte pas ce diktat, car il sait qu'il a raison ! Il se révolte. Et dès qu'il a un pouvoir, sur sa famille, sur une association, sur une commune... il l'exerce selon son "bon plaisir", comme le disait Tocqueville. 

Et si le "bon plaisir" engendrait le mépris ? Et si son antithèse était la prise de conscience de l'importance vitale de l'autre ? Le mépris guéri par la solidarité ? 

lundi 22 mars 2021

Toute bien-pensance mène à Tartuffe ?

Les causes "socialement avancées" seraient une franc-maçonnerie : un moyen d'avancer sa carrière, et sa fortune, et de bloquer celle des autres ? (Emission.) 

On retrouve ce que disait déjà un livre américain : appartenir à une ONG est une bonne façon d'obtenir un emploi juteux. 

Comment se fait-il que Tartuffe renaisse sans cesse de ses cendres ? Parce qu'à l'heure de l'individualisme triomphant, les causes qui réussissent ne peuvent qu'être récupérées par les ambitieux ?

jeudi 3 décembre 2020

Le coût de l'incivisme

L’enjeu n’est pas mince : l’argent qui est dû, en permanence, aux entreprises françaises, c’est plus de 770 milliards. L’équivalent de cinq fois le montant des prêts garantis par l’État dans le plan de relance. (Article.)

Avec l'épidémie, les délais de paiement ont augmenté, alors qu'ils étaient déjà quasiment, en moyenne, le double de ceux qui se pratiquent dans le nord de l'Europe. 

Si, brutalement, le Français découvrait le civisme, cela injecterait dans l'économie une masse d'argent. Ce qui la mettrait probablement à l'abri de la crise qui risque de la dévaster. 

L'individualisme nuit gravement à l'intelligence ? 

samedi 29 février 2020

Citoyen sans foi ni loi ?

Quelqu'un me disait, au sujet de l'affaire Griveaux, que le "citoyen était sans foi ni loi". Dorénavant, il fallait se méfier "de l'ennemi de l'intérieur". Dans ces conditions, il n'était plus possible d'être "solitaire". Il fallait être "solidaire".

Il pensait au dirigeant d'entreprise. Mais c'est probablement vrai pour tout le monde.

Je n'ai pas accordé beaucoup d'attention à cette affaire. Peut-être à tort.

Serait-elle l'indice d'un changement de société ? Est-ce "l'américanisation" dont on parle tant ? Il semble que l'on vive à l'heure du règlement de comptes personnel. Règlement de comptes médiocre, petit, d'ailleurs. Et qu'il n'y ait plus de place pour la justice.

Le lien social : rien de plus important par les temps qui courent ?

vendredi 28 février 2020

Racines grecques de la civilisation française

Quand on connaît le grec, le français s'éclaircit. Par exemple on découvre qu'éphémère signifie (plus ou moins ?) qui dure un jour, ou moins d'un jour. Azote, c'est "privé" de "vie", apparemment par opposition à oxygène, nécessaire à la vie des animaux (quoi que l'azote soit essentiel aux plantes). Quant à oxygène il voudrait dire "engendrer" et "acide", parce qu'on pensait, à tort, qu'il engendrait des acides.

Maintenant que plus personne ne comprend le grec, on se retrouve avec des mots incompréhensibles et compliqués.

N'est-ce pas un mal français ? Notre culture a été créée par des personnes qui croyaient que ce qui était évident pour elles était universel ? Avec elles la signification de ce qu'elles voulaient dire a disparu ?

mardi 24 décembre 2019

Pourquoi autant de coachs ?

Quand est apparu le coaching ? Il y a au moins une vingtaine d'années. Curieusement, cela a accompagné la tendance à l'augmentation massive des salaires des cadres supérieurs.

Paradoxe ? Comment réclamer un gros salaire, et, en même temps, de l'aide pour faire son travail, alors que d'autres, qui faisaient leur travail sans aide, se font licencier, pour cause d'inutilité ?

Autre phénomène curieux : beaucoup de coachs sont les perdants de la sélection artificielle à laquelle l'entreprise se livre depuis quelques décennies. Diplômés brillants, ils ont voulu un diplôme supplémentaire, qui leur assurerait un travail. Et maintenant, ils cherchent à aider leurs collègues plus heureux.

Société d'individus : clé du mystère ? Quand l'homme n'est pas formé pour vivre en société, et quand les liens sociaux n'en sont plus, la vie n'est plus que rapports de force. Du coup, il a besoin d'un coup de main pour s'acclimater ?

lundi 25 novembre 2019

Vive la contrainte !

Il est interdit d'interdire, nous a dit la gauche. Déréglementez et vous verrez ce que vous allez voir, nous a dit la droite.
Et voilà que l'on nous parle maintenant des mérites de la contrainte. La vie n'est qu'un éternel recommencement ?

A moins qu'il ne soit utile ? Après tout, avant d'avoir rencontré la SNCF actuelle, la ponctualité des trains me semblait une loi de la nature.

mercredi 23 octobre 2019

Tenir parole

"Je n'ai qu'une parole" dit la Bourse de Londres. Curieusement, à une heure où le capitalisme semble triomphant, les paroles sont de moins en moins tenues.

J'ai remarqué ce phénomène, en particulier, chez les femmes. La femme (d'un certain âge ?) a un argument pour cela, qui n'était pas connu chez les hommes : j'ai peur, cette personne a une tête qui ne me revient pas. C'est un argument qui fait qu'un service que vous lui rendez peut vous éclater à la figure.

Que faire ? Comprendre ce qui plaît. C'est un moteur fiable. Ma mère, par exemple, n'aimait pas mes cadeaux. J'ai fini par comprendre qu'elle s'attendait à ce qu'un fils, dans certaines circonstances, offre certains types de fleurs à sa mère. Pas de fantaisie, pas de sentiments.

Comprendre l'autre est difficile, mais, quand on y parvient, c'est gratifiant. Et faire cet exercice empêche le cerveau de s'ankyloser.