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mardi 12 juillet 2022

Principe d'incertitude

Einstein disait que "Dieu ne jouait pas aux dés". Il soupçonnait que la mécanique quantique était contre nature. Je me demande si ce n'est pas tout le contraire. 

Le fondement de la mécanique quantique, c'est le "principe d'incertitude d'Heisenberg". En gros cela signifie que l'on ne peut rien connaître exactement. 

Or, il semble que cela soit aussi un principe de la vie : "qui veut faire l'ange fait la bête". Un désir d'absolu produit son contraire : le chaos. C'est l'histoire de tous les totalitarismes, et le drame de la politique gouvernementale. 

Etre incapable de comprendre cela pourrait être le propre de l'homme, en particulier de l'élite intellectuelle : la raison est naturellement déterministe. 

Pour autant, le déterminisme n'est pas inutile. L'homme modélise, et la modélisation lui donne des idées. Et l'envie d'entreprendre. Alors il se jette à l'eau. 

Rien ne se passe comme prévu. Peut-être, alors, que, comme le pilote de chasse poursuivi par un missile, sa raison se débranche-t-elle ? Et il est sauvé par ses esprits animaux ? En tous cas, il atteint souvent une fin inattendue. Mais une fin tout de même. Une autre façon de comprendre "incertitude" ?

lundi 11 juillet 2022

Masculinisme

Hier, le Monde dénonçait le "masculinisme" qui court sur les réseaux sociaux. 

Je découvre le phénomène et le mot. Mais, pourquoi ne pourrait-il y avoir que le "féminisme" ? 

J'observe depuis quelques temps que le féminisme qui a cours depuis quelques décennies s'est fait beaucoup d'ennemis. Par exemple, la créatrice d'un réseau de femmes chefs d'entreprise insiste sur le fait qu'il est ouvert à tous. Apparemment on lui fait un procès d'intention féministe systématiquement. De même, j'ai eu la surprise d'entendre une émission de la pourtant très vertueuse BBC, elle aussi, prendre ses distances vis-à-vis des excès du féminisme. 

Je me demande si je n'appartiens pas à une classe de "bons citoyens" qui croient ce qu'on leur dit. La couche du dessus la manipule. La colère de celle du dessous gronde. Mais, on ne le sait pas, parce qu'elle n'a pas accès aux moyens conventionnels d'expression. 

dimanche 26 juin 2022

Avortement et énantiodromie

Le féminisme est devenu tellement puissant et agressif qu'aux USA on parle de "Feminazism". 

Mais que résulte-t-il de son combat d'extermination des "forces du mal" ? La Cour suprême renie le droit à l'avortement. Un arrêt pris il y a 50 ans. 

Un recul de 50 ans !! Quelque-chose qui aurait été totalement inconcevable il y a seulement quelques années. Phénomène de systémique bien connu : l'énantiodromie. 

Même chose que le principe d'incertitude d'Heisenberg en physique : quand vous cherchez l'absolu, vous obtenez le chaos. C'est le "grand théorème" du totalitarisme, ou du déterminisme. 

Et le chaos est bien plus terrible qu'on ne le pense, disait BBC 4, samedi matin. Car les USA se préparent à une guerre fratricide. Le droit à l'avortement est désormais une prérogative des Etats. Les "pro Life" et "pro Choice" sont donc partis pour faire tomber les élus qui n'ont pas leur opinion. De grandes violences sont à craindre. (En particulier des "pro Life", pour qui la vie de l'embryon est plus importante que celle de leur prochain, lorsqu'il ne partage pas leur opinion.)

Désormais, la Cour suprême ne compte plus, elle ne remplit plus sa mission d'arbitre. Elle a perdu toute crédibilité. Or, comme le notait déjà Tocqueville, c'est la fondation même de la démocratie américaine !

Et si l'on étudiait la systémique ? 

jeudi 9 juin 2022

Dire la vérité

Théorie du complot. Les gouvernements doivent-ils dire ce qui est vrai et ne l'est pas ?

Le gouvernement représente un parti politique. S'il dit la vérité, cela signifie que son opposition ment. On aboutit donc à un régime "totalitaire". 

D'ailleurs peut-on "dire la vérité" ? La nature est complexe et, à proprement parler, incompréhensible. 

Et si le propre d'une démocratie digne de ce nom était le "forum" ou "l'agora" : organiser les conditions du débat, de la liberté de parole ? C'est de là que sort la vérité.

mercredi 6 avril 2022

La vie est trop importante pour être laissée au médecin ?

Les plus de 75 ans doivent être vaccinés contre le coronavirus, entendais-je l'autre jour. 

Cela m'a fait penser à ce que me disait un anthropologue, qui avait séjourné en EHPAD. (Billet.) Les personnes âgées y sont entre les mains de l'industrie médicale. Elles représentent de "gros enjeux" pour elle. 

L'industrie médicale, d'une manière générale, s'est emparée de notre vie. Nous sommes, à proprement parler, ses "vaches à lait". Une source de revenus, toujours croissante. 

Elle invente des procédures tayloriennes, dites "scientifiques" (comme le marxisme), et prétend qu'elles s'imposent à nous, sans que nous ayons le moindre mot à dire. La "prévention", en particulier, est devenue un very big business. La médecine nous a transformés en produit d'une chaîne de fabrication. 

Serait-il temps d'en sortir ?

mercredi 28 juillet 2021

L'intellectuel et le cauchemar

"Orwell est pourtant peut-être l’un de ceux qui ont le mieux analysé les cauchemars totalitaires du 20e siècle, dont nous venons tous. Il s’est en particulier concentré sur l’usage politique du langage et donc sur le rôle particulier des intellectuels, dans la fabrication des cauchemars. " Big brother, cet inconnu, de France Culture.

En un temps où l'intellectuel est aux commandes du monde, ne devrait-on pas se demander s'il ne nous fabrique pas quelque cauchemar ? 

mercredi 7 juillet 2021

Sartre contre Camus, la revanche

On rejoue Sartre contre Camus. Avec l'avantage, de plus en plus, au second. 

Camus écrit "L'homme révolté". Sa thèse est que la croyance en l'absolu produit le totalitarisme. C'est une thèse qui n'a rien d'original, et qui semble solidement étayée par l'expérience et d'autres auteurs. A cela Sartre répond que Camus, dans son livre, a cité des philosophes, sans bien connaître leur oeuvre. Autrement dit, l'élite, le normalien agrégé de philosophie, ne se bat pas avec la racaille. L'aristocratie usait du même procédé avec Voltaire. 

Ne serait-il pas utile que l'école normale supérieure se demande comment éviter que sa formation de philosophes n'accouche de sophistes ? Et, accessoirement, d'esprits totalitaires ? Sujet pour thèse d'ancien élève ?

dimanche 27 juin 2021

Totalitarisme

Totalitarisme. Bien grand mot. Qui sait ce que cela signifie ? Terme d'insulte sans grande réalité ? 

Peut être, simplement, une pathologie sociale, une crise de folie de l'humanité ? 

Hannah Arendt disait "croire possible l'impossible", autrement dit croire au père Noël. Pour ma part, j'ai remarqué que certains pensent que la haine peut-être une solution aux maux de la société. Meilleure définition ?

jeudi 22 avril 2021

Les dangers du militantisme

Les pathologies du militantisme. "Quelle que soit leur obédience, les organisations d’extrême gauche ont en commun d’être des « institutions voraces » ou « dévoreuses » (greedy institutions), d’exiger un engagement total" 

On découvre que les organisations plus ou moins humanitaires qui font l'opinion maltraitent leurs membres : "Deux éléments constitutifs les orientent vers la « voracité » et l’engagement total : leur aspiration à aller « à la racine » des maux qu’ils prennent en charge pour un changement en profondeur de la société les incline à l’intransigeance ; leur position en marges, qui les désigne comme subversifs pour l’ordre (social, politique ou sexuel), favorise sentiment d’adversité et repli sur soi déjà en germe dans leur volonté de rupture. La dynamique s’est vérifiée pour les groupes d’extrême gauche des années 1970 ; elle pourrait aujourd’hui se cristalliser avec la montée des polémiques stériles tout autant que caricaturales portées contre certaines causes. "

On n'est pas loin de la secte. La société devrait-elle s'inquiéter dès qu'elle voit apparaître de tels phénomènes ? 

lundi 27 juillet 2020

Cancel culture : la tentation américaine ?

Après "OK boomer", "Cancel culture" ? La presse démocrate n'accepte pas les opinions dissonantes. Elle licencie séance tenante ceux qui les tiennent. (Un article du Monde.) La liberté d'opinion serait-elle muselée aux USA ? Et cela par la gauche même ?

Pêché originel qui revient hanter un pays génétiquement puritain ? Pays d'immigrés qui ont fuit leur nation, où l'on contestait leur opinion, qu'ils estimaient la seule bonne ?...

lundi 27 mai 2019

Intellectuel et totalitarisme

Emission sur les intellectuels collaborationnistes de droite. On entendait le discours de Maurras, lors de sa réception à l'Académie Française. Il se présentait comme un "polémiste". Cela semblait bien innocent. C'était suivi de propos pitoyables de Céline. Grands fauves ou pauvres types ? D'ailleurs, que dirions-nous aujourd'hui des intellectuels marxistes, si Staline ou ses successeurs nous avaient envahis et expédiés au Goulag ? me suis-je demandé.

J'en étais là, lorsque j'entends une autre émission dire que Friedman et Hayek sont allés rendre visite à Pinochet, pour le féliciter...

Morale ? L'intellectuel, c'est l'amour du concept. Son mal, c'est croire pouvoir mettre l'univers dans une formule. C'est, au sens propre, le "totalitarisme". La négation de la réalité l'amène au nihilisme, la destruction de tout. Méfions-nous d'un excès d'éducation : elle aliène ?

lundi 17 septembre 2018

Méfions-nous des bons sentiments ?

France Culture diffusait, la semaine passée, une série d'émissions sur l'Anschluss. Basculement vers le Nazisme du bon peuple, aveuglement des opinions occidentales. Et, plus curieux, une armée allemande qui tombe en panne, et dont les tanks ne sont guère mieux que des boîtes de conserve. Et on est à seulement un an du démarrage de la guerre !

Paul Ricoeur, qui avait été un militant pacifiste, regrettait son aveuglement. Il est dommage que tout ce qui se dit sur la seconde guerre ne parle que de ses horreurs. Pourquoi ne cherche-t-on pas à comprendre ce qui nous y a entraîné ? Cela serait peut-être une bonne leçon pour le présent.

dimanche 16 septembre 2018

Repentance

M.Macron reconnaît le rôle de l'Etat français dans la torture durant la guerre algérienne. Secret de polichinelle. On dit que cela va améliorer nos relations avec l'Algérie. Mais reprendre les thèses de la repentance ne va-t-il pas un peu mieux plomber la côte de notre président : décidément, c'est un homme de nobles pensées, coupé des réalités ?

Cela me semble dangereux de faire porter à quelques-uns les fautes du passé. En effet, je ne crois pas que ces fautes leur appartiennent en propre. Il me semble qu'elles sont en puissance dans la nature humaine. Dans l'avenir, plus que dans le passé. Nous sommes tous des coupables potentiels. Plutôt que se donner bonne conscience, par des gestes sans conséquence, il serait bien de se demander ce qui est la cause des drames ? Et ce particulièrement lorsque l'on détient un pouvoir immense ?

vendredi 20 juillet 2018

Monde technocratique

L'après guerre a été technocratique. 68 a été anti technocratique. Et pourtant, c'est la technocratie qui a gagné.

La technocratie est de gauche est de droite. C'est la norme contre l'homme. Dans l'entreprise, c'est la phrase de Taylor, l'ancêtre des sciences du management : "the one best way", la seule bonne façon de faire. Le Graal de la technocratie c'est "l'intelligence artificielle". Une intelligence qui met KO celle de l'homme.

Mais la technocratie est aussi de gauche. C'est l'absolu du principe. La femme, le marginal, la démocratie, la justice... c'est le Bien absolu.

La technocratie conduit à l'absurde. La norme tue l'entreprise. La Femme, le Marginal, la Démocratie et la Justice, quand ils veulent être absolus, se contredisent.

Car il y a un principe qui les explique tous. Avoir le dernier mot. La norme ou le principe sont une arme de domination. Ils ferment la bouche de l'autre. Paradoxalement, la technocratie est l'expression d'une société fondée sur la lutte de l'homme contre l'homme.

jeudi 19 juillet 2018

Répétition

Il est interdit de répéter un mot, nous dit-on à l'école. Eh bien, Victor Hugo usait de la répétition. Y compris dans ses poésie. C'était un effet de style.

Et si l'on inventait une autre école ? Une école dont l'enseignant ne serait plus un esprit totalitaire, qui cherche à nous imposer le bon usage. Une école de la liberté. Elle nous enseignerait les expériences de nos ancêtres, et nous laisserait la latitude d'y puiser l'inspiration.

mercredi 8 mars 2017

Droits de la femme

Grande campagne pour les droits de la femme, à la radio. La femme subit une discrimination, est-il dit. Mais comment la radio envisage-t-elle de conduire le changement ? Pour rétablir l'équilibre, va-t-elle décider que désormais l'homme, parce qu'il est homme, ne doit plus être embauché ? Et que faire, là où la femme surclasse l'homme (études supérieures) ? Et que faire, là où il n'y a pas suffisamment de femmes, par exemple, dans les écoles d'ingénieurs ? Recoder la société, avoir recours au génie génétique, pour que les hommes et les femmes aient les mêmes goûts et capacités physiques ? Hermaphrodisme ?

Hannah Arendt a-t-elle tort de dire que croire possible l'impossible s'appelle le totalitarisme ? En fait, le totalitarisme n'est pas tant dans l'objectif, que dans la façon de faire. Regardons, par exemple, ce qui se passe avec la sécurité. Il y a "discrimination" vis-à-vis des lieux les moins sûrs. On leur accorde des surcroîts de policiers. C'est cela mener le changement. C'est d'abord s'assurer que l'on veut bien tous atteindre le même but. Puis, ensuite, c'est se donner les moyens de réussir. 

dimanche 24 juillet 2016

Impossible n'est pas français

Il y a un débat sur l'impossibilité. L'Américain dit que tout est possible. Cela semble même être le principe de sa culture, qui s'est imposée au monde. Et qui nous a donné la religion de la croissance. Hannah Arendt lui répond que vouloir l'impossible conduit au totalitarisme. Quant au Français, il croit à l'impossible. Surtout en ce qui le concerne. Il pense que la fatalité s'abat sur lui. 

Pour ma part, il me semble que n'importe quoi n'est pas possible. Mais que, quand quelque chose est impossible, quelque chose de plus important, de plus fondamental, l'est. 

samedi 20 février 2016

Notre pensée est-elle viciée ?

Hannah Arendt dissèque la question du totalitarisme. Elle la trouve nichée au sein de notre façon de penser, à vous et à moi, et maintenant. Ce qui me préoccupe sérieusement.

Le mot apparaît vers 1950. Il remplace "impérialisme". Le sens commun a repéré l'émergence d'un phénomène. Mais la science affirme qu'il n'y a rien de neuf. Elle est prisonnière de ses présupposés. Le totalitarisme les invalide. Ce qu'elle refuse.

Méfions-nous de notre raison ?
Selon Montesquieu une société repose sur des lois et des mœurs. Les lois ont flanché au XVIIIème. Mais le bon sens des mœurs continuait à guider notre action. Malheureusement il a cédé au XIXème.

Le totalitarisme procède comme le serpent de la Genèse. Par ses insinuations perfides, il fausse le sens commun. Comment ? Il ne peut y avoir "sens commun", sans communauté. Le totalitarisme sape donc le lien social. Il remplace l'expérience de la pratique commune par des pseudo vérités. Elles deviennent des dogmes. Par exemple la thèse de la survie du mieux adapté ou celle que telle ou telle classe sociale est porteuse du progrès. Il en déduit, par une logique implacable, le comportement que l'homme doit adopter. 

Le totalitarisme serait-il le cancer de la raison, qui attend son heure pour se réveiller ? Ma pensée ne repose-t-elle pas sur des présupposés dangereux ? D'ailleurs, selon Hannah Arendt, notre élite intellectuelle est la première victime, et le vecteur de la peste totalitaire.

La solution qu'Hannah Arendt apporte à ce problème n'est pas rassurante. Il y a des gens qui ont la capacité de faire renaître la société. Alors, elle repart de zéro avec un sens commun sain. A l'origine de cette renaissance est l'inspiration, ce que Bergson (qu'elle ne cite pas et ne paraît pas avoir beaucoup lu) appelle l'intuition. L'individu parvient à aller au delà de la raison. Il entraperçoit l'essence du monde. C'est de l'action que naît cette inspiration. 

(Compréhension et politique (1954), in La philosophie de l'existence et autres essais, Petite bibliothèque Paillot. Hannah Arendt découvre, soixante ans avant lui, les constatations de Mark Lilla.)

lundi 14 décembre 2015

Démocratie et totalitarisme

Le FN, c'est le totalitarisme dit-on. Hannah Arendt, discerne deux totalitarismes : le nazismes et le communisme, façon Staline. Comment la démocratie s'est-elle comportée vis-à-vis d'eux ? 

Le communisme était porteur d'une idéologie inquiétante. Après tout, c'était un parti révolutionnaire, qui annonçait un grand soir qui aurait été fatal à bien des gens. Et il avait des précédents : les régimes soviétiques ou maoïstes, qui étaient passés aux actes. Et pourtant, on l'a traité avec les plus grands égards. On ne lui a jamais dit qu'il était totalitaire. Et il a disparu. La démocratie à son meilleur ?

Et le nazisme. On est d'accord aujourd’hui pour dire que les partis démocrates allemands lui ont fait la courte échelle. Non seulement, ils ont cru pouvoir le manipuler, mais surtout ils ont été incapables de régler la crise qui sévissait dans le pays et qui était son moteur. Curieusement, nos partenaires étrangers ne sont pas loin de penser que c'est ce qui se passe en France. D'ailleurs, M.Mitterrand n'a-t-il pas rendu de grands services au FN, par ambitions politiques ? Et aujourd'hui, quelle est la leçon que les partis de gouvernement vont tirer de cette élection : face au FN, je gagne à tous les coups ? La démocratie au crépuscule ? 

mardi 22 septembre 2015

Occident : l'empire des Idées ?

Je lis Bergson. Il affronte Kant. Car Kant croit que l'homme obéit au modèle de la mécanique classique. Donc qu'il est mécanique. Une erreur qui peut avoir de graves conséquences, si elle est traduite en politique.

En fait Kant est la règle pas l'exception. La particularité de l'Occident, c'est l'Idée, au sens de Platon. En Orient, c'est l'équilibre social qui compte. Nous sacrifions tout à elle, sans nous préoccuper de ses conséquences. Si bien que l'Occident procède par "destruction créatrice". Chaque nouvelle idée veut asservir l'homme. Totalitarisme. Ce qui produit une révolte, au sens de Camus.

Théorique ? Soit un milliardaire de la Silicon Valley. Pendant des années il se concentre sur une tâche extraordinairement étroite. Par exemple, il va programmer. Il réussit. Il est milliardaire. Et alors, il veut imposer au monde sa façon de voir. On pourrait dire de même de n'importe quel penseur. L'Occident c'est cela : des gens extrêmement limités qui croient avoir trouvé le Graal et partent en croisade pour l'imposer au monde par le lavage de cerveau. Pas question d'envisager les conséquences de leurs actes, ils sont guidés par Dieu. (Où ils sont Dieu.)

(Remarque. Ce processus n'est-il pas rendu possible par le fait que ceux qui profitent de l'idée ne sont pas ceux qui en subissent les conséquences ? Une réelle société démocratique où chaque homme a à peu près le même degré de conscience le laissera-t-il se perpétuer ?)